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L’opposant gabonais Pierre Mamboundou se dit prêt pour ‘’la bataille’’

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre pour tous le Mardi 23 Novembre 2010 à 11:10 | Lu 4436 fois



L’opposant gabonais Pierre Mamboundou se dit prêt pour ‘’la bataille’’
Le leader de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition), Pierre Mamboundou, a déclaré qu’il était ‘’prêt pour la bataille’’, dans une brève adresse à la presse, dimanche à Libreville, à son retour d’un séjour médical de plus de six mois en France.

« Je suis désormais prêt pour la bataille », a affirmé M. Mamboundou sans pour autant préciser la nature de cette bataille.

Par ailleurs, l’opposant gabonais a indiqué que ‘’tout ce qui se passera à partir de son retour aura le soutien du peuple, des militants de son parti et de ceux de l’Alliance pour le changement et la restauration’’ (ACR), une coalition de cinq partis politiques ayant soutenu sa candidature à l’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009.

« Rien ne peut se faire sans le soutien de la population’’, a déclaré Mamboundou, arrivé en seconde position lors du scrutin présidentiel, remporté par le candidat du Parti démocratique gabonais par un coup d'Etat électoral (PDG), Ali Bongo Ondimba.

‘’Je pense que dans quelques jours, nous serons fixés sur tout ce qui s’est passé avant que je ne sois à Paris et après que je sois revenu », a-t-il dit, s’adressant à ses militants et sympathisants venus en masse au siège de l’UPG pour ‘’fêter’’ leur champion.

S’exprimant sur la folle rumeur qui a circulé en juin dernier sur sa mort, M. Mamboundou a déclaré, ironique, sous les acclamations nourries de ses militants, heureux de communier avec lui après une absence de six mois : « je me permettrai de paraphraser l’Eglise, je dirai même la bible. Jésus est mort, il est ressuscité le troisième jour. Mais j’ai battu Jésus, parce que je suis mort plusieurs fois et je suis ressuscité plusieurs fois ».

M. Mamboundou a remercié le président français Nicolas Sarkozy et son gouvernement pour avoir pris en charge ses frais médicaux en France, ainsi que Ali Bongo Ondimba, qui s’enquérait au quotidien de l’évolution de son état de santé.

L’opposant historique a regagné Libreville dimanche en début de soirée où il a été accueilli par des milliers de ses militants très enthousiastes. Qui vivra, verra


Mardi 23 Novembre 2010
LVDPG - Média Libre pour tous
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56.Posté par gabonais le 25/11/2010 12:34 | Alerter
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Interview de Gregory Ngbwa Mintsa sur AMO

Interview publiée dans l’hebdomadaire gabonais La loupe à la fin de la campagne pour l’élection présidentielle d’août 2009. Alphonse Ongouo, le patron du journal, a pris la liberté de ne publier que la partie concernant André Mba Obame. Dans l’édition suivante, ouvertement pro-Ali, il me présentait comme quelqu’un qui “devra répondre positivement si le devoir l’appelle, (…) un cheval à ne pas négliger en fin de course“. Je ne lui en tiens pas rigueur, la démocratie étant aussi le droit fondamental de dire des conneries. Voici l’intégralité de l’interview, telle que nous l’avions adoptée.

Reconnu pour la sincérité de son engagement politique ou citoyen, Grégory Ngbwa Mintsa est également le grand polémiste de notre temps, au Gabon. Ses positions iconoclastes mais toujours muries par une analyse extrêmement profonde appuyée par les principes rigoureux qui le guident, sont souvent incomprises, tellement elles s’écartent de la pensée dominante et de la culture politique ambiante. Pourtant, les faits finissent toujours par lui donner raison. Nous l’avons rencontré pour recueillir ses vues sur la situation nationale.

Vous êtes l’activiste le plus connu du Gabon. Pourtant, on ne vous voit nulle part au cours de l’actuelle campagne. Auriez-vous renoncé à la politique?
Je ne suis pas le plus connu de ce que, avec flatterie, vous appelez «activiste». Je me suis appliqué à rester vivant et les Gabonais ont la mémoire très courte. C’est pourquoi ils ont oublié les autres. Cela dit, qu’on y renonce ou pas, que l’on milite ou pas, on ne peut pas échapper à la politique. Le fait que les Gabonais aient peur de tout et de rien a entraîné le pays à la dérive. Si quelques dizaines de compatriotes avaient pris leurs responsabilités devant l’Histoire au moment où il le fallait, le Gabon serait un pays beaucoup plus avancé. La lâcheté patriotique et citoyenne est un acte politique significatif. Renoncer à la politique, également. Lorsque la majorité est silencieuse ou qu’elle entre dans le moule, elle choisit une position politique ayant autant de conséquence que si elle s’engageait. A rebours, certes. Comme les leaders qui ont largement bénéficié des privilèges du régime et qui, au lieu d’être enfin quelqu’un en disant qu’ils ne soutiennent pas Ali ben Bongo, préfèrent enlever le corps, Ô!

Soutiendrez-vous un candidat à cette élection?
Non.

Pourquoi ?
Parce que je ne voterai pas. La démocratie, c’est la loi de la majorité. Je refuse de légitimer un président de la République qui sera élu par une infime minorité de Gabonais. Il aura la légalité sans la légitimité. Celui qui aura atteint 50%, plus une voix aura probablement fraudé. S’il est élu président avec moins de 50% des suffrages, il pourra estimer qu’il n’a pas de compte à rendre à la majorité des Gabonais et il pourra se permettre de ne satisfaire que le groupuscule qui l’a élu pour être sûr que ce petit groupe lui restera fidèle, en lui octroyant des avantages au détriment du plus grand nombre. Certes, à l’usage, il devra gérer les mécontentements, mais si c’est celui qui a voulu faire du ministère de la Défense une propriété individuelle qui est élu, ça promet de l’action.

Vous boycottez donc une élection que tout le monde s’accorde pourtant à dire qu’elle est la plus importante de l’histoire du Gabon.
La plus importante, mais aussi la plus mauvaise. L’histoire s’écrit dans la durée. C’est inutile de tenter de prévenir qui que ce soit de quoi que ce soit, car une mauvaise expérience vaut mieux qu’un bon conseil. Il faut laisser les Gabonais s’empêtrer eux-mêmes dans leurs propres erreurs. Il arrivera un moment, surement lointain, où ils vont trouver l’équilibre et le consensus réel qui répondent véritablement à l’édification d’une nation plus viable pour tous, lorsque le fantasme des Fang qui mangent les hommes aura disparu, lorsque des sommités Punu réaliseront le danger d’ethniciser la vie politique, lorsque les Altogovéens auront cessé de se marginaliser eux-mêmes en cessant d’empêcher des leaders non pédégistes de rencontrer nos compatriotes dans cette province qui n’est ni plus, ni moins gabonaise que les autres, lorsque les Fang cesseront d’appliquer le bia-bia (nous-mêmes-nous-mêmes) au point de soutenir des crapules.

En attendant, en matière d’élection, il n’y a rien de nouveau: on nous fait toujours croire que les Gabonais sont si bêtes qu’ils ne savent pas compter car, en 19 ans, ils sont incapables de confectionner une liste électorale pour une population équivalant à un arrondissement d’Abidjan ou à un quartier de Lagos; un délai trop court pour inscrire de nouveaux électeurs, des centres d’inscriptions clandestins, des médias privés propagandistes, des médias publics confisqués par le PDG, un candidat qui a commencé la campagne pendant que les Gabonais pleuraient encore son père et qui s’est accroché à un ministère aussi peu rassurant que celui de la Défense, une coalition pour une candidature anti-fang qui a failli entraîner un consensus national sur la nature résolument ethnique de cette élection, une présidente de la République prise en otage par le PDG, un candidat qui loue tous les lieux de réunion jusqu’au jour du vote pour empêcher ses adversaires d’en disposer, la majorité des candidats qui revendique l’héritage de Bongo en se posant comme les candidats de la continuité, alors qu’en coulisse, de son vivant, ils affirmaient que «tant que Bongo est là, on ne peut rien faire», un électorat qui se positionne sur des considérations émotionnelles et non rationnelles, des candidats qui prennent les Gabonais pour des mots de trois lettres et qui sont applaudis parce qu’ils payent pour.

A qui faites-vous allusion ?
Très précisément à Ali Bongo et André Mba Obame. Ali Bongo a prétendu, sur RFI, qu’il n’a rien pu entreprendre pour le développement de son pays parce que, «en Afrique, quand le père est là, l’enfant ne peut pas se mettre devant». Outre qu’il exprime là une conception villageoise de l’Etat, il veut nous faire comprendre que son père ne voulait rien faire pour le pays, mais qu’il était obligé de se taire, sous-entendu, «sinon papa m’aurait fessé». Pourtant, tout le monde sait comment il agissait très souvent au désespoir de son père. Aujourd’hui, Il se présente comme le seul héritier d’Omar Bongo: héritier politique de Tara, héritier du parti de Tara, héritier de la présidence à vie de Tara, héritier du Gabon que lui a laissé Tara. Si, déjà, au mépris des protestations les plus vives, finalement entendues par la présidente de la République, il s’était accroché à un simple ministère, il n’y a aucune chance, s’il l’occupe un jour, qu’il cède le fauteuil présidentiel qui lui revient de plein droit, par héritage patrimonial de Tara. Ha! J’oubliais. Il hérite également de la plainte Bien Mal Acquis.

Et que reprochez-vous à Mba Obame ?
On ne peut pas vraiment parler de reproche, car il relève de la psychiatrie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne riposte pas contre tout le mal qu’il a fait. Pourquoi je dis qu’il relève de la psychiatrie? Je le répète, les Gabonais ont vraiment la mémoire courte. Dans sa tournée électorale, il proclame partout qu’il respecte la loi, alors que lui et son frère ont commencé la campagne électorale avant la date réglementaire. Il est acclamé lorsqu’il tient un discours droits de l’hommiste («vous devez défendre vos droits et n’acceptez pas que qui que ce soit vous en empêche. Vous avez le droit de demander des comptes aux dirigeants de ce pays»), alors que c’est le même Mba Obame qui, sous prétexte que nous détenions une simple lettre ouverte au PR, a mis en prison cinq Gabonais, dont moi, parce que nous demandions des comptes à nos dirigeants. Il a fait suspendre les salaires de l’adjudant Jean-Bernard Poaty et le mien, dès notre sortie de prison. L’adjudant Poaty, parfaitement inconnu des autres accusés, est père de douze enfants et grand-père de deux petits-enfants. Il est affecté à Port-Gentil où il n’a pas de parents. Je ne sais pas comment il fait pour survivre avec un salaire suspendu arbitrairement depuis maintenant huit mois.

Notons que les preuves accablantes qu’il affirmait détenir contre nous sont toujours classées secret d’Etat, alors qu’il n’est plus en fonction. Quel est ce secret d’Etat dont ne disposent ni son successeur, ni les services de renseignements, ni le ministère de la Justice, ni le président de la République, ni la Cour de Sûreté de l’Etat? Mba Obame a fait mettre en prison des pères de familles gabonais avec un chef d’accusation secret. Il est tellement secret que la justice, à ce jour, ne sait pas comment traiter ce dossier vide, mais qui est toujours pendant. Nous n’avons été libérés que sur ordre du président de la République. Sinon, nous serions encore à «Sans-famille», la prison centrale de Libreville, pour des raisons secrètes que le seul Mba Obame connaît. Le grand défenseur des libertés d’aujourd’hui aura marqué son passage au gouvernement comme celui qui aura instauré l’Etat le plus policier de l’Histoire de notre pays.

Mba Obame dit avec conviction le contraire de ce qu’il a fait avec détermination pendant 25 ans

L’autre exemple extraordinaire de schizophrénie se manifeste lorsqu’AMO se présente dans l’Ogooué-Ivindo, comme le seul défenseur des intérêts locaux dans le projet Bélinga. «Ceux qui ont signé cet accord ont menti au président Bongo !», clame-t-il. Or, si Marc Ona Essangui a reçu le Prix Goldmann 2009, décerné aux plus grands défenseurs de l’environnement, c’est justement pour avoir combattu les scandaleux Accords de Bélinga, malgré les répressions multiples. Qui était son principal adversaire? Qui a gelé ses comptes bancaires? Qui l’a interdit de sortie du territoire? Qui l’a fait mettre en prison après un séjour dans les cachots de la PJ? Qui a organisé des marches en faveur du projet Bélinga, en dénonçant des ONG soit disant manipulées par la France jalouse de la Chine? C’est le même qui a attendu la mort de Bongo dont il se vante d’avoir été un proche collaborateur pendant 25 ans, et qui découvre, seulement aujourd’hui, comme son frère Ali, qu’«il y a assez de richesses pour tous dans ce pays».

André Mba Obame, aujourd’hui, dit avec conviction le contraire de ce qu’il a fait avec détermination pendant 25 ans.

Enfin, il dispute à Ali Ben la filiation d’Omar. Si j’étais son père, je ne serais pas très fier de ce fils qui veut à tout prix être le fils de quelqu’un d’autre. Lui et son frère Ali se sont lancés dans une compétition extrêmement coûteuse avec de l’argent dont ils ne pourraient pas justifier l’origine. Sur ce point, ils sont tous deux les dignes héritiers de leur père: pour le pouvoir, ils prennent l’argent public pour que les Gabonais, frappés par la misère, puissent être corrompus avec des miettes de ce qui leur revient de droit.

Cela dit, je lui reconnais un talent indéniable en matière de propagande. Son art du populisme et son talent démagogique sont un cas d’école.

Vous êtes le seul Gabonais qui critique encore Omar Bongo. Le seul qui ne respecte pas sa mémoire. Pourquoi ?
Qu’est-ce que la «mémoire» vient faire dans le débat politique? Si notre pays n’avance pas, c’est parce que notre peuple a été formaté pour fonctionner sur l’émotionnel, et non sur le rationnel. Le débat d’aujourd’hui n’est pas la canonisation de Bongo, contrairement à ce que font tous les politiciens. Parce qu’il est décédé, tout le monde, y compris les “leaders charismatiques” de l’opposition, lui rend hommage. On peut respecter les morts, tel que les sacralise notre tradition. Cela ne nous oblige pas à dresser un bilan du personnage de manière émotionnelle. J’ai été très choqué par son décès, car au cours du seul entretien que nous avons eu, qui s’est déroulé en novembre dernier, il a reconnu que son entourage était complètement pourri et il s’est engagé à faire le ménage autour de lui dans un délai assez bref. Et pourquoi serais-je plus affecté que son propre fils qui a commencé sa campagne pendant la trêve politique générale, au moment du deuil? Personnellement, je n’oserais jamais retirer les effigies de mon père où que ce soit, même dix ans après sa mort, pour placer les miennes. On ne peut pas me demander d’être plus en deuil qu’Ali.

Le fait est que le pays traverse une crise sociale inouïe. Nos institutions existent, mais elles ne jouent pas leur rôle. Celles qui devraient être des contre-pouvoirs ont été tributaires d’un seul homme pendant plus de quarante ans. D’où les dérives et les régressions de toutes sortes. Le Gabonais doit procéder à de nouveaux choix. Or, il n’a pas appris à penser autrement qu’à la gabonaise, en alignant des antiennes ayant pour seule ponctuation des litanies à la «comme-l’a-si-bien-dit-Son-Excellence-El Hadj –Omar-Bongo-Ondimba-président-de-la-République-chef-de-l’Etat-président-fondateur-du-parti-démocratique-gabonais, etc.». Les candidats se réclament tous de Bongo ou, au mieux font systématiquement référence à lui. Ils vont même jusqu’à promettre la continuité, alors qu’à l’évidence, il faut que tout change. Mais, à l’évidence, ils veulent perpétuer un pouvoir qui n’a enrichi qu’une minorité, en cloisonnant les ethnies et les provinces par la géopolitique qui, sous-prétexte d’équilibre ethnique et d’unité nationale, a fait du Gabon une bombe à retardement.

Ces propos et votre abstention électorale vous situent à la frontière de l’anarchisme et du nihilisme.
Vous trouvez? Vous me flattez, merci.

En tout cas, vous semblez détester particulièrement Ali et AMO…
Vous voyez? Vous nous ramenez encore dans l’émotionnel. Je ne nie pas que je me situe avant tout dans l’humain. Mais l’émotionnel pollue notre analyse et notre vision. Il ne s’agit pas d’aimer ou de ne pas aimer. Il s’agit de voir quelles seraient les conséquences sur notre présent et l’avenir de nos enfants si certains candidats prenaient le pouvoir. Et, objectivement, Ali et AMO sont les candidats les plus dangereux. C’est tout.

Vous ne dites pas en quoi ils sont dangereux.
AMO est dangereux parce qu’il est un manipulateur extrêmement doué. Voyez comme la seule mort d’Omar lui a fait tenir un discours diamétralement opposé à sa pratique coutumière. Il organise un forum citoyen alors qu’il a ardemment combattu et gravement réprimé la société civile lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. Il a même poussé sa pathologie jusqu’à envoyer un émissaire chez Marc Ona pour que ce dernier lui donne des idées pour son projet de société. Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, il mettait les acteurs de la société civile en prison, sous prétexte qu’ils portaient «plusieurs casquettes en s’immisçant dans la vie politique». Maintenant qu’il n’est plus ministre et qu’il veut être président, il demande à la société civile de l’aider… politiquement!

Le seul credo politique d’Ali a toujours été d’être le fils de.

Quant à Ali, il est dangereux, parce qu’il n’a aucune vision politique. Personne, avant sa candidature, ne pouvait le définir autrement que comme le fils de. Il n’y a qu’à entendre les platitudes qu’il égrène dans ses rassemblements dispendieux: «victoire cash !» (Champ lexical de l’argent) ; «on est ensembles!» (langage des faroteurs). Ali, c’est l’enfant gâté qui, lorsqu’il veut quelque chose, est capable de taper ceux qui l’empêchent de l’avoir. Malgré la quasi-unanimité qu’il a contre lui, il semble dire «le Palais de marbre, c’est mon jouet! Voilà! Si tu prends mon jouet, je vais le dire à mon père!»

Enfin, Ali est particulièrement bête. Comment peut-on donner le pouvoir à quelqu’un qui se fait manipuler aussi ouvertement par son frère AMO depuis toujours? AMO l’a convaincu de l’aider à m’empêcher de négocier le retrait de ma plainte sous la condition que son père restitue l’argent détourné, notamment par Edith Lucie, au profit de Sassou Nguesso, alors que j’étais la seule chance pour que la famille, après avoir restitué une partie des Biens Mal Acquis, ne soit plus poursuivie en justice. Résultat: j’ai été débouté, mais Ali, Pascaline, leurs enfants, leurs tantes, leurs oncles et certains de leurs beaux-parents sont toujours dans la plainte qui suit son cours. Une aubaine pour qu’AMO les élimine, à terme.

Selon vous, quelles devront être les priorités du futur président?
Refonte de la Constitution, refonte de la loi électorale et bonne gouvernance. A partir de là, tous les problèmes seront réglés. Tous les candidats parlent d’améliorer les conditions de vie, de bitumer les routes, d’améliorer les systèmes éducatif et sanitaire. Tout le monde dit la même chose. Lorsque j’ai élaboré «Les 33 propositions du Pr. Kombila», le programme de société du RNB à l’élection de 1998, j’avais associé des experts pour fixer des objectifs précis et chiffrés: combien d’écoles avons-nous? Combien en faut-il? Nous en construirons tant par année. De combien de lits d’hôpital et de médecins par habitant disposons-nous? Combien en manque-t-il? Nous en ajouterons tant par année. Pourquoi nos institutions ne fonctionnent-elles pas? Voilà comment nous allons moderniser l’Etat. Ce projet de société a d’ailleurs allègrement été pompé, souvent à la virgule près, par Mba Obame, alors directeur de la communication dans la campagne de Bongo.

La plupart des candidats veulent restaurer l’autorité de l’Etat.
Moi, je ne voterai que pour un Etat qui restaurera la souveraineté du peuple.

La bonne gouvernance n’est possible que lorsque les pouvoirs et les contre-pouvoirs jouent leurs rôles. Les contre-pouvoirs (législatif, judiciaire, médias, société civile, partis politiques, élection transparente, opinion publique) ont pour rôle d’empêcher l’exécutif de faire n’importe quoi selon son bon vouloir et de défendre l’intérêt du public le plus large. La prochaine Constitution devra consacrer l’indépendance de tous les contre-pouvoirs et en assurer le mécanisme. Par exemple, il faudra revoir la loi sur la presse. Partant du fait qu’un peuple mal informé ne peut pas opérer de bons choix, si j’étais président de la République, je supprimerais la dimension exclusivement répressive du Code de la communication pour consacrer prioritairement la liberté d’expression. Dans cette perspective, la Constitution devra indiquer clairement qu’aucune mesure ne doit entraver ni le droit, ni la liberté d’informer, sachant que les cas de diffamation ou d’injures sont déjà prévus par le code pénal pour protéger également les victimes d’abus. Toutes les lois seront revues pour qu’elles soient des lois qui protègent les citoyens et non les pouvoirs. Alors que la plupart des candidats s’accordent sur la nécessité de restaurer l’autorité de l’Etat, moi je conçois un Etat qui restaure la souveraineté du peuple. C’est du respect de la volonté du peuple que l’Etat peut tirer son autorité. Les répressions et les tortures de toutes sortes ne sont pas des instruments de l’autorité, mais de la terreur.

La fraude électorale et le détournement de fonds publics sont des crimes contre l’humanité

Pour terminer, le vote, qui est le seul instrument, l’unique matérialité de la souveraineté du peuple, doit être réhabilité et rendu à sa dimension réelle. Une élection doit être un moment épique. Non pas pour le gâchis d’argent qui est devenu rituel à cette occasion dans notre pays riche peuplé de pauvres, mais parce qu’elle constitue, en principe, un moment décisif du quotidien et de l’avenir que se choisit tout un peuple. L’urne étant le seul instrument de souveraineté du peuple, refuser délibérément d’organiser des élections qui respectent la volonté de la majorité est un crime grave! Frauder à une élection est un acte irrespectueux, une injure à la dignité des Gabonais. On pourrait même considérer la fraude électorale comme un crime contre l’humanité, dans la mesure où sont dévoyés le destin et la vie que des centaines de milliers de personnes se sont choisis pour eux et les générations futures.

Je n’arrive pas non plus à comprendre pourquoi la mauvaise gouvernance n’est pas considérée comme un crime contre l’humanité. Quelle différence y a-t-il entre quelqu’un qui envoie des militaires massacrer un village entier et celui qui, en s’appropriant leurs moyens de naître, de grandir, de s’éduquer, de s’informer, de travailler, de se soigner, tue, chaque jour, quelques êtres humains pendant des dizaines d’années?

55.Posté par MOUELI GEORGE le 25/11/2010 10:55 | Alerter
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Vraiment le Gabonais est orgueilleux pour rien. Il doit pouvoir se developper intelectuellement, parce qu'il est encore loin de la realite. Il faut apprendre a etre poli quand bien meme on n'est pas a son aise . Mamboundou a bien fait de le faire pour montrer au gens qu'il est instruit. surtout au clan du PDG qui a voulu l'assassiner plusieurs fois jusqu'a vouloir l'eliminer lors des dernieres faux elections au Gabon.

Apprenons a ecouter quand quelqu'un de peur d'interpreter a l'emporte piece. J'ai BATTU JESUS. Tout ceci, est du sel dans son plat. pour conclure, < JE SUIS PRET POUR LA BATAILLE>. Bien sure I'Homme a ses defauts certainement PM a les siennes Pour Parmi tant d'autres politics au Gabon Il est l'un des rares hommes politiques un peu credible qui connait comment la societe est pillee jusqu'au petit detail.

Ali Bongo, a assume de ses responsabilites de faire soigner Mamboundou suit a son coup organiser, lorsqu'il ordonne son armee, pas celle qui souverainement devoue a proteger le Gabon, a tirer sur le peuple qui manifeste son droit de liberte et en plus avec ce peuple, les Leaders des autres parti qui le concurencaient. Tot ou tard la justice atteindra Ali bongo, et les siens. Ne vous leurrer pas.Dieu est vivant. Le chatiment de Dieu est REDOUTABLE. Que celui de MBOURANTSUO ET la FRANCE. PIERRE MAMBOUNDOU, Voila un homme INSTRUITt et POLI . Gabonais sortons de notre coquille, Gardez vos nerfs quand ceux d'en face bouillonnent a vous sauter la cervelle. Bientot la Verite affranchira mon Pays.

54.Posté par SANITY le 25/11/2010 10:44 | Alerter
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PAUVREGABON, j'apprécie ton courage lorsque tu légitimises tous les dérapages de Pierre MAMBOUNDOU qui n'était pas que Upgiste mais l'espoir de tout un peuple. Pour toi, comme AMO et le reste était contre la biométrie par le passé, ils n'ont pas le droit de se repentir et d'essayer de reparer cette sitution. Ainsi, tu soutiens que Mamboundou a raison de boycotter l'action de l'ensemble de la classe politique de l'opposition pour des ambitions personnelles? Au contraire à mon humble avis, j'aurais souhaité que PMM se joigna aux autres opposants de faire pression pour l'application de la biométrie. Mais lui et certains upgistes prefèrent battre en brèche cette action pour des règlement de comptes. A dieu les espoirs.

53.Posté par pauvregabon le 25/11/2010 01:30 | Alerter
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pour ma part je serais réaliste (comme vous) quand vous commencerez à reconnaître docteur Daniel mengara , ben moubamba ou encore bengono nsi comme de vrais leaders .
les upgistes ne sont pas réalistes soit , mais vous vous êtes super malhonnêtes et vous souffrez grave d’Alzheimer .
tant que vous continuerez a nous dire que les tocards de l'un sont de vrais leaders et que se sont eux qui représentent la vrai opposition après avoir mit le gabon à genoux alors nous soutiendront tjrs PM et quoiqu'il arrive nous lui seront tjrs fidèles car jusqu’à preuve du contraire il n'a pas spolié le gabon et les gabonais comme les aigris et gros jaloux de l'un.
un an déjà qu'ils s'y croient dans leur rôles d'opposants qu'ont t'ils proposés de concret pour combattre le pdg si ce n'est utiliser les armes de PM( ohhhhhhhhh la biometrie par ci la biometrie par la)alors qu'ils s'opposaient tous à ça quand tout allait bien pour eux . ok de quelle bataille parle PM ? et l'UN bataille contre quoi et qui? quand l'UN se bat contre ALI , PM se bat contre le PDG alors qui bataille quoi?
les upgistes préfèrent être fanatiques , être désespérés et s'accrocher à ceux qui ne peuvent plus rien faire pour eux.. normal mon cher car ceux la qu'ils soutiennent se sont battus pour sauver le gabon des sbires (UN) de papa omar .
PM a dit aux gabonais qui avait prit en charge ses frais d'hospitalisations mais comme vous souffrez d’Alzheimer vous aviez une fois de plus comme a votre habitude oubliez .
moi je pense que les membres de l'UN devraient venir nous dire quelles sont les vraies raisons qui les ont poussés à quitter le si beau navire PDG , qui à crée la machine à frauder, combien ont t'ils prit en quittant leur ministères respectifs , combien CAM à recu la veille de l'élection présidentielle, quels étaient leur salaires quand ben moubamba leur demandait de déclarer se qu'ils gagnaient ,comment sont t'ils devenus aussi riche que leur gourou yaya omar , pourquoi tous autant qu'ils sont , ont privé les gabonais de leur droits ?mais la vraie question est, si ya ali n'avait pas été choisi par leur frères pdgistes ou imposé auraient t'ils quitté un jour le beau navire ? il faut vraiment être fou pour soutenir ces mecs ou avoir perdu la mémoire , chose que les upégistes ont encore .

52.Posté par gabonais le 24/11/2010 20:51 | Alerter
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Laissez Pierre Mamboundou tranquille, Bande d'incapable

Allez soutenir les assassins et vos voleurs réunis au sein de l'UN

51.Posté par la pensee gabonaise le 24/11/2010 20:10 | Alerter
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@ Monsieur le penseur

Je pense que vous ne m'aviez pas compris... Tous mes posts vous etant dertines, etaient teintes d'ironie...

50.Posté par Elijah Moses le 24/11/2010 19:15 | Alerter
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« Je suis désormais prêt pour la bataille »,

Franchement de quelle bataille il parle? Et contre qui? Ali ? Celui qu'il remercie publiquement au point ou on croirait qu'il lui est entièrement redevable? Est-ce le fanatisme ou le désespoir qui pousse les Gabonais à s'accrocher à ceux qui ne peuvent plus rien faire pour eux?. Le peuple Gabonais devrait se demander qui a payé ses frais d’hospitalisation et surtout les spécialistes qui ont été chargé de s’occupé de lui. D’ailleurs le fait qu’il n’ait pas subi le coup de Daddis Camara, prouve que ce n’est plus une menace pour le pouvoir en place et encore mois pour la France. Sinon on nous aurait livré un PMM aménisque.

PMM était un vaillant guerrier et le restera dans nos cœurs. J'ai toujours été un fan de son charisme et surtout de son éloquence. Et je l'ai soutenu du mieux que j'ai pu, mais ma désolation est bien grande aujourd’hui. Il faut être, pour une fois, réaliste et comprendre que le temps de PMM cet intrépide combatant aux innombrables victoires est fini et révolu. Tout observateur avisé saurait qu'il n'est plus l'homme de la situation: il ne peut plus rien faire. Et l’UPG encore moins. Ce parti me semble être géré comme un business familial ou le chef de famille fait ce qu’il veut, rencontre ses ennemis d’antan comme bon lui semble, sans en informer les partisans.

Je ne crois pas qu'il soit judicieux de venir s'opposer ici pour ou contre PMM et l'UPG. Le peuple a besoin d'un vrai leader qui peut changer les choses sinon redonner un véritable espoir. Seulement ce même peuple est tellement amnésique et désespéré qu’il ferme les yeux sur les actions de ceux qui peuvent changer les choses et s’accrocher aussi aveuglément aux diseurs de bonne aventure.

Alors soyez pour une fois réaliste et ne vous enfermez pas dans un aveuglément aussi évident.

Elijah Moses

49.Posté par Le Gabon le 24/11/2010 18:13 | Alerter
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Ma plus grosse plaie s'appelle BONGO.

Le peuple a choisi TOUT SAUF BONGO quelque soient vos allusions/diffamations.

48.Posté par BonoBono le 24/11/2010 17:37 | Alerter
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On ne peut pas parler et dire des vérités sur Mamboundou sans que vous rapportiez tout aux Bongos. Les Bongos ne sont pas des saints j'en conviens ils ont une grande part de responsabilité dans le sous développement du pays mais ne nous voilons pas la face sur la face caché de l'opposant historique qui manipule les foules qui le mangnifie et qui ignore sa famille qui l'a royalement accueillie en France.

47.Posté par pauvregabon le 24/11/2010 17:27 | Alerter
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c'est clair bono il faut avoir un passé de grand voleurs comme celui de mon père omar bongo ondima ou de mon jumeau et amant ali bongo pour mieux gérer le gabon .donc moi andré mba obame bongo ondimba je suis le président qu'il faut pour les gabonais . chez nous les bongos ondimba voler est inné.

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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...