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L'entrepreneuriat et l'infrastructure : éléments vitaux du développement africain

Le site de la Liberté - Auteur: Charles W. Corey le Jeudi 6 Mai 2010 à 20:48 | Lu 642 fois



Quelques minutes seulement après que la secrétaire d'État américain, Hillary Rodham Clinton, eut officiellement clôturé le Sommet présidentiel de l'entreprise, le 27 avril dernier, s'ouvrait non loin de là dans la capitale américaine, Washington DC, la Quatrième Conférence États-Unis-Afrique sur l'infrastructure, rapporte des sources diplomatiques américaines à Libreville.

Un grand nombre des chefs d'entreprise africains, venus de 10 pays du continent pour participer au sommet de l'entrepreneuriat, avaient décidé de rester à Washington pour prendre part à cette conférence qui se tient tous les ans sous les auspices du Corporate Council on Africa (CCA).
Les chefs d’entreprises sont ceux qui font progresser les choses

Lors de la réception organisée à l'ouverture de la réunion, le président-directeur général du CCA, M. Stephen Hayes, a dit à America.gov que l'infrastructure représentait le besoin le plus pressant de l'Afrique et que les créateurs d'entreprise étaient « absolument vitaux » en vue du développement et de la croissance sur ce continent. « Je pense que le sommet de l'entreprise était très nécessaire en raison de l'accent qu'il a mis sur le rôle des créateurs d'entreprise - il n'y a probablement rien d'autre qui soit plus nécessaire à l'Afrique. »

M. Mima Nedelcovych, directeur de la compagnie de services professionnels Schaffer Global Group et ancien représentant des États-Unis à la Banque africaine de développement, s'est dit du même avis, affirmant à America.gov que les chefs d'entreprise étaient d'une importance cruciale au commerce. M. Nedelcovych, qui a passé une grande partie de sa carrière dans le domaine des relations d'affaires entre les États-Unis et l'Afrique, a souligné que les chefs d'entreprise étaient « ceux qui faisaient progresser les choses ».

« Vous avez aujourd'hui, a-t-il expliqué, des enfants de deuxième ou de troisième génération de négociateurs qui ont gagné de l'argent dans des transactions et qui reçoivent une éducation, et ils se disent : il faut maintenant que nous mettions en place pour nos opérations des formats appropriés aux affaires et à l'industrie. »

Les chefs d'entreprise ont besoin de conditions adéquates - et prévisibles - pour s'épanouir, a ajouté M. Nedelcovych. « Si cous savez que les règles du jeu ne tiendront qu'un an ou deux, alors vous ne ferez bien sûr que des transactions et des négociations. Vous n'allez pas prendre un emprunt sur 7 ou 10 ans pour construire une usine. Pour cela, vous devez être sûr d'avoir un climat favorable à long terme, qui ne vous fera pas soudainement défaut. » Les chefs d'entreprise doivent avoir l'assurance que leurs investissements seront protégés pour de longues années à venir, a-t-il souligné.

Le progrès de l’Afrique entravé par manque d’entreprises

M. Anthony Carroll est directeur de la société internationale de conseil d'affaires Manchester Trade, sise à Washington. Il a déclaré à America.gov que l'Afrique avait besoin d'un nombre accru de chefs d'entreprises moyennes.

« Je pense que le progrès en Afrique a été entravé pendant des années par le manque d'entreprises de taille moyenne. Celles-ci sont créées par des personnes qui ont dépassé le niveau du micro-entrepreneuriat mais ne sont pas au niveau des grandes entreprises. L'histoire nous montre, dans notre économie et dans celle des autres pays industriels, que le moteur véritable de la croissance se trouve à ces niveaux moyens (...) Ce sont ces gens auxquels nous voulons tendre la main. Ce sont eux qui seront les locomotives de leur économie du fait qu'ils pourront créer des emplois et des revenus, feront progresser l'économie et seront les champions de la bonne gouvernance et de la transparence. 

Le directeur du programme Afrique au ministère du commerce des États-Unis, M. Kevin Boyd, a dit que le sommet de l'entreprise du président Obama était crucial. « Lorsque vous avez des gouvernements qui mettent en place les fondements de l'entrepreneuriat et de la croissance économique, l'élément clé est maintenant de laisser au secteur privé la tâche de les bâtir », a-t-il expliqué. Quand on examine les chiffres de l'emploi, on se rend compte que ce sont souvent les chefs d'entreprise qui créent les emplois en réalité et qui suscitent la croissance économique sur tout le continent, a indiqué M. Boyd.

M. Sola Adegbola, directeur de groupe à H.S. Petroleum au Nigéria, a dit que le Sommet présidentiel de l'entreprise avait donné l'occasion aux cadres et aux chefs d'entreprise américains et africains d'établir des relations et des réseaux de contact entre eux - de voir quelles étaient les possibilités qui existaient. L'Afrique, a-t-il ajouté, est une « économie vierge » non seulement pour les investisseurs étrangers mais aussi pour les créateurs d'entreprise africains.

Le sommet de l'entreprise du président Obama était crucial

Les créateurs d'entreprise et les commerces « représentent tout en Afrique », parce qu'à part eux, il n'y a que les gouvernements. L'expansion d'une nouvelle classe moyenne sur le continent est essentielle à la croissance et au développement qui découlent de l'entrepreneuriat, a fait valoir M. Adegbola.

M. Papa Yusupha Njie, l'un des 25 chefs d'entreprise africains qui ont pris part au sommet, assistait à la réception d'ouverture de la conférence sur l'infrastructure. président-directeur général pour l'information et la communication à la société de technologie Unique Solutions en Gambie, M. Njie a dit que le sommet lui avait donné l'occasion de renouer des relations avec des collègues qu'il avait connus dans le passé. Il gardera le contact et fera des affaires avec eux, a-t-il affirmé.

La compagnie Unique Solutions est un fournisseur d'accès Internet sans fil qui met au point un réseau pour les banques de la Gambie. « Nous mettons en place actuellement une plateforme à la banque centrale qui permettra de faire des règlements en temps réel et nous travaillons aussi en partenariat avec le Nigéria » pour créer un dispositif de paiement électronique dans cette région d'Afrique, de points de vente et de cartes de guichets automatiques bancaires.

« J'ai toujours dit que l'entrepreneuriat n'était pas une destination mais un voyage. Participer à ce sommet m'a donné l'occasion de rencontrer d'autres personnes qui font le même voyage », a déclaré M. Njie.


Quelques minutes seulement après que la secrétaire d'État américain, Hillary Rodham Clinton, eut officiellement clôturé le Sommet présidentiel de l'entreprise, le 27 avril dernier, s'ouvrait non loin de là dans la capitale américaine, Washington DC, la Quatrième Conférence États-Unis-Afrique sur l'infrastructure, rapporte des sources diplomatiques américaines à Libreville.

Un grand nombre des chefs d'entreprise africains, venus de 10 pays du continent pour participer au sommet de l'entrepreneuriat, avaient décidé de rester à Washington pour prendre part à cette conférence qui se tient tous les ans sous les auspices du Corporate Council on Africa (CCA).
Les chefs d’entreprises sont ceux qui font progresser les choses

Lors de la réception organisée à l'ouverture de la réunion, le président-directeur général du CCA, M. Stephen Hayes, a dit à America.gov que l'infrastructure représentait le besoin le plus pressant de l'Afrique et que les créateurs d'entreprise étaient « absolument vitaux » en vue du développement et de la croissance sur ce continent. « Je pense que le sommet de l'entreprise était très nécessaire en raison de l'accent qu'il a mis sur le rôle des créateurs d'entreprise - il n'y a probablement rien d'autre qui soit plus nécessaire à l'Afrique. »

M. Mima Nedelcovych, directeur de la compagnie de services professionnels Schaffer Global Group et ancien représentant des États-Unis à la Banque africaine de développement, s'est dit du même avis, affirmant à America.gov que les chefs d'entreprise étaient d'une importance cruciale au commerce. M. Nedelcovych, qui a passé une grande partie de sa carrière dans le domaine des relations d'affaires entre les États-Unis et l'Afrique, a souligné que les chefs d'entreprise étaient « ceux qui faisaient progresser les choses ».

« Vous avez aujourd'hui, a-t-il expliqué, des enfants de deuxième ou de troisième génération de négociateurs qui ont gagné de l'argent dans des transactions et qui reçoivent une éducation, et ils se disent : il faut maintenant que nous mettions en place pour nos opérations des formats appropriés aux affaires et à l'industrie. »

Les chefs d'entreprise ont besoin de conditions adéquates - et prévisibles - pour s'épanouir, a ajouté M. Nedelcovych. « Si cous savez que les règles du jeu ne tiendront qu'un an ou deux, alors vous ne ferez bien sûr que des transactions et des négociations. Vous n'allez pas prendre un emprunt sur 7 ou 10 ans pour construire une usine. Pour cela, vous devez être sûr d'avoir un climat favorable à long terme, qui ne vous fera pas soudainement défaut. » Les chefs d'entreprise doivent avoir l'assurance que leurs investissements seront protégés pour de longues années à venir, a-t-il souligné.

Le progrès de l’Afrique entravé par manque d’entreprises


M. Anthony Carroll est directeur de la société internationale de conseil d'affaires Manchester Trade, sise à Washington. Il a déclaré à America.gov que l'Afrique avait besoin d'un nombre accru de chefs d'entreprises moyennes.

« Je pense que le progrès en Afrique a été entravé pendant des années par le manque d'entreprises de taille moyenne. Celles-ci sont créées par des personnes qui ont dépassé le niveau du micro-entrepreneuriat mais ne sont pas au niveau des grandes entreprises. L'histoire nous montre, dans notre économie et dans celle des autres pays industriels, que le moteur véritable de la croissance se trouve à ces niveaux moyens (...) Ce sont ces gens auxquels nous voulons tendre la main. Ce sont eux qui seront les locomotives de leur économie du fait qu'ils pourront créer des emplois et des revenus, feront progresser l'économie et seront les champions de la bonne gouvernance et de la transparence. 

Le directeur du programme Afrique au ministère du commerce des États-Unis, M. Kevin Boyd, a dit que le sommet de l'entreprise du président Obama était crucial. « Lorsque vous avez des gouvernements qui mettent en place les fondements de l'entrepreneuriat et de la croissance économique, l'élément clé est maintenant de laisser au secteur privé la tâche de les bâtir », a-t-il expliqué. Quand on examine les chiffres de l'emploi, on se rend compte que ce sont souvent les chefs d'entreprise qui créent les emplois en réalité et qui suscitent la croissance économique sur tout le continent, a indiqué M. Boyd.

M. Sola Adegbola, directeur de groupe à H.S. Petroleum au Nigéria, a dit que le Sommet présidentiel de l'entreprise avait donné l'occasion aux cadres et aux chefs d'entreprise américains et africains d'établir des relations et des réseaux de contact entre eux - de voir quelles étaient les possibilités qui existaient. L'Afrique, a-t-il ajouté, est une « économie vierge » non seulement pour les investisseurs étrangers mais aussi pour les créateurs d'entreprise africains.

Le sommet de l'entreprise du président Obama était crucial

Les créateurs d'entreprise et les commerces « représentent tout en Afrique », parce qu'à part eux, il n'y a que les gouvernements. L'expansion d'une nouvelle classe moyenne sur le continent est essentielle à la croissance et au développement qui découlent de l'entrepreneuriat, a fait valoir M. Adegbola.

M. Papa Yusupha Njie, l'un des 25 chefs d'entreprise africains qui ont pris part au sommet, assistait à la réception d'ouverture de la conférence sur l'infrastructure. président-directeur général pour l'information et la communication à la société de technologie Unique Solutions en Gambie, M. Njie a dit que le sommet lui avait donné l'occasion de renouer des relations avec des collègues qu'il avait connus dans le passé. Il gardera le contact et fera des affaires avec eux, a-t-il affirmé.

La compagnie Unique Solutions est un fournisseur d'accès Internet sans fil qui met au point un réseau pour les banques de la Gambie. « Nous mettons en place actuellement une plateforme à la banque centrale qui permettra de faire des règlements en temps réel et nous travaillons aussi en partenariat avec le Nigéria » pour créer un dispositif de paiement électronique dans cette région d'Afrique, de points de vente et de cartes de guichets automatiques bancaires.

« J'ai toujours dit que l'entrepreneuriat n'était pas une destination mais un voyage. Participer à ce sommet m'a donné l'occasion de rencontrer d'autres personnes qui font le même voyage », a déclaré M. Njie.

Auteur: Charles W. Corey

Jeudi 6 Mai 2010
Auteur: Charles W. Corey
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