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L'éducation au Gabon face à la justice internationale

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24 le Mardi 5 Octobre 2010 à 17:01 | Lu 953 fois



L'éducation au Gabon face à la justice internationale
Tentative de caporalisation de la liberté individuelle, et atteinte aux droits fondamentaux de l’éducation, sont entre autres mobiles de la plainte déposée par les enseignants gabonais auprès du bureau international du travail, B.I.T. Cette dernière intervient via l’intermédiaire d’un regroupement d’une dizaine de syndicats, réunis au sein de la convention nationale des syndicats du secteur éducation, Conasysed, qui dit notamment s’insurger contre les freins établis jugent ils, à dessein par le patron de tutelle, Séraphin Moundounga, à travers des mesures impopulaires fermant l’accès à l’éducation de qualité au plus grand nombre.

Sur ce point, il est reproché au ministre, Séraphin Moundounga, de désormais interdire à tout enfant inscrit dans les établissements privés, de pouvoir basculer dans les établissements d’utilité publique, en plus de la suppression de la traditionnelle mesure que donnait depuis toujours aux enseignants le droit de bénéficier de la faveur de deux où trois inscriptions d’enfants en début d’année, au sein des établissements d’affectation.

En terme de violation de la liberté individuelle, les enseignants reprochent à leur ministre, le fait d’exiger d’eux, la déclinaison de leur appartenance syndicale, qui relève de la liberté syndicale et d’opinion, et qui ne mérite d’être obligatoirement connue de son administration, surtout quant celle ci décide ouvertement de faire la peau à la ‘’soldatesque’’, disons, à tous enseignants ne souhaitant pas s’aligner au nombre des chantres à sa gloire du ministre.

Un climat social tendu, qui est entre autre à l’origine de la paralysie de la rentrée des classes au Gabon depuis le lundi 4 octobre. Les enseignants ayant en raison de la non satisfaction des revendications contenues dans leur cahier de charge, décidé de faire pression sur le gouvernement, en lançant deux semaines de grève d’avertissement, dont la deuxième avec service minimum. Durant cette deuxième semaine, les cours au sein des établissements primaires et secondaires seront assurés 7 heures 30 min à 9 heures 45 minutes au plus tard.

La convention des syndicats du secteur éducation, moteur de ce débrayage, Conasysed, est épaulée dans son élan par le syndicat des enseignants contractuels de l’Etat gabonais, Seceg, constitué essentiellement des expatriés, et du syndicat de l’administration de l’éducation, qui entend désormais faire route commune avec la Conasysed , au nom des revendications sectorielles.

La conasysed et alliés, menacent de durcir le ton, si le gouvernement restait sourd. Voici qui vient à nouveau hypothéquer la scolarité de nombreux jeunes gabonais, qui ne souhaitent que bénéficier de la possibilité d’apprendre dans un environnement propice. Une jeunesse scolarisée dont l’aspiration légitime, disons même le droit à l’éducation, est mis à mal par un environnement politique délétère.

Mardi 5 Octobre 2010
LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24
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1.Posté par LeGaboma le 05/10/2010 21:50 | Alerter
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Le système éducatif de ce pays est pourri dans son entièreté. Depuis 1990, ce sont des grèves à répétition qui n’aboutissent jamais à rien si ce n’est de la poudre aux yeux des enseignants qui reprennent, à chaque fois, le chemin des classes sur la base de simples promesses. Que ce soit du coté des gouvernants, que celui des enseignants ou du système éducatif lui-même, il semblerait que Martine Oulabou soit morte pour rien. D’ailleurs, il n’a y qu’à voir l’Etablissement qui porte son nom pour comprendre que les gouvernants se fichent de tout ce qui touche à l’enseignement car, dans ce pays, on sait que la politique tropicale est au dessus du diplôme, de la technocratie.


Bien sûr, de 90 à nos jours, il y a eu quelques petites avancées, mais les problèmes fondamentaux restent irrésolus. Ca veut dire que nous ne sommes pas dans un processus, mais bien dans un eternel recommencement. Voila un Ministre qui arrive à la tête d’un Ministère à problème, fait croire à l’opinion que son prédécesseur n’a rien fait du, parle des buts que son gouvernement compte atteindre en 2015, jure même qu’il n’y a aucun cahier de charge sur sa table. Entre temps, les problèmes sont en train de lui exploser à la figure et, entre les mesures impopulaires qu’il prend et les nominations fallacieuses, nous voila repartis dans le cycle infernal des grèves. Sachant que ce sont ces grèves qui expliquent, en partie, le niveau sans cesse faiblissant des nos cadets.


Lorsqu’on décide, unilatéralement, de suspendre la possibilité de transfère du privé au public, que vise-t-on? Les élèves du privé sont-ils des laissés pour compte? Sachant, d’une part, que le privé regorge parfois d’élèves de très bons niveaux et, d’autre part, que leur acceptation au public va soulager l’économie des ménages qui ne supportent pas toujours les frais de scolarité particulièrement élevés des établissements, on est en droit de se demander ce que veut réellement ce gouvernement qui crie émergence sur tous les toits.


Pour ce qui est des libertés individuelles, c’est claire le Ministre veut régler les comptes aux syndicalistes en les affectant dans les recoins où ils seront réduits au silence. Cette ruse avait déjà fait surface sous Menga qui a croisé l’épée, à ce sujet, avec les syndicalistes.


Si j’ai une recommandation à faire aux enseignants, c’est d’emboiter le pas du jusqu’au-boutisme, c’est- à-dire, que l’on résolve les plus grands points une fois pour toute. Le cas échéant, pas de cours, quitte à aboutir à une année blanche. 20 ans de grève pour les mêmes problèmes ou presque, ca devient insupportable. Comment comprendre qu’au moment où l’on crie au déficit d’enseignants, des promotions d’enseignants, depuis 2008, s’accumulent au chômage sans postes budgétaire, sans présalaire comme jadis et, donc, sans affectation? Il n’y a que dans le pays des bongo que l’on rencontre de tels paradoxes. Pourtant, ce même Ministre affirme que d’ici 2015, le Gabon aura besoin de 9 000 enseignants, soit plus de 1 000/an que l’on va encore laisser vagabonder dans tout le pays sans postes budgétaire.


Quel est le véritable problème des enseignants, en ce qui concerne ce dernier point, en particulier? Le problème, en fait, c’est qu’il n’y a pas de problème du tout! C’est le refus de perdre les privilèges, de réduire le train de vie de l’Etat qui justifie les acrobaties des gouvernements qui ont gérés ce problème, surtout les ministres des finances qui ont toujours bloqués les procédures sous des prétextes erronés allant même jusqu’à s’accrocher au FMI. Les enseignants constituent, à eux seuls, plus de 57 000 fonctionnaires. Une augmentation des fonctionnaires dans ce secteur signifie qu’il faut abandonner certains privilèges pour que l’Etat soit toujours capable de payer tout le monde et honorer ses missions régaliennes. Donc il faut s’sacrifier l’éducation pour continuer à sucer l’Etat. Le Ministre a même le courage de dire publiquement que certains établissements vont fermer cette année, faute d’enseignants. Mais où sommes nous ? Sans doute dans « Alice au Pays de Merveilles! »


De fois, j’ai l’impression que je vais me réveiller un de ces quatre matins et me rendre compte que les problèmes de mon pays ne sont qu’un maudit cauchemar.

2.Posté par la pensee gabonaise le 06/10/2010 20:12 | Alerter
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@ Monsieur LeGaboma
Merci Monsieur de cette analyse! C'est ce dont nous avons besoin....

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