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L'Afrique enthousiaste accueille Barack Obama

Le site de la Liberté - Alexandre ONA le Samedi 11 Juillet 2009 à 13:47 | Lu 321 fois

Dans les rues d'Accra, au Ghana, les habitants perçoivent la visite du président américain comme le retour d'un enfant au pays.



AKWAABA. Le mot barrait vendredi toute la une du Ghanaian Times, le plus important journal du pays. Akwaaba, «Bienvenue» dans la langue vernaculaire du Ghana anglophone, proclament également une foultitude d'affiches disposées sur les larges artères verdoyantes de la capitale, Accra. Sur certaines figurent le couple présidentiel américain, sur d'autres Barack Obama et son hôte, le président John Atta Mills. Les slogans varient, mais un s'impose pour cette première visite, six mois après son arrivée au pouvoir, d'un président noir américain sur le sol africain : c'est «un partenariat pour le changement» que veut instaurer avec les États-Unis le Ghana, pas peu fier d'avoir été choisi parmi une liste de plus de cinquante États africains.

Depuis plusieurs semaines, la famille présidentielle américaine, arrivée vendredi soir à Accra, est l'objet de toutes les conversations, de tous les débats à la télévision et radio ; pour l'homme de la rue, c'est le retour d'un enfant au pays ; plusieurs chansons célèbrent l'événement ; un hôtel, nouvellement construit, a été baptisé «Obama» ; et des drapeaux et des T-shirts ont été fabriqués. Mais à 3 € la pièce de tissu imprimé, c'est trop cher pour nombre de Ghanéens habitués aux distributions gratuites pour les grandes occasions. Et puis il y a le temps. On est en pleine saison des pluies. Les autorités n'ont pu installer des écrans géants sur la place de l'Indépendance.

Les orages doucheront peut-être l'enthousiasme des Ghanéens, malgré leurs promesses de se presser ce samedi à chaque rendez-vous fixé par Obama : à trois cents personnalités pour un petit déjeuner ce matin, puis aux parlementaires pour un discours au centre des conférences et, enfin, après un tête-à-tête avec John Atta Mills, lors de l'ultime étape de cette visite d'un jour, à Cape Coast, ville d'où sont partis nombre d'esclaves vers l'Amérique (voir ci-dessous).

Savourant par avance l'événement, John Atta Mills, lors d'une interview télévisée, s'est posé comme l'un, sinon «Le» chef de file du «petit clubs» des démocraties en Afrique de l'Ouest. «Parfois, les chefs d'État sont pris d'amnésie et oublient pourquoi ils sont arrivés au pouvoir», a-t-il observé, avant cependant de noter qu'en Afrique «nous avons fait du chemin» vers une meilleure gouvernance.

L'appréciation peut paraître trop optimiste. Dans l'unique interview donnée avant son arrivée, au site en ligne AllAfrika, Barack Obama s'est montré plus sévère. «Il y a un lien direct entre la gouvernance et la prospérité. Les pays qui sont bien gouvernés, qui sont stables, sont sur la voie des résultats», a-t-il souligné. Avant d'ajouter : «Concernant le Kenya, le pays de mon père, je suis préoccupé par le fait que les partis politiques ne semblent pas aller dans le sens de la réconciliation.» C'est ainsi que le Ghana, qui vient de réussir, en décembre 2008, une alternance démocratique, a été désigné par la Maison-Blanche comme le bon élève de l'Afrique subsaharienne.


Dans la continuité de George Bush

La taille de la nouvelle ambassade des États-Unis à Accra, gigantesque et disproportionnée pour le «petit» Ghana - 24 millions d'habitants, 240 000 km² -, prouve la constance des efforts américains envers ce pays. La politique d'Obama s'inscrit ainsi dans la continuité de celle de George Bush.

Le choix du nouveau président en faveur du Ghana et de ce golfe de Guinée riche en hydrocarbure est une claire indication de la volonté américaine de diversifier ses approvisionnements. Aujourd'hui, 15 % des besoins pétroliers des États-Unis sont puisés en Afrique. Cette part pourrait monter à 25 % en 2015. Contrairement au Liberia, où les attaques armées sont fréquentes autour des puits, le Ghana fait figure de havre de paix. Mais pour une simple raison : ce n'est que l'année prochaine que l'argent du pétrole commencera à arriver dans les caisses. Seront-ce celles du trésor public ou, comme partout ailleurs, celles de quelques personnalités au pouvoir ? À cette question, le président américain souhaitait manifestement offrir au plus vite sa réponse.


L'Afrique enthousiaste accueille Barack Obama
Sur les pas des esclaves à la «porte de non-retour»

La famille présidentielle visitera aujourd'hui ce vestige de la traite négrière.

L'ex-Miss Robinson, qui a «repris» son nom africain de Seestah Imahküs, envisage de mettre des matelas par terre pour loger tous ses amis désireux d'assister à la visite de Barack Obama. Après des années de lutte pour les droits civiques aux États-Unis, Seestah s'est installée au Ghana il y a vingt ans. Le lodge qu'elle dirige, dans un quartier où vivent quelque 150 Afro-Américains ayant choisi comme elle de «revenir au pays», donne sur l'océan. Vue imprenable, à main droite, sur le fort d'Almina, et, à main gauche, sur celui de Cape Coast, où sont attendus aujourd'hui le président des États-Unis, son épouse et leurs filles.

Tenu successivement par les Portugais et les Suédois, le fortin de Cape Coast est finalement passé sous pavillon britannique au moment où le commerce triangulaire battait son plein, à la fin du XVIIIe siècle. C'était un des maillons de la chaîne de forts érigée au Ghana sur la Côte d'Or, devenue Côte des Esclaves.

Portant déjà depuis plusieurs jours sa chemise à l'effigie de Barack Obama, Essel Blankson, responsable des visites à Cape Coast, se prépare à présenter son domaine à la famille présidentielle. Depuis des années, aux nombreux touristes américains, principalement noirs, il montre, dans la grande cour du fort, la maison du gouverneur blanc, un étage au-dessus de l'église, et puis les geôles où croupissaient, séparés mais pareillement entravés, plusieurs centaines de femmes et d'hommes. Les bateaux arrivaient, et la «cargaison» était poussée sur un ponton, hors l'Afrique. En parlant de «la porte de non-retour», Essel Blankson sait l'effet produit sur les visiteurs. Mais, aime-t-il à ajouter, «aujourd'hui, c'est la porte du retour».

Ce «retour», Seestah l'a effectué avec manifestement le désir de devenir une «vraie» Africaine. Les différents bungalows, sans télévision ni téléphone, de son lodge, portent, comme les arbres, les noms de personnalités s'étant battues pour la cause de la communauté noire.


Un nom africain pour Michelle

Il faut se déchausser pour entrer dans son «musée», au rez-de-chaussée de l'hôtel. Commencez la visite par les photographies et documents relatifs à la traite négrière, passez devant Harlem, Martin Luther King, les chanteurs Nina Simone et James Brown, faites un petit détour par l'Égypte, le roi Hailé Sélassié, Bob Marley, et, après un hommage à Nelson Mandela, finissez par l'espace dédié à Barack Obama. Un panthéon peu ou prou partagé, de «l'autre côté», comme dit Seestah en regardant l'océan, par une communauté noire qui ne manquera pas d'apprécier la halte de la famille présidentielle au fort de Cape Coast.

«Même si je ne le vois pas, je veux être dans l'atmosphère», s'enthousiasme déjà Mariama Ross, qui a traversé le Ghana pour l'occasion. Issue d'un mariage mixte, Mariama a suivi son père noir dans sa quête identitaire au Ghana et s'y est finalement installée il y a deux ans, laissant mari et enfants aux États-Unis. Professeur d'art à l'université, Mariama veut croire que Michelle Obama a des origines au Ghana.

L'histoire personnelle du président, de mère blanche et de père Kenyan, ne croise pas celle des descendants d'esclaves arrivés aux États-Unis, contrairement à celle de son épouse. C'est pourquoi, au lodge de Seestah, l'attention est tournée sur Michelle. Avant la visite présidentielle au fort, promet Miriama, le chef traditionnel de Cape Coast, qui recevra la famille Obama, «redonnera» son nom africain à Michelle.


Samedi 11 Juillet 2009
Alexandre ONA
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