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Journée internationale de la femme : finissons-en avec les stéréotypes sexistes

Le site de la Liberté - LVDPG - Presse Gabonaise & Internationale le Lundi 7 Mars 2011 à 00:35 | Lu 648 fois



Ghislaine Sathoud

La question s’est posée et se pose encore : que revendiquent les femmes ? S’il est évident qu’aux yeux des militantes engagées dans la cause des femmes la lutte doit se poursuivre, ce constat ne reçoit pas toujours l’assentiment de tous.
Une chose est sûre, dans bien des domaines, la parité entre les hommes et les femmes n’est pas encore acquise. Prenons le cas de l’éducation : à l’heure actuelle, les inégalités et les écarts ne sont pas encore comblées.

En fait, lorsqu’on examine la condition des femmes à travers le monde, les multiples discriminations relatives à l’enseignement, tous niveaux confondus, sont des barrières qui renforcent les inégalités entre les sexes.
À ce propos, rappelons que le 14 décembre 1960, la Conférence générale de l’UNESCO posait un acte un acte historique en adoptant la Convention contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement.

Dans le même ordre d’idées, soulignons également que les Objectifs du Millénaire pour le développement visent, entre autres, à promouvoir l’accès à l’éducation pour tous les enfants du monde, filles et garçons.
Revenons donc sur ce point central : que veulent les femmes en 2011 ?

L’éducation : un défi pour tous
C’est bien connu : d’innombrables obstacles placent les femmes dans une situation défavorable. Les disparités entre les garçons et les filles en matière d’éducation sont intimement liées aux discriminations dans l’accès aux sphères politiques, sociales et économiques.
L’Institut de statistique de l’UNESCO a publié un rapport qui passe en revue l’état d’avancement des stratégies de promotion de la scolarisation des filles.
De manière générale, les constats suivants se dégagent :

« Un des défis principaux des politiques en matière d’éducation est d’aborder les idéologies sexistes qui sont répandues dans le monde scolaire et la société. Les questions liées au contenu des savoirs et l’expérience scolaire font l’objet d’une attention moindre et l’enseignement des différences entre les garçons et les filles n’est donc pas souvent aborde. Les écoles sont loin de fournir une éducation qui tient compte des différences entre les sexes, que ce soit dans les programmes d’enseignement ou dans la vie de tous les jours en classe. » (1)

Les conséquences occasionnées par ces restrictions ont forcément des ramifications avec les exclusions dont les femmes et les filles continuent d’être victimes à l’âge adulte. Afin de surmonter certains de ces obstacles, il est indispensable d’adopter des politiques en faveur de la promotion de l’éducation des filles.

Les filles africaines

Culturellement parlant, des stéréotypes, qui s’échelonnent indéfiniment dans le temps, sont inculqués dès la plus tendre enfance aux filles et garçons. Par exemple, les filles, scolarisées ou pas, reçoivent une éducation traditionnelle axée sur le rôle qu’elles doivent jouer au sein de sa famille. Cela se traduit concrètement par une initiation aux tâches ménagères. Les garçons, quant à eux, ne sont pas concernés par ces tracasseries. Il faut aussi ajouter que le travail domestique, en plus d’être épuisant, n’est pas valorisé…

Qu’on le veuille ou non, cette perception de l’organisation familiale et sociale a des impacts négatifs sur la valorisation de la femme.
Pour ce qui est de la composition du corps enseignant, on note également des différences frappantes dans la représentativité des professionnels.

Qu’en est-il de la présence des éducatrices dans l’enseignement ?

« La proportion de femmes au sein du corps enseignant du niveau secondaire est faible dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, à l’exception de certains pays d’Afrique australe, de Maurice et des Seychelles. Les enseignantes sont moins présentes au niveau secondaire en République Centrafricaine (12%), en République Démocratique du Congo (11%), en Erythrée (10%), en Guinée (6%), au Liberia (4%), au Mali (10%), en Somalie (14%) et au Togo (7%). Certains pays d’autres régions présentent également de faibles proportions de femmes au sein du corps enseignant. Par exemple au Népal en Asie du Sud et de l’Ouest, 15%des enseignants au niveau secondaire sont des femmes, tandis qu’en Mauritanie dans les Etats arabes, seulement 10% des enseignants du secondaire sont des femmes. » (2)


En définitive, les ambitions collectives, qui réclament l’amélioration de la condition féminine, doivent être maintenues pour changer la vie des femmes. Mentionnons aussi un fait important : une analyse basée sur des faits historiques montre que les femmes ont longtemps été méprisées et privées de liberté. La parole féminine a trop souvent été muselée, confisquée. Il faut que ça change !
En tout cas, les revendications féminines visent un objectif précis : l’élimination des préjugés à leur égard car ceux-ci font d’elles des exclues de la société.
Souvenons d’une chose : « Eduquer une fille, c’est éduquer toute une nation ».


(1) Institut de statistique de l’UNESCO, Recueil des données mondiales sur l’éducation 2010 , statistiques comparées de l’éducation dans le monde, p. 80.
(2) Ibid., p.62.

Lundi 7 Mars 2011
LVDPG - Presse Gabonaise & Internationale
Vu (s) 648 fois




1.Posté par FOUTAISE le 09/03/2011 13:33 | Alerter
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Les bordelles et éternelles asservies du Gabon ont encore dû défiler sous le soleil devant leurs autres bordelles de soeurs Sylvia BONGO, MBORANTSO, Rose ROGOMBE, Laure NGONDJOULT, Angélique NGOMA etc bande d'affamées!

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