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Jeunesse et Sexualité : Le plaisir sexuel à quel prix ?

Le site de la Liberté - LVDPG - Actualité en ligne 24h/24 le Lundi 30 Novembre 2009 à 17:44 | Lu 4557 fois

La recherche effrénée du plaisir sexuel domine la société d’aujourd’hui. Cette situation poserait un grave problème de gestion individuelle et sociale de la sexualité. C’est la conviction du Dr Nestorine Sangaré, enseignante au département de Communication et journalisme, à l’Université de Ouagadougou. Elle s’en explique.



Jeunesse et Sexualité : Le plaisir sexuel à quel prix ?
Nous sommes dans un monde qui valorise les relations extraconjugales, la pornographie, la prostitution et le libertinage sexuel en général. Les idées reçues sur la question sont nombreuses. Certains pensent y trouver des avantages comme : le fait de diversifier les partenaires, de se procurer un plaisir maximum, d’explorer des zones de plaisir insoupçonnées, etc.

Certains y voient un moyen d’acquérir de l’expérience, de rompre avec la monotonie, de se donner des émotions fortes, de jouir de la vie. Aucune couche sociale n’est à l’abri de ces situations. Cette quête du plaisir illimité et la revendication d’une liberté totale d’action deviennent des idées dominantes dans la société actuelle et s’imposent à nous.

L’homme ou la femme se persuade lui-même d’être libre de faire ce qu’il veut, quand, comment et avec qui il veut, où il veut, en étant marié ou pas. Celle philosophie considérée comme le résultat de la révolution sexuelle est censée apporter le bonheur. Cela pose cependant un grave problème de gestion individuelle et sociale de la sexualité.

Pour le jeune confronté à cette réalité, l’interrogation primordiale consiste à se demander si l’importance doit être accordée à la procréation ou à la recherche du plaisir sexuel ; la réponse à cette question est déterminante et pour cause : celui qui met l’accent sur la procréation ne sera pas tenté autant par les relations extraconjugales et hors mariage que celui qui recherche seulement le plaisir.

Au milieu de ces deux extrêmes que sont le plaisir et la procréation, le juste milieu consiste à trouver et garder un équilibre entre les deux buts, l’un n’excluant pas l’autre. D’aucuns diraient que là se pose tout le problème de la mesure adéquate à respecter.


Le plaisir à tout prix ?

Le monde dans lequel nous vivons met l’accent sur la recherche des plaisirs extrêmes. Mais, le plaisir charnel n’est pas un matériau qu’on stockerait pour consommer petit à petit. Plus que tous les autres plaisirs éprouvés par les sens, le plaisir sexuel est éphémère et non permanent.

Vouer son corps à sa recherche mobilise l’intelligence et l’énergie. Cependant, il constitue une quête permanente, vaine et sans fin. C’est pourquoi cette quête effrénée qui explique toutes les formes et pratiques de déviances sexuelles que nous observons actuellement mérite d’être examinée, le terme déviance désignant tout ce qui s’écarte de la norme reconnue et acceptée par le groupe social et qui est susceptible de générer la transformation d’une partie ou la totalité de la société.

Certaines pratiques sexuelles en vogue actuellement peuvent être considérées comme telles. Au cours des siècles, les hommes ont imaginé les pratiques les plus saugrenues, et souvent dégradantes pour leurs corps, pour se procurer le plaisir sexuel à tout prix. Parmi ces nombreuses pratiques on peut citer quelques-unes : la prostitution, l’homosexualité, la bisexualité, la transsexualité, la pédophilie, l’inceste, la zoophilie, le sadomasochisme (SM), le voyeurisme, les partouzes, l’échangisme, le cybersexe, les lignes roses, la masturbation, le strip-tease, l’exhibitionnisme, etc.

Au Burkina Faso, la plupart des gens sont hétérosexuels. Mais de plus en plus, on constate une propagation des pratiques déviantes valorisées par les médias : l’homosexualité, la bisexualité, la pédophilie et le cybersexe, dont raffolent les jeunes internautes. On peut regrouper ces pratiques en grandes tendances.

La prostitution désigne le commerce du sexe en général. Elle recouvre presque toutes les variantes de déviances listées ci-dessus. Le rôle de l’argent est central dans la prolifération de la prostitution et des nouvelles pratiques, qui visent à créer et à offrir des services de sexe à la carte, comme dans un restaurant.

La clientèle de plus en plus débridée, chacun, selon son goût et ses moyens, s’offre alors des rapports sexuels avec ou sans capote, avec un partenaire du même sexe ou encore, comble de l’horreur, avec des enfants. L’utilisation de gadgets divers s’observe dans les pratiques homosexuelles, lesbiennes, sadomasochistes et pédophiles.

Ces deux dernières pratiques sont réprimées partout dans le monde, mais elles connaissent actuellement une propagation mondiale du fait de l’Internet et de la téléphonie mobile.

L’homme laisserait-il la place à la bête ?

Les acteurs des films érotiques sont payés pour faire semblant, jouer des scènes commercialisables, donner l’illusion de machines sexuelles performantes et sans défauts ni défaillances. Au-delà de l’illusion de jouissance qu’ils donnent, nul n’a encore été en mesure de vérifier ce qu’ils éprouvent réellement. Les films pornos et érotiques diffusés par la télé et l’Internet ne montrent que des images choisies, c’est-à-dire les plus belles esthétiquement.

L’envers du décor est cependant peu reluisant, dégoûtant et souvent, il n’est pas exposé. Tous les supports érotiques nous donnent toujours une image caricaturale de la sexualité et de la qualité de vie sexuelle des acteurs qu’ils présentent. Très souvent, cette sexualité mécanique n’est pas empreinte de sentiment, encore moins de normes sociales, culturelles et d’humanisme.

Les images pornos sont conçues et choisies pour attirer et flatter le regard, endormir la conscience en évitant d’éveiller l’esprit critique sur le contexte marchand et avilissant de la production. A observer jusqu’à quel point la dignité humaine est méprisée dans la recherche du plaisir extrême, on en vient à penser que l’homme cesse d’exister pour laisser place entièrement à la bête et à la bestialité.

Dans ces conditions, quand des couples normaux (légaux ou illégaux) et ignorants se mettent à imiter les acteurs et actrices pornos prétendant pimenter leur vie sexuelle ou la rendre moins monotone, cela peut marquer le début d’une décente aux enfers. Pour le citoyen ordinaire, vouloir imiter ces automates du sexe, bodybuildés et pleins d’hormones de tout genre, c’est confondre aisément sa conjointe avec une prostituée de film, ce qui n’est pas sa vraie vie.

Les conséquences négatives d’une telle recherche inlassable du plaisir sont nombreuses. Hormis les maladies sexuelles mortelles, il y a des conséquences sociales, économiques, physiques et psychologiques innombrables peu médiatisées.

Hors caméra, beaucoup de ces acteurs se droguent et n’hésitent pas à évoquer la souffrance qu’ils éprouvent à mener ce genre d’activité, et surtout du sentiment qu’ils ont d’être pris dans un engrenage dont ils ne peuvent plus sortir. Au-delà des images excitantes qui font baver les pervers, ce sont des êtres humains qui jouent en se prêtant de gré ou de force aux exigences des mises en scène et des prises de vue les plus osées et traumatisantes. Sont-ils vraiment libres ? Ont-ils vraiment du plaisir ? A quel prix ?


Pour le plaisir ou pour l’argent ?

La réalité est que le proxénétisme, la prostitution, la pornographie et la vente de la drogue sont des activités qui se pratiquent simultanément et dans les mêmes lieux. On constate souvent que les gens qui se livrent à ces pratiques sont de grands consommateurs de stupéfiants, comme s’il leur fallait perdre la raison avant de s’adonner à ces choses.

Que dire de nos ruelles mal éclairées du projet ZACA et des boites malfamées de la capitale qui sont prises d’assaut dès le coucher du soleil par des centaines de fillettes à peine sorties des berceaux. La pauvreté est le refrain facile que toutes avancent en oubliant que le Burkina est pauvre à 43% et que s’il fallait que tout le monde se tasse sur le trottoir pour survivre, elles n’auraient pas eu de place pour se mettre en marché.

N’empêche que le choix de la prostitution comme raccourci pour s’enrichir les contraigne à vendre leur charme à tous ceux qui errent de nuit comme de jour en quête de relations sexuelles ponctuelles. Il suffit alors d’avoir les moyens pour se voir offrir les services sexuels de son choix avec tous les artifices et les gadgets souhaités.

A ce jeu, ce sont de nouveaux riches et de vieux fonctionnaires surpris par une ascension politique ou professionnelle inattendue qui se disputent les meilleures proies, laissant le reste aux maris infidèles impénitents et autres adultes pervers à la recherche de "chaire fraîche". Et dire que c’est seulement pour un plaisir éphémère !


Pour la liberté de critiquer

Au nom de la liberté de l’individu à faire ce qu’il veut de son corps, la critique de ce mode de vie est rejetée avec virulence et agressivité par les adeptes des pratiques sexuelles déviantes.

Or, la critique est de plein droit l’expression d’une autre forme de liberté garantie par la loi. Tout comme la fumée secondaire a un effet mortel sur les non-fumeurs, de même, les effets des pratiques sexuelles déviantes se font sentir de plus en plus dans la société burkinabè en affectant surtout les familles, les jeunes et les femmes en particulier.

Il ne suffit donc plus d’invoquer la liberté de choix des individus quant à la gestion de leur sexualité pour obliger au silence coupable les milliers de familles dont les enfants sombrent dans la délinquance sexuelle.

Il ne faut pas oublier que des foyers sont brisés à cause de la perversion de l’un des conjoints, que des jeunes filles sont violées et maltraitées sexuellement par leurs partenaires adeptes des films pornos, et que dans le monde, la traite des entants et des femmes à des fins d’exploitation sexuelle est aujourd’hui un grave problème.

Il ne faut surtout pas oublier que les proxénètes alimentent le marché du sexe en recrutant les plus fragiles de la société (jeunes filles et garçons pauvres) qui sont contraints de force ou pour des sommes dérisoires à tourner des films vidéos XX vendus sous les manteaux ou à poser nus pour des magazines érotiques.

Acheter les produits proposés signifie soutenir le développement du mode de vie vulgarisé et contribuer ainsi indirectement à tuer la morale dans notre société. La résurrection de la morale nous incombe à tous, chacun à son niveau et selon les moyens d’action dont il dispose.

Lundi 30 Novembre 2009
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