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Illégalité du PDG : Ella Nguéma entend internationaliser le débat

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Samedi 31 Août 2013 à 09:37 | Lu 974 fois

Gérard Ella Nguéma, secrétaire exécutif adjoint de l’Union nationale (UN), parti de l’opposition dissous, se présentant ce vendredi 30 août 2013 sous l’étiquette de «citoyen gabonais», est revenu sur la légalité du Parti démocratique gabonais (PDG, au pourvoir), notamment sur le silence du ministre de l’Intérieur, Jean-François Ndongou, qu’il a interpellé via un courrier officiel.



Illégalité du PDG : Ella Nguéma entend internationaliser le débat
Distingués invités,
Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale,
Chers compatriotes,

Au cours du point de presse que j’avais tenu y a pas lontemps à mon domicile, je m’étais essentiellement appesanti sur l’illégalité du parti démocratique gabonais(PDG), formation politique dont sont issus Madame et Messieurs Ali Bongo Ondimba, Guy Nzouba Ndama, Rose Francine Rogombé, Paul Biyoghe Mba, Guy Bertand Mapangou, Jean François Ntoutoume Emane, Raymond Ndond Sima et Jean François Ndongou, respectivement Président de la République, Président de l’Assemblée Nationale, Président du Sénat, Président du Conseil Economique et Sociale, Président du Conseil National de la Communication, Maire de la Commune de Libreville, Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur.

A cette occasion et en conclusion de mon propos liminaire, j’avais indiqué avoir saisi par correspondance, le 12 juin 2013, le Ministre de l’Intérieur afin qu’il constate la situation d’illégalité de ce parti et prononce sans délai sinon sa dissolution, à tout le moins sa suspension d’activité de la vie politique de notre pays.

Compte tenu du silence méprisant observé par ce dernier, j’ai dû, Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale, en date du 14 Août 2013, par le truchement de l’étude de Maître Florentin Mba Menié, Huissier de justice près les juridictions de Libreville, lui demander de répondre par sommation interpellative aux deux questions suivantes :

1. En vertu de quels textes (récépissé provisoire et définitif) le PDG continue t-il de participer à la vie politique du pays, et dans quel journal d’annonces légales ces éventuels documents ont-ils été publiés ?

2. Dans l’hypothèse fort probable où ces documents n’existeraient pas, pourquoi admettez-vous que ce parti continue à prendre part à la vie politique nationale ?

En guise de réponse, Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale, Monsieur Aimé Popa Nzoutsi Mouyama, Ministre Délégué à l’Intérieur, agissant en lieu et place du Ministre de l’Intérieur, curieusement absent, s’est exprimé ainsi qu’il suit :
« Tout ceci n’est que de la tchatche, c’est du blabla ; emmenez-nous devant les tribunaux… »
Puis, sur un ton menaçant, il a demandé, sans autre forme de procès, à cet officier ministériel se trouvant dans l’exercice de ses fonctions, de vider les lieux.

Etant convaincu pour ma part que cette réaction constitue un aveu implicite de reconnaissance du bien fondé de notre révélation, à savoir l’illégalité du PDG, je me permets, Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale, d’y revenir succinctement afin de d’édifier une bonne fois pour toute ceux qui, Gabonais ou étrangers, auraient encore là-dessus le moindre doute.

A cet effet, je rappelle donc que c’est ordonnance n°13/ 68 du 13 Mars 1968, texte juridique signé par Albert Bernard Bongo (feu Omar Bongo Ondimba) et publié au journal officiel de la République gabonaise du mois de juin 1968, que le PDG a été créé, institué comme parti unique avec pour devise le triptyque « Dialogue, Tolérance, Paix ».


De valeur juridique inférieure, cette ordonnance contrevenait aux dispositions de l’article 4 de la Constitution alors en vigueur du 21 Février 1961, lequel consacrait le Multipartisme ; ainsi qu’à celles des articles 4, 37 et 42 qui, pris ensemble, indiquaient clairement que les partis politiques se forment librement et non par voie d’ordonnance.

Cette violation de la Constitution faisait de ce fait du PDG, Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale, un parti anticonstitutionnelle et donc tout simplement illégal, illégal !

Sa création par ordonnance et non par voie de déclaration administrative faisant suite à la tenue d’un congrès constitutif régulier, comme le prévoyaient les articles 8, 9 et 10 de la loi n°35/62 sur les associations régissant la matière de la constitution des partis politiques, en faisait par ailleurs un parti non légalement constitué et donc de surcroit illégal.


Malgré cette illégalité manifeste, ce parti a régné d’une main de fer sur le Gabon de 1968 à 1990, en commettant par ses membres interposés, maints crimes économiques et politiques.


Lorsque notre pays renoue avec la Démocratie, suite à la tenue de la Conférence Nationale de Mars-avril 1990, l’ordonnance n°13/68 devenait en principe caduque et avec elle, le PDG son bébé.


Mais fort curieusement, Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale, bien que n’existant plus juridiquement, le parti unique PDG va continuer avec les mêmes sigle, logo et devise.


Du coût, l’ordonnance n°13/68 incriminé devient doublement anticonstitutionnelle car violant non plus seulement la Constitution de 1961, mais aussi celle actuellement en vigueur de 1991 qui consacrait le retour à la Démocratie multipartite et pluraliste.

De cette illégalité incontestée et incontestable du PDG découle deux conséquences majeures :

La première est que, tous les militants de cette formation politique qui exercent actuellement des mandats électifs en son nom, à la Présidence de la république, au sein du parlement et des conseils locaux, sont en situation d’imposture politique et doivent sans attendre que le peuple souverain le leur demande, démissionner.

La seconde conséquence, qui est liée à la première, est que pour les élections à venir et notamment les locales programmées pour le mois de novembre 2013, le PDG ne peut ni ne doit présenter des listes ou des candidats.

De même, le Ministre de l’Intérieur, au demeurant déjà disqualifié pour organiser le scrutin et les membres de la Cour Constitutionnelle ne sauraient, sans risquer d’être traduits devant la Haute Cour de Justice, recevoir ces listes.

Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale, comme le montrent ces conséquences prévisibles, par le fait des tenants actuels du pouvoir, le Gabon est sur le point de vivre un séisme politique sans précédent. Conscients de leurs responsabilités par rapport à ce qui va inéluctablement arriver, les membres de ce parti se sont passés la consigne de ne point évoquer cette question. D’où la réponse embarrassée du Ministre Délégué à l’Intérieur ci-dessus rappelée et la suggestion qu’il nous a faite de saisir les tribunaux.

Mais ce Ministre aurait dû nous indiquer au préalable où se trouve le Conseil d’Etat, institution et juridiction compétente en l’espèce mais dont le siège sis à la cité de la démocratie a été fermé par l’exécutif qui a prévu y construire un terrain de golf et une piste de course automobile budgétisés à concurrence de 3 milliards 750 millions de francs CFA , la loi des Finances 2013 en fait foi dans la rubrique « projets transversaux de la Présidence de la République ». C’est ça l’émergence…

En tout, dans l’attente de l’hypothétique réouverture du Conseil d’Etat, nous portons désormais ce scandaleux contentieux sur la scène diplomatique et juridictionnelle internationale accréditée dans notre pays (Guinée Equatoriale, Cameroun, Congo ainsi que des organismes tels que la CEAC, Union Africaine). Par la suite nous saisirons directement les autorités politiques françaises, américaines ainsi que la diaspora.

Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale Merci pour votre compréhension et prière de m’excuser pour la longueur de ce propos liminaire.

Samedi 31 Août 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 974 fois




1.Posté par TARA le 31/08/2013 13:46 | Alerter
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ELLA NGUEMA a totalement raison.

2.Posté par Ernesto le 31/08/2013 19:15 | Alerter
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Depuis quand avez-vous vu un dictateur condamner un autre dictateur ? Ella Nguèma peut toujours continuer à balancer ses pétards mouillés Les problèmes Gabonais se règleront tôt ou tard en interne.

3.Posté par EYA Jules-Florent le 31/08/2013 21:49 | Alerter
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En vertu des textes et lois de la République Gabonaise, Mr Gerard Ella Nguema a raison.

Cependant, je ne comprends pas cette opposition qui s'évertue à porter le combat sur le terrain de la légalité alors que l'adversaire ne respecte aucune règle, n'est porté par aucune légitimité et ne se gène pas pour user de faux certificats de naissance(Cf. Mr Ali Bongo Ondimba), de faux témoignages, de faux constats de polices(Affaire Seraige Kombile), de fausses factures pour les détournements et même de faux procès verbaux d'élection.

Le Régime Bongo-PDG, bafoue , remodèle la constitution ou le code électoral chaque fois que ça lui chante.

Quand est-ce que ces opposants comprendront, que "nul n'est tenu de respecter une loi injuste", que le tyran lui-même ne respecte pas"?S'opposent-ils vraiment ou jouent-ils la comédie?

4.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 01/09/2013 02:07 | Alerter
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Je partage assez les remarques de M. Eya Jules-Florent. Gérard Ella-Nguema a été pdgiste, et pas des moindres, dans cette illégalité que celui-ci décrie aujourd'hui. Or c'est justement son vieux militantisme que les avocats du PDG brandiront en guise de défense, pour mettre l'accusateur face à ses propres contradictions.

Je pense, non pas que ce soit un faux débat (tout débat est utile !), mais un débat qui n'a aucune espèce d'urgence au moment où les Gabonais attendent beaucoup de ces opposants, semble-t-il, repartis s'asseoir à la bonne table, pour la majorité d'entre eux.

5.Posté par Bongoladi le 02/09/2013 16:41 | Alerter
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Vraiment l'ex-UN ne produit que de vraies merdes. Toutes les interventions de GéGé Ella sont nulles. Il a en effet été membre de la majorité républicaine jusk la mort d'Omar Bongo. Voilà un type qui bossait avec le PDG et qui vient nier l'existence du PDG par le fait même d'avoir fait de ce parti un parti unique. Vraiment, sortez - nous les vrais gens mais pas des fumeurs de chanve, mangeurs d'iboga du soir au matin et dérrangés du cerveau comme GéGé le Douk-Douk. Si tu veux prendre la place vide d'AMO fais le mais stp ne raconte pas des conneries.

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