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Gabon - retour historique - Dans le doute, Dites la Vérité

Le site de la Liberté - Fax1 le Jeudi 17 Février 2011 à 07:24 | Lu 1061 fois

Republié du Post.fr (Fax1)

Cet article a été publié la première fois sur cet espace LePost le 6 Octobre 2009. Au vu des évènements qui se profilent au Gabon, il conserve toute son autorité.



Cet article a été publié la première fois sur cet espace LePost le 6 Octobre 2009. Au vu des évènements qui se profilent au Gabon, il conserve toute son autorité.
Depuis cette date, en France, les ministres Joyandet et Kouchner ont été démis, et l'actuel Ministre des Affaires Etrangères, Alliot Marie, est dans la tourmente décrite dans cet article.
La Tunisie et l'Egypte se sont libérés de leurs dictateurs, soutenus par les Etats Unis.

La politique étrangère de la France doit se ressaisir. Monsieur Sarkozy doit comprendre qu'il ne peut saluer de "décision nécessaire et courageuse le départ d'un dictateur", en l'espèce, "Monsieur Moubarak".
Le Président des USA, Barack Obama, a une démarche beaucoup plus digne dans ce domaine.


DANS LE DOUTE, DITES LA VERITE !

When in the doubt, tell the truth! (Mark Twain)


Evolo EVINGE

Démocratie est écrasée et bafouée au Gabon. Le fils putatif de feu Omar BONGO ONDIMBA s’est, en effet, emparé des urnes pour conserver le pouvoir, a recruté des mercenaires pour s’imposer par la violence, mais a néanmoins reçu les félicitations officielles empressées de la République française. Pourquoi la France de gauche comme la France de droite, la France du Centre comme la France des Verts garde-t-elle unanimement le silence ? Car, c’est un fait, sur cette question sensible, la Patrie des Droits de l’Homme et du Citoyen se tait ! En contraste avec quelques réactions énergiques après les élections contestées en Iran, sous couvert d’une neutralité plus théorique que diplomatique, le hold-up électoral en cours au Gabon est cautionné par des petites phrases pathétiques.

Apparemment, aucun élu du Peuple en France n’ose braver l’omerta imposée par les puissants réseaux politico-affairistes de la «Françafrique» infiltrés dans les rouages de l’Etat et prospérant dans les zones d’ombre du secteur privé Seuls, à ce jour, quelques valeureux représentants de la Presse, unique garantie des Citoyens contre l’arbitraire, s’y sont courageusement risqués. Ils sont, certes, bruyamment relayés par de simples citoyens et autres blogueurs qui multiplient, via internet, les alertes ainsi que par des O.N.G. intègres lesquelles, à l’instar de l’association Survie, tentent, sans succès jusque là, d’interpeller des Parlementaires encadrés, irrésolus ou muets.

Oui, la Démocratie est en danger ! Non seulement en Afrique, dans un pays de moins de 1,5 millions d’habitants mais aussi en France où, il est à craindre d’une part que, progressivement, «L’adoubement médiatique se substitue au sacre démocratique » (Dominique DE VILLEPIN dans le Cri de la Gargouille) d’autre part que, sournoisement, soit admis le principe que « ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes » (Jussif Vissarionovitch Djougachvili, dit STALINE).

1) SILENCE DES POLITIQUES ET PETITES PHRASES PATHETIQUES.

En France, les Représentants des Partis politiques, toutes tendances confondues, demeurent inaudibles sur les questions suscitées par le holdup électoral en cours au Gabon. On peut à la rigueur comprendre l’embarras de la majorité mais comment ne pas s’interroger sur les silences assourdissants de l’opposition. Sauf à considérer les liens obscurs qui lient les uns et les autres dans l’espace délétère des « réseaux Françafrique ».

Dans ce contexte, les partisans d'Ali Bongo Ondimba ont pu aisément accréditer la thèse auprès des médias qu'il n'y avait aucune opposition crédible au Gabon, que les intérêts français seraient mieux préservés avec un régime Bongo qu'avec les autres. (NB : contre-vérité explicitée au point 2 infra *). Pierre MAMBOUNDOU, naguère présenté comme « radical », donc frappé implicitement d’ostracisme, est à présent référencé comme un opposant « imprévisible, incontrôlable » et manquant d’expérience gouvernementale ! Nul, apparemment, n’a songé à vérifier ses idées, à lire son programme et encore moins à répondre à sa « lettre ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent sincèrement la rupture avec la Françafrique » rédigée le 14 juillet 2009, jour anniversaire de la fondation, à Paris, de l’Union du Peuple Gabonais.

Une lecture attentive permet de découvrir que cet authentique Démocrate, victime de diffamations persistantes en raison de son refus obstiné, depuis plus de 20 ans, à accepter la logique de la corruption, milite inlassablement en faveur d’un Etat de Droit véritable qui autoriserait une utilisation effective et transparente des aides publiques au développement et une mobilisation efficace des ressources détournées de l’Etat.

Peut-on mieux répondre aux intentions affichées du Président Nicolas Sarkozy, lequel avait annoncé, lors de sa campagne électorale, la rupture avec les pratiques postcoloniales, ce qui avait d’ailleurs conduit le secrétaire d’Etat d’ouverture Jean-Marie BOCKEL à vouloir prématurément « signer l’acte de décès de la Françafrique » !
Peut-on mieux relever les défis du discours prononcé à l’université de Dakar par le Président élu de la République Française et notamment cet éloquent extrait :

« Jeunesse africaine, vous voulez la démocratie, vous voulez la liberté, vous voulez la justice, vous voulez le Droit ? C’est à vous d’en décider. La France ne décidera pas à votre place. Mais si vous choisissez la démocratie, la liberté, la justice et le Droit, alors la France s’associera à vous pour les construire… Voulez-vous que cesse l’arbitraire, la corruption, la violence? Voulez-vous que la propriété soit respectée, que l’argent soit investi au lieu d’être détourné? Voulez-vous que l’État se remette à faire son métier, qu’il soit allégé des bureaucraties qui l’étouffent, qu’il soit libéré du parasitisme, du clientélisme, que son autorité soit restaurée, qu’il domine les féodalités, qu’il domine les corporatismes? Voulez-vous que partout règne l’État de droit qui permet à chacun de savoir raisonnablement ce qu’il peut attendre des autres ? Si vous le voulez, alors la France sera à vos côtés pour l’exiger (sic) mais personne ne le voudra à votre place ».

Le Gabon a accédé à la souveraineté internationale, le 17 août 1960. Coopté par la France, Omar BONGO ONDIMBA a occupé le pouvoir, sans discontinuité, depuis le décès du premier président Léon MBA (1960-1967). Après avoir établi le parti unique en 1967, Omar BONGO ONDIMBA a accepté un prétendu «multipartisme » en 1991, sans jamais renoncer à son pouvoir dictatorial. Pour la première fois depuis 41 ans, le Peuple gabonais a donc eu, le 30 août 2009, la possibilité effective d’élire un Président de la République de son choix. Imagine-t-on, alors que feu le Président Omar BONGO ONDIMBA lui-même s’est refusé à désigner son fils Ali comme dauphin que le Peuple gabonais serait assez candide pour lui accorder sa confiance ?

Nonobstant, M. Alain JOYANDET, Secrétaire d’Etat à la Coopération, n’a pas hésité à déclarer : « Il faut attendre la publication des résultats par la commission électorale, aujourd’hui ou demain. Les candidats qui n’ont pas gagné devront reconnaître leur défaite. Mais je ne suis pas inquiet. Se prétendre élu au soir d’une présidentielle est une sorte de tradition au Gabon » (sic).

Quant au Ministre des Affaires étrangères, Bernard KOUCHNER, dont on connaît, grâce à l’ouvrage documenté de Pierre PEAN, les compromissions humanitaires, il a estimé, avec satisfaction, qu'il y avait «eu une consultation plus ouverte que lors des 40 années précédentes» et déclaré, à propos des retards apportés pour l'annonce du résultat: «C'est normal qu'un pays comme celui-là, qui a été tenu pendant si longtemps par une seule famille, s'interroge et bouge un peu au moment où on lui permet de voter» Ainsi, les Autorités Françaises tout en reconnaissant la mainmise « d’une seule famille » (traduire un clan), sur l’ensemble des Institutions du Pays et singulièrement la Cour Constitutionnelle, présidée par Mme Marie Madeleine MBORANTSUO, mère de deux enfants dont le père n’est autre que feu Omar BONGO ONDIMBA, en déduisent sans sourciller que : « S'il doit y avoir des contestations, il faut que ça se fasse devant les institutions qui sont prévues pour ça » (sic)
Il est vrai qu’en réponse à une question d’un journaliste :

« Vous savez pertinemment qu’Ali BONGO bénéficiait de la connaissance de l’appareil d’état et de la fortune personnelle de son père pour financer cette élection, est-ce que l’on peut se satisfaire de ce type de transition en Afrique, lorsque l’on veut remettre en cause les principes du passé ? » le Secrétaire d’Etat à la coopération n’avait pas trouvé incongru d’affirmer : « Ecoutez, dans les grandes démocraties que l’on connait bien, le fils a été président à la suite du père. Je pense aux États-Unis par exemple… »

À la veille du scrutin, le conseiller Afrique du Chef de l’Etat français n’avait-il pas déclaré: «Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert BOURGI, c’est Ali BONGO. Or je suis un ami très écouté de Nicolas SARKOZY. De façon subliminale, l’électeur le comprendra.»
Claude GUEANT, le secrétaire général de l’Élysée, ne fut-il pas le 4 septembre dernier, trois jours avant le message écrit de Nicolas SARKOZY, le premier responsable politique français à appeler, pour le féliciter, le nouveau président gabonais autoproclamé.

L’armée française qui est intervenue an Gabon en 1963 pour remettre au pouvoir le président Léon MBA, écarté par un coup d’État, puis, en 1990, pour rétablir l’ordre dans la capitale économique du pays, en proie aux émeutes, et consolider le siège vacillant d’Omar BONGO, n’a-t-elle point affiché, en septembre 2009, sa présence à Port-Gentil et sa disponibilité à intervenir pour préserver les « intérêts français » ?

Serait- il possible d’imaginer une telle gesticulation militaire similaire lors d’une élection présidentielle dans un des pays membres de l’Union Européenne ? Serait-il envisageable, sans susciter de réactions, de photographier des militaires chinois chargés de protéger un Consulat dans une ville où seraient accueilli 2.000 de ses ressortissants ?

La France qui a prétendu être neutre « La seule chose qu'elle fait dans cette élection, c'est d'aider au déroulement normal des opérations » avait déclaré le secrétaire d'Etat à la Coopération, ne s’est nullement inquiétée ni de l’organisation précipitée du scrutin, ni des modalités concrètes de mise à jour des listes électorales, ni des réclamations des électeurs exclus de la consultation, ni des déséquilibres financiers et médiatiques entre les candidats, ni des nombreuses fraudes dénoncées tant au Gabon que dans les ambassades à l’étranger, ni des pressions exercées sur des membres de la CENAP, ni de la falsification des procès-verbaux etc. etc.

En revanche, la France étudie "la création d'un jeu spécifique pour l'Afrique", qui compléterait l'aide publique au développement et s'inscrirait dans le cadre des "financements innovants" (06/08/09 secrétaire d'Etat à la coopération). "Ce jeu en ligne", qui pourrait voir le jour en 2010, prendrait la forme d'un "bingo pour l'Afrique ou d'un loto", et pourrait rapporter environ 10 millions d'euros par an (NB : soit le coût de la campagne électorale de l’UMP pour l’élection présidentielle de 2007).

On est fort loin de l’engagement de consacrer 0,7% du PIB à l’aide publique au développement d’ici à 2015, mais entre « Bingo » et « Bongo », l’innovation pourrait bien, hélas, s’avérer exclusivement phonétique !

2) BRAVER L’OMERTA SUR UN HOLDUP ELECTORAL CAUTIONNE PAR LA FRANÇAFRIQUE.
Sans illusion sur la crédibilité d’une juridiction totalement inféodée au pouvoir, à savoir la Cour Constitutionnelle, l’opposition gabonaise a néanmoins déposé 11 recours en annulation.
Le collectif constitué sous la bannière « Front du refus » a établi un relevé exhaustif des manquements observés et des exactions commises lors du scrutin du 30 août 2009. Ce document, consultable en annexe **, atteste qu’outre la manipulation du collège électoral, le Clan BONGO a eu recours aux procédés identiques de feu le père: bourrage des urnes, achat des votes auprès des électeurs les plus démunis et mise à l’écart brutale, sous la menace des armes, des représentants des autres candidats, par exemple, dans la province du Woleu Ntem, aux dépens du candidat MBA OBAME, ex Ministre de l’Intérieur.

Les recours déposés font valoir que la Présidente de la Cour Constitutionnelle a deux enfants qui sont des frères consanguins du candidat pour lequel l’annulation de l’élection est sollicitée, mais les requérants espèrent l’acquiescement de ce Magistrat à leur demande de récusation même si les dispositions de l’article 24 de la Décision n° 035/CC du 10 novembre 2006 portant Règlement de Procédure de la Cour Constitutionnelle, prévoient que la récusation n’est pas admise devant la Cour Constitutionnelle.

Ce conflit d’intérêt majeur au sein de la plus Haute Juridiction du pays a toujours été systématiquement dénoncé par l’ensemble des forces d’oppositions gabonaises. Il frappe, logiquement, de nullité absolue tous les actes juridiques émanant de la Cour Constitutionnelle du Gabon.

Cette violation grossière des procédures démocratiques, emblématique d’un régime honni par tout un peuple, inscrite en toute impunité au cœur de l’ordre juridique interne du Gabon, produit ses effets. Madame Marie–Madeleine MBORANTSOUO, toujours présidente de la Cour Constitutionnelle s’apprête, après examen formel des recours en annulation, à renouveler sa décision de 2005: c’est-à-dire évacuer toute opposition et proclamer vainqueur en 2009, non le père, mais le fils du dictateur, Ali BONGO.

En mettant au défi les candidats de l’opposition à engager des recours, le Gouvernement gabonais, perfide, connaissait d’avance le sort qu’il réserve à ces procédures de contestation. De plus, il dénie toute possibilité à la CENAP de procéder à un nouveau décompte des voix. Pour garantir les résultats, la Cour Constitutionnelle a récemment chargé une délégation de la CENAP, accompagnée des sous-préfets des localités concernées d’obtenir, =a posteriori et en l’absence des représentants des candidats de l’opposition=, les signatures des divers membres des bureaux de vote sur les procès-verbaux falsifiés qu’elle détient.

Le recomptage des voix n’est donc pas effectué par confrontation avec les procès-verbaux, listes d’émargement et des feuilles de dépouillement des 2815 bureaux de vote signés et validés par les représentants des candidats en compétition le jour du scrutin. Il sera effectué d’ailleurs en l’absence des représentants des candidats ayant déposé un recours en annulation car la Présidente de la Cour Constitutionnelle a fait savoir qu’elle n’accepterait que la présence d’huissiers, auxiliaires de justice seuls habilités à participer à un recomptage des procès-verbaux falsifiés.

La Communauté internationale, et singulièrement la France, Patrie des Droits de l’Homme et du Citoyen, ancienne puissance tutélaire, s’est abstenue, malgré les appels de l’opposition gabonaise à inviter Madame Rose Francine ROGOMBE, Président de la République par intérim, à garantir à toutes les parties, le droit à un recours équitable, en apportant les correctifs nécessaires afin que la composition de la Cour Constitutionnelle, le juge des élections, soit impartiale et donc libre de toute sujétion.

Peu de voix, dans les Démocraties occidentales, se sont élevées, jusqu’à présent, pour dénoncer cette mascarade judiciaire dont on peut craindre que sa mise en œuvre médiatique n’ait été étroitement concertée avec les « réseaux Françafrique » du candidat coopté. Convient-il de s’en étonner ?

Nullement, si l’on veut bien admettre que le fils a pris la précaution de récupérer les dossiers compromettants conservés par son père feu Omar BONGO ONDIMBA et préserver ainsi durablement une capacité de nuisance en menaçant de « faire sauter la République Française ».
Imaginons que, demain matin, soit rendue publique la liste des nombreux bénéficiaires, pendant 41 ans, des largesses financières de l’émirat pétrolier gabonais : cadres d’entreprises, directeurs généraux de sociétés, personnalités et partis politiques?

Imaginons que soient révélés les montants, fréquence des pots-de-vin ou des rétro-commissions, modalités de transfert des fonds, numéros de comptes bancaires, contreparties obtenues, le tout avec pièces justificatives à l’appui ? Imaginons !

Il y aurait là de quoi ruiner définitivement la crédibilité, la carrière professionnelle ou politique des personnalités concernées. Sauf, bien évidemment, à considérer que les citoyens se désintéressent de la morale civique et les vertus républicaines et ne respecteraient désormais, en disciples de MACHIAVEL, que les conseils cyniques du Prince : dissimulation, pratique du secret, manipulation, ruses, mensonges, trahisons ou tous autres moyens estimés bons pour parvenir au pouvoir et s’y maintenir.

Des fuites organisées, par exemple à l’instigation du fils, auraient-ils permis à l’association SHERPA de « documenter » l’instruction judiciaire des « biens mal acquis » de feu Omar BONGO ONDIMBA et de son épouse tout en passant curieusement sous silence ceux détenus par tous les autres membres de sa famille ? La médiatisation de cette même instruction judiciaire n’est-elle point de nature à détourner l’attention de celles et ceux qui, à l’instar de Madame Eva JOLY, dans l’affaire ELF, viendraient s’intéresser de trop près aux ramifications internationales de la corruption.

Au jeu de poker, c’est le moins menteur qui perd ! Il est donc permis de penser qu’avant sa mort dans une clinique de Barcelone, le vieux lion édenté, ait tenté de reprendre les cartes en main (par exemple, en « documentant » le livre précité de Pierre PEAN) avertissement sans frais à l’égard des éventuelles tentations, ici et de l’autre côté de la méditerranée, de le déstabiliser ou d’organiser, contre son gré, sa propre succession. (« Et tu quoque mi fili » comme l’aurait dit Jules César).

Dans ce contexte, on n’aura aucune difficulté à comprendre la facilité avec laquelle a été accréditée en France * la thèse fallacieuse selon laquelle il n'y aurait aucune opposition crédible au Gabon, et selon laquelle les intérêts français seraient mieux préservés avec un régime BONGO qu'avec les autres.
Certes, une marionnette politique ne saurait, elle, être perçue comme « imprévisible et incontrôlable » mais elle peut, néanmoins, échapper, tôt ou tard, aux ficelles de ceux qui la manipulent ! Il est regrettable, à cet égard, que le rapport, établi par le professeur André KOMBILA KOUMBE, au terme d’une mission à Port-Gentil de la délégation du « Front du refus » sur les exactions commises par les forces armées lors des émeutes post électorales n’ait pas été largement diffusé et repris par les media en Europe.

Au théâtre des marionnettes, il serait par ailleurs utile de rappeler que la Chine en a, de longue date, poussé fort loin les raffinements. En conséquence, les masques africains associés aux ombres chinoises pourront efficacement rivaliser avec les « réseaux Françafrique » en matière de corruption et les supplanter définitivement. Le choix des Autorités Françaises de recourir à un « homme fort » plutôt que de chercher, à l’instar des Autorités américaines à mettre en place des « Institutions fortes » apparaît, du point de vue économique, un très mauvais calcul et une grave erreur d’évaluation stratégique.

QUELLES PERSPECTIVES D’AVENIR POUR LA DEMOCRATIE AU GABON ?

La Constitution du Gabon du 26 mars 1991, modifiée par les lois du 18 mars 1994, du 29 septembre 1995 du 22 avril 1997 et du 11 octobre 2000 énonce dans son préambule que :

« Le peuple gabonais, conscient de sa responsabilité devant l'histoire, animé de la volonté d'assurer son indépendance et son unité nationales, d'organiser la vie commune d'après les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie pluraliste, de la justice sociale et de la légalité républicaine. Affirme solennellement son attachement aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales tels qu'ils résultent de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, consacrés par la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, par la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples de 1981 et par la Charte nationale des libertés de 1990 … »

Cette référence explicite et solennelle à des textes historiques et fondateurs conduit à relire, avec une attention particulière, le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 qui rappelle qu’il est « essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression ».

Le sursaut démocratique d’une population étouffée par plus de 40 années de dictature a permis, en dépit de la mise à l’écart de nombreux électeurs potentiels pour l’opposition, une participation exceptionnelle de près de 40 % du corps électoral. Les dernières élections du vivant d’Omar Bongo ne mobilisaient que moins d’un électeur sur dix. Cet extraordinaire élan démocratique traduit bien la volonté inébranlable du Peuple gabonais de décider de son avenir à l’abri de toute tentative de retour à un passé honni et dans la pleine conscience de sa Liberté et de sa Dignité enfin retrouvées.

Dans une longue et émouvante intervention, publiée lundi 05 octobre 2009, sur le site internet de l’Union du Peuple Gabonais, des Femmes gabonaises « interpellent solennellement la communauté nationale, régionale, internationale, la Françafrique, sur la nécessité d’un débat national, pour freiner les ardeurs d’un régime totalitaire et répressif, qui se met en place d’une manière insidieuse dans notre pays, comme suite logique au processus électoral calamiteux que nous avons subi avec la mascarade électorale d’Aout 2009.

Ne jouez pas au pompier après que le feu ait consumé toute la maison. C’est maintenant ou jamais ! » Il devient urgent que cet appel soit enfin entendu et donc largement diffusé auprès de toutes celles et ceux qui estiment que la Démocratie est le seul fondement de la légitimité politique et que le Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes ne saurait impunément être bafoué et abandonné à une mafia sans scrupules.
Evolo EVINGE.

Jeudi 17 Février 2011
Fax1
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1.Posté par Le citoyen le 17/02/2011 09:51 | Alerter
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Super article. Vous devriez l'envoyer dans un journal reconnu comme lettre ouverte et le traduire en anglais pour le monde anglophone puisse le lire. Tous ces ecrits serviront un moment ou un autre.

2.Posté par Fax1 le 17/02/2011 09:55 | Alerter
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