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Gabon : ni démocratie, ni Etat de droit…

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Dimanche 4 Octobre 2009 à 11:46 | Lu 1684 fois



Gabon : ni démocratie, ni Etat de droit…
A rebours des évolutions du monde moderne, le Gabon s’enfonce dans le sous développement démocratique et économique. Ce n’est pas le seul pays d’Afrique à connaître l’affligeante régression, mais les faits récents n'arrangeront pas le retard déjà pris s'il n'est pas mis fin au putsch issu des élections du 30 août...

La régression est d’autant plus brutale que les ressources du Gabon sont principalement issues de l’extraction pétrolière (sans transformation). Après 42 années de non-gestion d’un pays soumis à la rapacité du parti-Etat, et de ses dépendants, l’économie du Gabon est dévolue également à l’enrichissement direct du clan Bongo et des entreprises étrangères, qui, moyennant l’intéressement du clan, peuvent agir en toute impunité en méconnaissant la quasi totalité de la population gabonaise.

L’espoir soulevé par la fin de Bongo a permis aux Gabonais de relever la tête en pensant que le temps était d’imaginer enfin un destin harmonieux et équilibré du pays.

Les idées ont fusé dans tout le Gabon. Il était possible de désigner démocratiquement un nouveau chef d’Etat et d’enterrer définitivement les 42 années de honte. Malgré des signes annonciateurs –mercenaires présents au Cap, menaces permanentes adressées aux Gabonais par le ministre de l’intérieur-, une certaine « insouciance » civique a commencé à envahir les esprits des Gabonais enthousiastes de contribuer, pour la première fois de leur vie, à changer les choses. Mais, dès le 30 août, les signaux s’inversèrent…

Face à ce qui allait être une véritable révolution, l’alternance démocratique, le régime appuyé par la « diplomatie de la rupture » sarkozienne a immédiatement mis en place les seules administrations qu’il sache faire fonctionner : celles de la répression et celles des manipulations électorales...Au même moment, le sous-secrétaire d'Etat, Joyandet, se rendait en Guinée équatoriale afin de menacer le président de ce pays s'il lui venait l'idée de soutenir l'un des candidats de l'opposition. Le 30 août, le putsch était officiellement lancé. S’appuyant sur les mercenaires déguisés en militaires gabonais, le régime fait occuper les points de circulation et de rassemblement dans les villes. Les quartiers généraux des candidats d’opposition sont sous la menace de voitures blindées.

Peu de temps avant le scrutin, la manifestation pacifique au quartier Rio est dispersée brutalement. Les médias sont contrôlés et menacés directement qu’ils soient gabonais ou occidentaux. Puis, la mobilisation de Port Gentil faisant plus de 20 morts, des centaines d’arrestation et des disparus, est le point d’orgue du refus du régime à accepter sa défaite électorale.

Alors que la « communauté internationale » s’émeut à juste titre des violences en Guinée, pas un mot de condamnation du secrétaire général des Nations unies pourtant si loquace sur le cas guinéen, de l’Union européenne, ou de la France n’est entendu ! Pas d'avion médicalisé envoyé de toute urgence à Port Gentil comme à Conakry! Les victimes gabonaises doivent se taire et mourir...


Les méthodes sont pourtant les mêmes, mais, il est vrai que la présidence française a fait savoir qu’elle reconnaissait comme légal le putsch du parti-Etat gabonais.

Non content d’avoir inversé les résultats électoraux et d’avoir déclaré vainqueur un putschiste, le régime s’appuie sur la seule pratique du pouvoir qui lui est reconnue : la violence illégitime.

Depuis le 30 août, le Gabon vit dans une sorte de cauchemar permanent. Les résultats annoncés sont faux du début à la fin. La Présidente par intérim Rogombe se cache pressée de retourner à l’anonymat et au confort habituel des servants du parti-Etat, ayant accompli sa mission d’actrice du mensonge d'Etat. Les institutions de droit sont inexistantes au Gabon. Instrumentalisées par le régime, elles tentent de gagner du temps et espèrent ainsi « calmer » la colère légitime des citoyens gabonais. Personne n’est dupe des agissements de la Cour constitutionnelle, de ses manquements à la légalité, de la partialité familiale de sa présidente, et de ses outrances langagières animées par une défense quasi-animale de ses privilèges personnels immérités.

Leur objectif était de désespérer les Gabonais plongés dans un silence international, de temps en temps perturbé par quelques manifestations de sympathie de quelques figures de la résistance démocratique ou de la presse libre, leur faire accepter le putsch comme une prise de pouvoir légale. Peine perdue !


Au Gabon, le monde africain colonial de Sarkozy est conforme à ses fantasmes : « l’homme africain n’est pas entré dans l’Histoire ». Il a bien milité en faveur d’un Gabon condamné à vivre dans l’indignité démocratique et à rester dans une préhistoire utile pour lui, les siens et son factotum auto proclamé.

L’histoire n’est pas finie. Le temps de la Résistance au putsch est venue. Gageons qu’il réservera des surprises...

La répression morbide et obsessionnelle du régime a crée un nouveau sentiment national des patriotes gabonais et un nouvel espoir qui ne sera jamais éteint.

Mengue M'Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon (M.C.G)

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr


Dimanche 4 Octobre 2009
La Révolution LVDPG
Vu (s) 1684 fois




1.Posté par AKANDA le 04/10/2009 17:21 | Alerter
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Chers
Amis du MCG
Comme vous le dites tous, l’heure est grave.
Rappelez-vous que nous avons vécu pendant 40 ans dans la division et la crainte de…
• Le gabonais nanti aura du mal à venir s’exposer dans la rue. Mais il est de cœur avec le démuni.
• Le gabonais moyen peut vivre avec ses maigres revenus et il hésitera beaucoup avant de se lancer dans une aventure qui pourra ne pas lui être bénéfique.
• Le gabonais pauvre voit sa misère et ne sait comment s’en défaire cependant il veut le changement. Dès qu’il se mettra dans la rue, ce sera Port-Gentil bis répétitas.
• Le gabonais miséreux n’a de souci que sa misère. Il est prêt à donner au mieux offrant. Mais il veut lui aussi le changement.
Il est un fait indéniable tous ces braves compatriotes sont tous des consommateurs.
Mais consomment –ils tous les produits de même label ? Non
Cependant, ils se reconnaissent tous dans quelques produits de même origine : La bière et les jus.
Nous savons tous que lors des élections, les grandes sociétés participent toutes à la campagne par une côte part versée pour la campagne d’un candidat généralement celui qui leur assure la pérennité de leurs avoirs.
Aujourd’hui, ces avoirs sont constitués par nos pauvres dolès qu’ils amassent et retournent contre nous.
Je prends pour exemple SOBRAGA
1 Régab = 400 f cfa
Le bistro n’a que 20 f cfa/bouteille, soit 0.3o f cfa / centilitre de régab
Le grossiste 30 f cfa / bouteille
Donc SOBRAGA empoche 350 f cfa /bouteille
On consomme plus de 300.000 régab /jour soit par mois : 300.000 x 350f = 105.000.000 f cfa/jour
Cela constitue un stock considérable de houblon, de sucre, et autres produits intervenant dans la fabrication de la bière. Qui dit Sucre = SUCAF dont sobraga est actionnaire.
Par mois : 105.000.000 x 30 j = 3.150.000.000 f cfa = 3 milliards

1 Castel = 500 f cfa
SOBRAGA empoche 420 f cfa / bouteille
Or la Castel peut être estimée à une production de plus de 150.000 bouteilles / jour
Soit 150.000 x 420 =63.000.000 f cfa / jour
Par mois 63.000.000 x 30 =1.890.000.000 f cfa presque 2 milliards
Si l’on ajoute les autres produits Djino… SOBRAGA se porte à merveille.
Voila une cible qui peut faire l’unanimité des gabonais.
Vous me direz mais de quoi vivrons des milliers de bistros tenus par des compatriotes ?

Le bistro qui vend d’importantes quantités de régab peut atteindre 15 à 20 casiers /jour
20 x 12 = 240 régab / jour
20 f x 240 = 4800 f cfa / jour
Peut être autant pour la Castel…

Si nous remplaçons les bières par le vin de palme, et les jus par les bissapes et autres fruits locaux, cela aura pour avantage :
La multiplication des palmiers et autres cocotiers…
La réorientation des capitaux vers des producteurs et revendeurs nationaux (plus de 15 milliards/ mois s’il vous plait !)
Motivation de la recherche sur les moyens d’une meilleure conservation de ces produits par nos chercheurs, universitaires et étudiants en biochimie et autres disciplines.
Une plus value plus importante pour les bistros :
• 1 litre de vin de palme = 700 f cfa
• Le revendeur c'est-à-dire le bistro aura 200 f cfa / litre soit 2 fcfa/centilitre contre 0,30 f pour la régab. La grande production de ce vin pourra faire réduire les coûts et les ramener vers les 600 f cfa le litre.
En dehors de ces éléments éco- socio- culturels et scientifiques il y a la répercution Financière pour SOBRAGA et Psychologique pour les français.
En effet, si la bière et en général l’alcool constitue un opium (excusez moi, c’est la triste réalité, beaucoup de nos compatriotes n’arrivent plus à s’en passer) du peuple, les vendeurs de cet opium vont s’inquiéter du fait que ce peuple refuse l’opium.
Cela représentera un signal fort qui cacher des lendemains encore plus terribles.

Et puis, une usine brulée, peut l’être par une bande saccageurs invétérés !
Un Français tué, c’est la vengeance des candidats malheureux qui incitent au meurtre !
Mais la régab tuée, c’est une preuve évidente d’un refus du peuple de façon individuelle et de façon collective.
La réussite d’une telle opération soudera le peuple plus que vous ne l’imaginez.
Et si le peuple se soude, il nous étonnera tous sur les prouesses avenirs.

2.Posté par paul le 04/10/2009 20:05 | Alerter
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Vive félicitation Mr Akanda, assez fouillé et claire votre analyse ! Nous autres idéalistes avons le mérite d'avoir l'imagination fertile et le sens du bien très pointu ! Mais je reste perplexe quand à cette solution car d'une part les délais de réalisation d'un tel projet ne sont pas donnés et je crains fort que cela prenne du temps au moins deux ans et nos scientifiques sont ils réellement outillés matériellement et psychologiquement et que dire du peuple dont vous avez fort souligné le fait d'être sous l'emprise de leur opium"Régab"! et surtout ce peuple là car c'est de lui qu'il s'agit !

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