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Gabon : l'opposition accuse le pouvoir de dépenser des millions pour le cinquantenaire

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24 le Vendredi 13 Août 2010 à 22:36 | Lu 664 fois



LIBREVILLE — L'Union nationale (UN), une des deux principales formations d'opposition gabonaise, a accusé vendredi la présidence de vouloir organiser un feu d'artifice qui coûterait six millions d'euros à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance.

"Je ne sais pas si vous avez déjà vu un feu d'artifice à ce prix là", a réagi le porte-parole de la présidence Guy-Bertrand Mapangou, qualifiant les accusations de "ridicules".

L'Union nationale, qui n'a pas précisé d'où elle tenait ce montant, écrit dans un communiqué qu' "au moment où des hôpitaux sont fermés faute de médicaments, où des enfants meurent de faim, Ali Bongo Ondimba profite de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance pour dépenser 4 milliards de Francs CFA (6 millions d'euros) pour un feu d'artifice"

"Oui, 4 milliards de FCFA, c'est le montant qui a été payé à un cabinet britannique pour organiser un spectacle son et lumière en face de la Présidence de la République au soir du 17 août", poursuit l'UN dans son communiqué.

"Cette dépense somptuaire, selon l'UN, qui n'a jamais été inscrite au budget de l'État, n'a donc pas été autorisée par le Parlement gabonais comme c'est la règle. Le pouvoir agit comme toujours depuis 10 mois, en violation flagrante de la loi et au mépris des préoccupations urgentes et prioritaires des Gabonais".

Le Gabon s'apprête à fêter à partir de ce week-end et jusqu'à mardi le cinquantenaire de son indépendance, obtenue le 17 août.

Copyright © 2010 AFP

Vendredi 13 Août 2010
LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24
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1.Posté par dff le 13/08/2010 22:45 | Alerter
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République Gabonaise

Union - Travail – Justice

______________

Union Nationale

Le Gabon pour Tous

Déclaration de l'Union Nationale

Libreville, le 13 Août 2010



Un officier général des forces de sécurité et de défense risque d'être présenté dans les tout prochains jours devant la Cour de sûreté de l'Etat pour répondre des accusions qui sont retenues contre lui. Il s'agit du général NTUMPA LEBANI, ancien Secrétaire général du Conseil national de sécurité, incarcéré depuis plus de 9 mois à la prison centrale de Libreville, malgré les nombreuses démarches entreprises par sa famille.

Lors de son arrestation, il n'a opposé aucune résistance. Il n'en a pas moins été envoyé dans les geôles et y est maintenu depuis lors.

Comment expliquer la détention d'un haut responsable militaire, sans accusation officiellement annoncée ?

Les principales charges ne reposeraient-elles pas sur une accusation fréquemment utilisée dans ce type d'affaire: la conspiration ? Dans le cadre d'une conspiration, point n'est besoin que le délit soit constitué, ni qu'une quelconque preuve réelle et directe ne soit trouvée. Dès lors, le pouvoir illégitime a tout latitude de présenter le général NTUMPA LEBANI devant un tribunal d'exception.

Rien autant que la détention arbitraire du général NTUMPA LEBANI n'illustre les manquements au respect des droits de l'homme et des libertés publiques dans notre pays. En effet, comme le général NTUMPA LEBANI, de nombreux citoyens sont victimes de cette privation de leur liberté sans que soient pris en compte les droits élémentaires de la défense. Cette situation préoccupante en dit long sur l'état de notre démocratie. Elle confirme tout le discrédit dont souffre le pouvoir en place et dont nous ne cessons de dire - parce que c'est la vérité - qu'il est illégitime et souffre d'incurie. Ce pouvoir se complait dans un cynisme et un aveuglement inqualifiables. L'Union Nationale considère que nous sommes face à un procès politique.

Pour l'Union Nationale, rien n'est plus révélateur que le contraste entre la précarité grandissante des Gabonais, qui n'intéresse pas le pouvoir en place et l'attitude haineuse du gouvernement envers toutes celles et tous ceux qui osent s'opposer à sa dictature.

Il faut faire la lumière sur l'affaire NTUMPA LEBANI !

Au moment où des hôpitaux sont fermés faute de médicaments, où des enfants meurent de faim, Ali Bongo Ondimba profite de la célébration du cinquantenaire de l'Indépendance pour dépenser 4 milliards de Francs CFA pour un feu d'artifice. Oui, 4 milliards de Fcfa c'est le montant qui a été payé à un Cabinet britannique pour organiser un spectacle son et lumière en face de la Présidence de la République au soir du 17 août. Cette dépense somptuaire qui n'a jamais été inscrite au budget de l'État, n'a donc pas été autorisée par le Parlement gabonais comme c'est la règle. Le pouvoir agit comme toujours depuis 10 mois, en violation flagrante de la loi et au mépris des préoccupations urgentes et prioritaires des Gabonais.

Ce 17 août 2010, le Gabon célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance. Mais à voir agir la dictature émergente, nous avons l'impression que c'est vers une nouvelle forme de colonisation économique que le Gabon est conduit.

Les projets annoncés à grand renfort de propagande comme les décisions économiques prises par le pouvoir font toujours la part belle aux entreprises non gabonaises au détriment des opérateurs économiques nationaux qui ont chaque jour le sentiment de devenir des étrangers dans leurs propre pays.

Nous en voulons pour preuve le projet de réforme de la Chambre de commerce. Les PME gabonaises et les autres opérateurs économiques nationaux ont été complètement écartés de ce projet qui fait la part belle à la CPG qui est sous le contrôle des filiales des entreprises étrangères installées au Gabon. Lorsque nous savons que c'est à cette Chambre de Commerce nouvelle formule que l'on confiera des compétences de la puissance publique telles la bourse de commerce, le courtage maritime, les tribunaux de commerce, etc. on peut raisonnablement s'interroger.

Nous pouvons également citer dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance, l'attribution sans appel d'offres des marchés publics quasi exclusivement à des entreprises étrangères lorsque ce ne sont pas celles de la famille d'Ali Bongo Ondimba. Le Gouvernement peut-il dire, en dehors d'Entraco et SOCOBA - dont nul n'ignore les liens incestueux avec le pouvoir - quelle est la part de l'investissement qui a été confié à des entreprises appartenant majoritairement à des Gabonais. La situation est si grave que le Paul Biyoghé Mba lui-même s'en inquiète et s'est inquiété à la fois du retard pris par les travaux et par l'inadéquation de ceux-ci avec ce qui est prévu dans le cahier de charge.

Cette année, le Gabon notre pays a 50 ans. C'est l'occasion pour chaque Gabonaise et chaque Gabonais de réfléchir à l'avenir.

Nous devons à la vérité de dire que les Gabonais sont réellement inquiets pour leur avenir et pour l'avenir du pays. Et l'Union Nationale est aux côtés de ces milliers de Gabonais inquiets pour leur avenir.

L'Union Nationale persiste et signe. Il n'y a pas de développement possible sans démocratie. Il n'y a pas de développement possible sans respect de l'État de droit.

Mesdames et Messieurs,

L'article 28 de la Constitution dispose que : " Le gouvernement conduit la politique de la nation, sous l'autorité du président de la République et en concertation avec lui. Il dispose, à cet effet, de l'administration et des forces de défense et de sécurité. Le gouvernement est responsable devant le président de la République et l'Assemblée nationale, dans les conditions et les procédures prévues par la présente Constitution."

Depuis un certain temps, le Pouvoir, en violation de l'article 28 de la Constitution, prend la liberté de rattacher des établissements publics à la Présidence de la République. L'Union Nationale dénonce avec la dernière énergie le rattachement de l'Agence Nationale des Grands Travaux, du Fonds Souverain pour les Générations futures, de l'Agence Gabonaise d'Études et d'Observation Spatiales, de l'Agence Nationale des Parcs Nationaux et de l'Agence Nationale de l'Informatique à la Présidence de la République. Il s'agit là d'une concentration des pouvoirs contraire à la Constitution. Car, en rattachant ces services administratifs à la Présidence de la République, ils se trouvent soustraits du contrôle du Parlement.

Au soir du 8 août 2009, le Gabon était un Etat, une République organisée. Il doit le demeurer. Les pulsions monarchiques qui tendent à tout banaliser et tout ramener à la personne d'Ali Bongo Ondimba doivent cesser. Mais, dans quelle République sommes-nous quand tous les symboles de l'Etat, de la République et de la Nation sont bafoués ? Ainsi, le 09 août 2010, les Gabonais ont regardé à la télévision une cérémonie officielle à la Présidence de la République au cours de laquelle :

__MCE_ITEM__1. Ali Bongo Ondimba a remis des insignes aux fanions des dix Corps d'armée de la République ;

__MCE_ITEM__2. Ali Bongo Ondimba, le Chef de son Gouvernement et tous ses membres, les Présidents des Institutions constitutionnelles, dont les Présidents des deux Chambres du Parlement et le Président de la Cour constitutionnelle, se sont prêtés à un cérémonial dit de "Rituel d'allégeance" au drapeau.

En agissant ainsi, le Pouvoir fait comme si le Gabon était devenue une monarchie au sein de laquelle tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains d'un souverain unique et distinct du peuple. Pour preuve, l'épouse d'Ali Bongo Ondimba a, avant et au même titre que les membres du gouvernement, fait allégeance au drapeau alors que la Constitution ne lui confère aucun statut.

L'Union Nationale s'interroge avec gravité sur la nature réelle du régime politique qu'Ali Bongo Ondimba essaie insidieusement d'imposer à la République Gabonaise ?

Il y a quelques mois déjà, nous avions attiré l'attention de l'opinion sur le fait que le fils d'Ali Bongo Ondimba arpentait le tapis rouge au moment où son père recevait les honneurs militaires. Plus récemment, nous nous sommes également interrogés sur la nature du message qu'il entendait envoyer à l'opinion en orchestrant une rencontre avec un citoyen d'origine pygmée auquel il attribuait une stature d'essence royale.

L'article 2 de la Constitution qui établi clairement que le Gabon est un République, précise également que l'emblème national est le drapeau tricolore, vert, jaune, bleu, à trois bandes horizontales, d'égale dimension. Le Gabon est une République et le drapeau est son emblème. Ni plus ni moins.

Le respect du drapeau c'est d'abord le respect de ses caractéristiques, de ses dimensions et de ses couleurs. Autant d'éléments qui semblent échapper à ces messieurs et dames qui se sont imposés à la tête de notre pays et se caractérise depuis dix (10) mois par l'amateurisme et l'improvisation.

Le drapeau national est l'emblème, donc le symbole du Gabon. Lorsqu'on viole la Constitution en s'imposant au pouvoir par la force et en posant régulièrement des actes qui lui sont contraires, on souille l'honneur national. Lorsqu'on fait installer dans la ville des drapeaux à bandes verticales en lieu et place du drapeau national, on souille le drapeau national. Ce que n'a pas manqué de relever et stigmatiser le maire de Libreville au cours de sa dernière conférence de presse.

La cérémonie à laquelle le peuple Gabonais a été le témoin ce 09 août 2010 peut faire rire le touriste qui l'assimilerait au simulacre d'une monarchie d'opérette ou inquiéter l'observateur averti car :

__MCE_ITEM__- elle est une mauvaise et inopportune imitation d'une tradition américaine qui repose sur l'histoire spécifique de ce pays et les conditions de sa création ;

__MCE_ITEM__- elle traduit une dérive dangereuse qui rappelle les heures les plus sombres des régimes fascistes hitlérien et mussolinien dont chacun sait où ils ont conduit leurs pays et l'humanité ;

__MCE_ITEM__- elle consacre la banalisation de l'emblème de la République et de l'autorité de l'Etat.

Comment comprendre que ces drapeaux fleurissent essentiellement dans les quartiers sous-intégrés ? Pourquoi ne voit-on pas de drapeaux devant les villas cossues et quartiers huppés ? Pourquoi voit-on plus facilement le drapeau dans les taxis et voitures ordinaires que dans les limousines ? Quelle différence le citoyen gabonais peut-il faire désormais entre l'épicerie du coin et la résidence du préfet ?

La fameuse cérémonie du drapeau rappelle à tout observateur averti certaines pages peu glorieuses de l'histoire de l'Humanité au cours du siècle précédent. Oui, mesdames et messieurs, l'allégeance au drapeau est la marque de fabrique des régimes fascistes du 20è siècle. Quand on affuble le drapeau national d'insignes militaires, quel message veut-on envoyer ? S'agit-il de demander à nos forces de défense et sécurité d'aller planter ce drapeau quelque part ? Où ? Est-on entré dans une logique de conquête territoriale ? Ne jouons pas avec le feu !!!

L'Union Nationale le dit et le répète à Ali Bongo Ondimba et au PDG, le Gabon est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale et entend le demeurer. Et au moment où notre pays célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance, il conviendrait de se souvenir que jamais depuis la proclamation de l'indépendance de notre pays, le caractère républicain de son organisation politique n'a été remis en cause.

L'Union Nationale prend à témoin l'opinion nationale et la communauté internationale sur cette dérive aux allures monarcho-fasciste qui menace gravement la stabilité du Gabon et son caractère républicain.

Aux historiens et universitaires gabonais, l'Union Nationale suggère d'offrir à Ali Bongo Ondimba les mémoires de l'histoire de l'Europe et du monde du début du siècle dernier et de lui dire qu'il joue avec le feu !

Les Gabonais n'attendent pas du pouvoir ou de quiconque qu'il fasse allégeance au drapeau national, cela est un non sens. Les Gabonaises et les Gabonais attendent que tous les citoyens, chacun à la place qui est la sienne, respectent la Constitution et les lois de la République.

Si le pouvoir a un réel respect pour le drapeau national, alors plutôt que de se prêter à un simulacre de cérémonie initiatique autour de l'emblème national, qu'il élargisse les espaces de liberté et fasse la lumière sur l'affaire Ntumpa Lebani !

Si le pouvoir a un réel respect pour le drapeau gabonais, qu'il respecte le pluralisme et la démocratie en créant les conditions de totale transparence des prochaines élections législatives ; qu'il ouvre à l'opposition l'accès aux média publics.

Si le pouvoir a un réel respect pour le drapeau gabonais, Ali Bongo Ondimba doit confier l'essentiel des marchés de travaux et de services de la Présidence de la République à des Gabonais.

Si le pouvoir à un réel respect pour le drapeau de notre pays, alors qu'il accorde à nos concitoyens et à notre pays le respect et la considération qu'ils sont en droit d'attendre !

Enfin, l'Union Nationale exprime son profond dégoût et son mépris face à la décision rendue par la Cour constitutionnelle validant l'élection lourdement entachée de fraudes de deux candidats du PDG lors des législatives partielles de juin 2010.



Je vous remercie.


2.Posté par Simba de Masuku le 13/08/2010 22:55 | Alerter
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Si ce type de Mapangou pense que les assertion de l'UN sont sans fondement, alors qu'il dise à l'opinion combien cela a coûté et qu'il en brandisse les preuves. Ces gens qui se sont imposés à la tête du Gabon doivent comprendre que personne n'a à mesure aujourd'hui de croire à la moindre parole prononcée par eux. Ali bongo avait besoin du Gabon pour l'accueillir quand il allait mourir de faim et de misère pendant la guerre du Biafra, devenu gros, très gros même, il doit pense doit maintenant le détruire. C'est le proverbe bien connu du crocodile qui finit par bouffer la main de celui qui le repèche dans le désert pour dépose dans l'eau. Bravo, petit kalba, continue ton massacre!

3.Posté par syd le 14/08/2010 07:10 | Alerter
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Des ex-voleurs qui accusent les voleurs actuels (rire) on aura tout vu , mais bon au moins ils sont bien placer pour les denoncer, tant ils ont eu a faire des même quand ils etaient aux affaires! Ah Honte a vous! entre les nomminations ethnique ( celle faite cette semaine aux minister de l'enseignement superieur verifier vous même , le constat est que la majorité des nommés sont du même groupe ethnique que le ministre) et des millions qui vont etre depensés,c'est ce qu'on appel une bonne fête de 17 aout! (pfff)

4.Posté par Ali7 le 14/08/2010 14:08 | Alerter
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ET comme ce sont des faux billets de banque qui vont être mis sur le marché ! Tant mieux. Il faut que UN explique aux gaboanis cette histoire de fausse monnaie avec le PDG.

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