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Gabon : démocratie sans légitimité !

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 3 Avril 2012 à 14:12 | Lu 1756 fois

Le Gabon constitue un cas d’école où on parle de démocratie sans légitimité. En effet, depuis la conférence nationale de mars avril 1990, chaque élection est passée outre la volonté populaire. L’essentiel pour le PDG étant de faire croire au monde que la démocratie existe au Gabon. Le plus curieux est que la communauté internationale qui refuse de reconnaître les autorités issues des coups d’Etat militaires, faute de légitimité, accorde la confiance aux résultats des mascarades électorales dans notre pays.



Gabon : démocratie sans légitimité !
Le dernier cas en date est donné par les élections législatives de décembre 2011 ayant enregistré plus de 90% d’abstention sur l’ensemble du territoire national suite à la caravane menée par l’opposition à travers le pays, pour demander au peuple gabonais de ne pas se rendre aux urnes le jour de l’élection. Aujourd’hui, cette Assemblée illégitime élue par moins de 10% de l’électorat gabonais vient d’être mise en place au détriment de la volonté populaire.

Il faut noter que l’abstention constitue tout aussi une expression démocratique. A la suite de cela, un gouvernement a été formé violant même le principe qui veut que la personnalité ayant conduit les candidats à l’élection soit à la tête du gouvernement. Cette logique démocratique aurait voulu que soit le chef du gouvernement sortant, soit le chef du parti compose le nouveau gouvernement, ainsi fonctionnent les grandes démocraties de nos jours. A ce niveau, tout démocrate s’aperçoit que non seulement le souci de la légitimité est complètement écarté, mais en plus les règles démocratiques sont foulées au pied pour laisser place à un système où le monarque décide de tout sans avoir besoin de l’avis du peuple.

Il est à rappeler malheureusement que les conditions dans lesquelles le peuple gabonais a accédé à l’indépendance ne lui permettaient pas d’appréhender suffisamment ses nouvelles responsabilités nationales et internationales, faute d’une administration locale dynamique et organisée, d’une classe politique à même de réorganiser la société pour un éveil de la conscience nationale, d’impulser un développement endogène capable de conduire au bonheur du peuple, l’absence d’une véritable indépendance marquée par l’omniprésence de la France dans tous les secteurs etc.

Ce climat a conduit le commun des mortels à considérer que l’activité politique n’est réservée qu’aux seuls initiés et que son rôle n’est qu’à se soumettre et à obéir sans chercher à comprendre. Cela apparaît déjà lors des élections territoriales au cours desquelles elles donnent 20 députés sur 40, que comptait l’Assemblée territoriale, 12 députés aux indépendants et 8 au BDG de Léon MBA. C’est ce dernier, grâce à l’action des forestiers français qui parviennent à corrompre les 12 députés indépendants et un membre de l’UDSG, il devient chef du gouvernement.

Dans ce cas, Léon MBA pouvait-il alors prétendre jouir de la légitimité du peuple gabonais? A l’élection présidentielle du 19 mars 1967, Delaunay et Foccart avaient réussi pour donner le pouvoir à Albert Bongo, à introduire un amendement dans la Constitution créant un poste de vice-président de la République susceptible de succéder au président en cas d’empêchement temporaire ou définitif. Le peuple gabonais allait élire un malade à l’hôpital de Paris avec un homme à qui la France tenait à donner le pouvoir. Sans autres concurrents, le peuple est obligé d’approuver le choix d’un candidat absent du Gabon et de son vice-président à qui on avait fait parcourir tout le territoire national pendant la campagne « en apprenti sorcier ».

Est-il moralement acceptable qu’on fasse croire à un peuple qu’un homme atteint d’un cancer au troisième degré et enfermé sans droit de visite ni des parents ni des personnalités politiques en dehors de Foccart, ni des simples amis puisse revenir diriger un Etat ? La France pouvait ainsi manipuler l’opinion aussi bien nationale qu’internationale en faisant croire que Léon MBA pouvait rentrer bientôt, ce qui pouvait justifier le fait de passer outre la volonté populaire. Ainsi, malgré tous les efforts déployés pour faire croire qu’Albert Bongo avait la confiance du peuple lors de la création du PDG avec la mise en place de ses différents démembrements et pendant toute la durée du parti unique, le peuple gabonais n’a ni adhéré au système ni accepté les autorités qui lui était imposé.

D’ailleurs cela va se démontrer lors des élections législatives de septembre-octobre 1990 qui allaient faire perdre la majorité à l’ancien parti unique si le leader des Bûcherons n’avait pas décrété le boycott, et à l’élection de 1993 au cours de laquelle, Omar Bongo aurait aussi perdu le pouvoir s’il n’y avait pas eu coup d’Etat électoral. Pour s’y faire les négociations sont engagées à Paris pour d’un côté faire accepter à l’opposition l’élection d’Omar Bongo et d’autre part préconiser certaines mesures en vu d’améliorer le processus électoral. Dans ce cas qui peut évoquer la légitimité ?

Lors de l’élection présidentielle de 2005, malgré les mesures du code électoral, les résultats feront encore l’objet des manipulations provocant de nombreuses contestations qui conduisent aux accords d’Arambo, destinés principalement à ramener le calme dans le pays et à accepter le maintien d’Omar Bongo à la tête du pays. Pour une nouvelle fois, tout est fait sur le dos du peuple gabonais en écartant toute forme de légitimité qui découle d’une élection libre, transparente, crédible et régulière. L’élection anticipée du 30 août 2009, organisée à la suite de la disparition d’Omar Bongo, allait apporter une nouvelle déception au peuple gabonais qui s’attendait à un changement par la proclamation de la victoire du candidat du PDG avec 100% des électeurs inscrits au Haut-Ogooué et en arrosant des balles le peuple de Port Gentil qui osait contester ce résultat.

Le pouvoir du PDG va continuer à s’imposer au peuple gabonais en se passant de toute légitimité. A la suite des élections législatives du 17 décembre 2011, le PDG n’a cessé de répéter que le taux de participation aux différentes consultations atteint des niveaux suffisamment bas, ceci est-il acceptable comme l’admet aujourd’hui le PDG car une consultation électorale vise plutôt à transférer le pouvoir du peuple souverain dans sa majorité à un ou à plusieurs élus pour l’exercer dans la légitimé.

Le parti démocratique gabonais(PDG) se vante de se passer de la majorité des Gabonais pour instaurer la dictature et non la démocratie. Faut-il rappeler que lors des élections législatives de 2006, au sortir des urnes le PDG n’aurait obtenu que 23 députés et se retrouvait avec plus de 90 déclarés élus à l’Assemblée nationale contrant ainsi la volonté du peuple gabonais. Quelle alchimie politique ? La démocratie gabonaise n’est-t-elle pas en définitive une démocratie sans peuple et sans légitimité ? La démocratie ne signifie-telle pas le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ?

Le Mouvement de Redressement National (MORENA) exigeait lors de sa création le 23 novembre 1981 le retour au multipartisme en vue d’une démocratie véritable pour une alternance pacifique au pouvoir. Cette revendication visait et vise à donner au peuple gabonais la plénitude de l’exercice de sa souveraineté. C’est le transfert par les élections régulières, libres, transparentes et crédibles qui confèrent aux élus leur légitimité, comme cela a été souligné plus haut.

Il ressort de ce rappel que le pouvoir au Gabon ne vient pas du peuple gabonais. Et ce pouvoir depuis l’indépendance est illégitime bien qu’à chaque occasion, on lui confère un caractère légal donc capable de réprimer à volonté. Tout ceci au su et au vue de la communauté internationale. Si le peuple gabonais était respecté, cette Assemblée nationale serait dissoute.

Un comité de salut public mis en place pour introduire dans la nouvelle Constitution tous les attributs démocratiques avec au passage les élections à deux tours, un mandat présidentiel renouvelable une fois etc., un nouveau découpage électoral, la rédaction d’un nouveau code électoral, révision de tous les textes organiques, le recensement général de la population, la mise en place de la biométrie… Cette Constitution avec ses annexes serait soumise à un referendum populaire suivi de nouvelles élections.

L’Afrique offre souvent au monde des fresques politiques opposées. Au moment où toute l’Afrique applaudit la démocratie sénégalaise qui a permis à ce peuple d’imposer sa volonté en remerciant par les urnes le président sortant, et en choisissant son ancien collaborateur pour accéder à la magistrature suprême, à l’opposé les militaires maliens contre toute attente et malgré la proximité des prochaines élections, comme au temps de Foccart et la grande France-Afrique déposent le chef d’Etat malien, le gouvernement, les responsables de toutes les institutions et suspendent la Constitution malienne.

Ce dernier acte assombrit l’évolution du climat politique en Afrique ? Autant le MORENA se réjouit de tout ce qui s’est passé au Sénégal et adresse ses félicitations au nouveau président et au peuple sénégalais autant il désapprouve l’initiative militaire qui n’est ni opportune ni salutaire pour le peuple malien, recommande aux militaires de regagner leurs casernes et de présenter humblement leurs revendications au futur président du Mali qui pourrait être élu démocratiquement, sauf si ces militaires étaient convaincus que les conditions d’organisation des futures élections n’étaient pas démocratiques donc dénuées de toute régularité, transparence et de crédibilité .

Par Luc BENGONO NSI, président du MORENA, membre fondateur.

Mardi 3 Avril 2012
Gabonlibre.com : News 7J/7
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1.Posté par marshall le 04/04/2012 10:12 | Alerter
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Monsieur Luc BENGONO NSI ce que vous racontez devant la presse ne vaut absolument rien du tout, nous savons tous que la démocratie est une chose réelle au Gabon, la preuve est là vous vous exprimez librement sans le moindre soucis, un pays où il y a pas de liberté d'expression, pensez vous que cela soit possible ? bien sure que non . . . merci.

2.Posté par josephine le 05/04/2012 00:20 | Alerter
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IL DOIT ALLER S'EXPRIMER A LA RTG 1 ET ON POURRA CONFIRMER QUE LE GABON EST DEMOCRATIQUE
AU DIABLE TOUT LES DICTATEURS COMME ALI , LA COLERE DE DIEU VA S'ABATTRE SUR LES PD-Giste , A MORT CEUX QUI REFUSE DE LE RECONNAITRE , LE GABON EST OPPRIMER PAR LES BONGO ET OJOUKOU ALI ONDIMBA DIABLE VA REJOUINDRE SON PERE ADOPTIF EN ENFER DANS BIENTOT.
TV+ MENACER A TOUT MOMENT, ET VOUS APPELER SA DEMOCRATIE ? NIMPORTE QUOI . DIEU VA VOUS FRAPPER UN JOUR .PDG

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