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Gabon : Une Incompétence Nationale : Les syndicats.

Le site de la Liberté - Source : Le-pact.fr le Mardi 10 Août 2010 à 11:09 | Lu 503 fois



Nous sommes pour le combat sur les droits ; nous soutenons les syndicats dans leurs luttes respectives en ce qui concerne les conditions de travail, les primes et autres rémunérations qui sont rappelons le des dus et non des dons comme le laisserait sous entendre certains dans leur discours baveux.

Nous sommes tout à fait solidaires des combats face à l’arbitraire émergent dans notre pays quant aux conditions des syndiqués et aux financements du monde syndical chez nous.

Toutefois, nous ne pouvons tenir ce monde syndical enseignant loin des responsabilités qui lui incombent à savoir : la formation du citoyen gabonais de demain.

Nous avons tendu une oreille attentive aux réactions des uns et des autres et nous ne pouvons que déplorer le silence de la CONASYSED et saluer, loin s’en faut dans ce bal de faux culs, le syndicat SENA par la voix de son secrétaire général M. Fridolin Mvé Mintsa.

Rappelons que M. Mvé Mintsa s’est exprimé au nom de la SENA et non de la CONASYSED, coalition syndical à laquelle il appartient : Ces propos n’engagent donc pas, cette dernière mais la SENA.

En ce qui concerne la CONASYSED, la Coalition Gabonaise qui a soutenu financièrement à son niveau, le combat de ce syndicat, s’étonne du manque de réactions des dirigeants de cette structure lorsque l’on sait les accusations qui leurs sont destinées et surtout lorsque l’on connait la véhémence avec laquelle ils ont dénoncé les mensonges du gouvernement tout au long du combat médiatique qui les a opposés.

S’agit t-il d’une stratégie de communication ou simplement assume t-il toutes leurs responsabilités au travers du tollé soulevé par l’échec national de nos jeunes compatriotes.

L’avenir nous le dira ; mais comme le dis l’adage qui ne dit mots, consent.

Par ailleurs, nous tenons à saluer le courage et la responsabilité de la SENA qui établit un diagnostic qui ne souffre d’aucune ambiguïté « la politique gangrène le bon fonctionnement du système éducatif, par des nominations arbitraires qui se font par affinité et non par le profil requis; les grèves répétées des enseignants ces deux dernières années, ralentissant ainsi l’élan de ces derniers et les élèves, les parents d’élèves qui deviennent de plus en plus démissionnaires de leurs prérogatives, et les élèves qui optent le plus souvent pour la facilité avec des notes de complaisance, négligeant ainsi leurs études ».

Tout commentaire à ce stade de clarté est inutile.

Pour le secrétaire général, M. Mvé Messa « les échecs enregistrés ces dernières années ne sont que la résultante de ce qui avait été décrié par les enseignants depuis les années 90, où le système éducatif gabonais avait considérablement dégringolé, notamment par le manque de formation des enseignants, (manque) de rigueur dans le professionnalisme, l’absence de matériel didactique adéquat (bibliothèque, Internet), les effectifs pléthoriques et autres ».

Cette déclaration qui illustre la connaissance des pouvoirs publics sur la décadence de l’Education au Gabon depuis les années 1990 balaie d’un revers de main les « états généraux du 17 au 18 mai » comme acte salvateur car le diagnostic était fait depuis 2 décennies. « Le gouvernement gabonais de l’époque » ainsi que tous les autres ont « manqué de vision ».

M. Mvé Mintsa va plus loin, en indexant une fois de plus l’amateurisme des dirigeants émergents. Pour lui, « plusieurs paramètres ont mis en cause le bon déroulement de ces examens, en l’occurrence la mise en place d’un comité de gestion du Bac basé à l’IDA() et au ministère de l’éducation national en lieu et place de l’Office National du Baccalauréat causant ainsi un retard dans la configuration des listes, des choix des sujets et la création d’un nouveau centre celui de Mabignath , mieux le comité a manqué de spécialistes dans certaines matières. Toute chose, qui a nécessité l’intervention des membres de l’Office National du Bac vers la fin du mois de mai ».

Face à cette honte nationale, nous sommes en droit de demander aux syndicats de repenser leurs méthodes de revendication. Notre propos n’est pas d’arrêter la lutte mais de l’organiser au mieux car l’Avenir de notre patrie en dépend.

Pourquoi ne pas essayer d’établir un calendrier de revendications à l’année afin que le gouvernement (dans sa grande incompétence, certes) sache à l’avance les revendications qui doivent aboutir?

Pourquoi ne pas étaler les revendications sur deux ou trois ans car nous savons que nos dirigeants ne pensent d’abord qu’à piocher dans la caisse avant de servir le peuple. Il s’agira alors de choisir les priorités réalistes sur l’année et réservées les autres aux années suivantes et ainsi de suite.

Pourquoi ne pas travailler de concert avec la fédération des parents d’élèves afin d’informer l’opinion sur vos luttes ainsi le gouvernement ne pourra pas vous indexer en tant que bouc émissaires de l’état catastrophiques de notre éducation ?

Pourquoi ne pas par exemple remplir l’année scolaire, terminer les programmes et bloquer durant les trois mois de vacances scolaires les corrections et autres résultats d’examen. Ainsi la seule responsabilité incombera au gouvernement qu’il soit émergent ou pas…

Ces dispositions doivent être prises avec beaucoup de courage et de détermination car nous pensons que les enseignants gabonais ne vivent pas dans des conditions très différentes que celles que vivent d’autres pays africains moins bien lotis à certains égards mais qui toutefois, arrivent tant bien que mal à former des jeunes capables d’afficher des résultats moins ubuesques que ceux de nos enfants, frères et sœurs gabonais.

Que dirait nos frères Sénégalais et autres Congolais de Brazzaville au vue de nos résultats, lorsqu’ils s’offusquent et parlent d’hécatombe lorsque les leurs frôlent 35% de réussite.

Pauvre Gabon, on a vendu la honte aux chiens, comme le dit l’expression populaire sur nos Terres autrefois respectées.



Mardi 10 Août 2010
Source : Le-pact.fr
Vu (s) 503 fois


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