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Gabon - UPG : Réduction des effectifs de la fonction publique / La principale faute économique du Gouvernement Ndong Sima !

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Dimanche 30 Juin 2013 à 08:25 | Lu 698 fois



Gabon - UPG : Réduction des effectifs de la fonction publique / La principale faute économique du Gouvernement Ndong Sima !
Le gouvernement gabonais a initié jeudi 27 juin 2013, une opération d’incitation aux départs anticipés à la retraite pour les fonctionnaires rattachés à la Fonction Publique. C’est une erreur que les observateurs de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) ne comprennent pas. Quand le Fond Monétaire International (FMI) demande comme en 2013 au Gabon de mener une bonne politique budgétaire, il y’a de quoi se demander s’il existe au Gabon une vraie « puissance publique » capable d’influer sur la conjoncture comme dans le cadre d’une planification incitative. La première raison avancée pour expliquer cette impuissance d’un pays comme le Gabon de devenir un pays émergent (à lui tout seul) est la fameuse « mal-mondialisation » qui comprime notamment l’état africain et qui rend inutile toute les tentatives de lancement économique indépendant de la part d’un pays.

Quand on essaie de mettre en place une économie dite émergente en Afrique Centrale comme le souhaitent les actuelles autorités gabonaises, on peut s’abriter derrière les difficultés d’une politique budgétaire de lancement économique pour masquer quelques évidences : il est extrêmement difficile d’aller à contre courant des politiques restrictives qui caractérisent la mondialisation et son impact en Afrique. De fait, il n’est pas absurde de considérer que le développement des échanges internationaux rendra de plus en plus délicate une politique budgétaire expansionniste sensée favoriser l’émergence économique du Gabon et donc de la plupart des états d’Afrique Centrale. Mais de là à affirmer qu’une politique de lancement économique est impossible au Gabon, ce serait un non-sens de le penser, en raison notamment des possibilités qu’offrent, ou plutôt devraient offrir la CEMAC et la CEEAC toutes ces deux zones étant la base d’une intégration sous-régionale sans précédent en Afrique Centrale.

L’enjeu au Gabon comme en Afrique Centrale reste l’enrichissement de populations qui, en plusieurs siècles n’ont jamais eu et manipulé d’importants capitaux dans les mains, ce n’est pas la compression des effectifs comme le fait le Gouvernement gabonais.

1. Le problème des politiques de relance économique

Ou passent les sommes distribuées par l’Etat gabonais ? Dans un contexte de morosité africaine et internationale, il y a lieu de se demander si le Gabon ne soutient pas d’autres économies plus que sa propre économie, par le biais d’une hausse des importations alors que seules les matières premières semblent être exportées. Et l’émergence économique que les autorités gabonaises ont voulu nous vendre coûte cher en terme d’équilibre : la permanence de la vie chère au Gabon montre bien une accélération de l’inflation, poursuite du déficit commercial y compris avec les pays africains en général et ceux d’Afrique Centrale en particulier.

L’impossibilité de l’état gabonais à redistribuer l’argent du pays en salaires, allocations, subventions et diverses autres prestations, malgré une surliquidité des banques a donné du grain à moudre aux partisans de la privatisation de tous les secteurs économiques au Gabon et de la non-intervention de l’état. Le développement sauvage de l’économie informelle prouve à suffisance qu’au Gabon, personne ne peut appliquer des politiques économiques de type keynésien au cœur des réalités gabonaises.

Pourtant rien de permet de l’affirmer à 100 % : la redistribution de l’argent au « Peuple » peut avoir des effets comme le savent toutes les institutions financières internationales (Banque Mondiale, FMI, Union Européenne …etc.). Oui, la redistribution n’empêcherait pas l’augmentation du taux de chômage au Gabon. Mais, en même temps, le pays est un des mieux nantis de la zone CEMAC et même de la zone CFA qui utilise le franc CFA comme monnaie unique dans près de 15 pays d’Afrique francophone. Quand au PIB (un des élevés d’Afrique) qui permet à un pays de plus d’un million d’habitants d’afficher une croissance impressionnante (mais en réalité artificielle), du moins sur le papier. Or, il existe bien un déphasage entre l’extrême richesse potentielle du Gabon et la situation internationale qui voue à l’échec toute redistribution unilatérale de la richesse nationale à la population gabonaise.

Suite aux difficultés connues par la politique de l’émergence au Gabon, mais aussi dans toute l’Afrique Centrale (la prochaine zone émergente du monde en termes de potentialité), nombreux sont ceux qui luttent contre l’Etat providence au Gabon. Le terrain est favorable puisque les autorités gabonaises ne savent pas trop quelle est leur modèle économique : un modèle étatiste et presque socialiste ou alors un modèle capitaliste et voire même ultralibérale.

Sur le plan politique, le parti au pouvoir a mis en place un système étatique extrêmement centralisé, bureaucratique et rigide, alors que dans le domaine économique, on se réclame de l’initiative privée mais surtout d’un capitalisme très bridée c’est-à-dire fermé à la majorité des citoyens. D’une part, l’argent n’est pas suffisamment redistribué selon les règles de l’Etat providence et d’autre part, l’argent ne circule pas suffisamment alors que les banques sont en surcapacité : le crédit reste rare et les PME restent insuffisantes.


2. L'erreur économique du Gouvernement Ndong Sima au Gabon

Pour nous, l’erreur des autorités gabonaises est de se comporter comme des étatistes keynésiens qui veulent redistribuer par l’émergence économique du Gabon, alors qu’ils se comportent comme des anti-keynésiens peu soucieux de la primauté économique de l’Etat gabonais. Elles doivent pourtant choisir entre l’efficacité de l’Etat au Gabon via une politique de relance économique permanente ou alors « le monétarisme », du fait de l’importance primordiale que les autorités gabonaises accordent à la préservation sans la transparence de la valeur de l’argent.

Avec l’argent, on ne peut pas faire du Keynes et du Friedman en même temps. Rappelons que l’économiste de Chicago Milton Friedman défend l’idée selon laquelle l’objectif de plein emploi ne peut qu’être abandonné. Il est impossible de parvenir en effet, à une société de plein emploi.

Autrement dit, en période d’inflation, de vie chère et donc de chômage, c’est à la lutte contre l’inflation qu’il faut donner la priorité. En effet, avec un pouvoir comme celui qui existe au Gabon, la priorité ne peut être donnée à l’emploi des populations et donc à leur enrichissement.

La « mal-mondialisation » impose au pouvoir gabonais qui n’en comprend pas les enjeux l’idée (non fondée) selon laquelle, il existe un « taux de chômage naturel » qu’il faut laisser en l’état même s’agissant de diplômés. Pourquoi ? Parce que le système économique qui a été choisi au Gabon, ne permettrait pas de descendre en dessous d’un taux de chômage. Ce taux résulterait de la structure du marché du travail au Gabon entièrement contrôlée par le « parti de l’étranger ». On pourrait insister davantage sur les liens entre chômage au Gabon, monétarisme et évasion des capitaux et impossibilité d’enrichir les gens alors même que les anti-keynésiens déplorent et font tout pour contourner certaines rigidités, par eux, identifiées.

Vu sous cet angle, le seul moyen de lutter contre le chômage au Gabon consisterait d’abord à mettre fin à des rigidités pour permettre l’émergence du pays à l’horizon 2025. On voit bien que les autorités gabonaises se réfugient encore aujourd’hui derrière ce fait que tant que des rigidités perdurent (rigidités qu’elles entretiennent pourtant, notamment par une inefficace bureaucratie), toute politique généreuse envers les populations serait destinée à un échec certain. Sinon, pourquoi une émergence en 2025 seulement ? Pourquoi pas ici et maintenant ?

On renvoie les Gabonaises et les Gabonais à 2025 en leur laissant croire qu’en une petite cinquantaine d’années d’indépendance, le Gabon aurait développé les mêmes rigidités qu’en France par exemple, au point qu’un Etat providence, une République généreuse ou une économie dont le budget sert à la redistribution provoquerait partout dans le pays, une inflation terrible pour un peu plus d’un million d’habitants au Gabon, sans aucun effet durable et réel sur la croissance, et donc l’emploi.

Dans ce cadre, la politique budgétaire du Gabon (qui est un réel problème en soi du fait de son manque de transparence récurent) serait donc condamnée, par hypothèse, à une efficacité au mieux de courte durée[1]. L’obsession pour l’argent, pour le jeu monétaire ou pour les placements des liquidités financières est devenue une règle indépassable au Gabon. Pour ce faire, la règle préconisée par les « obsédés monétaires » gabonais est un contrôle de la quantité de monnaie en circulation dans l’économie du pays, qui ne doit pas augmenter trop vite, sous peine semble t-il d’installer l’inflation. On l’aura compris, le but de la politique économique (s’il en existe un) n’est pas l’emploi et donc la lutte contre le chômage mais l’inflation. C’est l’intérêt de ceux qui ont accès aux capitaux gabonais.

C’est la principale faute économique du Gouvernement Ndong Sima et c’est pour cela qu’il ne pourra jamais faire quoi que ce soit pour le Gabon.

Bruno Ben MOUBAMBA

Secrétaire Politique de l'UPG au Gabon

bruno@moubamba.com

Dimanche 30 Juin 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
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