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Gabon : Tracasserie contre des opposants au Gabon: Ali Bongo joue des muscles

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Jeudi 13 Août 2009 à 07:38 | Lu 480 fois



Gabon : Tracasserie contre des opposants  au Gabon: Ali Bongo joue des muscles
Alors qu’on avait tous applaudi des deux mains la sérénité avec laquelle les Gabonais avaient amorcé l’ère de l’après Bongo, en dépit des nombreuses embûches qui ne pouvaient pas manquer de se dresser sur la route de la transition qui mène à la présidentielle, on se surprend aujourd’hui à être inquiets, au regard de la tournure que prennent les événements.

Le charme est-il en passe de se rompre ? Il y eut tout d’abord la répression de manifestants qui réclamaient que Ali Bongo démissionne de son poste de ministre de la Défense, à présent qu’il est le candidat désigné du Parti démocratique gabonais. Pour toute réponse, ils dûrent affronter les matraques, les barrages de police ainsi que des gaz lacrymogènes et fumigènes.


Acte deux, ce sont à présent Jean Eyéghé Ndong et Mba Obame, tous deux dissidents du PDG et candidats indépendants à l’élection présidentielle du 30 août qui viennent de se voir signifier une interdiction de quitter le territoire national. Et ce, au motif que les passeports des deux anciens membres du gouvernement, même démissionnaires, font toujours mention de leurs fonctions gouvernementales. Eyéghé Ndong, ancien Premier ministre et Mba Obame, ancien ministre de l’Intérieur se voient donc contraints de fait de se passer de leurs voyages à l’extérieur du Gabon.

Mais alors, question : que se serait-il passé si ces transfuges du PDG étaient restés dans le giron du méga parti ? Les aurait-on empêchés de voyager pour autant ? On peut se permettre d’en douter. Et c’est cela qui inquiète. On a comme l’impression qu’on a décidé de les "embêter" parce qu’ils ont opté de quitter le sérail. Un sérail qu’ils connaissent d’ailleurs bien, très bien. Pour tout dire, ils paient cher leur indépendance d’esprit ainsi que leur nouveau choix politique. Mais alors, de quoi cela augure-t-il ? Car, toutes les argumentations servies par le pouvoir en place ne parviendront pas à convaincre que cette interdiction n’est en fait rien d’autre qu’une "punition". [bD’autant plus que Ali Bongo, lui, pourtant candidat à la présidentielle, reste bel et bien ministre de la Défense. L’argument évoqué pour sa défense est bien simple : aucun texte ne l’y oblige. On a presque-là du deux poids, ]bdeux mesures.

Et il convient alors de s’interroger sur la suite des événements devant conduire à la date du 30 août. On peut penser bien sûr que la sanction qui s’est abattue sur les deux anciens ministres procède d’un simple incident de parcours. Mais elle peut aussi être prémonitoire de ce qui risque de se passer, les jours à venir. On se pose alors déjà de sérieuses interrogations sur la possibilité réelle qu’auront les candidats de l’opposition, de mener leur campagne. Et poussant plus loin l’analyse, on peut même se demander si à cette allure, toute éventualité de tripatouillages du scrutin est à écarter d’office. Car, si on traite ainsi le bois vert, il y de fortes chances qu’on maltraite davantage le bois sec.

Mais nul doute que tout le monde ne sort pas perdant de ces manoeuvres qui manquent de fair play politique. Le candidat du PDG par exemple ne peut que s’en frotter les mains. De là à subodorer qu’il est la main cachée qui tire les ficelles de ces manoeuvres, il n’y a qu’un pas que l’on franchit aisément. Et pourtant, Ali ne devrait pas avoir vraiment besoin de ces pratiques pour le moins "illicites" pour s’assurer des chances de remporter le scrutin. Il est fort du soutien du méga parti qui, lui-même, est puissant de 40 années de présence au pouvoir. Ses soutiens à l’extérieur du Gabon existent bel et bien, sont nombreux et efficaces, en Afrique et dans l’ancienne métropole. Alors, que veut-il vraiment ? Peut-être, tout et le reste. Ou alors, a-t-on quelque part quelque envie de faire rendre gorge à d’ex-camarades qui, pour avoir choisi d’autres chemins, deviennent par le fait même, de nouveaux ennemis ? Mais tout cela n’est pas vraiment sain et peut augurer d’un scrutin présidentiel sombre. Très dommage, car le processus au Gabon avait pris un bon départ, avait su éviter de dangereux écueils et on se disait que le plus dur était passé. Il n’est jamais facile de succéder à un long règne. Pour le cas gabonais, Bongo père sera resté 41 ans aux commandes du pays. Et on se disait que l’"affaire" de sa succession pouvait être corsée. Fort heureusement, on se rendit compte que les Gabonais avaient choisi d’écarter des scénarii mauvais à la togolaise ou à la guinéenne.

On s’était mis alors à penser qu’ils étaient en bon chemin pour faire un parcours sans faute. Mais lorsque se sont présentées les candidatures indépendantes issues du PDG, l’ambiance a vite tourné au vinaigre. A présent, tout porte à croire que le pouvoir en place, au fur et à mesure que se rapproche la date du scrutin, devient fébrile et se radicalise. Il y a nécessité qu’il se ressaisisse. La campagne débute dans une poignée de jours et il est impérieux que chacun des candidats puisse la mener à sa guise, en toute sérénité, et à la loyale. Et cela, qu’il soit du PDG, de l’opposition ou de l’aile indépendante.

On le voit, la question de la présidentielle au Gabon n’est pas d’avance réglée. Il faut alors espérer qu’elle se passe dans les normes de la légalité, du bon droit et de la juste émulation. Ce serait bien regrettable que s’invitent à un scrutin démocratique, de vilains coups tordus auxquels répondent basses manoeuvres et sales besognes.

Car, on quitterait le domaine de la saine politique pour se retrouver dans celui d’un vulgaire combat de gladiateurs. Les Gabonais n’ont sans doute pas besoin de troquer une présidentielle libre et démocratique contre une hideuse scène de rue où tous les coups sont permis. Appel est alors lancé aux instances organisatrices du scrutin, de savoir se montrer fermes, justes impartiales. Elles se doivent d’ouvrir l’oeil, et le bon.


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Jeudi 13 Août 2009
La Révolution LVDPG
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