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Gabon:Quels sont les 11 échecs retentissants du régne d’Omar Bongo ?

le Mardi 29 Décembre 2009 à 07:02 | Lu 4965 fois

« Je constate, pour le regretter chaque jour que nous n’avons toujours fait ce qu’il fallait pour préserver les nombreux acquis engrangés au fil des ans dans les différents secteurs », a-t-il dit avant d’énumérer ses échecs.

« Qu’avons-nous fait d’Air Gabon, symbole de notre indépendance dans le transport aérien et aujourd’hui disparu ? », s’est-il interrogé.

« Qu’avons-nous fait de l’Octra (Office des chemin de fer, ndlr), fruit de tant de sacrifices et que nous avons été contraints de privatiser ?», a-t-il poursuivi en reconnaissant la mauvaise gestion d’autres projets comme celui de la radio panafricaine Africa N°1 racheté par la Libye.

Il a aussi cité le cas des hôpitaux mal entretenus, des routes en très mauvais état, du détournement des médicaments, des écoles pléthoriques, du chômage et des difficultés de logement pour ses compatriotes.

Le successeur de Léon Mba (1960 – 1967), a affirmé que le slogan politique du père de l’indépendance gabonais : « Gabon d’abord » est devenu pour certains ministres et responsables administratifs « chacun d’abord (…) mon ethnie d’abord (…) ma province d’abord (…) mon parti politique d’abord ».



Gabon:Quels sont les 11 échecs retentissants du régne d’Omar Bongo ?

La légèreté avec laquelle certaines autorités gabonaises ont négocié avec les opérateurs économiques chinois ne pouvait laisser la société civile gabonaise indifférente d’autant que le Gabon dispose à ce jour une expertise avéré capable de

Bien que le sous-sol gabonais soit riche en pétrole, le pays reste quand même très pauvre. Le palais présidentiel tombait en ruine et refait, les routes ne sont pas asphaltées et les infrastructures se détériorent de plus en plus.

Par contre, les comptes en banque du président de la république se portent très bien. En 1997, la Federal Reserve Bank décide, en effet, de saisir le Bureau du contrôle monétaire pour vérifier les comptes de M. Bongo à la Citibank.

Cette enquête avait révélé des fonds de centaines de millions de dollars et des comptes en banque au nom de différentes compagnies. Derrière tous ces comptes, se retrouve le nom du feu Omar Bongo.

En 1995, 8,5% du budget annuel du Gabon, soit 111 millions de dollars, a été mis à la disposition de M. Bongo : «Les fonds gouvernementaux du Gabon sont bien la source première des avoirs se trouvant sur les comptes d'Omar Bongo» disait M. Tarallo.

À la lecture, on comprend que le Gabon ne s'est pas modernisé pas malgré ses nombreuses richesses. Le président et ses proches sont ceux qui profitent des fonds gabonais. Pour pouvoir réussir dans ce pays, il faut être proche du gouvernement.

1. L’illusion de la construction de ponts métalliques sur le territoire dont personne ne sait.

Le gouvernement gabonais avait placé des appels d'offres pour la construction de ponts métalliques sur son territoire. À trois reprises, les firmes des Hauts-de-Seine ont soumissionné pour avoir le contrat, mais ce fut l’entreprise de M. Hejeij un entrepreneur libanais qui l'a obtenu. Ce qui est surprenant dans cette affaire c'est que celle-ci n'a aucune compétence pour la construction de ponts.

L'entrepreneur libanais avait obtenu tous ces contrats car il est un ami proche du président Bongo, mais aucun pont métallique n’a été érigé au Gabon par ce libanais.



2. Le « flop » du gisement de fer de Belinga.

Le gisement de fer de Belinga, situé au nord-est du Gabon et découvert en 1895, est l’un des derniers grands gisements de fer inexploités de la planète avec sa teneur en fer de 64% et ses réserves estimées à un milliard de tonnes. C’est en 1958 que l’on rend public la découverte du gisement de fer de Belinga lequel gisement dépasse toutes les attentes avec des Teneurs en fer des plus attractives.

La création de la Société des Mines de Fer de Mekambo (SOMIFER) intervient en 1959 et va reprendre les actifs de l’ancien syndicat de Mekambo et poursuivre les travaux de prospection ainsi que les études de mise en exploitation. Au cours de la même année, un consortium comprenant les unités de sidérurgie de la France, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique des États-Unis et des Pays Bas est constitué en vue de la mise en exploitation de Belinga.

De 1960 à 1963, SOMIFER va tour à tour engager TAMS, un bureau d’ingénieurs conseils (USA), puis le cabinet FOLEY BROTHERS (USA) pour les études de tracé du chemin de fer Owendo Belinga et le cabinet SEDES (France) pour les études économiques.

En 1964, Poursuite par intermittence des travaux de prospection commencés en 1958 sur Belinga et réalisés par la SOMIFER, le BRGM, la SOCOMINE et l’Etat Gabonais sur les crêtes les plus porteuses.

1987, Fin des travaux de prospection entrepris par la SOMIFER, le BRGM, la SOCOMINE et I’ État gabonais sur les crêtes les plus porteuses de Belinga. Cet aperçu historique était nécessaire pour comprendre l’importance du projet et le caractère géostratégique de celui-ci.

La légèreté avec laquelle certaines autorités gabonaises ont négocié avec les opérateurs économiques chinois ne pouvait laisser la société civile gabonaise indifférente d’autant que le Gabon dispose à ce jour une expertise avéré capable de négocier d’égal à égal avec les opérateurs économiques tout en préservant les intérêts républicains dans leur intégralité.

Le Gabon dispose à ce jour une expertise avérée capable de négocier d’égal à égal avec les opérateurs économiques tout en préservant les intérêts républicains dans leur intégralité

3. Le plus grand gouffre financier du Gabon : La construction du chemin de fer Transgabonais Owendo - Belinga.

La Mort du père de l’indépendance et Premier Président du Gabon Léon MBA intervient en 1967. Ce dernier laisse le dossier Belinga à son successeur Albert Bernard BONGO, incluant la construction d’une ligne de chemin de fer Owendo - Belinga.

1973, c’est le démarrage des travaux du Transgabonais devant relier non pas Owendo à Belinga mais plutôt Owendo à Franceville, géopolitique oblige, les travaux de Belinga n’étant pas commencé, il fallait relié Owendo à Franceville pour l’acheminement du manganèse de Moanda, or, comme tout le monde le sait, Moanda n’est pas Franceville.

1986 : Fin des travaux de construction du chemin de fer Owendo - Franceville et création de l’ OCTRA, avec son lot d’incohérences, aucun contrat de maintenance, au départ, il fallait deux voies, on se retrouve avec une seule voie.

1999 : suite à une gestion désastreuse , cette dernière est privatisée et, scénario désormais classique, cédée à Transurb, qui a constitué, avec d'autres sociétés, le consortium TRANSGABONNAIS à qui le gouvernement a octroyé la concession du chemin de fer. Transurb devant en tant que telle agir comme l'opérateur ferroviaire. Mais, en 2004, retournement de situation: le Gouvernement gabonais décide la déchéance de la concession octroyée en 1999 au consortium Transgabonais. C'est la SETRAG, filiale du consortium français COMILOG, qui arrache l'adjudication…

4 .La gestion calamiteuse de l’eau et de l’électricité.

La S.E.E.G, gestionnaire du réseau eau et électricité est crée en 1963. Elle a pour missions la production d’électricité et la fourniture d’eau potable. Cette Société anonyme privatisée depuis juin 1997 et sa reprise par le groupe français Veolia Water (Vivendi), le poste de Directeur général a toujours été occupé par un ressortissant français, Cadre de la maison mère. Mais, au cours du mois de mars 2004, un nouveau Directeur Général de nationalité gabonaise a été nommé.

Cette nomination intervient au moment où la SEEG est confrontée à certains dysfonctionnements (délestages de courant, coupures intempestives d'eau, entre autres) provoquant le mécontentement des consommateurs.

Cette situation qui, à n’en point douter, pénalise et démotive énormément les usagers et les acteurs des technologies de l’information et de la communication. La nouvelle direction a promis de nouvelles méthodes de travail, notamment la modernisation des équipements de production et de transport, une attention sera portée à l'entretien des installations, à leur maintenance, aux bons choix techniques, une refonte complète de l'ensemble des systèmes d'information de l'entreprise, la création des équipements pour satisfaire de nouveaux besoins ou desservir de nouveaux habitants.

5. Le transport aérien: Qu’avons-nous fait d’Air Gabon, symbole de notre indépendance dans le transport aérien et aujourd’hui disparu ?

Fondée à la fin des années 1970, Air Gabon aura vécu jusqu’en 2005. Avec une exclusivité territoriale, sous - régionale et de la côte ouest – africaine, les dirigeants de cette compagnie ont été incapables de gérer cette structure, qui ne demandait rien d’autre qu’une bonne gestion,
Le dernier soupir était attendu de tous ; celui d’Air Gabon a été expiré ce vendredi 24 février 2006, où le gouvernement gabonais, las de maintenir la compagnie en état de vie végétative, a pris ses responsabilités en la liquidant.

L’ État gabonais avait toujours cru pouvoir sauver cette société dont le poids de la dette extérieure l’asphyxiait depuis des lustres. Lorsqu’il y a eu libéralisation des espaces aériens, Air Gabon, par ses experts, était bien avertie ; alors qu’elle devait consolider son emprise sur les vols intérieurs, très bizarrement, elle a supprimé la majorité de ses dessertes domestiques, sans raisons apparentes, laissant ainsi le champ libre à ses concurrents.

L’ardoise de cette société était estimée à environ 35 milliards de francs CFA (53,4 millions d’euros) ; sa flotte vieillissante avait contraint les dirigeants à louer à prix d’or des avions de remplacement ; ce qui n’a fait que précipiter son agonie. En perfusion financière depuis avril 2005, c’est l’Etat, par le biais du Trésor public, qui assure le paiement des salaires du personnel, évalués à environ 39,5 millions d’euros.

Paradoxe, il existe aujourd’hui une autre compagnie Gabon Airlines, Créée mi 2006 avec l’assistance technique d’Ethiopian Airlines, Gabon Airlines a hérité des droits de vol d’Air Gabon. Détenue à 100% par des capitaux privés.

6. Le mirage de la Banque Populaire et de Crefoga : Quel gâchis

Une épargne et des fonds de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA, Tout s’écroule en 1998 pour le Crédit foncier du Gabon (CREFOGA), après avoir englouti des centaines de milliards pour l’octroi des crédits à la population elle a été liquidée.

Créée en 1996, la Populaire, au capital de 830 millions de F CFA (8,3 millions de FF) détenue à 100% par ses clients, ambitionnait de devenir la banque du micro épargnant. Une banque de proximité pour drainer les petits bas de laines du particulier où l’on pouvait ouvrir un compte avec 25 000 F CFA uniquement s. Elle a échoué dans son entreprise.

Gestion hasardeuse et peu avisée de la trésorerie, Samson Ngomo, l’ex-patron de la Populaire, avait été déclaré en état de faillite personnelle pour une durée de trois ans par le tribunal de première instance de Libreville.

7. Gabon Télécom : Le bradage de ce "fleuron des entreprises gabonaises", opéré dans l'opacité et la connivence.

La privatisation de l'opérateur public Gabon Télécom au profit d'un repreneur marocain a nourri la polémique au Gabon entre partisans du patriotisme économique et tenants du réalisme financier, sur fond de rivalités au sommet de l'État.

La vente de la majorité du capital de Gabon Télécom à Maroc Télécom, lui-même filiale à 51% du groupe français Vivendi, pour 40 milliards de francs CFA (60 millions d'euros).

Autres griefs, le regret du " retrait total de l'État actionnaire" de la société et l'arrivée de 30 cadres marocains à ses postes stratégiques. Surtout, il affirmait que le repreneur avait "lui-même déterminé le prix de vente" de Gabon Télécom, profitant de la "complicité" ou de "l'incompétence" du gouvernement gabonais.

Son ex DG, Hervé Fulgence Ossamy, avait été incarcéré le 18 décembre 2007, l’ancien directeur général de Gabon Télécom est accusé d’avoir détourné 650 millions de F CFA (environ 1 million d’euros). Hervé Fulgence Ossamy, par ailleurs gendre du président Omar Bongo Ondimba, a fait l’objet d’une plainte déposée par Maroc Télécom, repreneur de Gabon Télécom le 9 février 2007

La vente de Gabon Télécom est considérée comme un'"acte antinational", une "cabale contre le Gabon et son peuple".

8. Agro-industrie et développement rural au Gabon : une contradiction ?

Dire que l’agriculture gabonaise connaît de sérieuses difficultés n’est pas un jugement polémique, mais un constat établi par les autorités gabonaises elles-mêmes qui reconnaissent volontiers qu’elle est le « talon d’Achille » d’une économie trop exclusivement dominée par l’activité extractive. Manganèse, uranium, pétrole surtout, ont transformé l’ancienne colonie vouée à l’exploitation forestière en un de ces eldorados brusquement enrichis par l’or noir.

On a connu plusieurs plans agricoles, La SOSUHO (Société Sucrière du Haut Ogooué), premier complexe agro-industrie1 implanté au Gabon, est née de l’euphorie pétrolière de l’année 1975 conjuguée à la « crise » spéculative sur le sucre.

La volonté du Président Bongo de développer sa région natale a donné le coup de pouce et les travaux ont été rondement menés. La plantation a introduit la rigoureuse géométrie d’une culture hautement mécanisée sur les savanes désertes des plateaux situés au sud de la route Franceville-Moanda.

Toutefois les objectifs, 6 000 hectares de canne et 30 000 tonnes de sucre n’ont pu être atteints : l’environnement naturel, sols pauvres, ensoleillement médiocre et le coût des facteurs de production plus élevés au Gabon que partout ailleurs en Afrique, ne permettent pas de produire à un prix de revient compétitif.

La production plafonne à 13 000 tonnes de sucre, pour près de 3 000 hectares sous canne ; le marché intérieur en absorbe 8 000 tonnes, le reste est vendu sur les marchés extérieurs le plus souvent à perte avec usine sur dimensionnée et l’étroitesse du marché intérieur et le coût élevé des facteurs de production compromettent la réussite de ce projet ambitieux.

Enfin un handicap supplémentaire tient aux déficiences des infrastructures de transport, d’autant plus sensibles que la SOSUHO est éloignée des principaux centres de consommation ou des ports d’exportation.

9. La culture industrielle de bananes plantain : expérience originale mais choix douteux.

Les difficultés d’approvisionnement en vivres locaux sont précisément à l’origine de la création de bananeraies industrielles. La plus importante, située à Ntoum, à 40 km de Libreville, a été entreprise en 1978 par la SATEC, pour le compte de l’ État gabonais.

Coût initial projet 1,5 milliard. Mais lorsque l’organisme gouvernemental, à la SONADECI, prit le contrôle de la plantation en 1980, la situation avait de quoi inquiéter. La maladie des raies noires (cercosporiose) touchait les 314 de la centaine d’hectares alors plantés.

La bananeraie aurait englouti près de 3 milliards, pour moins de cent hectares de bananiers : le gouvernement décida d’arrêter les frais et de ne pas poursuivre I’ extension d’un projet aussi coûteux idem pour le projet Okoloville.

10. Province du Woleu Ntem : Dès 1975, fin des cultures paysannes d’exportation et la nouvelle politique d’Omar.

Avant l’apparition des unités agro-industrielles, café et surtout cacao représentaient l’essentiel des cultures d’exportation. Il s’agit d’une culture paysanne introduite durant la période coloniale et qui a connu un certain succès dans le Woleu-Ntem.

Ces cultures étaient la principale activité du nord, mais, Omar à son arrivée et malgré de graves difficultés liées , aux déficiences de la commercialisation, n’ avait pas voulu soutenir ce secteur au motif que cela rendait le nord autonome d’où le manque de soutien des pouvoirs publics.

La production de cacao, après avoir atteint un maximum de 5 500 tonnes en 1974 a chuté à moins de 4 000 tonnes. Celle de café qui dépassait 1 000 tonnes au début des années soixante était tombée à 300 tonnes en 1976 ; depuis on assiste à une certaine relance favorisée par une nette remontée du prix d’achat au producteur : 750 tonnes en 1980.

Face à cette situation préoccupante, les pouvoirs publics ont récemment entrepris de mener une double action, au plan de la commercialisation et de la production.

Depuis 1979 le monopole de la commercialisation du cacao a été confié à la « Caisse cacao », organisme relevant de la Direction générale des Caisses de Stabilisation et de Péréquation.

Non sans résistances, la Caisse s’est substituée au commerce libre, a supprimé le système traditionnel des clerks, établi des marchés (30 au Woleu-Ntem) où les producteurs vendent sans intermédiaires.

11. Enfin, le mécanisme de corruption : Le « protocole Guillaumat », un système inventé par les Saoudiens et récupéré par Bongo.

Il existe alors trois mécanismes distincts :

1. les « bonus » versés dans la phase exploratoire de la recherche pétrolière, jusqu'à plusieurs dizaines de millions de dollars par an ;
2. les « abonnements », soit la part prélevée sur chaque baril de brut commercialisé, environ un dollar par baril ;
3. les « préfinancements », prêts gagés sur la production à venir, avec la caution d'Elf, sur lesquels sont prélevés de 1 à 3% de commissions en jouant sur des différentiels de taux d'intérêts.

Précision : ce système n'a été inventé ni par les Français ni par Omar Bongo, mais par le grand ministre du pétrole saoudien que fut le Sheikh Ahmed Zaki Yamani. Le président du Gabon va avoir l'intelligence d'adapter à son petit pays ce grand système de corruption internationale.

Le président Bongo autorisait le versement à la société de commercialisation ELF TRADING S.A. la somme de US dollar 1 par baril produit au Gabon par vos sociétés ELF GABON et SNEA. Ces versements, qui se faisaient sur une base trimestrielle, avec des charges déductibles (un dollar/baril). »

Cet argent était ensuite reversé sur le compte personnel d'Omar Bongo à la Fiba (Banque française intercontinentale), la banque partagée par la famille Bongo et Elf, ou à une Anstalt (société offshore) au Lichtenstein.

Pourquoi le Lichstentein ? Claude Gosselin, chargé de la comptabilité occulte d'Elf, répond ainsi aux juges qui enquêtent sur le groupe pétrolier : « Parce qu'il s'agit d'une tradition initiée de longue date, qui a donné entière satisfaction aux bénéficiaires par son opacité et ses secrets. »
L'argent de la corruption est défiscalisé en France.

Détail : l'argent de la corruption est défiscalisé, tant au Gabon qu'en France, comme en atteste l'instruction N°1 -non datée- signée par Philippe Jaffré, nouveau président balladurien d'Elf à partir d'août 1993.

Le fonctionnement de la caisse noire gabonaise est très codifié. Il concerne une poignée d'hommes au sommet de la direction d'Elf, où le « monsieur Afrique » André Tarallo, joue le rôle de grand argentier : « M. Tarallo reçoit les instructions des présidents du Gabon et du Congo et, pour leur exécution, adresse à M. Gosselin une note signée de lui. M. Gosselin procède alors au versement des fonds aux bénéficiaires désignés qui ne doivent en aucun cas être des résidents français. »

Un système privatisé à partir de 1994

Fort de la réussite de ce système, Omar Bongo décide de « privatiser » le système en déléguant à deux hommes de confiance la responsabilité de la « gestion du compte dans lequel seront versés les frais commerciaux ». Le premier est André Tarallo qui, tout en conservant la fonction de président d'Elf Gabon, a quitté la direction d'Elf.

Le second est son conseiller personnel pour les affaires pétrolières, Samuel Dossou Aworet.

La curiosité persistante des magistrats de l'affaire Elf, en particulier celle de Renaud van Ruymbeke qui a décortiqué l'audit financier du juge suisse Paul Perraudin, va les conduire à perquisitionner la Fiba, avenue Georges V. La banque est cambriolée quelques jours plus tard, puis fermée au bout d'un mois. Toutes les archives ont été nettoyées. Trop de noms sur les bordereaux de compte…Maintenant le tour à son fils...Qui vivra, verra.


Tate…


Mardi 29 Décembre 2009
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24.Posté par tito le 30/12/2009 20:25 | Alerter
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A Critique objective,

On a tous fait le constat du règne d'Omar, on peut pouR ou contre mais dans la vie, il faut prendre de la hauteur par rapport à certaines choses.

A titre illustratif, prendrez vous la défense de votre frangin qui passerait tout son temps à dérober?

Je suppose qu' un simple exemple suffit.Mais, on veut tous que ce pays soit prospère, Omar pour moi, ne peut être un modèle.
LES 11 points énumérés auraient suffit pour 90% la population.

23.Posté par St. Michael le 30/12/2009 19:31 | Alerter
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Chere Critique Objective,

Désigner St.Michael de frère ‘ennemi’ soulève quelques équivoques :
St. Michael n’a qu’un seul ennemi : l’axe du mal Bongo/pdg-francafrique incarné par le biafrais hors la loi AliBen.
St. Michael n’appartient qu’à un seul camp : le Camp des opprimés et de la vérité des urnes. Si tu es Gabonais(e) opprimé(e), tu es défendu(e) par St. Michael.

J’apprécie ton courage (ou la maladresse) de divulguer ton ‘ennemi’ en St. Michael, je l’accepte humblement. Mon chere Critique objective dis nous aussi avec qui tu es amis (Are you with UU or with them???)

I do not know the key for success but the key for failure is to try to please everybody. St.Michael is not aiming for pleasure, St.Michael is aiming for Greatness.
We have to be unequivocal and ethical. Amen.

22.Posté par la gabonaise le 30/12/2009 17:07 | Alerter
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La charrue avant les boeufs! Le gouvernement certes fait des propositions interressantes, mais les conditions ne sont pas réunies pour les mettre en application.
- transformation du bois : cela nécessite des installations qui génèrent une consommation en électricité phénoménale à laquelle la seeg ne peut faire face ;
- jeunesse : absence de structures en adéquation avec leur épanouissement intellectuel, physique, culturel;
- journée continue: l'horaire proposé n'est pas applicable en raison de l'éloignement géographique par rapport au lieu de travail ( certains habitent Owendo, Agondjé, Bikélé, Essassa, Ntoum,...), de l'emploi du temps des enfants ( à 7h30 on ne peut être au travail si l'on a laissé les gosses à 7h15, surtout pour les parents non véhiculés, à 12h30 qui va récupérer les enfants), de l'absence de cantines scolaires publiques (c-a-d accessibles à tous les porte-monnaies);
....
Ce gouvernement doit dans un premier temps pallier aux manquements en se dotant de structures répondant aux besoins qu'il créera.
Pendant 42 ans nous avons verrouillé les portes de notre développement et épanouissement ( négligeance dans la dotations des infrastructures des voies communication et de la santé, réduction à néant de l'agro-alimentaire, asphixie des milieux intellectuels (crises dans l'éductaion nationale et l'enseignment supérieur), absence de dynamisme économique ( afin de favoriser les élites politiques))...
Avant de les ouvrir, il faudra d'abord trouver les clés...

21.Posté par sebdepog le 30/12/2009 16:48 | Alerter
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Eh oui, c'était ça le Gabon d'Omar. Qui n'est d'ailleurs pas si différent que ça de celui du Biafrais. De toute les façons le pillage du Gabon est génétique chez les Bongo et assimilés.

20.Posté par Critique objective le 30/12/2009 15:18 | Alerter
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Tito, si jamais tu épluches ce site, tu veras que j'en fais tout le temps que ce soit controversé ou pas. ADN (avec qui nous sommes mal jugés), St MICHAEL (Mon frère "ennemi" extrémiste mais vrai patriote que j'aime beaucoup), IBOUANGO et compagnie peuvent en témoigner. Je ne suis pas de ceux là qui dénigrent sans proposer de solutions. Ici je n'ai pas fait de critique mais juste posé une observation.

19.Posté par tito le 30/12/2009 12:32 | Alerter
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A Critique Objective,

Il ne suffit pas dire que cela est une synthèse de tout que l'on sait de la corruption concernant Omar sur le net, mais il fallait y penser.

Voilà un site sur lequel tu peux faire des propositions sur le plan social et économique, sans aucune censure.

Avant de réorganiser une société, il faut analyser et critiquer l'existant, ce qui est fait à travers cet article. Maintenant, Il vous appartient de donner des voies d' amélioration.

18.Posté par Critique Objective le 30/12/2009 09:05 | Alerter
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Cet article n'est que la partie visible de l'Iceberg car si il fallait enumérer tout ce que le système de bongo père a pu perpétré comme horreur au peuple gabonais, c'est un livre de plus de 500 pages (Police 5) qu'on aurait écrit.
Lui même avant de mourir, sûrement grace à l'intervention divine, s'était rendu compte de tout ça d'où son discours diffusé à TV+ qui a vallu son mitraillement.
Cet article montre à suffisance qu'au lieu de volciférer à la guerre ou au désordre pour détruire le peu que nous avons, nous, les fils du pays, devons proposer des solutions réalistes et intelligentes, se battre avec des arguments indémontables afin que le pays puisse avancer.
Cet article est une bonne synthèse de tout ce qui circule sur le web concernant la corruption au gabon. Chapeau.

17.Posté par St. Michael le 30/12/2009 02:00 | Alerter
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Sans vouloir dénigrer ou donner de leçons à nos compatriotes adeptes du bongoism/pdgiste qui viennent sporadiquement ici en changeant de pseudonymes, le constat du règne bongo/pdg-francafrique dépasse la haute trahison criminelle d’un état:

•Il ne suffit pas d’enfermer Mboumbou Miyakou dans un char proclamer 51% pour présider un pays
•Il ne suffit pas de mitrailler les chaines de TV privées ou mitrailler des citoyens paisibles ou bien mettre des bérets rouges sur toutes les artères du territoire national pour présider un Pays.

Pour présider un pays il faut être un Vrai Leader Humain qui possède quatre attributs de LEADERSHIP :
1-La VISION : Penser en avance, Voir plus loin, Anticiper et agir en avance (Think ahead, Look ahead and Act ahead)
2-Le Sens de la Réalité : Voir la réalité comme elle est réellement et non comme on veut la voir (See the reality as it is and not as one would like to see it)
3-L’Ethique : Diriger selon les Vraies valeurs morales, le bond discernement et non par peur, plaisir ou par tricherie (Lead by principle, Core Values and Reasonning and not by fear or pleasure)
4-Le Courage : Prendre des positions justes et s’en tenir à ses paroles (Make the right and tough choice and stand for it).

Personne ne fait aucune illusion que les bongo (illettrés et peu éduqués avec un ADN caractéristique) ne peuvent pas posséder ces quatre dimensions de leadership. On ne peut pas demander à un hélicoptère de se mettre en orbite comme une fusée….
Mais là où l’incompréhension et l’aberration atteignent le seuil du ‘Brain attack’’, c’est quand certains compatriotes de différent ADN que les bongo viennent vociférer des insanités ici pour pêcher d’autres adeptes au bongoisme/pdg.

Adeptes du bongoism/pdg, si vous êtes gabonais, il vaudrait mieux ne pas lire cet article car je crains que vous n’alliez au suicide ou ‘Brain attack’ après avoir chanté des louanges de YaAli09.

May God treat everyone according to his/her actions and help the true and common sense prevail in this AMAZING World. Amen.

16.Posté par tito le 29/12/2009 23:54 | Alerter
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ce jour arrivera...

15.Posté par cici le 29/12/2009 23:52 | Alerter
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Il ya un temps pour rire, un temps pour pleurer et un temps pour mourir.

Il y' aurait un jugement pour tous

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