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Gabon : Quand le remaniement ministériel devient un casse tête pour Ali Bongo Ondimba

Le site de la Liberté - D'AKOK le Mercredi 15 Mai 2013 à 13:59 | Lu 2283 fois

Après avoir renvoyé du gouvernement et de la présidence de la République tous les anciens compagnons d’Omar BONGO ONDIMBA, Ali Bongo ferait face à un dilemme : fragiliser davantage sa base en sortant les quelques ministres influents de son système mais incompétents, ou s’ouvrir à l’opposition et à la société civile en rassemblant un peu plus de compétences et les Gabonais



Gabon : Quand le remaniement ministériel devient un casse tête pour Ali Bongo Ondimba
Annoncé depuis plusieurs semaines, le gouvernement NDONG SIMA (2) tarde toujours à se mettre en place. Certaines mauvaises langues au quartier, évoqueraient même l’influence des crimes rituels. En effet, le Président, selon ces sources (non crédibles) serait sous l’emprise des fétiches de ses ministres. C’est la raison pour laquelle il n’arriverait pas à trancher.

Loin s’en faut, le problème se poserait à une dimension plus importante. Celle de la crise de légitimité du pouvoir en place au Gabon depuis trois ans. Point de vue que partagent nombre d’observateurs de la vie politique gabonaise.

En France, par exemple, à propos de la légitimité du pouvoir, le général de Gaulle avait déclaré je le cite «La clé de voûte de notre régime, c’est l’institution d’un président de la République désigné par la raison et le sentiment des Français pour être le chef de l’État et le guide de la France». Au travers de cette citation, le général de Gaulle, met en relief à la fois la forte légitimité démocratique du président sous la Vème république ainsi que la prédominance de son rôle au sein de l'état.

Le Président de la République est élu au suffrage universel direct, mode de désignation lui conférant une légitimité démocratique en rapport avec l’étendue de ses pouvoirs. C’est à lui qu’il incombe de veiller au respect de la Constitution, d’assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et de garantir l’indépendance nationale et l’intégrité territoriale. Il est le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire.

Au Gabon, les dispositions constitutionnelles prévoient que la légitimité du Président est en majorité due à son élection, au suffrage universel direct. Cette constitution prévoit également quelques dispositions supplémentaires. Tout d’abord, un Président ne peut être élu qu’à l‘âge minimum de 40ans et en ayant la nationalité gabonaise. Il ne doit pas être privé de ses droits civiques (casier judiciaire) et doit être inscrit sur les listes électorales. Il y a donc des conditions pour se présenter en tant que Président de la République car c’est la plus haute fonction de l’exécutif. Les Gabonais le savent.

En 2009, certes la constitution actuelle a été taillée à la mesure d’Omar Bongo et pouvait profiter au nouveau président, mais la transition a été organisée sous forme de succession. D’abord au sein du parti démocratique gabonais où la désignation du candidat a abouti à la démission de plusieurs hiérarques de ce parti et à la multiplication des candidatures émanant du PDG. Le candidat « ALI » a été imposé aux militants, car revendiquant l’héritage de son « père » feu Omar BONGO ONDIMBA président fondateur de ce parti. Certains hiérarques au sein du Parti tels que NZOUBA NDAMA, NTOUTOUME EMANE… ont soutenu cette position. Les gabonais le savent.

Ensuite lors des élections anticipées où l’élection d’ALI a été maquillée par la cour constitutionnelle. Sans revenir en détail sur les faits, le Candidat indépendant André MBA Obame est arrivé en tête du scrutin avec 23% de voix, Pierre Mamboundou 21% et Ali Bongo 19%. Les résultats « trafiqués » par le ministère de l’intérieur et validés par la cour constitutionnelle donnent la majorité à l’opposition 51% et 41% à Ali Bongo désigné élu au premier tour. Les gabonais le savent.

Ce détour nécessaire sur certaines dispositions de la constitution et sur les élections truquées montre combien de fois le pouvoir d’ALI BONGO est fragile. Il est prisonnier de certains groupes de pression non seulement au sein de son parti, mais aussi à l’extérieur. Les raisons sont multiples. Ali BONGO est Gabonais, mais d’origine nigériane. Il n’a jamais gagné une élection au Gabon sans une intervention soit de son père dans le Haut-Ogooué ou de l’armée. Il n’a pas une base électorale. Sa popularité est entachée par le passé du PDG et de son fondateur. Il se maintient actuellement au pouvoir grâce à la protection de la France.

Les réformes qu’il initie depuis son installation à la présidence de la République, certes salutaires car elles engagent le Gabon vert le chemin du développement économique et social, mais elles se heurtent aux rigidités internes maintenus par les différents groupes de pression.

Après l’euphorie de la « victoire » où ses soutiens ont été remerciés par la nomination de certains d’entre eux aux hautes fonctions de l’Etat, Ali a vite fait le diagnostic politique et économique du pays. Les résultats sont connus. Son administration freine les réformes. Administration composée à près de 80% des militants du PDG.
En 2012 Ali a commencé à nettoyer le Gouvernement en limogeant la quasi-totalité des anciens compagnons de son père. Il s’est ensuite attaqué à l’administration de la présidence qu’il a estimée pléthorique. Ce nettoyage s’est poursuivi dernièrement au sein du parti où les jeunes semblent s’être taillé la part du lion.

La question est de savoir jusqu’ou ce nettoyage va-t-il s’étendre sans mettre en danger sa légitimité au sein de son parti ? Les anciens membres du gouvernement ont trouvé un point de chute à l’Assemblée nationale où ils assurent leur retraite. Mais d’aucuns ont vécu très mal ce coup de balai.

Les déguerpis de la présidence rongent encore leur colère en attendant un point de chute.

Le réaménagement intervenu au sein du PDG a également fait des mécontents. Beaucoup de « grands » camarades auraient été mis au placard dans ce qui a été appelé comité des sages. En attendant d’être éventuellement nommé sénateurs, l’inquiétude règne encore de ce côté.

Le remaniement ministériel annoncé risque lui aussi de faire des victimes et ce sera une humiliation de trop pour certains notamment si le prochain gouvernement s’ouvre à l’opposition et à la société civile. Une humiliation qui risque de reverser la majorité actuelle dans l’opposition.

Ali en aura-t-il le courage ?

Mercredi 15 Mai 2013
D'AKOK
Vu (s) 2283 fois




1.Posté par Lola le 15/05/2013 19:45 | Alerter
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Un casse tête ? ben sa tête va exploser. Les gens racontent au bar que le procain gouvernement risque d'avoir 50 ministres comme à l'époque. NZOUBA a sa liste pour remplacer Moundounga et Loembé, Biyogue Mba va imposer son dauphin, le professeur Meyo nouvellement élu député. Le professeur Ekomi attend, le prof Mba Owono de Bitam est là, le prof Barro Chambrier n'a jamais été ministre plein. NDemezo'o veut être premier ministre. Engouang owono viré du secretariat de la présidence est impatient. Léon Zouba joue le maintien, Moudounga veut la tête de Ndong Sima, Rogombé va imposer un de ses parents, Mboratsuo a ses fils, Patience assélé Bongo a un mot à dire, Ntoutoume émane a ses enfants, les grandes familles tékés et obamba ont leurs dossiers, l'ogooué lolo veut des postes et blablabla... c'est le prix à payer quand on usurpe le pouvoir.

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