News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Gabon - Présidentielle 2016 : Jean Eyéghé Ndong, le contorsionniste

Le site de la Liberté - gabonreview le Vendredi 4 Décembre 2015 à 08:05 | Lu 2460 fois

S’efforçant d’expliquer son soutien à Jean Ping, l’ancien Premier ministre a pris des postures intellectuelles quelque peu inhabituelles et pas toujours cohérentes.



Au cours de la tournée de Jean Ping dans la province de l’Estuaire, Jean Eyéghé Ndong a cru devoir expliquer sa posture actuelle. Il a donné sa version de la naissance du Front de l’opposition pour l’alternance, les raisons des tournées de son champion dans le pays, ainsi que les motivations de son choix. «Je sais que vous qui êtes ici, êtes membres de l’Union nationale. Mais quand nous sommes arrivés ici, nous ne vous avons pas parlé de parti politique. Nous vous avons dit que nous sommes partisans du changement», a-t-il lancé, d’entrée de jeu, précisant avoir trouvé en l’ancien président de la Commission de l’Union africaine la personne capable d’incarner la volonté de changement.

«Nous choisissons Jean Ping pour être notre avant-centre. Parce que c’est comme une équipe de football. Jean Ping va être l’avant-centre et les autres sont des latéraux, des défenseurs, des gardiens … Et puis des remplaçants aussi», a-t-il expliqué, avant de revenir sur le parti politique dont il est pourtant un des fondateurs. «Au sujet de l’Union nationale, il faut un peu remonter dans le temps et bien présenter les choses. L’Union nationale existe avant le Front (Le Front de l’opposition pour l’alternance, ndlr). Le Front de l’opposition qui est composé des partis politiques et des personnalités politiques. Le Front a été crée sur proposition de l’homme-là, Jean Ping. C’est Jean Ping qui a eu l’idée de créer le Front où on trouve Myboto, Oyé Mba, Bengone Nsi, Divungi, Kombila, Amoughe Mba, Eyéghé Ndong, Ntoutoume Ngoua, Moukagni et ceux que vous ne connaissez pas», a-t-il affirmé, prenant quelque liberté avec la vérité historique et le déroulement des faits.

Se présentant malgré tout comme vice-président de l’Union nationale, il a insisté sur cette version des faits qui ne semble pas recueillir l’assentiment de nombreux témoins et acteurs de la gestation et de la naissance du Front de l’opposition pour l’alternance. «Le Front a dit, entre autres choses, qu’il va y avoir un seul candidat à l’élection présidentielle. Vous le savez et vous l’avez entendu», a-t-il dit, indiquant partager cette position de principe. A en croire ses dires, au fil des réunions «Jean Ping a posé le problème de la rencontre du Front avec les populations gabonaises». «Depuis que le Front existe, vous l’avez déjà vu ici ? C’est la première fois que vous voyez quelques membres du Front», a-t-il avancé, revenant sur les raisons des tournées de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine. «Ping leur a dit : «mes frères, on ne peut pas faire la politique comme ça.

Et pourtant quelques-uns d’entre vous sont d’anciens opposants. On ne peut pas faire la politique sans voir le peuple». Quelques-uns ont accueilli favorablement sa proposition d’aller vers les populations. Et d’autres ont trainé les pieds, pour ne pas dire ont refusé», a-t-il confié, avant de se faire l’écho de propos prêtés à Jean Ping. «Si c’est comme ça, moi je m’en vais rencontrer les populations gabonaises. Parce que je dois les voir. Elles doivent me voir parce que si un jour il y a des élections présidentielles, quand il va falloir choisir, elles sauront au moins que tel est venu nous voir», a-t-il raconté.

Selon Jean Eyéghé Ndong, Jean Ping aurait fait ce choix du fait des réticences des autres membres du Front. «Ceux qui ne viennent pas vous voir, vous ne les connaissez pas. Ping est allé dans le Woleu-Ntem, dans l’Ogooué-Ivindo, dans la Nyanga, dans l’Ogooué-Lolo. Aujourd’hui, il commence la tournée dans l’Estuaire. C’est pour vous voir et pour que vous le voyiez, pour que vous lui posiez des questions et il vous répond», a encore dit le sénateur du 2è arrondissement de Libreville, avant de s’avancer sur le rôle des partis politiques dans une course au fauteuil présidentiel. Pour lui, un parti «n’est qu’un instrument qui vous aide à conquérir le pouvoir».

«Quand un instrument n’est pas en état de marche pour diverses raisons, on le laisse tomber et on utilise d’autres moyens pour aller au pouvoir», a-t-il asséné, affirmant qu’aucun parti ne peut garantir l’accession à la présidence de la République. «Même pas le PDG, même pas l’Union nationale», a-t-il tranché. «Entre nous, il faut dire les choses telles qu’elles sont.

L’Union nationale, on ne le trouve en force que dans le Woleu-Ntem et dans l’Estuaire. Mais dans toutes les provinces du sud, l’Union nationale n’existe pas là-bas. La preuve c’est que quelques responsables de l’Union nationale ont mordu la poussière aux élections locales parce que l’Union nationale n’y est pas encore bien implantée», a-t-il asséné. «Si nous disons que nous choisissons Ping, cela ne signifie pas que nous ne sommes plus de l’UN. Parce qu’étant membre du Front, nous attendons que le Front désigne le candidat. Mais nous, nous avons dit qu’en attendant, on préfère Ping», a-t-il ajouté dans une contorsion intellectuelle quelque peu surréaliste.

N’empêche, cette sortie a donné libre cours à de nombreuses interprétations, suscitant un ensemble de questions. Un militant ou même membre influent du directoire d’un parti peut-il se lever et fixer en public son choix sur un candidat ? En procédant de la sorte, quel exemple donne Jean Eyéghé Ndong aux militants de base ? Croit-il agir avec discipline et dans le sens de la cohésion ? Quelle est finalement la place des militants qui sont le plus souvent mis sous le fait accompli ? Qu’a fait Jean Eyéghé Ndong, vice-président, pour implanter son parti sur l’ensemble du pays ?

Pour un ancien Premier ministre, cet argumentaire surprend plus d’un observateur. Doit-on s’attendre, dans les jours à venir, à voir de nombreuses autres voix s’élever pour annoncer des candidatures ou des choix en dehors des partis voire des camps politiques ? On n’imagine mal, en tout cas, Richard Auguste Onouviet ou Angélique Ngoma marquer publiquement leur préférence pour un futur candidat à la présidentielle hors des rangs du PDG, du seul fait d’une alliance dans le cadre de la Majorité républicaine pour l’émergence.

Vendredi 4 Décembre 2015
gabonreview
Vu (s) 2460 fois



Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

12.Posté par @zr le 16/01/2016 22:54 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Peut ou doit on parler d opposants dans ce pays tres franchement? Je crois que la reponse serait personne. Nous avons en effet,les opposants de circonstance qui, apres etre ejectés de leurs postes juteux de facto se retrouvent du camp d en face pour divertir et dénoncer les revers de la médaille qu ils ont forgé.

11.Posté par DeMoabi le 07/12/2015 23:12 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Conquis le terrain au point qu''il est désormais plus connu que bien d''entre eux. Alors comptons sur sa seule détermination sans égal à l''heure actuelle....

10.Posté par DeMoabi le 07/12/2015 23:12 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Conquis le terrain au point qu'il est désormais plus connu que bien d'entre eux. Alors comptons sur sa seule détermination sans égal à l'heure actuelle....

9.Posté par DeMoabi le 07/12/2015 23:09 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
En tout cas, y a pas pas mieux que lui. Jusqu''à preuve du contraire. Certains leaders de partis politiques bien que légalisé depuis kalakala ne sont même pas connus hors de leur province ou village. Or, et il faut le lui reconnaître, Ping a bien

8.Posté par L OEIL le 05/12/2015 16:16 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
COMME JIMMY ET MOUKETOU JE SUIS D ACCORD AVEC VOUS EYEGHE EMONE NDONG EST UN VRAI VISIONNAIRE

7.Posté par Angela le 04/12/2015 23:19 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
L' homme qui a placé son fils à la mairie du deuxième va bientôt nous sortir à nouveau sa phrase fétiche " Nza Mfe " il l'a dit pour Bongo père et poutsant il n'est plus là! bientôt il le dira pour Ping

6.Posté par ADN le 04/12/2015 21:04 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Jean PING est le mieux placé pour battre Ali BONGO ONDIMBA. Bien sûr si tous les conditions démocratiques sont réunies.

5.Posté par BIGBILY le 04/12/2015 15:48 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Poste 3 voix du Q, ton chinois n''est rien son carnet d''adresse n''a rien dedans sinon il serait réélu à union africaine il a fait honte au Gabon le seul qui n''a pas pu être réélu, qu''elle HONTE !
L''élection est gagnée d''avance par Ali !
VIVE ALI

4.Posté par MOKOUKOUET le 04/12/2015 12:24 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
D'ACCORD AVEC TOI JIMMY

3.Posté par Voix de la nation le 04/12/2015 09:50 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Nous voix de la Nation nous demandons que Jean Ping sois le candidat pour la prochaine élection de 2016 c'est l'homme qui faut, et nous demandons aussi à toute l'opposition de former un seul bloc contre les sois disant émergent mais qui ne sont pas. Un seul candidat pour l'opposition rien qu'un seul candidat pas deux pas trois rien qu'un seul et c'est Mr Ping. a cause de son carnet d'adresse bien charger.

Nous vous remercions.

1 2
Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Gabonlibre.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre...Signalez nous des commentaires hors sujet en cliquant "Alerte"

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Gabonlibre.com . Si votrese veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...