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Gabon : Près 16 % d’admis au BEPC dans Haut-Ogooué

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24 le Samedi 17 Juillet 2010 à 08:55 | Lu 3081 fois



Gabon : Près 16 % d’admis au BEPC dans Haut-Ogooué
Quelques 16 % des 2 846 candidats inscrits au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans les 11 centres du Haut-Ogooué se sont montrés à la hauteur des épreuves du mois dernier dans la province.


En d’autres termes, on aurait parlé de seulement 446 candidats qui ont pu décrocher leur diplôme cette année ; soit un pourcentage réel d’un peu plus de 15 % (15,67). Heureusement que pour les 2 000 autres candidats, il leur est possible d’aller en Seconde avec la moyenne de classe et de revenir plus tard payer la dette du BEPC. Pourtant, les trois dernières années, les résultats étaient très fameux et oscillaient entre 68 et 82 %

Presque tous les candidats, principalement les officiels, montraient leur optimisme débordant à la fin des épreuves. Tous ou presque ont reconnu, remerciant les enseignants en passant, avoir étudié en classe tous les chapitres dans lesquels leurs compositions ont été tirées.

Seulement, jusque là on ne s’explique pas cette déconvenue qui a laissé orphelin de nombreux élèves de la province après toutes les privations qu’ils se sont imposées, ajouté à cela les cours de soutien que les bienfaiteurs (politiques pour la plus part) ont financés moyennant de fortes sommes d’argent.

Ces résultats sont les plus minables que la province du Haut-Ogooué ait enregistré depuis l’adoption par le Gabon de cet examen créé il y a 53 ans par Jean Berthoin, alors ministre de l’Education nationale de France.

Ces résultats qui sont loin d’être faux comme certains le prétendent déjà devraient tirer la sonnette d’alarme et pousser les uns et les autres à la critique, à l’autocritique et à une sérieuse remise en question

L’autre fait qui ne devrait pas passer sous silence est que cette année, plus que les années précédentes, on n’a pas parlé une seule fois de « carreau » (la fraude). Doit-on donc penser que les années précédentes le fameux carreau contribuait substantiellement à l’amélioration des résultats ? On n’accuse personne ; même pas les enseignants qui ont corrigé. C’était les enseignants même de ces élèves (innovation).

Ces derniers ont-ils montré leurs limites ou bien ce sont les élèves qui ont exhibé les leur ? Sur qui va-t-on tirer pour justifier cette débâcle ? Ne faudrait-il pas renvoyer tous les chefs d’établissements actuels à la craie et les remplacer par d’autres, plus probes pour faire une comparaison ?

Et dire que ces résultats ont pris du temps à être publiés parce qu’à 10,00/20, seulement un peu plus de 2 % des 2 846 candidats tiraient leur épingle du jeu, soit un peu moins de 70 candidats ! On est sûrement allés plus bas…

En 2006, le Haut-Ogooué a connu son premier mauvais résultat avec seulement 23 % (525 des 2 278 candidats présentés) de réussite. Seuls le collège de Boumango (100 %) et lycée d’Okondja (environ 68 %) s’étaient démarqués. Pour justifier les mauvais résultats, on a trouvé des coupables et cela n’a pas nécessité du temps : les candidats libres… Il y en avait trop, estimait-on à ce moment-là.

Mais cette année, qui va-t-on accuser ? La grève ? Pas sûr. Cette année a été moins gréviste que les années précédentes. Les primes de vacation ? Non plus. Le gouvernement a tenu parole dans les délais. La preuve, la plupart des enseignants ayant pris part à ces examens conjuraient la longue attente des résultats en convertissant le contenu de leur enveloppe kaki par des bières glacées, confortablement installés dans les estaminets qu’on ne compte pas dans la province.

Les chefs d’établissements qui ont longtemps fait des résultats leur prétexte pour ne plus quitter les établissements aux recettes juteuses (plus il y a des élèves plus ça paie, surtout à la rentrée et en fin d’année) devraient passer la main. A la manière du ’’tsunali’’ qui a donné le tournis à plusieurs ’’inamovibles’’ et ’’habitués’’ des portefeuilles à vie en octobre 2008, les chefs d’établissements méritent aussi de goûter à ça. De la formation dépend l’émergence d’une nation.

On devrait aussi faire remarquer que le ministère de l’Education et de l’Enseignement est allé trop vite avec les états généraux de l’Education et de la recherche scientifique. Il fallait attendre la publication des résultats des examens pour faire un état des lieux et prendre des mesures conséquentes pour rebondir. C’était la charrue avant les bœufs, pense-t-on.

Samedi 17 Juillet 2010
LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24
Vu (s) 3081 fois




1.Posté par Le regard le 17/07/2010 13:50 | Alerter
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Le problème dans notre système éducatif est un problème de gouvernance. Le fonctionnement actuel des établissements dénote d'une régulation bureaucratique. Les chefs d'établissements sont nommés par le sommet stratégique (ministère) parfois par l'environnement politique et donc ne peuvent justifier les performances de leur organisation. Ils sont bien protégés par le parapluie.

Ce qui est extraordinaire dans cette province du haut-ogooué, les différents responsables des écoles primaires, collèges, lycées et l'ENI (le directeur de l'ENI de Franceville est retraitable depuis plusieurs années mais bénéficie d'un soutien politique fort pour gérer les faramineux budgets de l'institution) sont originaires de la province. J'ai ommis les postes de IDA ( c'est son troisième séjour après de brêves affectations ailleurs, à en croire que le poste lui appartient). Je ne dirai pas plus sur les chefs de circonscription scolaire et les chefs de base pédagogique tous originaires de la province. Nous avons comme l'impression que la notion de la république échappe à cette province. La décentralisation a commencé depuis belles lurettes dans cette province en terme d'occupation des fonctions administratives. Une règle implicite existe:seule les originaires de la province peuvent être nommés responsables des structures scolaires. Les autres agents de l'éducation nationale, brillants ou pas sont affectés en complément d'éffectif. Si on mettait des lentilles sur les autres administrations déconcentées de l'Etat, les tendances peuvent être les mêmes. En définitive, il faut passer à un autre mode de gouvernance. La bureaucratie a montré ses limites. Il faut instaurer un Etat-évaluateur ce qui signifie qu'il serait urgent d'instaurer un mode de regulation par les résultats, tant mieux si les responsables sont originaires de la province mais qu'ils soient au moins les meilleurs. Monsieur le Ministre de l'éducation nationale, quels sont les critères pour nommer les pilotes. Le pilotage par la complaisance provoque des crachs d'avions. Vivement les académies et leur autonomie. Un petit stage au Sénégal ou en France pourrait nous aider dans la compétition aux fonctions de chef d'établissemùent.

2.Posté par Ngone le 17/07/2010 15:05 | Alerter
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1) "Gabon : Près 16 % d’admis au BEPC dans Haut-Ogooué

Quelques 16 % des 2 846 candidats inscrits au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans les 11 centres du Haut-Ogooué se sont montrés à la hauteur des épreuves du mois dernier dans la province.

En d’autres termes, on aurait parlé de seulement 446 candidats qui ont pu décrocher leur diplôme cette année ; soit un pourcentage réel d’un peu plus de 15 % (15,67). Heureusement que pour les 2 000 autres candidats, il leur est possible d’aller en Seconde avec la moyenne de classe et de revenir plus tard payer la dette du BEPC. Pourtant, les trois dernières années, les résultats étaient très fameux et oscillaient entre 68 et 82 % "

2) "La province du Woleu-Ntem a enregistré un taux de réussite de 20,59% à l’examen du BEPC session de juin 2010 dont les résultats ont été proclamés mercredi à Oyem par le directeur du centre de perfectionnement professionnel, Alain Ignoumba.

Ces mauvais résultats, 494 admis sur 2399 pour les six centres d’examens de la province n’ont pas laissé l’intérimaire de l’IDA indifférent, aussi a-t-il exprimé son indignation face à ces résultats très en baisse et très en dessous de la moyenne en demandant aux uns et aux autres de voir dans quelle mesure remonter la pente l’année prochaine."

Ca ne va vraiment pas. C'est dramatique même en nuançant l'analyse des résultats.


3.Posté par le gabonais du fin fond le 18/07/2010 11:42 | Alerter
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On atten tjr l'emmergence si tant est que on va y arriver, Ali bongo tu di koi looooooooooooooooooooooooooooooooooooool

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