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Gabon: Pourquoi l'opposition Gabonaise doit - elle rencontrer le Président Français , au Gabon ?

Le site de la Liberté - Blaise - LVDPG le Mardi 23 Février 2010 à 23:42 | Lu 2620 fois

Qui peut s permettre de dire que "la politique intérieure du Gabon n'est pas une affaire Française? Et que la politique étrangère du Gabon n'est pas l'affaire de l'opposition?
Pour des jeunes et moins jeunes, il est indispensable de savoir avec précision jusqu'à quel point la France façonne notre politique INTERIEURE.
Voici une brève histoire politique de notre chère Patrie:LE GABON !



Gabon: Pourquoi l'opposition Gabonaise doit - elle rencontrer le Président Français , au Gabon ?
La Première question à se poser est: QUAND ALI BONGO VA EN FRANCE, L'OPPOSITION FRANCAISE CHERCHE T-ELLE A LE RENCONTRER ?
MAIS, POURQUOI L'OPPOSITION GABONAISE DOIT ELLE RENCONTRER SARKOZY AU GABON?

Si vous connaissez l'histoire politique du gabon, de nombreux actes posés par la France doivent interpeler Tout Acteur Politique Gabonais se réclamant de l'Opposition,à l'heure où Le Président Français vient réviser les accords militaires datant des années 60.
Comment peut-on avoir quelque chose dans son crane qu'on appelle cerveau et ne pas tenir compte des faits historiques?

Qui a permis à Léon Mba de devenir Maire de Libreville puis Président de la République, en organisant une élection avec un candidat unique de son choix? C'est la France !
permettez que je vous en dise un mot :

Aux élections municipales de 1956 où les listes présentées sont au collège unique (Africains et Européens confondus), Léon Mba reçoit le soutien financier des colons, et tout particulièrement celui du forestier Roland BRU. Il remporte la mairie de Libreville avec 65,5% des suffrages, devenant ainsi le 23 novembre, le premier maire de la capitale.

Le 27 février 1959, Léon Mba est nommé Premier ministre par la France. Pourtant en novembre 1959, il se prononce ouvertement pour la départementalisation du Gabon. Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique de l’Elysée », lui fait comprendre que cette solution est impensable.
Mba campe sur cette position jusqu'en février 1960. Il décide par ailleurs d’adopter le drapeau tricolore qui se serait différencié du drapeau français par l’apposition du dessin de l’arbre national, l’aucoumea.
Là encore, Foccart refuse.

En septembre 1960, alors que le gouvernement prépare la nouvelle constitution, une opposition opiniâtre contre Mba se profile à l’Assemblée nationale et au sein du parti gouvernemental. Une partie des militants menés par le président de l’Assemblée nationale Paul Gondjout, suivis par les députés UDSG, rejettent le projet gouvernemental de constitution présidentielle. Finalement, le 4 novembre 1960, une constitution de type parlementaire est adoptée. Mis en minorité, le Premier ministre Léon Mba, demande l’aide financière de Paris afin d’acheter pour 13 à 15 millions de francs CFA des députés.
Les européens du pouvoir qui, grâce à un système de corruption généralisée instauré par Roland BRU, gardent leur influence sur les affaires internes du Gabon. Le remaniement provoque une nouvelle crise au sein de la majorité. Il s'est fait sans consultation du Parlement, ce qui est une violation de la constitution. Paul Gondjout, pourtant allié de Mba, dépose une motion de censure. Gondjout espère sans doute bénéficier d’un partage du pouvoir à son avantage, c’est-à-dire l’instauration d’un parlement fort et d’un Premier ministre disposant de l’exécutif. Outré, Mba réagit de manière répressive. Le 16 novembre, sous prétexte d’un complot, il décrète l’état d’urgence, ordonne illégalement l’internement de huit de ses adversaires au sein du BDG (dont Gondjout) et ce malgré leur immunité parlementaire. Le lendemain, il dissout l’Assemblée nationale. Les électeurs sont appelés à voter de nouveau le 12 février 1961.

le 4 décembre, il est élu au poste de secrétaire général du BDG à la place de Gondjout. Il se tourne vers l’opposition pour renforcer sa position. Il forme avec Aubame une liste d’Union Nationale, suffisamment équilibrée pour plaire aux électeurs bienqu'elles se fassent au détriment du leader de l'opposition. Afin d’optimiser au mieux sa victoire, Mba rend le vote obligatoire tandis que le dépôt obligatoire pour chaque candidat est porté à 100 000 francs, décourageant ainsi les candidatures hors de la Liste d’Union. Ainsi, le 12 février, la liste remporte 99,75% des suffrages. Le même jour, Léon Mba est élu en tant que candidat unique à la présidence du Gabon.

du 17 au 18 février 1964, aux environs de cinq heures du matin, 150 militaires gabonais dirigés par les lieutenants Jacques Mombo et Valère Essone, arrêtent le président Léon Mba, le président de l’Assemblée nationale Louis Bigman, et plusieurs ministres. Par la radio, les militaires annoncent au peuple gabonais le coup d’État et demandent à l’assistance technique française de ne pas s’immiscer dans l’affaire. Léon Mba est obligé de prononcer une allocution radiodiffusée où il reconnaît sa défaite :
« Le jour J est arrivé, les injustices ont dépassé la mesure, ce peuple est patient, mais sa patience a des limites… il est arrivé à bout. »
Durant ces évènements, aucun coup de feu n’est tiré. Le peuple ne réagit pas, signe selon les militaires de l’approbation du putsch. Un gouvernement provisoire est constitué, et sa présidence est offerte à son grand rival Jean-Hilaire Aubame. Il n’est composé que de personnalités politiques civiles, provenant aussi bien de l’UDSG que du BDG comme Paul Gondjout.
Quant aux putschistes, ils se contentent d’assurer la sécurité civile. D’ailleurs, toute la petite armée gabonaise n’est pas intervenue dans le coup d’État ; encadrée en majorité par des officiers français, elle est restée dans ses casernes.

Des instructions sont données pour que Léon Mba soit transféré à Njolé, fief électoral de Aubame. Mais du fait de violentes pluies, le président déchu est amené à Lambaréné, à 250 kilomètres de Libreville. Le nouveau chef du gouvernement, Aubame, prend rapidement contact avec l’ambassadeur français, Paul Cousseran, afin de lui assurer que les biens des ressortissants étrangers seront protégés et éviter ainsi toute intervention militaire.
Mais à Paris, le général de Gaulle et Jacques Foccart en ont décidé autrement. En effet, Mba était un des plus fidèles alliés de la France en Afrique ; en visite en France en 1961, il avait affirmé :
« Tout Gabonais a deux patries : la France et le Gabon. »
De plus, sous son régime, les Européens jouissaient d’un traitement particulièrement amical. Les autorités françaises décident donc, en conformité avec des accords franco-gabonais signés, de rétablir le gouvernement légal. Toutefois, l’intervention ne peut être déclenchée sans une requête officielle du chef d'État gabonais.

Léon Mba étant constitutionnellement « empêché », les Français font appel au vice-président gabonais, Paul Marie Yembit, qui n’avait pas été arrêté. Mais celui-ci reste introuvable ; il est donc décidé de rédiger une lettre anti-datée que Yembit signerait plus tard. Ainsi, dans la nuit du 18 au 19, les troupes françaises de Dakar et Brazzaville débarquent à Libreville et rétablissent Mba au pouvoir. Les combats ont fait un mort du côté français, et 15 à 25 du côté gabonais

Bref Qui a favorisé l'arrivé d'Albert bernard Bongo Au pouvoir après la mort de Léon Mba? C'est la France!

Qui a favorisé le coup d'état électoral et constitutionnel qui a permis à Ali Bongo de devenir président du Gabon? C'est encore la France!!!!

Bon sang ! Et quand l'Union dit, et ne quemande pas; Qu'une rencontre avec Sarkozi le principal maitre d'orchestre de ce qui nous arrive aujourd'hui s'impose .
Nous disons, non, il ne faut pas lui dire nos quatre vérités car il n'y a rien à attendre, adressons nous plutot à ali!!! C'est incroyable!!!
Croyons nous que nos leaders sont-ils si naïfs pour ne pas le savoir?
Il le savent même mieux que nous et nos petites analyses d'apprentis politiciens.

En tout cas, ON EST UN vraiment UN.

Mardi 23 Février 2010
Blaise - LVDPG
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13.Posté par Silence le 25/02/2010 16:08 | Alerter
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Bonjour à tous, et félicitations pour cet article. Il n’y a pas à ma connaissance un problème ethnique au Gabon. La fibre ethnique est utilisée par les politiciens justement pour se constituer une clientèle ; un fief. Ce concept, créé de toute pièce par le colonisateur avec tous les stéréotypes qu’il a véhiculé a été abusivement utilisé par le système Bongo. Le bref rappel historique de l’article de notre compatriote ne révèle nul part une trace de ce phénomène.
Pour ceux qui sont à la recherche d’une idéologie, je réponds que l’heure n’est pas encore aux idéologies ; d’ailleurs, même dans les démocraties dites avancées, le clivage idéologique est de moins en moins claire. C’est pourquoi je pense que les gabonais sont UN et on un seul combat, celui de la liberté. Les gabonais sont UN dans la pauvreté, les gabonais sont UN dans l’absence de structures hospitalières, les gabonais sont UN dans le déficit du système éducatif. Les gabonais sont UN dans l’absence de justice. Les gabonais sont UN dans le pillage de leurs richesses et les détournements massifs des deniers publics. Les gabonais sont UN dans la privation de leurs droits fondamentaux en particulier celui de choisir librement ses dirigeants et son destin.
Le voyage de Sarko au Gabon est bien le signe que ce pouvoir usurpé a besoin de soutien et comme il ne peut l’avoir à l’intérieur, il faut que l’extérieur le lui apporte. A titre d’exemple, le pouvoir ghanéen n’a pas besoin de la visite de x ou de y, il est légitime par lui même, il en est de même de l’Afrique du sud ainsi que d’autres nations africaines où la démocratie s’est installée.
Le combat du Gabon est de conquérir ses libertés pour la mise en place d’un état de droit et nous sommes UN pour le mener. L’issu est proche quoiqu’en pensent Sarko et ses agents ; monsieur OBO était bien un agent des services secrets français et le présent pouvoir en est la continuité. « UN nous vaincrons ». Que Dieu bénisse le Gabon.

12.Posté par Sema Taou n Kemet le 25/02/2010 11:28 | Alerter
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hotep à vous frères et sœurs kemites, je reste sceptique quant à la conception de ce qu'on nomme opposition dans le système de pensée gabonais. Car depuis que je sais lire, écrire et penser par moi-même, ce que je sais au Gabon c'est que les gens soutiennent d'autres gens, on appelle ça du clientélisme dans le paradigme leukos, mais ne soutiennent pas des idées. Car soutenir des idées c'est se fonder sur une idéologie politique claire, de sorte que ceux qui s'y intéressent la soutiennent avec force et vigueur sans tomber dans les travers de l'arbitraire politique comme c'est le cas chez nous. Ensuite une idéologie politique se décline en concepts et théories politiques et économiques propres qui mettent en relation l'ensemble du corps social et son environnement dans une logique de long terme? mais ni les Pdgsites ni les soi-disants opposants ne le font, car la politique ici fait référence aux personnes qui exercent le pouvoir ou qui veulent l'exercer et non aux idéologies des uns et des autres et leurs idées politiques. Donc, tant que la conscience politique gabonaise est une affaire de personnes et non de valeurs et d'idées globales, dont les modalités d'actions sont connues et discutées par les populations qui les valides ou non, on restera faussement étonner de voir cette valses des pilleurs de notre insignifiant état qu'est le Gabon.

11.Posté par gabon enervant le 25/02/2010 00:14 (depuis mobile) | Alerter
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Chapeau mon trés chér,je crois qu'il faut les gens comme toi pour recentrer les opinions de nos leaders.Les gars,on a jamais fait la politique et devant nous avons des experts en politique,nous avons des messieurs alors dorénavant même si on pense que c'est mal,les gars cherchant les moyens à dire que c'est possible d'être une solution.Qui tue par la lame perit par la lame,je discute beaucoup avec certains leaders et croyaient moi le pdg tend sur un fil.Les ami(es),UN nous sommes et UN nous vaincrons.

10.Posté par Ngone le 24/02/2010 23:36 | Alerter
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A Odjuan'a Mbédé, merci infiniment pour ce bref résumé sur l'histoire de notre pays. Cela me fait penser à proposer à LVDPG la création d'une rubrique "Histoire politique de Mon Pays", où tous les gabonais de l'ancienne génération pourront instruire la jeune génération. Pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où on vient. Comprendre le Gabon politique d'hier nous permettrait d'éviter les erreurs et de mieux cerner les obstacles à sa réelle construction.
Vos interventions m'ont apporter des lacunes que j'avais sur certains points, et j'en ai encore (des lacunes) sur l'histoire de notre pays. Par exemple, Albert Bernard Bongo remplace Léon Mba en 1967, qui et où était-il avant ? dans l'opposition ou dans la majorité ? dans quel parti politique ?

Pétition pour la mise en place par LVDPG d'une rubrique sur l'histoire politique du Gabon, 1ère signature : Ngone.

9.Posté par ADN le 24/02/2010 21:57 | Alerter
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Ce n'est pas grave Yacelio. L'article de Odjuan'a Mbédé est solide et mérite nos félicitations.
Quand quelqu'un fait bien, il faut l'encourager et c'est ce que nous faisons dans nos postes.
Si tu as des arguments politiques à avancer pour contredire Odjuan'a Mbédé, tu es le bienvenu. Car nous, nous voulons et faisons de la politique pour l'avancement de notre pays.

8.Posté par yacelio le 24/02/2010 19:39 | Alerter
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rien de bon dans cet article sauf que vous acceptez toujours d'avoir pour maître la france ! qui vous a géré et que vous continuez à reconnaître comme force incontournable ,c'est confirmer votre allégeance ,votre impuissance et avec le 'UN , messieurs, courrez vous prostèrner devant vos seigneurs et maîtres ,faites la bonne prière qu'il vous dicte la conduite à tenir pour un gabon meilleur que vous semblzr incapable de construire sans lui

7.Posté par St.Michael le 24/02/2010 17:59 | Alerter
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@ Lapunu,

Unfortunately I have no suggestions to you at this stage. However, I would humbly invite you to see the Big Picture and look ahead how the future should be shaped for you and your children.

The future looks great and will be greater if we all meet to the challenge of unconditional UNITY.

Amen.

6.Posté par Antiquité le 24/02/2010 12:18 | Alerter
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Boujour à tous,
Je tiens à remercier notre compatriote pour l'intervention historique de notre pays. Je suis fier d'être gabonais lorsque je vois des jeunes prendrent conscience que notre pays est d'abord à nous.

VIVE LE GABON, VIVE UN

5.Posté par Odjuan'a Mbédé le 24/02/2010 11:28 | Alerter
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Merci à vous St.Michael, Blaise, ADN, et tous le autres Nationalistes pour ces propos.
NOUS SOMMES UN, Unis dans un GABON POUR TOUS !!!

4.Posté par Lapunu le 24/02/2010 08:36 (depuis mobile) | Alerter
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Quand on voit le fils de aubame jh, aux coté d'eyeghe ndong, et tous deux membres d l'un, ca me donne envie d'apprendre à connaitre les autres, mes freres gabonais. Quel solutions pouvons aporter pour enrailler les clivages ethnique chez nous, pour qu'au finish, nous soyions tous un, dans le gabon pour tous? Vos suggestions pleaz...

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