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Gabon : Pourquoi il ne faut pas confondre l'identité nationale et l'unité nationale

le Lundi 22 Mars 2010 à 05:42 | Lu 1372 fois

J’ai lu la contribution fort intéressante de M. Charles ASSEMBE et je tiens à le remercier d’avoir posé des questions aussi évidentes que déterminantes pour le développement de notre pays. Cependant, j’ai bien peur que le chef d’œuvre de mon cher compatriote ne soit révélateur d’une énorme confusion entre « identité nationale » et « unité nationale ».



Gabon : Pourquoi il ne faut pas confondre l'identité nationale et l'unité nationale

BIBANG de Toulouse

Il est certes indéniable que les deux concepts visent la construction même de l’idée de NATION. Néanmoins, dans le cas du Gabon comme de la quasi-totalité des Etats d’Afrique noire, la priorité a toujours été de construire l’unité au sein de la multiplicité ethnique. Il est possible qu’une telle assertion ne suffise pas à convaincre, quelques définitions sommaires s’avèrent alors nécessaires. L’identité nationale pourrait s’entendre comme « la somme des dénominateurs communs à chaque peuple ». Il s’agit en effet d’un ensemble de valeurs, souvent le fruit d’une histoire commune, partagées par les membres d’une communauté. L’identité est un faisceau de critères permettant de reconnaître, de distinguer une personne, une entité par rapport à d’autres. Si l’on essaie de transposer cette définition sur le contexte gabonais, on devrait aisément arriver à la conclusion que chaque groupe ethnique est susceptible de sécréter sa propre identité. On le voit, l’identité nationale reste une notion nébuleuse et tenter de la définir s’avère aléatoire. D’autant plus que le thème a très souvent été galvaudé aussi bien par des théoriciens de droit que par des leaders politiques en quête légitimité. En tant que juriste M. Assembe se souviendra sans doute du critérium de l’Allemand Ficht dans sa définition de l’Etat-nation et de la récupération qui en a été faite par les théoriciens du mouvement nazi. L’actualité n’est pas en reste, tant le thème de l’identité nationale vient de faire l’objet d’un débat foncièrement électoraliste qui s’est éternisé pendant des mois dans l’Hexagone. Véritable exutoire, ce débat a donné l’occasion à un peuple français monocolore d’exiger des autres (particulièrement les minorités ethniques issues des ex-colonies africaines) de se dépouiller de leurs identités d’origine pour se conformer à celle d’une France blanche qui les accueille. L’identité nationale ne se décrète pas. Elle est plutôt la résultante de cette association entre des composantes foncièrement différente. Des populations que l’histoire réunie et qui nolens volens sont appeler à vivre ensemble. Il s’agit en réalité d’un débat franco-français et je trouve regrettable que par effet de mode l’on veuille le transposer sur le continent africain où il a toujours été question de construire l’unité nationale. La construction de l’unité nationale s’est imposé dès le départ comme l’un des impératifs des nouveaux Etats indépendants. Comme la plupart des autres pays d’Afrique noire, le Gabon résulte de la balkanisation du continent opérée par les anciennes métropoles. Ce qui est souvent qualifié par les historiens comme un « partage du gâteau » africain par les grandes puissances impérialistes, révèle également le caractère artificiel des Etats qui en sont issus. Purement guidé par des enjeux économiques, ce découpage ne correspond à aucune réalité. La présence de plusieurs groupes ethniques sur le territoire des différents Etats en constitue l’illustration. Cette diversité n’est pas sans inconvénient pour la stabilité des Etats. Elle peut susciter des tendances centrifuges qu’il faut combattre. Certains auteurs n’hésitent d’ailleurs pas à parler d’« Etats multinationaux » au sein des quels il convenait de construire une vraie nation (lire le livre du Congolais Mwayila Tshiyembé, Etat multinational et démocratie africaine : sociologie de la renaissance politique, Ed. L’Harmattan). Une des trouvailles des autorités des nouveaux Etats indépendants a consisté en la suppression du multipartisme vecteur, selon eux, de désordre et de tribalisme. Et pourtant, un demi-siècle après, l’on peut affirmer que la construction de l’unité nationale a plutôt servi de prétexte pour légitimer le monopartisme. Cela permis un règne sans partage et apaisé pour les régimes en place, exemple pouvant être donné des quatre décennies que Feu Omar Bongo Ondimba a passé à la tête du Gabon. L’unité nationale est le gage d’une meilleure cohabitation entre des ethnies disparates et tout combat politique devrait y contribuer. Or, l’on a remarqué que ceux qui se présentent aujourd’hui comme des parangons de l’unité nationale en sont également les premiers pourfendeurs. Ainsi, depuis la restauration du multipartisme et surtout des échéances électorales qui ont suivi, une prolifération de petits partis due à une renaissance de certains antagonismes ethniques que l’on croyait pourtant assimilés par le monopartisme. À chaque consultation électorale, il y a une manifestation du tribalisme dans sa forme la plus périlleuse. Ce fut le cas le 30 août dernier où certains leaders ont dû faire les frais de leurs origines ethniques, tandis que d’autre ont pu bénéficier du fameux « vote identitaire ». Mais, était-il vraiment possible de purger cette énième consultation de considérations identitaires ? Il ne faut pas oublier que cette élection a représenté pour beaucoup de gabonais un réel espoir d’alternance. La seule occasion d’en finir avec un système, le moment tant attendu pour libérer le pays de l’emprise de la famille Bongo. Mettre un terme au « patrimonalisme » qui règne dans la gestion de ces ressources du pays. L’on sait aisément que la pseudo géopolitique de Bongo n’a été qu’un paravent pour masquer la main mise des membres de sa famille sur les secteurs clés du pays (la défense pour le fils, la fille étant la vraie patronne des finances, le gendre aux affaires étrangères, le fils spirituel à l’Intérieur, sans oublier les nombreux postes de la haute administration confiés à des proches ou à sa cohorte d’enfants). La situation était devenue intenable, d’autant que des administrations entières s’étaient transformés en véritables « fiefs ethnico-régionaux » (ex : la DGDI, ancien CEDOC). En bon dirigeant soucieux de s’accrocher au pouvoir, M. Bongo a toujours évité d’aborder la question de sa succession, essayant ainsi de détourner l’attention de médias et de l’opinion nationale sur le transfert de pouvoir qu’il était en train d’opérer en faveur de son ministre de la défense de fils. Il était inacceptable qu’après quarante un ans, les rennes du pouvoir demeurent entre les mains d’une même famille, d’une même ethnie, d’une même région… Il fallait penser aux autres car la cohabitation entre les ethnies passe également par là. Or, la volonté d’imposer le fils par tous les moyens pour que le pouvoir demeure au sein d’un même clan ne pouvait que pousser au repli identitaire. Le vote identitaire était sans doute la réponse des populations à ce que l’on essayait de leur imposer et chacun des candidats en a profité (le vote des populations du « Haut-Ogooué-Lolo » a bien été orienté). Unité nationale signifie avant tout cohésion entre les différentes composantes ethniques. Tout débat sur ce sujet doit nécessairement intégrer la question de la réelle redistribution du pouvoir et des ressources du pays. Des exemples existent. Ainsi, après les multiples conflits qui ont endeuillé le Liban, les autorités ont convenu d’une répartition du pouvoir entre les différentes confessions religieuses. Idem pour le Rwanda, où la parité est désormais de rigueur dans la répartition des poste au Parlement (la moitié des poste pour chaque groupe ethnique, tutsi comme hutu). Que dire également de la Fédération des Comores où l’on a institué une présidence tournante entre les différentes composantes de l’Archipel ?

Lundi 22 Mars 2010
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1.Posté par BIBANG le 22/03/2010 06:47 | Alerter
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Bonjour chers visiteurs de LVDPG
Je voudrais juste attirer l'attention des lecteurs sur la forme de mon texte, particulièrement le fait qu'il ne soit pas divisé en paragraphes. Le texte était bien évidemment segmenté au moment de sa soumission à LVDPG. J'ai plutôt l'impression que la modération n'ait pas tenu compte de cette mise en forme. Je ne peux que déplorer la présentation de mon texte en seul bloc qui ne facilitera aucunement sa lecture. Je vous souhaite une bonne journée tout en m'excusant du fait que la mise en forme de mon n'ait pas été respectée.

2.Posté par BIBANG le 22/03/2010 08:10 | Alerter
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Je voudrais revenir sur un autre débat abordé par M. Assembe et sur lequel je n'ai pas pu m'apesantir dans ma contribution. Il s'agit en effet du débat qui a eu lieu à Toulouse en 2008 et dont l'intitulé était le suivant : "EXISTE-T-IL UNE CULTURE GABONAISE?". Comme j'ai déjà eu à le dire par ailleurs, l'initiative de cette causerie était la bienvenue, le thème semblait également intéressant (la culture) ,mais le libellé du sujet restait très discutable. Telle qu'elle a été formulée, la question soulevée par votre débat suggérait que l'on puisse y répondre par la négative. Il existe forcément une culture gabonaise, comme il en existe pour tout peuple. Il n'est point besoin d'être une pointure des lectures philosophiques pour savoir que l'homme est un être culturel, que tout peuple a une culture et que par un simple raisonnement syllogistique le peuple gabonais a une culture. De plus, nous savons bien que ce qui distingue l'Homme de l'animal est cette culture, ensemble des us et coutume propres au groupe auquel il appartient. Donc, la question de l'existence de la culture gabonaise ne se pose pas sinon cela releverait de l'inconscience, voire de l'injure. Au demeurant, devrait-on plutôt s'interroger sur le contenu de cette culture gabonaise? Et à ce sujet, il me semble qu'il y aurait énormément à glauser tant la culture gabonaise est aussi riche que la multiplicité ethnique qui peuple le territoire national.

Vous voyez, la question posée à Toulouse entretenait des soupçons de négation de l'existence même de la culture gabonaise, et partant du peuple attaché à cette culture. J'ai toujours pensé que le sujet aurait dû être libellé ainsi : "EXISTE-T-IL UNE CULTURE GABONAISE OU DES CULTURES GABONAISES?". Ce sujet aurait eu le mérite de traiter la question de la mosaïque ethnique et culturelle dans notre pays tout en la confrontant à celle de l'unité nationale que l'on ambitionne de construire. Cette diversité culturelle est avant tout une richesse, quand elle est bien canalisée. J'en veux pour preuve l'important patrimoine culturel dont dispose notre pays. Mais elle peut également constituer un obstacle rédhibitoire au développement du pays. Je prendrait pour exemple la difficulté à légiférer dans certaines domaines, presqu'entièrement accaparés par la coutume (pour ne pas dire les coutumes). Les régimes matrimoniaux (mariage) font partie de ces domaines qui changent au gré des règles coutumières de notre pays.

3.Posté par Charles ASSEMBE, le 22/03/2010 08:20 | Alerter
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Bibang, nous partons des mêmes postulats, indéniablement. Vous essayez de dire, mutatis mutandi ce que j'ai développé avec comme élément structurant l'identité nationale. Le fait est que les gabonais ou une grande majorité d'entre eux ne connaissent pas leur histoire et ne se connaissent pas. Cette méconnaissance favorise de mon point de vue l'instrumentalisation du fait éthnique par certains hommes politiques. D'autre part, un compatriote a soutenu avec beaucoup de pertinence que l'unité nationale n'a en fait jamais existé chez nou, ce que vous approuvez aussi me semble t-il. Nous voyons en réalité une association de margoulins issus de toutes les éthnies aux cotés d'une famille pour organiser le pillage du pays. Cette association a pour credo mon ethnie ou ma famille d'abord. Leon Mba avait jeté les bases d'une nation et de l'unité nationale à travers un slogan mémorable : "gabon d'abord"

4.Posté par Charles ASSEMBE, le 22/03/2010 08:26 | Alerter
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J'ajoute que ce style m'est familier, en découvrant la controverse vieille de 3 ans sur l'intitulé de la causerie de Toulouse. Je dévine aisément qui se cache derrière Bibang de Toulouse.
Dont acte!

5.Posté par BIBANG le 22/03/2010 09:52 | Alerter
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Une controverse vieille de 3 ans comme vous dites, mais le débat reste d'actualité. Il est vrai que les questions que vous soulevez sont pertinentes mais l'on peut être sceptique sur l'efficience des propositions avancées. Il y a effectivement une rupture entre les gabonais et certains leaders politiques en ont fait leur font de commerce. Vous dénoncez également à juste titre l'ignorance de l'histoire de notre pays par une grande majorité de la population. Cependant, je ne pense pas que l'on arrive résoudre ces problèmes en organisant un débat sur l'identité nationale. Le caractère purement pernicieux et la controverse que ce débat a déchaîné dans la presse française ne milite pas que l'on l'importe sur le continent africain. Il faut également relever des risques de dérives passionnelles, qui pourraient à termes aggraver l'intolérance entre les différentes les composantes de notre pays. À mon avis, le préalable devrait être la vulgarisation de la connaissance. Cela passe par une diffusion simplifiée de l'histoire de notre pays dont les documents existent. Les gabonais ont toujours cohabité ensemble et le brassage culturel (notamment par les mariages) que connaît notre pays peut en témoigner. La discorde entre nous est bien souvent le fait des discours et des stratégies politiciennes.

6.Posté par la pensee gabonaise le 22/03/2010 10:38 | Alerter
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Je suis bien d'accord avec vos propos et les deux article qui ont ete publies, car, ils ne presentent que le meme propbleme sur deux angles differents. Donc il y'a pas de contradiction entre eux!
Mais ou je vous intervenir, c'est pour attirer l'attention sur 2 choses sur quoi, nous devons nous atteler avant de nous lancer dans des discussion qui, malgre leur importence dans la vie d'une Nation pourrait avoir l'effet inverse du resultat que vous voulons obtenir. Pour cela, j'aimerais que l'on commence a debattre sur 2 choses:

1 - Le debat devrait commencer meme par la definition des definitions les plus basiques que nous utilisons chaque jour sans pour autant parfois comprendre reellement ce que cela voudrait dire, il s'agit des notions de "Etat", "Nation", "Gouvernement". Il faut avouer que tres peut des gabonais meme en ayant en arrivant a l'universite, ne comprennent pas la difference entre ces 3 notions, en plus forte raison celle relative a "Identite Nationale"! Parce que, avant de s'attaquer a ce qui est dur, il faut commencer par ce qui est plus facile pour pouvoir juger la capacite du Peuple a comprendre ce qui est plus dur. Nous devons comprendre que notre population est tres peut instruites et, qu'elle ne pourrait pas forcement comprendre la portee de ce sujet puisque, dans ce debat, la population, en dehors des specialistes, devrait etre associee pour qu'elle puisse etre invitee a donner son avis vue qu'elle est l'objet du debat;

2 - la deuxieme chose se situe sur le plan de la difficulte du contexe socio-politique qu'est le notre. En effet, la population gabonaise dans sont ensemble presente un manque de maturite, ce qui pourrait bien rendre difficile cette tache d'une part, et de l'autre, rendre dangereux ce debat de la mauvaise comprehension que pourrait avoir ce debat. Ainsi on pourrait tomber dans la situation de la Cote d'Ivoire dont est nee la question de l' "ivoiriennete". Donc, il serait tres premature de ce lancer dans ce debat sans l'ellaboration d'une methodologie du fait de l'aspect de ce debat qui pourrait devenir, a la longue, un "diable a deux cornes" : mal recentrer le le debat conduirait soit, un des problemes ethniques puisque, comme nous le savons, il y'a des ethnies qui sont deja pointees du doigt, donc cette situation serait favorable a ceux qui n'attentent que l'occassion pour passer a l'attaque; ou soit, certaines ethnies dont les origines sont liees avec d'autres des pays voisins ou les Gabonais d'adoption, , seront tout simplement rejettes de la Societe Gabonaise et de pas etre reconnues comme des "Vrais Gabonais".

Je pense que ce debat , pour l'instant chez-nous, serait premature: l'education civique et l'instruction de nos population sont trop bas! Comme je l'est deja dit ici, ce par quoi nous devons commencer chez-nous, c'est amene le Peuple gabonais a a comprendre et a se reconnaitre tout premierement dans la notion de "Nation". Car notre experience nous a prouver que, notre population et nos politiciens ne comprennent pas cette notion parce que, chaque personne reste liee a son clan, a son ethnie, a sa famille meme dans la gestion de la chose publiqueu au devant de la scene politique, ce qui est une veritable abeurration! Meme s'il est vrai que l'amour de la Patrie, commance dans sa famille, mais, il ne doit pas y rester. Comme, l'a dit Socrate, "le Homme mechant est un ignorant" et, c'est bien le cas de nos soi-disants dirigeants sur qui, la volonte politique en depend. Parce que, ce debat, aussi sans volonte politique serait purement sterile!

7.Posté par Charles ASSEMBE le 22/03/2010 12:30 | Alerter
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Le débat sur l'identité nationale en France a connu des dérives en raison des allusions qui ont été faites à l'immigration. D'où les nombreux dérapages qui ont émaillé et finalement galvaudé un débat qui est pourtant nécessaire. Si un débat sur l'identité nationale aux USA peut être organisé dans ce grand "melting pot" sans dérives c'est bien parce qu'il est exempt de toutes allusions à l'immigration et au nationalisme. Un tel débat relève de la capacité à se poser la question suivante : "qu'est-ce qu'etre gabonais aujourd'hui?" "quel citoyen pour quel gabon?, en d'autres termes quelle est la place du citoyen gabonais dans le processus de developpement et de construction de la nation?

8.Posté par La Citoyenne le 22/03/2010 13:06 | Alerter
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Je pense que ce qui fait notre identité c'est d'abord sa diversité culturelle, etnique...et puis son histoire, l'histoire commune de notre pays.

Dans Identité Nationale , il y a identité, c'est donc accepter que l'autre soit différent si cela fait son identité.
Il y a aussi nationale, c'est donc vivre avec l'autre pour former une nationa qui n'exclut personne.
De la diversité nait la richesse!

Mais la diversité culturelle, etnique ne doit pas glisser vers le communautarisme...

9.Posté par BIBANG le 22/03/2010 13:50 | Alerter
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Je continue de penser qu'il n'est point besoin d'organiser un débat autour de l'identité nationale pour répondre à toutes ces questions. Il y a des relais institutionnels qui existent et, à mon avis, ils devraient être mis à contribution. L'éducation populaire devrait être réactivée et le cours d'instruction civique qui est enseigné au Gabon dès le secondaire devrait aller dans ce sens. Peut-être faudrait-il commencer son enseignement dès le primaire. L'identité nationale sur laquelle vous vous interrogez est une leçon de patriotisme. Un amour pour la nation gabonaise qui ne semble pas si en danger que cela. Certes, les défaillances existent dans la connaissance de celle-ci mais elles peuvent être comblée par un réel travail de lutte contre l'analphabétisme et d'éveil sur certaines valeurs que vous avez relevées (le drapeau, la citoyenneté, la participation au développement du pays...).
Je ne pense pas que le problème se pose avec autant d'acuité que vous essayez de le faire croire. Comme je ne perçois aucune urgence à organiser un débat national sur un thème qui reste potentiellement dangereux. Vous l'avez reconnu, la controverse soulevée par le débat qui a eu en France était due aux allusions à l'immigration. Pourtant l'on peut également douter de la bonne volonté des initiateurs du débat. Il y avait bien quelques visées électoralistes. Il ne fallait pas ouvrir la boite de pandore. Et on l'a vu, le débat fut contreproductif en ce sens que l'on s'est orienté vers un déferlement de haîne, beaucoup de français peu instruits y ayant trouvé une occasion de se défouler sur des immigrés. Ce débat est très mal venu dans un Gabon où comme l'a souligné "la pensée gabonaise" beaucoup de personnes restent encore enchaînées dans la caverne de l'ignorance. L'analphabétisme est une des sources de l'intolérance qui sévit sur le continent.
Il y a des véritables problèmes auxquels le gouvernement doit s'attaquer dans l'urgence, tant les carences sont criantes (logement, emploi, accès à l'eau potable, en finir avec les sempiternels délestages, un réseau routier fiable pour permettre un développement harmonieux du pays, un réseau éducatif et universitaire qui soient compétitifs).

La conscientisation des populations sur les problèmes que vous évoqués peut s'effectuer par des moyens classiques que sont l'éducation et la sensibilisation. Qui plus est ce sont des moyens efficaces, accessibles au plus grand monde.

10.Posté par candace le 23/03/2010 01:40 | Alerter
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Je rejoins M. Bibang dans sa dernière analyse.
Les tensions sociales, la précarité, l'insécurité engendrent des comportements xénophobes, tribalistes, et toutes formes de sectarisme ( les "autres" deviennent responsables de nos malheurs, nous piquent nos emplois et notre argent, c'est la faute à telle ethnie) . En période de prospérité, puisque tout le monde est censé avoir le minimum, nous ne nous préoccupons nullement des "autres"...
Si ce gouvernement apporte des réponses aux attentes légitimes des populations, si les bases garantissant des perspectives de développement ( économique, social, mental) sont posées, si les fruits des réformes entreprises sont perceptibles, alors on notera un recul de tous ces comportements sectaires.
En revenche s'il échoue....

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