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Gabon : Pourquoi SARKOZY valide-t-il le coup d'état militaire déguisé d'ALI BONGO ?

l'info réelle 7J/7 - LVDPG Révolution le Mardi 8 Septembre 2009 à 22:13 | Lu 869 fois

LIBREVILLE, 7 septembre (Infosplusgabon) - Les récentes élections au Gabon ayant permis à Ali Bongo de remplacer son père au pouvoir ont surpris plus d’un. Le plus curieux est en premier lieu de constater que jusqu’à ce jour la France officielle et la masse médiatique qui continue de contester les élections en Iran, parallèlement cautionne immédiatement la régularité de l’élection de Ali Bongo au Gabon.



Gabon : Pourquoi SARKOZY valide-t-il le coup d'état militaire déguisé d'ALI BONGO ?
« Il y a quelque chose de pourri dans le Royaume du Danemark » comme aurait dit William Shakespeare ! Ali Bongo, ajoute-t-on dans la rue gabonaise n’est favori de personne ici au Gabon. Il faut que cela soit clair. Il est peut-être favori pour France24 mais pas pour les Gabonais » Nous rappellerons pour commencer l’historique du système de corruption au Gabon tel que défini par l’excellent article paru sur Rue 89 (http://www.rue89.com).

Nous présenterons ensuite un autre article sur le même sujet et enfin la situation du secteur pétrolier au Gabon retenu à partir du site Agoravox puis nous ferons un état du secteur pétrolier au Gabon.

Le « protocole Guillaumat » des années 1970 Le pacte de corruption date des années 70 et s’appelle le « protocole Guillaumat ». Du nom de ce grand commis de l’Etat, homme du renseignement, nucléocrate et surtout architecte de l’empire pétrolier tricolore.

Conséquence directe des chocs pétroliers qui ont vu de petits états africains devenir en quelques mois des magnats de l’or noir, le système consiste à rendre opaques les revenus du pétrole pour alimenter les caisses noires du chef de l’Etat.

Il existe alors trois mécanismes distincts :

1. les « bonus » versés dans la phase exploratoire de la recherche pétrolière, jusqu’à plusieurs dizaines de millions de dollars par an ;

2. les « abonnements », soit la part prélevée sur chaque baril de brut commercialisé, environ un dollar par baril ;

3. les « préfinancements », prêts gagés sur la production à venir, avec la caution d’Elf, sur lesquels sont prélevés de 1 à 3% de commissions en jouant sur des différentiels de taux d’intérêts.

Un système inventé par les Saoudiens et récupéré par Bongo Précision : ce système n’a été inventé ni par les Français ni par Omar Bongo, mais par le grand ministre du pétrole saoudien que fut le Sheikh Ahmed Zaki Yamani Le président du Gabon va avoir l’intelligence d’adapter à son petit pays ce grand système de corruption internationale.

De 1987 et 1991 le président Bongo fixe pour Elf Gabon le montant de l’abonnement : « Nous vous autorisons à verser à votre société de commercialisation ELF TRADING S.A. la somme de US dollar 1 par baril produit au Gabon par vos sociétés ELF GABON et SNEA. Ces versements, qui se feront sur une base trimestrielle, sont des charges déductibles (un dollar/baril). »

Cet argent est ensuite reversé sur le compte personnel d’Omar Bongo à la Fiba (Banque française intercontinentale), la banque partagée par la famille Bongo et Elf, ou à une Anstalt (société offshore) au Lichtenstein. Pourquoi le Lichstentein ? Claude Gosselin, chargé de la comptabilité occulte d’Elf, répond ainsi aux juges qui enquêtent sur le groupe pétrolier : « Parce qu’il s’agit d’une tradition initiée de longue date, qui a donné entière satisfaction aux bénéficiaires par son opacité et ses secrets. »

L’argent de la corruption est défiscalisé en France Détail : l’argent de la corruption est défiscalisé, tant au Gabon qu’en France, -comme en témoigne une circulaire non datée- signée par Philippe Jaffré, nouveau président balladurien d’Elf à partir d’août 1993. Le fonctionnement de la caisse noire gabonaise est très codifié.

Il concerne une poignée d’hommes au sommet de la direction d’Elf, où le « monsieur Afrique » André Tarallo, joue le rôle de grand argentier : « M. Tarallo reçoit les instructions des présidents du Gabon et du Congo et, pour leur exécution, adresse à M. Gosselin une note signée de lui. M. Gosselin procède alors au versement des fonds aux bénéficiaires désignés qui ne doivent en aucun cas être des résidents français. » Rien n’empêche les « bénéficiaires » de reverser leurs pots-de-vin à qui ils veulent... Notez qu’en 1993, le président du Congo est Pascal Lissouba, le tombeur de Denis Sassou N’guesso qui reviendra au pouvoir en 1997.

Un système privatisé à partir de 1994

Fort de la réussite de ce système, Omar Bongo décide de « privatiser » le système en déléguant à deux hommes de confiance la responsabilité de la « gestion du compte dans lequel seront versés les frais commerciaux. Le premier est André Tarallo qui, tout en conservant la fonction de président d’Elf Gabon, a quitté la direction d’Elf.

Le second est son conseiller personnel pour les affaires pétrolières, Samuel Dossou Aworet. Au même moment, le 13 décembre 1996, il écrit à Philippe Jaffré pour confirmer le montant des abonnements négociés : « Nous vous confirmons que les montants qu’il convient de prélever pour les frais commerciaux sont d’environ dix millions de dollars US par trimestre. »

Enfin, dans un dernier courrier non daté mais postérieur aux deux autres le président du Gabon donne pour instructions à ces missi dominici de liquider « Elmora, Versima, Ferana », trois de ses « Anstalten » personnelles. La curiosité persistante des magistrats de l’affaire Elf, en particulier celle de Renaud van Ruymbeke qui a décortiqué l’audit financier du juge suisse Paul Perraudin, va les conduire à perquisitionner la Fiba, avenue Georges V. La banque est cambriolée quelques jours plus tard, puis fermée au bout d’un mois. Toutes les archives ont été nettoyées.

Trop de noms sur les bordereaux de compte...

Un autre article publié sur Agoravox sur internet est intéressant à reproduire :

« Le fils Bongo hérite du contrat de métayage de son feu père Omar Bongo A la veille de ce cirque électoral, quelques hypocrites et cyniques drapés de leurs toges de journalistes, faisant semblant d’ignorer que le choix d’Ali Bongo était un acquis, demandaient à leur « douce France » de rester neutre dans le processus électoral au Gabon.

Certains, doublement cynique, à travers des articles clairement ambigus, faisaient semblant d’appeler la France à soutenir la démocratie dans ce pays. Toutes ces proclamations et exhortations visaient à se donner bonne conscience et à clamer au moment opportun que seuls les Gabonais ont choisi de monarchiser leur pays alors que la France y a été impartiale ou qu’elle y a même soutenu la démocratie. Dans le même temps, on n’a cessé d’écrire, de dire, images à l’appui qu’Ali Bongo est « le favori pour diverses raisons » de ce scrutin.

Finalement il suffit de donner le plus d’assurances pour que le système continue de bénéficier à la France Gabon 1 Million d’Habitants 880 000 électeurs votants Voilà ! C’est fait. Ali Ben Bongo, le fils du vieux crocodile françafricain décédé en juin dernier après 41 ans de règne, est officiellement reconnu président du Gabon.

Les résultats du cirque électoral ont été proclamés hier midi et au nom du père et avec l’onction de la France, le bonhomme aux cheveux défrisés l’emporte avec 41,73% devant André Mba Obame et Pierre Manboundou. La monarchie est désormais établie au Gabon. En tout cas, pour le moment. Faure Gnassingbé du Togo a trouvé de la compagnie. Et le rang de ce mouvement ira en grossissant avec la maturation à l’ombre de projets similaires pour d’autres territoires africains avec le concours total de la France et de toutes les forces néo-impériales pour qui la « démocratie est un luxe pour l’Afrique ». En clair, l’humiliation, le viol des Africains et le pillage de leurs terres ne doivent jamais avoir une solution de continuité.

A la veille de ce cirque électoral, quelques hypocrites et cyniques drapés de leurs toges de journalistes, faisant semblant d’ignorer que le choix d’Ali Bongo était un acquis, demandaient à leur "douce France" de rester neutre dans le processus électoral au Gabon. Certains, doublement cyniques, à travers des articles clairement ambigus, faisaient semblant d’appeler la France à soutenir la démocratie dans ce pays.

Toutes ces proclamations et exhortations visaient à se donner bonne conscience et à clamer au moment opportun que seuls les Gabonais ont choisi de monarchiser leur pays alors que la France y a été impartiale ou qu’elle y a même soutenu la démocratie. Dans le même temps, on n’a cessé d’écrire, de dire, images à l’appui qu’Ali Bongo est « le favori pour diverses raisons » de ce scrutin.

Cette incessante affirmation qui, en réalité, était la décision définitive de l’Elysée et de ses alliés multinationales, a fini par énerver Pierre Mamboundou qui dans une sorte de rugissement de tigre édenté, a assené le 19 août 2009 à Sylvain Attal de France24 que « Ali Bongo n’est favori de personne ici au Gabon. Il faut que cela soit clair. Il est peut-être favori pour France24 mais pas pour les Gabonais ». Jolie mise au point. Mais, Monsieur Mamboundou, les jeux étaient faits depuis longtemps à l’Elysée et ailleurs sans le consentement des Gabonais, d’ailleurs « immatures pour la démocratie » à l’instar des Congolais, des Camerounais, des Togolais, des Burkinabé, des Tchadiens...

Aujourd’hui, après le Congo où Sassou Nguesso est reconduit tranquillement au pouvoir, le Niger où Mamadou Tandja a défait les fragiles institutions les unes après les autres, Total, Areva et les vautours mafiafricains viennent de réaliser la succession dynastique au Gabon comme hier, au Togo. Pour arriver à leurs fins, ces vampires ont gonflé le corps électoral porté à 820.000 électeurs sur une population réelle d’environ

1,3 millions. Ils ont ensuite utilisé tout le pouvoir financier que leur a procuré le long règne du pion Bongo Ondimba qui a pris le soin de préparer soigneusement et patiemment sa succession. Ils ont utilisé l’armée avec la complicité du 6è BIMA et de la base aérienne française pour terroriser les patriotes en agissant sur les leviers de la répression et des intimidations.

Ils ont fait recours à l’usuelle pratique du bourrage d’urnes. Ils ont aussi et surtout utilisé les médias nationaux et internationaux pour faire l’idée que quoiqu’il se passe, Ali Bongo était le favori, malgré les contestations dont il est l’objet dans le pays y compris jusque dans le parti de son père, le PDG (Parti démocratique Gabonais) dont le bilan est plutôt catastrophique malgré l’énormité des richesses de cette partie de la terre africaine. Malgré les 41 ans de Bongo, voilà que les Gabonais en redemandent. Tout ceci pour faire passer les Noirs pour des grands enfants inconscients ou des bêtes insensibles à la douleur et qui « votent » pour leurs propres bourreaux.

Dans cette conquête qui n’en est pas une dans les faits, tous les réseaux ont été mobilisés pour avaliser le fils à papa au sommet du pays.

Change-t-on une équipe qui fait gagner ses propriétaires et parrains ? Evidemment pas !

Omar Bongo Ondimba, en bon pion français a passé toute sa vie à financer les partis politiques en France de l’extrême gauche à l’extrême droite au point de trouver inutile voire dangereux de bâtir un centre de santé digne de ce nom pour ses propres besoins et ceux de son clan dans son pays natal. Lui, Omar qui a tout donné à la France, n’avait pas supporté l’ingratitude de celle-ci. Et, pour sanctionner les révélations de ses turpitudes financières et l’étalage de ses biens mal acquis en France, Omar Bongo est parti mourir en Espagne. Aller mourir non pas en France, mais ailleurs était le châtiment le plus infâme qu’en digne fils, le nano-président a estimé infliger à son mentor. Quel intérêt ont-ils, tous ceux-là qui ont volé, appauvri les Gabonais et financé leurs outils politiques ou se sont enrichis de rompre le cycle ? Aucun ! Et la meilleure façon de s’assurer que les richesses de cette partie de l’Afrique restent leur propriété exclusive, c’est de confier le contrat de métayage du père au fils.

Tous les Africains sont interpellés par la dérive monarchique en œuvre aujourd’hui en Afrique. Les réactions doivent être fortes et radicales. Car, de la façon dont un peuple, dans son entièreté se comporte face aux affronts et déstabilisations qu’il subit dépend leur perpétuation ou non. Le peuple noir ne peut pas et ne doit pas continuer à être l’oiseau qu’on plume pour couvrir les autres.

A force de se laisser plumer, nous finirons tous nus. De tout temps, l’Afrique a servi et nourri les autres et pas les Africains eux-mêmes. La concurrence liée aux enjeux du monde d’aujourd’hui va de toute évidence aggraver la situation de l’Afrique. C’est là que le peuple noir doit sortir de ses gongs et travailler pour mettre hors d’état de nuire tous les guignols qui, au terme d’incessants viols, sont faits « gouvernants » avec comme cahier de charges de continuer l’œuvre coloniale de la démolition de la société africaine. Ce combat ne sera pas de tout repos.

Il sera périlleux, mais c’est le nécessaire et unique chemin pour le peuple noir d’espérer guérir les douleurs à lui infligées par la complicité de certains de ses propres fils aliénés et kleptocrates s’offrant, en plus de leur incapacité, des vacances dont les frais d’hôtel uniquement vont de 655 millions CFA (Paul Biya en France) pour les uns à 750 millions CFA pour les autres (Abdoulaye Wade en Suisse et en France).

Tous ceux-là qui vampirisent l’Afrique veulent nous convaincre que la Gabon est en paix. Qu’il y a des acquis à consolider et que pour ce faire, il ne faut pas bousculer les choses. On intime subrepticement l’ordre à nos compatriotes du Gabon d’accepter le « changement sans la révolution ». Non, la paix est multidimensionnelle.

La paix ne signifie pas seulement l’absence de conflit armé. Un pays où les personnes dorment le ventre vide, où les enfants n’ont pas accès aux soins et à l’éducation scolaire, où les infrastructures sont absentes, où les transnationales peuvent détruire l’environnement et piller les richesses du peuple, où des bases militaires stationnent depuis des décennies, où les dirigeants sont des pions soutenus mordicus contre le peuple n’est pas en paix. Des pays dont l’économie et la monnaie ainsi que les avoirs extérieurs sont détenus par les autres ne sont pas en paix.

C’est là qu’il faut convoquer nos prédécesseurs : les Olympio, Lumumba, Nkrumah, Sekou Touré, Steve Biko, Um Nyobè, Ouandié, Félix Moumié, Anta Diop, Thomas Sankara, Tavio Amorin... Ils doivent même nous inspirer dans nos initiatives. Car, le combat n’a pas abouti ; il n’est pas achevé.

Depuis leur tombe, il faut leur demander la passation du flambeau. A notre génération de se montrer digne de marcher dans leur sillage afin que leur mort ne soit pas vaine et rompre définitivement avec les indépendances fictives qui servent à imposer au peuple noir des pions de la trempe de Gnassingbé et fils, de Bongo et fils et d’autres encore ... au travers desquels l’humiliation et le saccage de l’Afrique se perpétuent.

Le but de la France est bien de pérenniser le système ? Le Gabon et d’autres pays d’Afrique sont chasse gardée de la France, son pré carré.

La stratégie occidentale n’a pas changée d’un pouce, la domination des trois quart de l’humanité, en utilisant aujourd’hui les« voix respectables », les outils du néo-impérialisme (onu Fmi banque mondiale)et tout le cinéma de la transparence et de la promotion de la démocratie.

Répartition des rôles Selon une règle tacite, le directeur du FMI est désigné par les gouverneurs européens alors que le président de la Banque mondiale est désigné par le gouvernement américain, les États-Unis étant le principal actionnaire de la Banque mondiale. Il est élu pour un mandat de 5 ans, renouvelable, par le conseil d’administration. Une belle démonstration de justice d’équité et d’équilibre.

La France à trop d’intérêts pour laisser les Gabonais prendre leur destin en main. Total Gabon un des fleurons de la France à fric doit poursuivre son activité dans de bonnes conditions, le fils du père ayant été formaté dans le même moule, c’est un pantin qui conviendra parfaitement à la France.

Tous les dirigeants Africains qui avaient une vision autre que la sauvegarde du diktat occidental et des intérêts des « ex puissance coloniales » qui tirent toujours les ficelles dans ces contrées lointaines ont été éliminés (Félix Moumié, Thomas Sankara, Lumumba pour ne citer que les plus illustres combattants).

Nous passons enfin en revue la situation de l’économie pétrolière au Gabon Situation de l’économie pétrolière au Gabon :

L’économie gabonaise est fortement dépendante de la manne pétrolière. Au Gabon le bassin sédimentaire couvre une superficie de 247 000 Km² dont 30% on shore et 70% offshore. Environ 47% de la surface attribuée est ouverte à l’exploration. Depuis le début de l’exploitation pétrolière au Gabon dans les années 60, la production pétrolière a atteint son pic en 1997 avec un plafond record de 18.56 millions de tonnes. A partir de 1999, la production nationale enregistre des baisses et évolue en dents de scie pour atteindre en 2006 son niveau le plus bas (11,9 millions de tonnes), avant de se stabiliser à environ 12MT

Le Gabon occupe à ce jour, le quatrième rang des producteurs pétroliers en Afrique Sub-saharienne après le Nigeria, l’Angola et la Guinée Equatoriale.

L’année 2008 a été marquée par une production quasi identique à celle de 2007, malgré les fluctuations des cours mondiaux du brut et de la crise financière mondiale. Les estimations pour les années à venir font état d’une stabilisation de la production à 12 / 12.5 millions de tonnes par an, quelques découvertes mineures venant compenser le déclin amorcé des champs historiques de Rabi et Gamba avec notamment la mise en production par Maurel et Prom de son champs d’ONAL pour lequel l’entreprise a obtenu une autorisation exclusive d’exploitation en 2006.

Les capacités de ce champ et de celui d’Omko (distant de cinq kms) sont estimées à près de 15 000 barils par jour. La production totale d’Onal est estimée à environ 104 millions de barils sur une vingtaine d’années d’exploitation. Grâce aux prix élevés du pétrole, le Gabon a, depuis trois ans, bénéficié de recettes pétrolières exceptionnelles pour son budget (62% du total en 2008). Les Etats-Unis restent en 2008 le principal destinataire des exportations de pétrole gabonais absorbant prés de 63.5%, suivi de l’Asie (21%) et de l’Europe (11%).

Exportations du Gabon en 2006= 6 Milliards $

Les exportations de produits pétroliers du Gabon en 2006 atteignent environ 6 Milliards de $ US en 2006 et représentent 85,6% de l’ensemble (1er chapitre à l’export). Au niveau mondial le Gabon se situe au 54ème rang des pays exportateurs de produits pétroliers (SH 27). Les clients du Gabon en 2006 pour les produits pétroliers sont essentiellement les Etats Unis (68%), la Chine (7,2%), Singapour (6,1%), la France (4,3%) et la Suisse (3%).

Caractéristiques du marché Les Sociétés présentes sur le marché gabonais Le secteur pétrolier au Gabon est composé de diverses activités :

1 Production et recherche pétrolières Le Gabon compte sept producteurs de pétrole. Total Gabon demeure le premier producteur avec une production de 85.000 barils/jours suivi de Shell avec 50.000 barils/jours. A eux deux, Total et Shell produisent un peu plus de 50% de l’huile du Gabon. La société Perenco, dont l’activité reste stable, arrive en troisième position avec 47.000 barils/jour. Viennent ensuite Marathon Oil produisant 26.000 barils jours, Vaalco avec 15.000 barils/jours et Addax qui a débuté sa production en 2004 avec 6000 barils/jours. Parmi les nouveaux venus on compte la société française Maurel et Prom qui s’est implantée au Gabon en 2004 par le rachat des actifs de la société Rockover. Sur les quatre champs repris, trois sont prometteurs et l’un a même commencé à produire en novembre 2006 (1000 barils/jours). Maurel et Prom produit depuis mars 2009 sur le site d’ONAL et devrait prochainement atteindre les 15 000 barils par jour.

Autre nouveau venu, l’irlandais Tullow Oil, qui a racheté en 2005 les actifs du sud africain Energy Africa Gabon, en association avec le japonais Mitsubishi Petroleum. Enfin, Canadian National Ressources a de son côté racheté les actifs de Pionner et aurait des perspectives de production sur le champ d’Olowi situé en offshore peu profond au Sud du pays. Dans le même temps, on recense la présence de 11 autres compagnies actuellement en phase d’exploration.

Ces sociétés sont chinoises (Sino Gabon Oil and Gas et Sinopec Overseas), sud africaines (Sasol), américaines (Forest oil,...), australiennes (Sterling Oil.), et canadiennes. En décembre 2008, de nouveaux blocs pétroliers ont été attribués au groupe ENI (société italienne). Il s’agit de six contrats pétroliers d’exploration et de partage de production (CEPP), portant sur des blocs d’une superficie globale de plus de 7.300 km2).

2 Sous-traitance pétrolière Autour des activités de production et d’exploration on note plusieurs sous-traitants pétroliers qui fournissent différents services aux compagnies pétrolières (maintenanciers, assistance technique en forage, exploration sismique, ventes installations et réparations pétrolières qui occupent une place importante dans le secteur. Les principaux sous- traitants pétroliers sont Schlumberger, Foraid Gabon (Spie Oil & Gas Services), Geo Industries, Baker Hughes, Cameron Gabon, Acergy Gabon.

3 Raffinage

La SOGARA (Société Gabonaise de Raffinage) est l’unique société dans l’activité raffinage. En 2008, près de 823 000 T de brut en provenance du champ pétrolier Mandji ont été traitées. Cependant, la société est confrontée à d’énormes difficultés d’ordre techniques qui l’ont contrainte récemment à importer du brut raffiné des pays du golfe, créant ainsi des pénuries récurrentes au niveau local.

4 Stockage, transport et distribution des produits pétroliers Il n’existe qu’une seule société de stockage et d’entreposage de produits pétroliers : la SGEPP (Société Gabonaise d’Entreposage de Produits Pétroliers), dont la capacité de stockage à Libreville est de 20 800m3 de produits blancs, 3 200m3 de fuel, 2450m3 de gaz butane et 800m3 de butane.

A Moanda, la capacité de stockage de la SGEPP est de 12 850m3 de produits blancs et 300m3 de gaz. Par ailleurs, on note la présence de 4 opérateurs dans la distribution des produits pétroliers : Il s’agit d’Engen (entreprise Sud africaine ayant racheté en avril 2008, 60% des parts dans Shell Gabon), Total marketing, Petrogabon et Oil Lybia qui transportent et distribuent les produits pétroliers à travers leur réseau de stations services installées à Libreville et à l’intérieur du pays.

Fiscalité

Une fiscalité conventionnelle et contractuelle La fiscalité pétrolière s’articule autour de deux modèles distincts :
la fiscalité classique des anciennes conventions, qui couvre encore une partie de la production pétrolière du Gabon, comporte une redevance minière proportionnelle de 10 à 20 % pour les hydrocarbures liquides selon les contrats, une redevance superficiaire calculée par km² ou par ha selon le type de permis et un impôt sur les bénéfices pétroliers de 40 à 73% suivant les conventions.

les Contrats d’Exploration et de Partage de Production (CEPP) conclus depuis 1997 intègrent une redevance superficiaire calculée par km² ou par ha selon la phase en question (exploration ou exploitation), une redevance minière proportionnelle représentant 4% à 20 % (souvent calculée par tranche de production en barils/jour) du pétrole vendu, le solde se répartissant entre le ’’cost oil’’ (part réservée à la compagnie pétrolière en cas de production pour amortir la totalité de ses dépenses, mais dont la récupération par année civile est plafonnée suivant les contrats entre 50 % et 80 % de ce solde) et le ’’profit oil’’ (dont la 1/2, les 2/3, 3/4 ou 4/5 iront à l’Etat Gabonais comme équivalent d’impôt).

Enfin, des accords d’évaluation technique ont vu le jour afin d’inciter à la prospection. Ils permettent au bénéficiaire d’effectuer une phase préalable d’évaluation avant même de signer un contrat d’exploration et de partage de la production.

En matière de TVA, les compagnies pétrolières ont connu quelques difficultés avec les autorités gabonaises en mai 1995 dans le cadre de la réforme fiscalo douanière de l’UDEAC. Après de longues négociations entre l’UPEGA (Union des Pétroliers Gabonais), le ministère des Mines et le ministère des Finances, les activités d’exploration ont finalement été dispensées du paiement de la TVA tandis que les activités de production l’acquittent avant de la récupérer ou en sont purement exonérées lorsque les opérations ont lieu entre membres de l’UPEGA. Sont également exonérées les entreprises ayant un statut de sous-traitant purement pétrolier qui adhèrent à l’UPEGA. A noter qu’il existe deux principaux régimes fiscaux propres aux sous-traitants pétroliers :

Le Régime fiscal simplifié (RFS), dont les seules bénéficiaires sont les succursales étrangères ouvertes ou Gabon ;
Le régime de droit commun applicable aux sous-traitants établis au Gabon et ayant un établissement permanant (filiale ou succursale) non éligibles au RFS ;

Perspectives

Un avenir pétrolier en apparence peu prometteur

Bien que la production pétrolière se soit stabilisée depuis 2006 grâce à la mise en production de nouveaux champs, il n’en demeure pas moins que le secteur pétrolier au Gabon demeure peu prometteur à long terme. Si la baisse du prix du baril et la crise financière internationale actuelle se poursuivaient, les compagnies envisageraient, une baisse des activités de forage, un arrêt du développement des champs dits « marginaux », une révision ou annulation de contrats avec certains sous-traitants pétroliers.

Selon certains analystes, il ne reste plus grand espoir de découvertes majeures sur les champs à terre (on shore). Les opportunités se situeraient en offshore profond et semi-profond, nécessitant des coûts d’exploitation très élevés, secteur qui semble intéresser les sociétés américaines

Compte tenu des luttes engagées au niveau international pour profiter de la manne pétrolière gabonaise il semble par conséquent que la chasse gardée de la France sur les revenus pétroliers gabonais soit sur le point d’être écornée.

FIN/IPG/KHM/2009

Mardi 8 Septembre 2009
LVDPG Révolution
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