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Gabon : Point de Presse de Jean Eyeghe Ndong (Version vidéo)

Le site de la Liberté - CLG le Vendredi 30 Décembre 2011 à 11:30 | Lu 2181 fois

Au Gabon, au lendemain des élections législatives, on observe que le pouvoir s’emploie à se conforter psychologiquement par des arguties qui ne trompent personne. (...) En 2009, qui n’a pas en toute conscience pensé que le comité permanent du PDG s’était lamentablement fourvoyé en effectuant le choix de leur candidat à l’élection présidentielle nonobstant l’appui extérieur dont a bénéficié l’intéressé. Nous avons tous observé que le peuple gabonais, dans sa majorité, n’a pas du tout entériné ce choix.



Gabon :  Point de Presse de Jean Eyeghe Ndong  (Version vidéo)
Libreville (Gabon), le 29 décembre 2011. L’enjeu des élections dans tout pays qui se veut démocratique, est le pouvoir. Aussi, est-il aisé de comprendre qu’un pouvoir n’organise pas les élections pour les perdre. Mais quand les urnes ont parlé, le pouvoir doit se plier. Il y va de la règle démocratique, il y va de l’éthique politique. L’élection présidentielle de 2009 aurait dû être un exemple à cet égard pour ceux qui prétendent être partisans de l’émergence.

Au Gabon, au lendemain des élections législatives, on observe que le pouvoir s’emploie à se conforter psychologiquement par des arguties qui ne trompent personne. A l’exemple, ce fameux faible taux de participation de 13,91% enregistré à l’élection législative partielle de juin 2010 organisée au deuxième arrondissement de Libreville qui a vu le PDG et le RPG réunis, ramasser une déculottée face au candidat de l’Union Nationale. A croire que cette cuisante défaite ne retient pas l’attention du pouvoir, mais plutôt le taux de participation, parce que monsieur Jean EYEGHE NDONG était partie prenante à cette élection.

En effet, après le secrétaire général du PDG lors de sa conférence de presse dont on ne peut retenir que l’expression de son refus d’avoir le triomphe modeste, (et de ce point de vue, il a amplement raison), le Premier Ministre est à son tour revenu à la charge, non seulement pour dire que le député Jean EYEGHE NDONG au regard d’un tel faible taux de participation, n’a pas boudé sa victoire, mais que les dernières élections législatives ont affiché une faible affluence populaire qui s’inscrit dans la ligne droite des précédentes consultations électorales. Aussi, s’appuyant sur ce taux de 13,91%, il a tenté de minimiser et de relativiser l’impact du boycott lancé par l’opposition.

A son tour, en tentant de répondre au parti socialiste français qui a exprimé son appréciation sur les élections législatives du 17 décembre dernier, le secrétaire général adjoint, porte-parole du PDG a signé un papier dans le journal l’Union pour une fois encore se référer au taux de 13,91% de participation enregistré en 2010 dans le 1er siège du 2e arrondissement de Libreville où, faut-il le rappeler, monsieur Jean EYEGHE NDONG a corrigé ou si l’on veut laminé le PDG et le RPG réunis dans une sorte d’émergence « façon-façon ». Le secrétaire général adjoint s’est demandé si le Premier Ministre Jean EYEGHE NDONG « méritait sa victoire ? » Oh que si ! ai-je l’honneur de lui répondre non sans constater que décidément le taux de 13,91% est un taux emblématique.

Le Premier Ministre et les secrétaires généraux du PDG cherchent-ils à se donner bonne conscience en rappelant à tout bout de champ ce taux de 13,91% de participation comme s’il appartenait à la personne de Jean EYEGHE NDONG. Bien sûr c’est compréhensible de leur part de parler pour ne rien dire mais c’est tout autant pitoyable, car ils occultent involontairement ou volontairement le vrai débat qui est celui de l’abstention qui pose problème, débat auquel l’opposition invite le pouvoir afin qu’au Gabon, on parvienne à organiser des élections sur la base d’une liste électorale fiable, une mise en place d’un scrutin transparent marqué du sceau de la sincérité des urnes.

Ma large victoire, par conséquent celle de l’Union Nationale a dû laisser les pédégistes pantois et c’est comme si un glouton était victime d’une arête qui se serait malencontreusement logée en travers de sa gorge. L’étonnement des pédégistes face à la victoire de l’Union Nationale n’a d’égal que le rejet du pouvoir par la majorité des gabonais et l’aveuglement de ceux qui refusent de voir. En 2009, qui n’a pas en toute conscience pensé que le comité permanent du PDG s’était lamentablement fourvoyé en effectuant le choix de leur candidat à l’élection présidentielle nonobstant l’appui extérieur dont a bénéficié l’intéressé. Nous avons tous observé que le peuple gabonais, dans sa majorité, n’a pas du tout entériné ce choix.

Il a fallu des acrobaties juridiques pondues par la Cour Constitutionnelle pour que le candidat choisi par le PDG et non élu par le peuple soit installé au pouvoir. La Commission électorale nationale permanente (Cénap) et le ministère de l’Intérieur en sont des témoins oculaires ainsi que des pédégistes demeurés lucides, car il y en a malgré tout, et heureusement. Se référer à un seul siège comme le font le Premier Ministre et les secrétaires généraux du PDG pour tenter d’établir des comparaisons sur la totalité des sièges du territoire national relève tout simplement de la malhonnêteté intellectuelle.

A ce propos, et dans cet ordre d’idée, peut-on recenser les taux de participation dans tous les sièges remportés par le PDG aux législatives de 2006 par exemple et les comparer à celui du 1er siège du 2e arrondissement de Libreville en 2010 puisque cette circonscription électorale devient le point focal ou le point de référence. Pendant que nous y sommes, le plus grand centre de ce siège, l’école publique Martine Oulabou, avec douze (12) bureaux de vote et 5 919 inscrits a enregistré lors des dernières élections législatives, avec tous les tripatouillages imaginables de la part du pouvoir, 452 votants soit un taux de participation de 7%.

La consolidation de tous les chiffres sortis des urnes des trente-neuf (39) bureaux des huit (8) centres de vote que compte ce siège pour 17 058 inscrits a donné 1 478 votants soit un taux de participation de 8% entaché d’actes frauduleux portant sur le vote multiple, le bourrage d’urnes, l’achat de consciences. L’incohérence entre le nombre de votants et le nombre d’émargements n’est pas inutile à noter, comme on peut aussi noter que certains membres de la Cénap locale et les agents scrutateurs ont été convoqués au gouvernorat pour signer des procès-verbaux refaits, différents de ceux résultant des bureaux de vote.

Dès lors, on comprend aisément que le candidat du PDG du 1er siège du 2e arrondissement n’a pas pu obtenir 1915 voix sur 2245 suffrages exprimés tel qu’annoncé par le ministère de l’Intérieur. Il ne s’agit là que des chiffres « arrangés » pour tenter de crédibiliser son élection qui est certes légale mais qui souffre malheureusement d’illégitimité. Mais seuls les naïfs croient à de tels montages.

Cela dit, quel est le vrai débat qui intéresse les gabonais ?

Tout le monde le sait, le débat porte sur la nécessaire fiabilité qu’il faut conférer à la liste électorale, la crédibilité et la sincérité du vote, en somme, la pratique démocratique électorale au Gabon. C’est de cela qu’il s’agit.

Les gabonais de bonne foi, dignes et fiers d’être des citoyens de leur pays aspirent à désigner librement leurs dirigeants et que leurs votes soient respectés. Quitte à eux de pouvoir sanctionner les élus le moment venu. Y a-t-il un mal en cela ? Si oui, qu’on le dise en l’identifiant et en le dénonçant.

La Constitution gabonaise ne stipule-t-elle pas que le Gabon est une République démocratique qui assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Ne précise-t-elle pas que la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce directement par référendum ou par l’élection selon le principe de la démocratie pluraliste ?

Il faudrait peut-être le marteler ici pour ceux qui sont sourds ou feignent de l’être. Nous sommes en République et nos comportements, qui que nous soyons, doivent être républicains, surtout lorsqu’il s’agit de gérer la chose publique et l’élection est une chose publique, donc de tous les gabonais.

Mesdames et Messieurs, si l’on se reporte au journal l’Union dont la politique éditoriale ne peut pas être soupçonnée hostile au pouvoir, nous y lisons quelques extraits d’un article paru le mardi 27 décembre dernier et intitulé comme suit :

« Après la victoire du PDG aux législatives, une majorité écrasante pour quoi faire ? »

Le journaliste, après ce titre qui en dit long, commence son texte par une phrase interrogative : « la Chambre basse du Parlement va prochainement s’ouvrir avec une très forte majorité acquise au parti au pouvoir. Le jeu démocratique y aura-t-il encore sa place ? » Plus loin on peut lire : « il y a donc lieu de s’interroger sur les causes réelles du raz de marée pédégiste qui vient de traverser le pays... Sous d’autres cieux, cela risque fort bien de paraître loufoque… Car il faut l’avouer, on risque fort de se retrouver face à une Assemblée Nationale aux ordres occupée uniquement à voter de manière mécanique les lois présentées par l’Exécutif, même lorsqu’elles desservent l’intérêt du plus grand nombre… Si déjà lorsque l’opposition était relativement bien représentée, la majorité PDG faisait passer des lois sans amendement, qu’en sera-t-il maintenant ? »

« Notre Assemblée Nationale ressemblera bien plus à ses prédécesseurs de l’époque monopartiste qu’à celle d’un système réellement démocratique. Toute chose alors qui risque de desservir l’image de notre pays auprès de ses partenaires multilatéraux. »

Le journaliste poursuit : « il ressort clairement que l’Assemblée Nationale sortie des urnes le 17 décembre dernier, rendra malheureusement le débat pluraliste entre les forces politiques plus compliqué qu’auparavant, et s’agissant du groupe PDG, pourra-t-il maintenir une forme démocratique parmi ses élus au regard de l’infortune qui s’abattit sur les députés Paulette OYANE et Jean Christophe OWONO NGUEMA ? Autant de questions qui laissent dubitatifs les plus optimistes quant à la capacité de la future assemblée à jouer pleinement son rôle.»

Toutes ces interrogations claires de la presse devraient amener le pouvoir à faire son examen de conscience et à se poser la question de savoir s’il était judicieux de sa part de s’entêter sur le problème de la biométrie en arguant sur des délais constitutionnels et d’ordre financiers qui n’ont convaincu personne. L’interprétation du gouvernement faite sur la décision de la Cour Constitutionnelle saisie à cette occasion a été des plus dévastatrices dans l’opinion.

La lecture de l’article du journal l’Union dont je viens de lire de larges extraits me convainc que mes anciens camarades sont mis devant leurs consciences. Aussi, je les invite à se remettre en question plutôt qu’à perdre leur temps en m’indexant inutilement et maladroitement dans leurs interventions.

Voilà les conséquences des actes posés par ceux qu’on qualifie de faucons dans un régime et que l’on peut soupçonner de lier les mains et les pieds du chef au point de ne le laisser décider de rien, car une initiative de sa part pourrait remettre en question leurs positions donc leurs intérêts, à moins que le chef ne soit consentant surtout s’agissant d’une décision aussi grave portant sur les élections dans un pays.

En tout état de cause, l’initiative de la révision constitutionnelle en décembre 2010, celle de l’ordonnance modifiant la loi électorale et la loi sur les partis politiques et la dissolution de l’Union Nationale sont autant de signaux qui achèvent de nous convaincre sur l’enfermement de l’Exécutif.

Mesdames et Messieurs, je sors de l’Assemblée Nationale avec la conviction d’y avoir rempli la mission que vous m’avez confiée. Je remercie les électeurs et électrices du 1er siège du 2e arrondissement de Libreville pour la confiance qu’ils m’ont témoignée sans discontinuer. Je ne leur dis pas adieu car en politique on ne sait jamais. D’ailleurs, je continuerai à militer à l’Union Nationale, dans une opposition responsable tant que l’alternance ne sera pas assurée au Gabon.

Aux uns et aux autres je dis bonne et heureuse année.

Vous aussi Mesdames et Messieurs de la presse, bonne année 2012.

A nous revoir, je l’espère.


M. JEAN EYEGHE NDONG
Ancien Premier Ministre, Député du 1er siège du 2e arrondissement de Libreville.




Vendredi 30 Décembre 2011
CLG
Vu (s) 2181 fois




1.Posté par King le 30/12/2011 11:16 | Alerter
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M. JEAN EYEGHE Ndong vous êtes un grand homme! un homme intègre,homme de valeur.
Moi King je viendrais vous voir personnellement,a la mairie de libre ville en 2013.
bonne et heureuse année.

2.Posté par la riposte le 30/12/2011 15:59 | Alerter
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Mr Eyeghe ndong y'en a pas beaucoup comme vous au gabon , comme mon ami KING ,j'aimerais bien vous voir a la mairie centrale de libreville, bref comme d'habitude egal a vs meme ds vos discours.
Bonne et heureuse année a vous Mr le vrai 1er ministre!!!

3.Posté par fufup le 30/12/2011 19:55 | Alerter
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vous etes et vous resterez un modele de gabonais qui savent ce que l'on appelle l'integrité morale rien n'est fini vous etes notre future maire , zakarie au senat gilles à l'assemblée , kombila au cces oye mab bance centrale de l'afrique centrale bengone nsi cenap oyane cours constituionnelle , mpaga representant special du president mba obame et le peuple vrain

4.Posté par Salomé le 30/12/2011 20:11 | Alerter
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COURAGE TATA LA LUTTE EST NOTRE SALUT MERCI .

5.Posté par PDGiste-A-Mort le 30/12/2011 22:29 | Alerter
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Quelqu'un peut-il me dire quelle mission Eyeghe-Ndong a-t-il accompli à l'Assemblée Nationale ou en tant que Premier-ministre si ce n'est d'être un pion de la géopolitique ?

6.Posté par moi le 30/12/2011 22:36 (depuis mobile) | Alerter
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@ mong afam Eyeghe Ndong,
Sachez le, A vous tous seul , vous valez
mille fois plus que ces 118 députés pdgistes qui viennent de s'auto-désigner. Tenez bon! Le chemin à parcourir n'est plus long. Vous, et vos amis, vous vous battez pour un noble caus

7.Posté par yanis. le 31/12/2011 01:05 | Alerter
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alibete quoi que tu fasses tu partiras du gabon avec fracas qlque soit la durée de la nuit mon cher ta fin est tres tres proche plus que tu le crois et quoi que tu fasses malgré ton armée et tes soutiens exterieurs et DIEU seul sait si aujourd'hui les personnes qui t'ont misent au pouvoir sont contentes de ce que tu fais du gabon et des gabonais en general depuis que tu es au pouvoir en dehors du tapage mediatique tu restes nul à l'époque de ton pere qui a bien pillé le gabon aux yeux de tous il laissait les gabonais libre à ton arriver au pouvoir les salaires coupés;les maisons detruitent nous vivons dans une dictature qui ne dis pas son meme KADAFI paix à son ame a finit par perir que dire de mouboutou seseko et autres retient une chose mon cher ça n'arrive pas qu'aux autres et que dire ta bande de pédé ha comme je vous hais.

8.Posté par Grand-Maïtre Maçon Hiram Abiff le 31/12/2011 16:20 | Alerter
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En 1991 à l'Assemblée Nationale, Nzouba Ndama avait traité Biyoghe Mba de rat élevé par le PDG dans son sac d'arrachide; quand celui avait essayé de distraire le peuple en se disant opposant. Certainement que Nzouba Ndama n'avait pas été soufflé par ABB pour lui dire que Biyoghe Mba était en mission de distraction du peuple, envoyé par lui.

Nous pouvons cependant conclure que Nzouba Ndama n'avait pas tord. Eyeghe Ndong est bien ce que Nzouba a dit qu'il est.

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