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Gabon : PDG Héritage & Modernité entend présenter un candidat à cette même présidentielle de 2016.

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Vendredi 11 Mars 2016 à 10:37 | Lu 11778 fois

Quinze députés ont été formellement identifiés lors de cette manifestation alors que des sources rapportent qu’il y en avait environ une trentaine. Ali Bongo et Faustin Boukoubi vont-ils poursuivre dans la logique de la sanction et de l’exclusion ? Vont-ils, au contraire, se faire plus conciliants ? L’avenir nous le dira…



Le parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) du président Ali Bongo est plus que désormais dans la tourmente. Ce jeudi en fin de matinée à Libreville, les membres du courant dissident Héritage et modernité, exclus par Ali Bongo la vieille, ont décidé de créer leur parti dénommé "PDG Héritage et modernité".

« Puisque le PDG n’est pas un patrimoine privé, nous prenons notre part d’héritage en créant le PDG Héritage et Modernité », a lancé Michel Menga M’Essone, l’un des 3 députés membres du parti au pouvoir frappé par une décision d’exclusion intervenue la veille.

A quelques deux jours du congrès devant officialiser la candidature d’Ali Bongo pour le compte de son parti, la fronde gronde au sein de ses rangs. Héritage et modernité qui conteste depuis plusieurs mois le leadership d’Ali Bongo, est passé à la vitesse supérieure ce jeudi le 10 mars 2016, en annonçant la création du "PDG Héritage et modernité", une sorte d’aile dissidente du parti créé par le père d’Ali Bongo le 12 mars 1967.

La foule présente à cette sortie du PDG Héritage et modernité

C’est devant la quali-totalité du gotha politique gabonais (aussi bien de l’opposition que de la majorité) et de la société civile que les membres-frondeurs exclus du PDG maison mère, ont fait leur déclaration de scission avec la direction tenue par Ali Bongo.

Le parti dissident peut compter sur ses sept députés pour faire grand bruit et de l’ombre au parti d’Ali Bongo. La réunion voyait la participation des membres vêtus de pagnes à l’effigie du père fondateur de ce parti : Omar Bongo. Tout un symbole donc !

A quelques mois de la présidentielle gabonaise, cette scission tombe plutôt mal pour Ali Bongo, candidat à sa propre succession qui a dû recourir au précieux article 154 de ce parti pour exclure sans les entendre, des militants qui contestaient sa candidature. D’autant que l’aile dissidente de ce parti entend présenter un candidat à cette même présidentielle.

info241.com

Gabon : Discours de Michel Menga

Camarades militantes et militants,

Chers sympathisants, Distingues invités, Mesdames et Messieurs,

Nous voulons tout d’abord nous acquitter d’un heureux devoir, en vous adressant nos sincères remerciements pour l’honneur que vous nous faites en suspendant momentanément vos activités pour accorder une attention toute particulière à la présente déclaration.

Dans notre pays, chacun se souvient que le 27 juin 2015, un rassemblement composé d’élus et de cadres militants du Parti Démocratique Gabonais, partageant les valeurs fondatrices de notre Parti et ouvert à tous ceux et toutes celles qui veulent soutenir et approfondir, par la pratique, les valeurs de la République, de la Démocratie et de notre Parti, a pris publiquement la parole à visage découvert sous l’appellation Rassemblement Héritage & Modernité. Après avoir exprimé nos inquiétudes quant aux difficultés inhérentes au fonctionnement interne de notre Parti et fait le constat de la dégradation du climat politique dans notre pays, nous avions en son temps lancé un appel au Président de la République, Président du P.D.G, Afin qu’il se mette à l’écoute de tous les gabonais et prévienne le risque de la division et du naufrage collectif.

Devant le constat du déni des libertés fondamentales et du déficit démocratique qui caractérisent la gouvernance interne du P.D.G. Faisant le constat des échecs répétés, de la gouvernance du Gabon depuis 2009, dans les domaines politique, économique et social, le Rassemblement Héritage & Modernité a vainement sollicité la convocation urgente d’un congrès de clarification, pour renouer avec l’esprit qui, en 1968, a prévalu à la création du Parti. Esprit qui ne vise rien moins que de mobiliser tous les gabonais autour d’un projet politique commun, connu de tous et partagé par tous afin d’engager notre pays dans les voies de la transformation, du progrès, de la prospérité et de la sécurité pour tous. Aujourd’hui, chacun peut constater que le Président du Parti, n’a malheureusement pas œuvré à son unité. Unité dont il est cependant le garant de par ses missions statutaires, choisissant de nous opposer les uns aux autres et donc de nous diviser.

Les appels lancés par notre Rassemblement sont demeurés sans suite. Nos attentes exprimées, ostensiblement ignorées, sont pourtant majoritairement partagées au sein du P.D.G, si l’on en juge par les conclusions du rapport du comité technique mis en place pourtant, sur sa propre initiative. Conclusions jamais publiées et volontairement passées sous silence en attendant, comme il est de coutume, que l’oubli fasse son œuvre.

Conclusions qui font échos aux attentes exprimées, bien au-delà du cadre partisan du P.D.G, par l’écrasante majorité des gabonais qui ne laissent pas de désapprouver des pratiques politiques hors d’âge, rendus non sans raison, responsables de la grave crise politique que traverse le pays. La très récente auto-investiture du Président du Parti, théâtralisant sa propre candidature à l’élection présidentielle et mobilisant, dans le cadre de ses fonctions républicaines, les ressources de la collectivité au seul soutien de son ambition personnelle, n’éveille aucun intérêt tout en étonnant les gabonais qui s’en moquent.

Elle donne la mesure du déni démocratique et du poison de la division instillé par ceux qui, au sein du P.D.G, ont patrimonialisé l’organisation commune et l’appareil d’État dont ils disposent à des fins exclusivement personnelles. Le Rassemblement Héritage & Modernité rappelle à tous que le P.D.G, le Parti des gabonais, le Parti-État à l’enracinement et au rayonnement duquel tous les gabonais, de gré ou de force, ont consacrés des efforts financiers, matériels et humains sans précédent dans toute l’histoire politique de notre pays, est une propriété collective destinée à réaliser le bien commun et préserver l’intérêt supérieur des gabonais et du Gabon.

Ce Parti, mis en place par nos illustres devanciers qui en détiennent les droits moraux, ne saurait être apprivoisé et approprié par un individu ou un groupe d’individus quel qu’il soit et quel qu’en soit le rang, pas plus qu’il ne saurait être mis au service d’une ambition personnelle contrariant l’intérêt général. Désormais, chacun voit bien qu’un réduit de prétendus camarades, manipulateurs sans rivaux, niant les efforts de tous tout en profitant de la force du Parti, agissent comme s’ils en étaient les propriétaires exclusifs, suscitant du coup le rejet si l’on en juge par la bruyante campagne de chuchotements et de murmures désapprobateurs, déclenchée depuis peu, au sein du comité permanent du bureau politique, et l’intensité des joutes controversées au cours des parodies des congrès provinciaux, assises politiques apocryphes et hypocrites, formatées par les thuriféraires du Prince et exclusivement destinées à acclamer, comme à Pyongyang, l’unique motion de soutien à une candidature incarnant une perspective de l’émergence aujourd’hui rejetée par tous les gabonais. Ce rejet trouve sa première source dans l’illégalité des statuts du Parti Démocratique Gabonais, jamais délibérés et adoptés par le congrès de 2013.

Des statuts dont les dispositions, faisant le lit de la division, contreviennent à la lettre et l’esprit de la Constitution mère de toutes les lois. Le Rassemblement Héritage & Modernité veut rappeler, pour la cohésion de notre Parti, que nonobstant sa spécificité, notre formation politique n’est pas au dessus des lois. Elle a l’obligation d’exercer ses activités, dans le cadre et le respect des dispositions légales en vigueur. Elle ne doit en aucune façon porter atteinte aux droits des militants, pas plus qu’elle ne doit enfreindre les règles relatives à l’organisation et au fonctionnement des partis politiques. Or, chacun constate que plusieurs dispositions statutaires rédigées à des fins inavouées nient les droits individuels inaliénables et imprescriptibles des militants, consacrés par des textes auxquels les statuts du PDG on confirmés leur attachement en leur préambule.

Ainsi, la liberté d’opinion et d’expression et l’égalité en droit de tous les militants du PDG, sont constamment bafouées en flagrante violation de la Constitution, ainsi que des Déclarations Universelles des Droits de l’Homme de 1789 et 1948 auxquels les statuts du PDG sont soumis. Le Rassemblement Héritage & Modernité rappelle que le principe de la légalité, édicté par les textes en vigueur est un principe fondamental de la vie sociale qui interdit toute discrimination, aliénation ou cession du droit de l’égalité de chance au détriment d’un citoyen.

Ainsi, l’article 14 des statuts du P.D.G énonce que « Tout militant du PDG peut être investi comme candidat aux fonctions électives au niveau de l’État, s’il remplit les conditions d’éligibilité prévues par les textes en vigueur… ». Cet article, faut-il le rappeler, suggère l’instauration d’une règle politique saine : la primaire pour réguler la compétition démocratique au sein du Parti. Mais chacun voit bien que de nombreuses dispositions des statuts du P.D.G, rédigées exclusivement pour conforter les seuls pouvoirs et l’autorité du Président du Parti, violent la lettre et l’esprit des lois, en niant clairement le principe démocratique et l’expression de la volonté des militants.

Ainsi, sont sans nombre, les dispositions statutaires de notre parti, prises en violation des dispositions des normes supérieures ou des principes généraux du droit en matière de démocratie qui énoncent des règles « illégales ». Par ailleurs, la dévolution des attributions des différents organes et autorités du parti révèle, une concentration du pouvoir entre les seuls mains du Président du Parti. Ce dernier se posant désormais à la fois comme l’organe exécutif et l’organe délibérant suprême disposant d’un pouvoir absolu notamment :

- Le pouvoir d’être l’unique candidat investit par le parti (article 29 al 2) ;
- Le pouvoir de remplacer les responsables, membres des différents organes du parti dans l’intervalle de deux congrès (article 30 al 4);
- Le pouvoir d’ajuster les instances mises en place par le congrès (article 30 al 5) ;
- Le pouvoir de statuer en dernier recours sur les sanctions majeures disciplinaires.
Tout le monde voit bien que le P.D.G, bien loin d’être démocratique, est désormais une formation politique à caractère despotique, célébrant le culte de la personnalité,
et cheminant insidieusement vers la tyrannie, ersatz d’une sourde ambition monarchique absolue et contrariée. Ces dysfonctionnements et cette hyper concentration des pouvoirs au sein du Parti a contaminé l’exercice du pouvoir d’État dans le cadre de la gouvernance au détriment des gabonais. Le P.D.G n’étant pas démocratique, la gouvernance ne pouvait pas l’être davantage.

Une gouvernance qui constitue une deuxième cause de rejet des gabonais et qui irrigue leur mécontentement, car unanimement décriée au sein du pays et dans les instances internationales.
Une gouvernance qui désorganise l’administration par la création tous azimuts des agences gouvernementales budgétivores, directement dirigées par le président lui-même dont la responsabilité est diffuse et l’efficacité toujours attendue depuis le début du mandat.

Une gouvernance illisible et anxiogène marquée dans le champ politique par l’abus d’autorité, les excès de pouvoirs et le rejet de leur nécessaire équilibre constitutionnel. Dans le champ économique par les conflits d’intérêts, prises illégales d’intérêts, délits d’initiés et ententes illicites, ostensiblement et très largement pratiqués dans le premier cercle du pouvoir, exprimant une cupidité à l’origine de bien des échecs des politiques menées. Dans le champ social, ce sont de prétendues politiques de lutte contre la pauvreté initiées par les nouveaux riches qui créent sans cesse de nouveaux pauvres et se moquent d’eux. Des politiques de lutte contre la pauvreté, mimétiques et hors contexte, qui peinent à faire illusion car tout bien considéré, elles n’ont jamais endigué la montée du chômage, de la pauvreté, des inégalités et de l’exclusion.

Au total, une gouvernance qui ne laisse pas d’étonner quand elle ne déclenche pas l’hilarité contagieuse des gabonais. Tout d’abord « L’Avenir en confiance », matrice de tous les gadgets d’une politique théâtrale à plusieurs actes. Suivie de « la stratégie d’investissement humain » dont le grabataire Fond national d’Aide Social, a procuré des activités génératrices de revenus aux commensaux du Prince. Puis est venu le temps du programme « Graine » complété par « L’année de la femme » et, à bout de souffle, après six années de flatteries, « L’égalité des chances » pour finir ! Tout cela après avoir sournoisement espéré que les gabonais s’assoupissent dans l’oubli…l’oubli de la panoplie des promesses bruyamment annoncées et jamais tenues notamment dans les conseils des ministres délocalisés et les curieuses visites sans suite dans les quartiers défavorisés. Comme tous les gabonais le Rassemblement Héritage & Modernité a vainement demandé la mise en examen de la gouvernance de notre pays. Car en effet, les gabonais demandent désormais des comptes. Ils veulent légitimement savoir :

Pourquoi les institutions politiques dysfonctionnent ; pourquoi assiste-t-on à une confusion de rôles entre le Président de la république et le Premier Ministre ? Pourquoi le Président de la république préside et gouverne ? Pourquoi le Président en principe au-dessus des Partis, préside le sien et abuse de son pouvoir, excluant d’authentiques militants décorés de la médaille d’or par le Président fondateur ? Quelle est la nature des rapports entre le Chef de l’Exécutif et le Parlement paraît-il généreusement investit, avec condescendance, dans le cadre du Parti ?

La position dominante du président de la république au sein du Conseil supérieur de la Magistrature garantit-t-elle l’indépendance de la justice attendue par tous les gabonais ? Une justice exercée par des magistrats compétents, subtilement bridés par d’incessantes menaces de représailles disciplinaires.
Une justice rendue au nom du peuple gabonais que chacun veut impartiale et sereine. Une justice rendue dans la lettre et l’esprit de l’article 12 de la Constitution par le magistrat suprême qui, contre toute attente et devant le pays interdit, assure lui-même une très haute protection à ses amis et place, sous très haute escorte bienveillante :

- Les trafics d’influence ;
- Les conflits d’intérêts ;
- Les délits d’initiés ;
- Les prises illégales d’intérêts…et on aurait voulu que la liste fût brève…

Les gabonais voient bien que chaque année, à l’occasion de la rentrée judiciaire, les plus hauts magistrats du pays, déclament invariablement le même discours sur le respect des sacro-saint principes de la présomption d’innocence, du secret de l’instruction et plus généralement sur l’état alarmant de notre justice. Chaque année, au mois de septembre, seuls la syntaxe et les virgules changent. L’inertie des autorités, elle, demeure constante et les gabonais assoiffées de justice, toujours plus amers, toujours plus malheureux…

Chers camarades, chers sympathisants, distingués invités, Mesdames et Messieurs

La transparence est le corollaire de la bonne gouvernance. A cet égard, et tout au long du mandat qui s’achève, des progrès étaient attendus mais de nombreuses questions sont demeurées sans réponses. La transparence c’était déjà la publication et la diffusion, pour l’information des gabonais, des conclusions des rapports d’inspection et autres qui rendent compte de la marche de leurs services publics. Dans le domaine financier, la transparence c’est l’état réel et la justification de notre dette extérieure qui, au cours du seul mandat qui s’achève a constituée 65% de toute la dette contractée par notre pays au cours des 15 dernières années.

Quant à notre dette intérieure, chacun voudrait que cessent les sempiternelles polémiques sur les invisibles règlements de la dette intérieure toujours querellée, et qui met invariablement en danger l’emploi des gabonais, désormais angoissés par un avenir sans confiance au-dessus de la falaise de la précarité. Où sont les résultats concrets des multiples emprunts obligataires brandis à grand renfort de publicité ? Combien coûtent-ils à la collectivité au regard de la notation souveraine de notre pays ? Considèrent-on que les gabonais, tels des esclaves, sont tenu de supporter le poids d’un endettement hasardeux et de se taire sans demander des comptes ?

Dans le domaine des infrastructures, où est la fameuse autoroute 2X2 voies du Km 13 à Bifoun ?

Les gabonais confrontés à la pénurie des services de base et la médiocrité du cadre de vie, approuvent-ils la construction de nouveaux stades dans nos prétendues villes ? Dans des espaces chaotiques, dépourvus de schémas directeurs d’aménagement urbain, de réglementation d’urbanisme et de matrices cadastrales pourtant prescrits par le législateur depuis plus de trente ans ? Des stades ultramodernes nous dit-on dans un chaos spatial marqué par la pauvreté et dont la contribution au développement économique et social de nos localités n’est toujours pas prouvée. Peut-on révéler aux gabonais le montant de la charge budgétaire récurrente, nécessitée par l’entretien de tels équipements quand on sait l’énorme besoin de nos localités en équipements scolaire, de santé, de logement et de voieries source de croissance apprend-t-on dans le P.S.G.E ?

Qu’en pensent les populations d’Akouakam, d’Eyenassi, de Péloton ? Et celles de boule noire, de Rombintchozo, de Bac aviation, de Mangoungou, de Potos, d’Ongali, Ombélé et Mbaya à Franceville ? Manifestement on croit la mémoire perdue et l’histoire se répète…

Le Smart-code, le tramway ainsi que les stations d’épuration étaient annoncés dans la réputée commune d’Akanda. Tout cela est toujours « tout simplement » attendu afin que la loterie des logements sociaux achève d’offrir aux riches chanceux, les gourbis destinés aux pauvres.

Les habitants de Mouila privé d’eau et de lumière des semaines durant ont du se remémorer les promesses des barrages hydroélectriques de Fée II et des chutes d’un empire bien connu…quand à Mekambo, les gabonais du bout du monde, constatent leur hôpital dans un écrin de broussaille…

Que n’a-t-on pas promis à Libreville ? Où est le nouveau marché de la peyrie dont la convention avait été signée à grand renfort de publicité ? Et les bases de pompiers dans tous les arrondissements de Libreville, annoncées en conseil des ministres ? Où sont les passerelles destinées à sécuriser les gabonais ? Pour le confort sportif de certains, un Green de golf sélect était projeté à la citée dite de la Démocratie avec son cortège de destruction traumatisantes. Pendant que les jeunes du Gabon eux, attendaient toujours les plateaux sportifs de proximité dans leurs quartiers. Quartiers dont on ne sait plus où ils commencent et où ils finissent.

Et bien heureux celui qui aura une « boutique du malien » près de chez lui…les gabonais ont les panneaux signalétiques qu’ils peuvent. L’éducation est la priorité absolue. Elle explique la croissance à long terme c’est à dire la croissance inclusive apprend-t-on chaque année au New York Forum Africa. Mais chacun s’interroge de l’état de l’école de la république ascenseur social réglé sur le ressort de la méritocratie. Où sont les 400 salles de classes promises ? Où sont les 13 centres de formation techniques et professionnels ? Où trouve-t-on les financements du NYFA que l’on ne trouve jamais pour nos universités ?

Ces quelques questions que se posent les gabonais, chez eux, dans leur pays, ne trouvent toujours pas de réponses. Elles ne se résument, au final, qu’à une seule, pourquoi le formidable potentiel économique et de développement de leur pays côtoie une si grande misère, un si grand chaos, et génère ce mal de vivre qui défigure leurs visages ? Pourquoi ? Quand ces derniers voient les progrès accomplis sans tambours ni trompètes par nos voisins en face de cocobeach et corisco, l’amertume des gabonais prend la couleur du deuil.

Dépités, ils succombent aux menteuses extases de l’alcool et de l’ibogaïne sa fidèle compagne. Résignés, ils s’installent dans l’inertie d’un univers hallucinogène et poétique…
Cette tragédie là, tous les prétendus responsables de la cité le savent et l’approuvent cyniquement…à croire que l’ivresse du pouvoir absolu plonge inexorablement dans le délire…car le régime se gave sur le dos du peuple. Un dos toujours plié sous le poids des mensonges, sous le poids d’une mystification sans précédent et sans trêve, une escroquerie politique qui laisse les gabonais tous simplement chaos par jet de l’éponge…car chacun doit se figurer qu’au casino de l’émergence, le bandit manchot a mis le pays à genoux.

Chers camarades, chers sympathisants, Mesdames et Messieurs, distingués invités
Le rejet collectif exprimé par les gabonais, trouve sa troisième source dans l’incompréhensible surdité du chef de l’État, chef de Parti, aux appels au dialogue inclusif et sans tabous invariablement lancé par toutes les forces vives de la nation. Une surdité et une rigidité au dialogue qui trahi la pensée et galvaude l’héritage d’Omar BONGO ONDIMBA, Président fondateur inlassable artisan de la paix par le dialogue. Le Rassemblement Héritage & Modernité attendait que des règles démocratiques claires et partagées par tous soient élaborées avec un grand soin et approuvées par l’ensemble des militants.

Nous avons vécu dans l’espoir que des règles de compétition démocratique saine soient organisées au sein du parti, comme cela est d’usage dans toutes les formations politiques modernes, et qu’au terme de celle-ci, l’ensemble des moyens et des forces soient additionnés pour soutenir notre vainqueur et notre victoire dans un grand élan de rassemblement. Or, et encore une fois, nonobstant les difficultés rencontrées en 2009 quant au mode de désignation du candidat du Parti, difficultés qui ont occasionné de graves tensions et déchirements, et dont manifestement nous n’avons tiré aucune leçon, nous reproduisons les mêmes erreurs ayant engendré la division dans nos rangs et la dispersion de précieuses forces.

De plus, il est de coutume, dans une grande formation politique moderne, qu’un large débat interne sur le projet politique et le modèle de société que nous souhaitons proposer aux gabonais précède la désignation du candidat du Parti. Et ce, dans la lettre et l’esprit de l’article 22 de la loi sur les partis politiques qui dispose que « le parti est une association à but non lucratif dans laquelle les citoyens se regroupent autour d’un projet de société et d’un programme de gouvernement ».

Dans le respect donc de cette disposition, il convenait de mettre en œuvre des mécanismes démocratiques permettant aux adhérents du parti de bâtir et d’évaluer périodiquement la mise en œuvre desdits projet et programme. Cela n’a malheureusement pas été le cas au cours du septennat passé. Le Plan stratégique Gabon Émergent, programme politique de commande des amis du Prince, n’est pas le projet politique du P.D.G comme chacun sait. Puisque jamais conçu et encore moins délibéré en son sein, il n’a jamais été approprié par les militants et encore moins par les gabonais qui n’y comprennent rien et s’en moquent.

Aucun bilan de l’action à la tête de l’État n’a été dressé. Aucune explication sur la gouvernance n’a été donnée aux militants afin de restaurer leur confiance, les convaincre et les déterminer à se mobiliser autour du projet politique. C’était pour nous le sens de la convocation du congrès de clarification que nous avons appelé de tous nos vœux, le Rassemblement Héritage & Modernité se voit donc forcé de constater, à son corps défendant, l’échec de ses initiatives répétées en faveur de la concertation et du débat interne et rejette des méthodes d’une époque révolue sources de division et d’affaiblissement devant une échéance capitale pour l’avenir de notre pays et des gabonais. Chers camarades, chers sympathisants, distingués invités, Mesdames et Messieurs.

Au regard de tout ce qui précède, le Rassemblement Héritage & Modernité ainsi que tous les militants qui attachent du prix aux évolutions démocratiques de notre parti désapprouvent et rejettent la formule de désignation du candidat du Parti Démocratique Gabonais à l’élection présidentielle d’août 2016.

Vox populi, Vox Dei

Notre rassemblement n’est pas resté sourd aux pressants appels que lui adressent sans cesse les gabonais. Par conséquent, prenant ses responsabilités devant l’histoire, le Directoire du Rassemblement Héritage & Modernité informe la communauté nationale et internationale, qu’il présentera et soutiendra, sous l’étiquette P.D.G Héritage & Modernité, un candidat à l’élection présidentielle de 2016. Notre Rassemblement entend organiser et structurer sa sensibilité politique autonome autour d’une nouvelle offre politique et ainsi ouvrir un nouvel espace d’expression, Libérant la parole, favorisant la circulation des idées, révélant les caractères, les personnalités et les talents au profit du progrès dans notre pays et du bien-être des gabonais.

Notre sensibilité politique est largement ouverte à toutes les gabonaises et tous les gabonais, à tous les patriotes d’où qu’ils viennent et quelque soit leur passé politique, ainsi qu’à tous les militants sincères du P.D.G, désireux de participer et contribuer à la modernisation de la vie politique de notre pays et désireux de construire notre pays sur des valeurs partagées d’Union, de Travail, de Liberté, de Justice, de Démocratie et de Progrès pour tous.
A cet effet, notre rassemblement révèlera le moment venu, l’identité de celle ou celui qui portera et incarnera la nouvelle offre politique attendue par tous les gabonais et qui, nous en sommes certains, rétablira les éléments de la modernité politique dans notre pays.

Dores et déjà nous portons à l’attention des gabonais et de nos partenaires au développement que le Rassemblement Héritage & Modernité milite, sans exhaustivité, en faveur du rétablissement :
D’un mode de scrutin uninominal à deux tours pour asseoir la légitimité du pouvoir ;
La limitation des mandats dont les délais seront collectivement et démocratiquement approuvés par tous les gabonais ;
L’indépendance de la justice et l’intégrité des pouvoirs constitutionnels ;
L’intégrité du fichier électoral…

A nos camarades du Parti démocratique Gabonais, nous demandons de se souvenir de la pratique politique constante de notre regretté Président fondateur, attaché au dialogue et à la paix et qui, pour chaque décision, avait le souci des formes.

A nos courageux frères et patriotes qui développent des idées et une pensée politique différente de la notre, nous disons qu’il n’y a pas de Gabon des pédigistes et le Gabon de l’opposition, il n’y a que des gabonaises et des gabonais, attachés à leur pays, à leur culture, à leur histoire, unis dans la concorde, la fraternité et dans un même amour pour l’éveil du Gabon face aux multiples défis de son temps, comme nos pères fondateurs nous l’ont appris.
Nous disons que notre pays, pris à la gorge par des apatrides aux intentions inavouées, devenu la risée du monde entier, est en péril. Chacun de nous est placé devant sa responsabilité pour défendre la Constitution.

L’heure est au rassemblement de toutes les forces vives de la nation dans un même élan d’amour pour notre patrie, dans une vaste coalition qui ne rassemble que les gabonais et les vrais amis du Gabon, l’ardeur au travail et la joie dans les cœurs face à notre responsabilité devant l’histoire pour libérer notre pays. C’est dans l’unité, la concorde, le respect de nos valeurs ancestrales, le respect de nos différences, le respect des valeurs républicaines et démocratiques que nous surmonterons ensemble nos défis et que nous construirons le Gabon que chacun de nous attend.
Que la peur quitte les cœurs et que chacun, libre, dise ce qu’il a à dire sans crainte.

Le Rassemblement Héritage & Modernité lance un appel à l’unité de tous les gabonais autour de la Constitution et des idéaux partagés pour préparer l’avenir avec la grâce de Dieu et sous la protection de nos ancêtres.
Que nul n’ait peur.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Gabon  : PDG Héritage & Modernité  entend présenter un candidat à cette même présidentielle de 2016.

Gabon : Adiahenot Jacques s’exprime.

Je ne m’imaginais pas encore prendre la parole avec la main du pdg derrière moi. Nous sommes là comme un signe d’union où on a ceux qui ont côtoyé le Président Bongo et d’autres qui ne l’ont pas été. En 2009, j’ai refusé que le comité permanent désigne Ali Bongo comme candidat. Le pdg est devenu une affaire de famille. Ceux qui le gèrent aujourd’hui pensent que c’est un héritage personnel. Au sein du pdg, on ne peut rien changer. J’admire le courage des membres H&M qui vous battez à l’intérieur du parti. Vous vous battez pour le Gabon.

On nous désigne d’aigris. Ali Bongo s’impose à tout le monde avec une arrogance sans pareil. Quand Bongo prend le pouvoir, il s’est entouré des vieux alors qu’Ali Bongo se fiche de tout le monde. Tout le monde en a marre.

On ne peut exclure les gens d’un parti sans respect des textes. Vous n’êtes pas exclus, considérez vous toujours comme membres du pdg. Au nom de quoi Ali peut se permettre d’exclure les gens en dehors des textes.



Vendredi 11 Mars 2016
Gabonlibre.com : News 7J/7
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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
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