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Gabon : Où sont les capitaines d’industrie ?

Le site de la Liberté - LVDPG - Moteur Actu Gab & Inter le Mardi 1 Mars 2011 à 13:41 | Lu 1459 fois

Ali Bongo, l'autre Président Doté d’un nouvel exécutif, dégagé de l’étau de la dette et engagé dans une série de réformes tous azimuts, le Gabon se cherche une voie pour bâtir vite et bien une économie viable et conquérante. Le projet de l’«émergence» proposé par Ali Bongo dont l’ambition est de catapulter le Gabon au rang de pays émergent lui offre cette opportunité. Mais, à y regarder de près, une classe d’entrepreneurs performants et audacieux lui ferait défaut.



Gabon : Où sont les capitaines d’industrie ?
16 octobre 2009, fraîchement élu par un coup d'Etat électoral et paré de tous les attributs du pouvoir, Ali Bongo l'autre Président a fait un rêve : faire du Gabon un pays émergent. Pas une pâle réplique d’un de ces «ateliers du monde», mais bâtir une vraie puissance économique, conquérante et compatible avec les exigences de l’économie-monde.

Un rêve captivant, un pari audacieux et mobilisateur, mais un horizon gorgé d’incertitudes. La plus lancinante des incertitudes concerne la modernisation et l’élargissement de la base productive. Doté pourtant d’énormes richesses naturelles, le Gabon aurait dû logiquement se construire une base productive assez diversifiée dès le boom pétrolier, à la deuxième moitié des années 70.

Malheureusement, il s’est laissé séduire par les mirages de l’économie de rente. Pendant 50 ans, l’économie gabonaise a vécu sous la dictature des recettes de trois produits principaux : le bois, le manganèse et surtout le pétrole dont les revenus fournissent environ 70% du budget de l’Etat.

La hantise de la baisse tendancielle de la production pétrolière et les contre-coups à répétition de la mévente du bois et du manganèse ont incité les autorités à ouvrir l’économie à d’autres secteurs pour en élargir la base productive. Bien que la diversification de l’économie soit un enjeu vital, rien n’a cependant vraiment bougé depuis que ce vocable a fait son apparition dans le discours politique, il y a plus de 15 ans.

La diversification de l’économie comme la modernisation de l’outil de production constituent des pré-conditions incompressibles pour l’accomplissement du rêve projeté par Ali Bongo, comme le suggère l’axe 5 de son projet de société. C’est cet axe dont la vocation est de «diversifier les sources de croissance et de développement durable» qui synthétise les trois piliers économiques de l’«émergence» : le Gabon vert, le Gabon industriel et le Gabon de services.

Pourtant, 18 mois après le démarrage du projet de l’«émergence» qui coïncide avec la prise de fonction du nouvel exécutif, le front de la diversification est toujours silencieux. Certes, 18 mois c’est trop tôt pour asseoir des certitudes, mais assez pour indiquer un horizon. Et si le véritable problème de la diversification de l’économie était l’absence de vrais entrepreneurs gabonais, notamment de véritables capitaines d’industrie capables de prendre en charge le projet d’«émergence» en lui donnant un contenu réel en termes de présence sur le terrain ?

En effet, la réussite du projet de l’«émergence» est intimement liée à la qualité de la diversification de l’économie gabonaise qui doit également opérer un saut qualitatif pour se moderniser et s’adapter à une économie en pleine mutation induite par l’emprise de «l’économie-monde».

Or, la diversification passe nécessairement par la création des entreprises dans les différents secteurs d’activité repérés à cet effet. L’«émergence» a beaucoup plus de chance de prendre corps si les entrepreneurs locaux s’investissent massivement dans ce projet. Mais le pays a-t-il vraiment des entrepreneurs outillés, des capitaines d’industrie ?

Le déluge des pétrodollars qui s’est abattu sur le pays pendant 40 ans environ, a contribué à façonner un type de Gabonais : abonné à la dépense, rétive à l’épargne et viscéralement attaché au salariat. Les 40 dernières années n’ont donc pas pu donner au Gabon une caste d’hommes d’affaires ou entrepreneurs aguerris, ambitieux et audacieux. Le pays s’est enrichi plutôt d’un type d’entrepreneurs nouveau dont le «ministre-homme d’affaires» est le digne représentant.

Toutefois le pays ne manque pas de vrais hommes d’affaires mais leur nombre est infime, il est peut-être temps de bâtir une vraie politique en la matière pour promouvoir l’éclosion d’une élite entrepreneuriale dont la vocation première serait de servir de ressort stratégique pour l’érection d’une économie compétitive.

L’arrivée sur le marché de telles compétences conduirait à terme à la production des capitaines d’industrie, des hommes capables de donner de la cohérence et une vision économique claire au projet de l’«émergence». Sans la présence massive d’entrepreneurs locaux, résolus à changer le destin économique du Gabon, le pays risque de tourner en rond pendant longtemps au rez-de-chaussée du gratte-ciel de l’«émergence».

C’est vrai que la question de financement des PME/PMI se pose avec acuité et toutes les formules expérimentées par le gouvernement jusqu’ici n’ont pas produit les effets escomptés. Les organismes de financement des entreprises tels que FAGA, Promo Gabon ou FODEX qui ont été dissous le 4 mars dernier n’ont pas permis de créer un réseau dynamique de petites et moyennes entreprises.

La modernisation de la Banque de développement du Gabon (BGD), à qui l’Etat a transféré les compétences et les fonds des organismes de financement dissous, permettrait peut-être de remédier un tant soit peu à la crise de financement des entreprises. Toutefois, la BGD ne pourra régler à elle seule cette question cruciale. Le gouvernement est appelé à multiplier les sources de financement des entreprises pour leur permettre de travailler en toute sérénité.

Par ailleurs, les Gabonais ne manquent pas de moyens, dans un pays où certains individus offrent des réceptions à l’occasion de leur accession au «Club des milliardaires». Avec un peu de volonté, la diversification de l’économie peut prendre tout son sens.

En effet, le Gabon a 9 provinces, et si l’on suppose que chaque province compte au moins 5 milliardaires, et que chacun de ses milliardaires libérait 500 millions de francs CFA pour la création de PME à hauteur de 25 millions de francs CFA l’unité , c’est 4 300 entreprises qui seront ainsi créées, soit environ 466 par province.

Si l’on repartit à parts égales ces entreprises entre les 3 piliers économiques du projet d’Ali Bongo, chacun des piliers sera soutenu par environ 1433 entreprises qui contribueront non seulement à assécher le chômage, mais également à redonner espoir à plusieurs générations déflatées dès la fin des études. Cet horizon est largement à la portée de Gabonais et pourrait constituer un vrai déclic pour l’union sacrée, indispensable pour bâtir un Gabon prospère.

Source : Gaboneco et LVDPG

Mardi 1 Mars 2011
LVDPG - Moteur Actu Gab & Inter
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1.Posté par Citoyen Libre le 01/03/2011 14:02 | Alerter
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Toute cette analyse a certainement été faite des années auparavant et pourtant, rien n'a changé au Gabon.

Cela démontre qu'il y a un problème de fond dans la question du développement du Gabon. Nous avons depuis trop longtemps à la tête du pays une famille qui s'est alliée avec la France pour piller le pays et empêcher d'autres de prendre leur place, afin notamment de protéger la (in)sécurité énergétique de la France! En langage des gens normaux, c'est de laisser la France pomper le pétrole; vider le sol gabonais de l'uranium pour ses centrales et bombes nucléaires; vider le sol gabonais de son manganèse pour sa sidérurgie et industrie chimique, sans que cette France arrogante ne soit perturbée, en tout gardant sa stature de grande puissance. Or, on le sait tous, sans (le pillage de) ses colonies, la France ne serait rien aujourd'hui!

Les Bongo sont le problème de fond du Gabon! Il y a toujours eu au Gabon des gens intelligents capables de bâtir des PME et Grandes entreprises. Mais donner à tous et chacun de démontrer ses talents pour développer le Gabon n'a jamais été l'objectif des Bongo et de la France mafieuse qui les soutient depuis déjà trop longtemps!

La solution? On la connaît aussi depuis trop longtemps. Il faut que les Gabonais prennent leur destinée en main, enfin...

2.Posté par L'informateur le 01/03/2011 14:13 | Alerter
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Focaliser les problèmes du Gabon sur une seule famille, c'est un peu court. Si on veut être objectifs, il faut aussi ajouter la famille Myboto, la famille AMO etc....

3.Posté par ambalo09 le 01/03/2011 15:06 | Alerter
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Oui mais le pivot c'est la famille Bongo, avec les Mba abessole et les Mamboundou, etc... il y a des gens qui mangent dans l'ombre depuis des années et gros en plus!

4.Posté par BOUTELESI le 01/03/2011 15:14 | Alerter
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Bongo c´est plus de soixante gosses , et chacun de ses bâtards occupe une fonction qu´un gabonais compétent et patriotique aurait pu occuper ! La gestion artisanale de Gabon air line , Téleafrika , Telesud , etc... la liste est loin d´être exhaustive sont là des illustrations qui étayent l´opinion selon la quelle la famille Bongo et ses ramifications á travers le monde sont la racine du mal gabonais . Ali Bongo après avoir raté sa carière musicale a été bombardé ministre des affaires étrangères puis haut représentant personnel de son père , ministre de la défense et aujourd´hui chef de l´executif . Omar Bongo n´avait aucune vision politique c´est peut être une tare chez les Bongo car Bongo Ali a aussi hérité de ce microbe . Au temps de vâches grasses ( boom pétrolier) Omar Bongo a doté le gabon d´une compagnie aérienne de qualité ( la defunte Air gabon) avec des avions Foker de fabrication hollandaise qui reliaient la capitale gabonaise Libreville avec le reste du pays ( Port-genril , Oyem , Mouila , Makokou , Franceville , Bitam , Lambarené , Tchibanga etc....) quotidiennement occultant la construction des routes interrégionales qui auraient permis le désenclavement de nos villes et facilités les activités économiques . Les convois aériens étaient organisés pour rapatrier les élèves de Libreville vers leurs provinces respectives , d´autres prenaient le barbier pour se rendre chez eux ( nos amis de la Ngounié et de la Nyanga en savent quelque chose) , les étudiants de l´UOB et USTM beneficiaent des BST chaque année etc...... Les fonctionnaires des finances sillonnaient l´interieur du gabon avec des valises d´argent destinés aux populations rurales ( 7000fcfa / tête d´enfant) , les equipes mobiles de vaccination contres les maladies endémiques faisaient le tour des écoles gabonaises , les manuels scolaires ( remi et ses amis , denis et founé , l´ecole africaine ) étaient distribués dans les écoles publiques gracieusement aux éleves MAIS cette politique sociale pour une population d´a peine 700 000 habitants d´alors n´etait qu´une goutte d´eau dans l´océan d´argent dont disposait Bongo et son entourage d´alors . Sans ou avec Mba Obame à ses côtés Bongo omdimba omar avait le devoir de faire du gabon un véritable Emirat de l´afrique subsahérienne !! La construction du chemin de fer reliant Libreville à Franceville a été non seulelement un investissement non rentable mais aussi et surtout un véritable gouvre financier pour l´etat gabonais , la construction du cite Souba juste pour l´organisation de l´OUA en 1977 , sont là quelques cas qui attestent que les Bongo n´ont aucune vision politique . C´est dans cette philosophie que Bongo 2 vient d´acquerir un hotel particulier à paris á hauteur de 100 millions d´€ oubliant que chez nous ici 100 000 000€ peuvent permettre de reconstruire des quartiers sous intégrés tels Kinguéle , Cocotiers , les Akébé , belle vue ou plutôt mauvaise vue , nkembo ......

5.Posté par Eyine le 01/03/2011 18:15 | Alerter
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Les Bongo ne pourront jamais rien apporter de bon au Gabon. "émergence et autres" ne sont que des slogans politiciens. or, développer un pays n'est pas une affaire d'incantations et de rodomontades et autres effets de manche. Cela suppose des bases stables dont les Bongos ont dépourvus le Gabon. qui pourrait investir dans une économie mafieuse comme celle du Gabon où il faut accorder gratuitement au moins 5% de ton entreprise à la famille Bongo? Qui pourrait investir dans une économie en sachant qu'en cas de contentieux avec un membre de la famille des Bongo tu n'obtiendras jamais gain de cause et que tu seras mis en prison meme si tu as raison? Qui pourra investir dans une économie où il est d'abord question d'ethnie ou d'appartenance à une loge? Qui pourra investir dans une économie qui manque cruellement d'infrastructures de base (routes praticables, système médical acceptable, accès à l'eau courante et à l'électricité)? Qui pourrait investir dans une économie où les compétences techniques font défaut (une entreprise n'emploie pas des docteurs d'anthropologie, histoire, lettres modernes, sociologie, espagnol, géographie)? Qui pourrait investir dans une économie cloisonnée comme celle du Gabon où la faible démographie conjuguée à l'hermétisme des frontières de la CEMAC réduit à peau de chagrin les consommateurs potentiels?
Vous voyez chers compatriotes, les problèmes du Gabon sont à la fois profonds et complexes pour les réunir sous un concept de supposé émergence vide de tout contenu en l'absence de fondamentaux qui en conditionnent la mise en oeuvre.

6.Posté par nietszche le 02/03/2011 04:08 | Alerter
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La construction du chemin de fer reliant Libreville à Franceville a été non seulelement un investissement non rentable


Cette affirmation est fausse car si on prend en compte les bigdets investis depuis 43 ans dans la construction des quelques kilometres, y compris les frais d entretien, le prix du kilometre ferrovier est de loin plus rentable et aura englouti moins d argent. La ploitique du gabon sous Bongo n a pas manqué de visions ou de planifications. Le defaut aura été les hommes des projets qui ont daigné à peine materialiser une partie des realisations enregistrées au ministere de la planification. Et toute cette mauvaise foi, ce traduit par les avoirs offshore de tous ces memes politiciens verreux qui continuent à animer la scene politique avec des visés sur les leviers economiques.

Le chemin de fer nous a au final couté moins cher que les années de bitume de Myboto et de ses successeurs.

Je vais meme pensé que ce qui nous a manqué c est un reel dirigeant peut enclin au compromissions politico-economiques.

Les politiques dans l economie , arbitre et acteurs , voilà une base qui ne permettra de develloper une economie dynamique. Tous les acteurs politiques ont un pied dans le plat .

Et voici venir l ère des entreprises fictives sans reel rendement appartenant aux membres du serail politique , qui operent juste une redistribution vers le haut des richesses ( on observe actuellement ce phenomene en afrique du Sud avec les membres de l ANC) , et non vers le bas. La consommation locale n augmente alors pas, vu que l argent est bloqué dans ces couches, qui meme, stimulent plutot la croissance hors frontiere ( sous forme de fuite de capitaux ).

En ce , le vrai patriotisme de la classe politique serait de rappatrier ce facteur de base de l economie ou de promouvoir des acteurs issus des couches dits pauvres ( et apparement repertoriées par la CNAMGS ). Les vrais patriotes sont ces gabonais "coupés du robinet" ( au sens du non recours aux subventions abusives) qui dynamisent l economie.

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