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Gabon : Opposition : Jean Eyéghé Ndong : "Nous observons beaucoup d'amateurisme au pouvoir"

Le site de la Liberté - Source : Jeune Afrique le Samedi 23 Octobre 2010 à 23:06 | Lu 6097 fois

Ancien Premier ministre, vice-président de l’Union nationale, Jean Eyéghé Ndong confie à Jeune Afrique son analyse de la situation politique au gabon et des questions qui se posent au sein de la coalition de l'UN.



Gabon : Opposition : Jean Eyéghé Ndong : "Nous observons beaucoup d'amateurisme au pouvoir"
JEUNE AFRIQUE : Comment va le Gabon ?

JEAN EYÉGHÉ NDONG : Depuis la mort du président Omar Bongo, le Gabon se cherche. L’élection qui a suivi s’est déroulée dans des conditions déplorables. Le parti au pouvoir a planifié et exécuté un coup de force, en ce sens qu’un groupe de personnes a décidé d’imposer de nouveau son candidat aux Gabonais. Ce candidat a été déclaré élu par la Cour constitutionnelle, mais cette dernière n’a pas dit le droit. C’est pourquoi nous estimons, à l’Union nationale (UN), que ce pouvoir est illégitime.

Pourtant, au quotidien, le pouvoir s’est installé et les Gabonais ont un président…

Oui, mais nous observons beaucoup d’amateurisme. Par exemple, la décision d’interdire l’exportation du bois en grumes sous prétexte qu’il faut le transformer sur place semble précipitée ; des opérateurs sont obligés de licencier… Et que dire de l’achat d’un hôtel particulier à Paris ? [Référence à l’hôtel de Longueuil, acquis en mai pour 70 millions d’euros, afin, selon la présidence, d’y centraliser les services administratifs et diplomatiques liés à l’Europe, NDLR.] Était-ce une dépense prioritaire ?

Vous avez été élu député lors des partielles de juin. Comment comptez-vous influencer le cours des choses ?

Je vais à l’Assemblée en étant déterminé à peser sur les débats. J’attends que le projet de budget 2011 nous soit présenté pour m’assurer qu’il ne comportera pas autant d’erreurs que le budget en cours, largement surestimé avec, notamment, 900 milliards de F CFA [environ 1,4 milliard d’euros, NDLR] consacrés à l’investissement, alors que par le passé on avait du mal à dépasser des budgets d’investissement de 250 milliards de F CFA, qu’il était d’ailleurs difficile d’absorber… Il faut dénoncer cette politique d’effets d’annonce.

Y a-t-il des rivalités entre les leaders de l’UN ?

Pour travailler ensemble, nous avons décidé de mettre nos ego de côté et de privilégier ce qui nous unit. Certes, chacun a sa personnalité et l’exprime, mais, lors des discussions, on recherche le consensus. Ceux qui parlent de division nous reprocheraient l’absence de débats si on bridait nos différentes sensibilités.

Si l’opposition gagnait à l’issue des législatives et que le président nommait un Premier ministre issu de vos rangs, que feriez-vous en priorité ?

Nous étudions notre projet. Mais je puis vous dire à titre personnel que je souhaiterais une redéfinition des attributions du Premier ministre par rapport à la position excessivement prééminente du chef de l’État. Il faudrait accorder au chef du gouvernement assez de pouvoir pour qu’il dirige vraiment son équipe.

Il faut aussi revoir la composition de la Cour constitutionnelle et appliquer la biométrie, ainsi que les lois électorales, pour assurer la transparence des scrutins.

Il s’agira par ailleurs de renforcer le respect des libertés, qui régressent : on ne laisse pas l’opposition s’exprimer dans les médias publics comme le prévoit la loi.

Sur le plan économique, il faut relancer les grands travaux, facteurs de croissance et pourvoyeurs d’emplois. On devra aussi reconsidérer les mesures qui frappent le secteur du bois, redynamiser la filière manganèse et activer tous les leviers de croissance.

Nous donnerons ensuite la priorité aux jeunes et à la protection sociale, à la santé et à l’éducation, qu’elle soit de base ou supérieure.


Samedi 23 Octobre 2010
Source : Jeune Afrique
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90.Posté par LeGaboma le 25/10/2010 16:03 | Alerter
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@ nietszche (post 82)


Je partage une bonne frange de votre analyse. Si nous discutons sur ce ton dans ce site, je pense que même nos hommes politiques le visiteraient pour s’inspirer des arguments avancés par certains, s’ils ne le font déjà. Un Directeur d’une administration de notre pays avait traité LVDPG de site ordurier devant moi, soyons donc constructifs dans nos échanges. On ne sait jamais, la pensée de quelqu’un peut se retrouver, sans le savoir, à un haut niveau de la prise de décisions.


Je voudrais, toutefois, avec votre permission, revenir sur quelque chose. Il s’agit du Congres du PDG. Je ne sais plus si c’était un Congres en tant que tel, en tout cas, ce à quoi je faisais allusion (et je suis certain que vous l’avez compris), c’était le processus de désignation du candidat du PDG. Et je vous réaffirme que Casmir l’a bien rempoté. Si vous avez bien suivi la campagne, d’autres candidats l’on dit, en dehors de Casmir lui-même.


Autre chose, pour votre (1), je comprends parfaitement vos questions. Seulement, essayez de revivre la transition. Honnêtement, sous la base de quoi AMO, JEN, Casmir, Moubamba, Myboto allaient se retirer pour un candidat? En revanche, la veille de l’élection, on fait le bilan sa campagne. On la compare à celle des autres. A partir de là, l’honnêteté voudrait que l’on fasse taire son ego au lieu d’aller boire la tasse comme l’on fait certains. C’est dans ce sens que penchait ma logique.


En ce qui concerne le manque d’idéologie dans les partis, il faut aussi regarder du coté du peuple. Est-il suffisamment mature pour saisir une doctrine politique? La façon dont les pasteurs malmènent la populace dans les bas quartiers est la preuve suffisante que ventre affamé n’a point d’oreille. Dans la sous région, on constate malheureusement que le peuple s’attache à un individu et non à son discours. Ce n’est pas une excuse pour que les partis demeurent sans idéologies, certes, mais laissez-moi finir ce point par un exemple concret que je viens de lire sur facebook. Lors de la déclaration de l’UN (celle de samedi passé), certaines mamans, venues assister à l’événement, commençaient à déserter les lieux parce qu’elles ne comprenaient rien de la teneur du discours. Le pauvre, dont je tire l’anecdote, s’est évertué à expliquer certains points à ces femmes, sans grands succès.


Peut-on en vouloir à ces mamans? Je ne crois pas. Faut-il l’imputer au parti? Je ne pense pas non plus car, idéologie dans le parti ou pas, ce type de discours aura toujours lieu. Une idéologie, c’est bien plus compliqué et plus complexe qu’un simple discours qui n’est qu’un ramassé critique de l’actualité politico-économique. Or, une idéologie politique est un système de pensée qui intègre une vision à long terme qui touche à l’ensemble des missions régaliennes de l’Etat.


On note, dans la plupart de nos partis, qu’il y a des universitaires. Sont-ils incapables de produire des doctrines pour leurs partis? En retour, le peuple y comprendra-t-il quelque chose? J’ai bien peur que ce soit une mission impossible d’un coté comme de l’autre.


J’ai souvent pensé qu’à Libreville, les gens ne boivent pas beaucoup parce qu’il y a trop de bars. Au contraire, il y a trop de bars parce les gens ne peuvent pas se passer de la boisson…


Je l’avais déjà dit sous un autre article. Le peuple envoie des signaux aux hommes politiques, c’est par rapport à ces signaux qu’ils savent jusqu’où ils peuvent aller.

89.Posté par Mezzah le 25/10/2010 12:22 | Alerter
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@la pensee gabonaise,

En réponse à votre post 87, je vous souhaite moi aussi une excellente journée.

88.Posté par Dr Daniel Mengara le 25/10/2010 10:51 | Alerter
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Gabon : Les Biafreries d’Ali : Le Bongo se donne 10 sur 20. Le FMI dit : « Momoh ! Tu as zéro sur 20 » (Dr. Daniel Mengara)

Ali Bongo, roi du BongolandLe 8 septembre 2010, GabonEco, site de news gabonais, a publié un article qui en dit long sur la situation actuelle de la politique dite d’ « émergence » au Gabon, près d’un an après l’arrivée frauduleuse d’Ali Bongo au pouvoir suite à l’élection présidentielle anticipée d’août 2009.

Cette fois, le régime Bongo ne pourra plus accuser l’opposition de jouer les mauvais perdants, encore moins accuser le mouvement « Bongo Doit Partir » de n’être qu’un regroupement d’aigris qui, sur fond d’injures et d’affabulations, proclament, de derrière leurs claviers et écrans d’ordinateurs, hamburgers et cocas à la bouche, leur rancœur en semant le trouble et la confusion dans les esprits.

Outre l’usurpation et le galvaudage de la notion de « pays émergent » dont s’est rendu coupable un Ali qui, selon les bonnes vieilles habitudes des Bongo, a proclamé le Gabon « pays émergent » avant d’en avoir fait la preuve économique, il ressort du rapport du FMI mentionné par GabonEco que les mêmes tares observées 42 ans durant sous « papa » Bongo sont également en train de se reproduire, mais ceci à une vitesse accélérée, sous Ali Bongo. Cela avait pris 42 ans à « papa Bongo » pour détruire le Gabon, mais il a suffi d’un an d’exercice à Ali Bongo, sur fond de surexcitation névrotique, pour mettre le Gabon tellement sens dessus-dessous que même le FMI s’y est perdu.

Notons au départ qu’Ali Bongo ne peut se prévaloir d’un quelconque « Ali-bi ». Quand la mission du FMI est allée au Gabon du 7 au 20 juillet dernier, c’était plus ou moins pour juger de l’application des mesures recommandées par le FMI près d’un an après l’arrivée au pouvoir du nouveau roi nègre gabonais. Et surtout, pour pouvoir jauger, de manière concrète, l’impact des « réformes » annoncées à grand fracas par Ali Bongo. Or, on sait qu’Ali Bongo gérait déjà indirectement et militairement le Gabon en juillet 2009 par Rose Rogombé interposée, voire même depuis l’extradition médicale de son père le 6 mai 2009 pour raisons de santé.

Et quand Ali Bongo lui-même, interrogé récemment par Jeune Afrique, se permet cette réponse…

Jeune Afrique : Dans le budget 2010, 900 milliards de F CFA [environ 1,4 milliard d’euros] sont consacrés aux investissements publics. Quel est le taux de réalisation, à mi-parcours ?
Réponse de l’émergent illuminé : Nous sommes au-delà de 50%.

…on a envie de dire : « Ah bon ? »

Il se trouve que, selon GabonEco, le FMI aurait récemment publié un rapport dans lequel il se féliciterait de la « volonté » du Gabon non seulement de « rationaliser ses instruments de financement », mais aussi de « renforcer l’efficacité de la chaîne de la dépense publique ». D’abord, on a envie de dire : Ce n’est pas la première fois qu’on entend ça ! C’était déjà le cas chaque année pendant 42 ans sous « papa » Bongo, pourtant !

Mais, en réalité, en lisant plus attentivement, on se rend compte que c’est à une totale remise en cause de la politique d’ « émergence » proclamée au Gabon par Ali Bongo que le FMI se livre ici.

En termes plus simples, ce que le FMI est en train de dire, en langue de bois diplomatique, c’est que la simple « volonté » du Gabon ne suffit pas, qu’Ali et ses sbires promettent tout lors de leurs sessions de travail communes, puis une fois le dos du FMI tourné, la même vieille pagaille recommence. Autrement dit, depuis qu’Ali est au pouvoir, le FMI a, comme les Gabonais, constaté beaucoup de paroles, beaucoup de proclamations, beaucoup de gesticulations, mais aucune réalisation.

La preuve ? Il suffit de lire entre les lignes du langage diplomatique du FMI pour comprendre que pour cette institution, l’ « émergence » d’Ali Bongo, c’est du pipeau. Faisons donc, pour le commun des mortels gabonais, une traduction du langage diplomatique en langage que tout le monde, y compris le papa du village, peut comprendre :

1) C’est d’abord dans le titre même de son rapport que l’équipe de la mission du FMI au Gabon dit tout. Elle demande au Gabon de [1] «Mettre en œuvre la Loi organique relative aux lois de finances et à l’exécution du budget».

Traduction pour le papa du village en train de boire son « moussoungou » au corps de garde : Le Gabon n’a toujours pas mis en œuvre la Loi organique relative aux lois des finances et à l’exécution du budget. Autrement dit, l’économie gabonaise sous Ali est un vrai foutoir. Le pays est géré comme une basse-cour gabonaise où poulets, cochons, moutons, cabris et canards se disputent les grains de maïs, chacun faisant par-ci par-là son caca. Dans ce méli-mélo de « cacas » chiés dans tous les sens, le FMI ne sait plus où mettre les pieds. Etat de jungle, donc, au Gabon, car pays fondamentalement sans lois et sans mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale.

2) GabonEco note par ailleurs dans le rapport du FMI un passage qui en dit long : [2] « L’absence d’une stratégie claire et réaliste pour accompagner les réformes, s’appuyant sur une [3] feuille de route et un plan d’actions précis et cohérent, se fait ressentir ».

Traduction pour la mama du village en train de préparer son « mengorokom » : Ali est flou aux yeux du FMI. Non seulement il gère le Gabon comme un poulailler, mais il ne sait même pas ce qu’il fait. Il n’y a dans sa politique aucune stratégie ni cohérence. Pire, il n’est pas réaliste avec ses budgets et le FMI note qu’il n’est pas clair non plus avec ses dépenses. C’est vrai, il rêve encore de l’époque de Michael Jackson et de Jimmy Ondo, vu qu’il pratique encore l’imitation avec ses cheveux en mode « curly » d’où suinte de la graisse sous le soleil équatorial, mais il a oublié de faire la transition entre homme de fête et homme d’état. Il peut jouer les rappeurs autant qu’il veut et demander qu’on le laisse avancer dans la cancrerie avec tous les cancres et cancrelats de son régime, mais quand il s’agit de le juger sur le plan des accomplissements, on a envie de lui dire, choisissez entre être Michael Jackson avec la graisse sur la tête et la gestion sérieuse du pays nommé Gabon. Les « curly-curly » et la graisse dans les cheveux comme Michael Jackson, laissez ça à Michael Anicet et aux autres jeunes. Il fait trop chaud sous l’Equateur pour porter de la graisse dans des cheveux déjà rares comme les miens. Ça fait laid et ça risque de vous brûler le crâne, et surchauffer un cerveau déjà défaillant. Grandissez.

Une chose est sûre : le FMI aura vu clair dans la supercherie. Il aura vu qu’Ali fait dans les grosses annonces intempestives et irréfléchies, croyant que l’économie se gère par annonces et gesticulations. Même au village, quand un vieux papa veut réaliser une dépense, il se pose la question : est-ce que j’ai l’argent ? Ali, lui, il fonce et, après, il se retrouve tout bête devant le FMI qui lui cogne sur la tête avec une règle, comme à l’école primaire, pour lui dire, « Ah vous les Bongo, vous êtes vraiment incorrigibles ; vous ne changerez jamais. Quels cancres, bon Dieu, mais quels cancres… ». C’est comme cela que les Blancs le disent… quand ils sont dépassés. Et je suis sûr que c’est comme cela qu’ils l’expriment quand Ali sort de la table de réunion avec la graisse surchauffée de ses « curly-curly ».

3) Mais, le FMI, impitoyable, n’en démord pas pour autant. Il s’acharne en nous dressant une anatomie de l’ « émergence » qui ne laisse aucun doute sur son ras-le-bol : «Malgré l’importance des recettes pétrolières, le Gabon est [4] confronté à de sérieuses contraintes de trésorerie et de [5] nombreux arriérés de paiement se sont accumulés. Les principales causes identifiées sont les suivantes : un [6] budget irréaliste soumis notamment à la volatilité des prix du pétrole, [7] l’absence de maîtrise de la masse salariale et de l’emploi public, un [8] manque de discipline budgétaire avec de [9] nombreux dépassements de crédits, une certaine [10] confusion entre opérations budgétaires et opérations de trésorerie, [11] l’absence de régulation des dépenses au niveau de l’engagement, et [12] d’importantes carences dans l’enchaînement des exercices avec une [13] clôture et un démarrage tardifs de l’année budgétaire, une [14] budgétisation et un suivi déficients des engagements pluriannuels et [15] l’absence de reports ».

Pas besoin ici de traduire pour la grand-mère du village qui, épluchant son manioc berceuse à la bouche, comprend très clairement ce langage incendiaire du FMI.

DONC : le fameux budget d’investissement de 900 milliards de CFA annoncé en grandes pompes par Ali était un vrai fantasme et n’existait pas du tout. Tout comme les autres grands projets, dont certains dépendent, non pas de l’argent gabonais, mais de la générosité des autres. Sous l’émergence, Ali est un mendiant. Comme jadis avec son père, la déroute économique et financière était telle que même pour construire l’immeuble devant abriter le parlement national, il a fallu aller mendier chez les Chinois. Tous les projets d’Ali sont pareils, financés par des étrangers, mais ne voyant jamais le jour après la pose de la première pierre à grands coups de fanfaronnades. Le Gabon n’a aucun sou à y investir vu qu’il n’y a rien dans les caisses. Tout l’argent du Gabon est détourné dans les circuits de corruption, ne laissant rien pour l’investissement productif. A la fin, on emprunte toujours pour réaliser des projets irréalisables, l’argent s’évaporant toujours et le Gabon restant toujours endetté. A la fin également, on finit par emprunter aux créanciers pour régler une dette intérieure. Une dette pour régler une dette. C’est cela la logique économique sous les Bongo.

En réalité, Ali veut endormir le peuple le temps de s’assurer deux ans au pouvoir, temps nécessaire pour la consolidation de son régime. Après quoi, il s’endormira au volant comme son père, se contentant de bouffer pendant que le pays va à la dérive. Ce budget d’investissement de 900 milliards de CFA annoncé en 2009, le FMI trouve que c’était une paroi de fumée, un fantasme d’Ali dormant debout, comme un éléphant. Rien. Du vent. Ne parlons même pas du projet d’identification des employés fantômes, mort-né et sans suite. Aucune des « réformes » d’Ali n’a abouti. Ali croit que c’est par le maraboutage qu’on développe un pays ou qu’on le classe dans la liste des pays émergents. Il pourra manger l’iboga comme il veut, ou le renifler par le nez ou les oreilles, l’équation est là : claire, simple, limpide. Ali a échoué. Ali échouera. On ne s’improvise pas président d’une République et être le fils d’un fraudeur qui n’a rien pu accomplir de concret en 42 ans ne fait pas automatiquement de vous un ayant-droit.

Le constat du FMI n’est donc pas un constat de réforme, mais un constat de désordre.

4) Et comme si le FMI avait lu dans la tendance fallacieuse d’Ali, et le reconnaissait comme un expert des annonces fantaisistes, c’est cette fois l’équerre qu’il dame sur la tête de l’émergé-affabulateur quand il dit : « Par ailleurs, [16] les autorités doivent veiller à ce que certaines des réformes annoncées ne s’éloignent par des bonnes pratiques en matière de gestion budgétaire [17] et n’aillent pas à l’encontre de certaines des dispositions de la LOLF».

Traduction pour la tante du village en train de fermenter son « bibouss » : Oui, le FMI a remarqué qu’Ali, dans ses « réformes annoncées » [sic], « s’éloigne des bonnes pratiques » et va « à l’encontre de certaines dispositions » des mesures sur lesquelles tout le monde était tombé d’accord. C’est donc un affabulateur en puissance qui entraîne le pays dans le fantasme collectif plutôt que la rigueur qui s’impose après la débâcle de 42 ans laissée par son papa. Sur les 17 points énumérés dans cette liste de griefs, la note est zéro. Donc, quand Ali dit qu’il a fait 50%, soit 10 sur 20, le FMI dit: « Momoh! Keghe Dzom. Tu as zéro sur 20 ».

Ali, mauvais, très mauvais élève, donc. Il parle, parle et parle trop, l’Ali, et il annonce, annonce et annonce trop. Et quand on lui dit, « mais patron, ékié !!!! O neh neh nah ?!? Qu’est-ce que tu nous as encore pondu là ? On va trouver l’argent où ? », c’est trop tard. Il faut dare-dare rattraper le caca pondu par le « présida » et, donc, fausser le budget en engageant des dépenses non prévues. Et comme tout cela est fait dans l’improvisation et la précipitation, l’argent utilisé pour rattraper les annonces du « patron » finit lui aussi par se volatiliser, sans suite ni résultats, à l’instar des fêtes tournantes qui ont, sous papa, promis un développement des provinces qui n’est jamais venu. C’est cela, la méthode des Bongo. C’est cela la méthode Ali. C’est cela, la méthode des cancres, ceux-là mêmes qui ont inauguré au Gabon le règne de la bêtise et le triomphe de la médiocrité.

Comprenez bien le FMI : L’institution sait qu’aucune politique viable ne peut être engagée tant que la rationalisation des dépenses publiques n’a été faite. Pour le néophyte, cela veut dire que quand un centime est déboursé ou utilisé, on doit savoir d’où vient le centime, qui a décidé de sa dépense, comment il a été dépensé, où il a été dépensé, et à quels réalisations concrètes on a abouti suite à la dépense. Il suffit alors, pour comprendre cette notion, de l’analyser à la lumière de la dépense récemment engagée par Ali dans le cadre de l’achat d’un hôtel particulier de 100 millions d’euros à Paris. Dans la chaîne de cette dépense, c’est le flou total :

- On ne sait pas exactement combien a été dépensé puisque « Môôôssieur le Bongo », qui réfute pourtant le chiffre de 100 millions d’euros avancé par les médias français, en a bizarrement fait un secret d’état en refusant de donner, dans une interview récente, au journaliste de Jeune Afrique qui le cuisinait, la somme exacte dépensée dans l’achat de cet immeuble.

- On ne sait pas exactement qui a pris la décision d’aller dépenser 100 millions d’euros pour une stupidité dans le même temps qu’on s’endettait en empruntant des sommes similaires ? Etait-ce une décision du parlement ? Pas sûr, puisqu’aucune session du parlement n’a voté cette somme ni diligenté cette dépense qu’Ali dit avoir commanditée au nom de l’état gabonais. Quel état ? L’état manioc des Bongo ou l’état des vrais Gabonais qui suent de leur sang la misère quadragénaire sous les Bongo ? Comme l’a dit le journaliste de Jeune Afrique, quelle logique y a-t-il à, d’un côté, emprunter « 175 milliards de F CFA [près de 267 millions d’euros] pour apurer la dette intérieure », puis, de l’autre, consacrer « quelque 100 millions d’euros à l’acquisition d’un hôtel particulier, rue de l’Université, à Paris ? »

- On ne sait pas exactement de quelle caisse noire ou blanche vient ce montant puisqu’une dépense aussi faramineuse pour un vieil immeuble n’a jamais été votée ni prévue dans le budget 2010.

- On ne sait pas non plus exactement à qui on a acheté cet immeuble, dans quels termes, et encore moins l’importance de cet achat dans le cadre de la rationalisation ou, plutôt, de l’absence de rationalisation des dépenses publiques dont parle le FMI. La raison donnée par Ali dans Jeune Afrique est à ce titre fantaisiste car il y a mieux à faire pour économiser sur les séjours des officiels gabonais à Paris que l’achat en bonne et due forme d’un immeuble dont l’état vétuste demandera un autre investissement de millions d’euros, sans compter le paiement des impôts fonciers et les coûts d’entretien annuels. On a envie de poser la question : alors c’est quoi la suite ? Acheter des immeubles dans tous les pays et toutes les villes du monde dans lesquels des officiels gabonais se rendent ?

C’est cela qu’on appelle le flou dans la gestion de la chose publique, c’est-à-dire le manque de transparence et de rigueur dans ce que le FMI appelle la « chaîne des dépenses publiques ». Je dirais même plus et j’irai encore plus loin : Sans démocratisation et, donc, sans réformes démocratiques et institutionnelles permettant le contrôle de l’action présidentielle et l’équilibre des pouvoirs au Gabon, il ne peut y avoir de rationalisation de la chaîne de la dépense publique, et sans rationalisation de la dépense publique, il ne peut y avoir de développement. Sous Ali, donc, c’est le cul de sac politique et économique qui attend le Gabon, donc un déclin certain de 70 ans aux mains de la dynastie des Bongo.

Voilà pourquoi, quand, dans son interview dans Jeune Afrique le 1er septembre dernier, Ali a osé déclarer qu’il avait déjà réalisé 50% de ses promesses électoralistes, j’ai failli attraper l’infarctus. Puis, je me suis ressaisi en disant, bon, je comprends, et j’ai commencé à rire, mais jaune. Je me suis consolé en me disant, bon, il ne sait pas ce qu’il raconte, l’Ali. Il m’est simplement revenu qu’Ali n’était après tout qu’un Bongo, c’est-à-dire membre d’une famille spécialisée dans le mensonge et la criminalité, et chez qui ni la moralité ni l’amour de la patrie n’existent.


Les Bongo truandsEt quand, dans son délire, il s’est permis de dire au journaliste de Jeune Afrique qu’il avait déjà réalisé plus de 50% de ses promesses après une année seulement de gesticulations vides et dans tous les sens, j’ai eu envie de dire : « Ekié, ah ne niiiiiiiih, éh ! A zame ya mebegue. Gabon a wouah ntouk anh» (Traduction en gabonais : « Ekié, Pitié oh, mon Dieu ; le Gabon est vraiment foutu oh »). Parce que, logiquement, 50% de projets réalisés, normalement, devrait avoir déjà fait du Gabon un pays plus riche, plus émergé et plus développé en infrastructures que le Brésil, par exemple. Mieux même encore, cela voudrait dire que quand on aura réalisé 100% des promesses faites par Ali dans un an (le temps qui, logiquement, lui reste pour accomplir les autres 50%), c’est la France qui devra venir chez nous emprunter de l’argent. On devrait donc voir d’ici un an, des autoroutes à huit voies s’étendre du Nord au Sud et d’Ouest en Est du pays, des ponts suspendus, des Gabonais jouissant du plein emploi, des écoles et universités ultra modernes qui feraient l’envie de Belzébuth, des hôpitaux qui éviteront à nos présidents, opposants et ministres d’aller crever de rhume de cerveau comme des rats dans des terres d’exil dans l’anonymat le plus total, et j’en passe.

C’est, en psychologie, ce que l’on appelle de la mythomanie. Papa Bongo était un mythomane. Son fils, apparemment, après seulement un an au pouvoir, semble s’être tellement enfoui dans le fantasme que les Gabonais ne devraient plus avoir de doute sur sa maladie mentale : Ali est, exactement comme son papa, un autre mythomane en puissance.

Heureusement que le FMI est là pour démystifier les bouffonneries de l’ « émergence ».

Voilà pourquoi, pour simplifier, j’appelle tout simplement tout cela les « biafreries d’Ali ». Tout comme j’avais inventé le mot « bongoïsme » pour qualifier les errements du père, il m’a fallu créer le mot « biafreries » pour désigner les enfantillages et les incohérences du fils. Il n’existe tout simplement pas, au jour d’aujourd’hui, de mot dans le dictionnaire français qui soit capable de décrire une situation aussi inédite, aussi fantasmagorique, aussi confuse dans l’histoire moderne de l’humanité que celle qui a prévalu et continue de prévaloir au Gabon sous les Bongo.

J’aurais encore pu conclure cette analyse par la formule « quel imbécile… » qui énerve tant les bongoïstes, mais je me retiendrai cette fois-ci.

Ce n’est que partie remise…

Dr. Daniel Mengara

87.Posté par la pensee gabonaise le 25/10/2010 10:33 | Alerter
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@ Mezzah
Cette fois, je ne me lancerais pas avec vous dans une discussion et, prendrais votre dernier post qui m'est adresse, en faisant fi de ses insinuations bassement vides, comme un conseil de votre part!

Alors, je vous dirais, merci de ces quelques conseils!

Passez une bonne journee...

86.Posté par la pensee gabonaise le 25/10/2010 10:01 | Alerter
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@ Madame la gabonaise (non La Gabonaise)

Je suis a fait d'accord avec vous! Bravo pour l'analyse!

85.Posté par la gabonaise (non La Gabonaise) le 25/10/2010 02:04 | Alerter
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Merci Zack,
cette intervention reprend mes craintes, le pire est devant nous. Je plains particulièrement les classes défavorisées qui vont devoir encore trinquer, car ce gouvernement pensera faire des économies en gelant le social ou en diminuant les dépenses dans le secteur social ( éducation, santé, logements,...). Pourquoi tous ces gros projets coûteux, quasiment irréalisables, poussant à un endettement colossal, alors que nous aurions pû faire beaucoup plus simple, investir dans les micro-projets, dans l'agriculture, dans l'éducation et la santé? Par ailleurs je m'inquiète, malgré la réduction du nombre de ministères, de la pléthore des effectifs dans nos administrations (tous ces postes créés à chaque conseil de ministres me donne le tournis). Soyons rationnels et rigoureux, comment pouvons-nous prendre autant de risques incalculés?
Je n'ai rien contre la mesure d'arrêt de vente du bois, mais l'état gabonais aurait dû veiller à doter le pays de quelques unités de production avant l'adoption de cette mesure. J'invite le gouvernement à se préparer à mettre en place des dispositifs qui faciliteraient la mise en application de ses réformes. Notre gouvernement, par trop d'incohérences, par trop d'impréparation et par manque d'experts, se tire lui-même des balles dans le pied!
Bon je suppose que cette communication de Zack ne sera prise en considération du fait de son appartenance à l'UN.

84.Posté par la pensee gabonaise le 25/10/2010 01:19 | Alerter
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Rectification de mon post# 78

@ Monsieur LeGAboma
Toujours des prejuges a mon encontre, c'est a cette gymnastique que vous vous adonnez..
Je vais vous dire la diffferences entre votre vision et ou se situe l'imcomprehension. Votre raisonnement est mono-dimensionnel , tandis que le mien est tri-dimentionel. En effet, contrairement a votre raisonnement, le mien fait une analyse des faits passes, presents et fait une projection sur les faits futurs. Vous semblez foncer tete baissee comme un toreau!

Pour continuer mon arguementaire, je paraphraserais la pensee d'un economiste en disant ceci: pendant que moi, je pense aux generations futures, vous, vous pensez aux prochaines elections. C'est bien la, la differences!

Je n'ai jamais dit refuser d'utiliser les armes a portee de mains, mais de faire attention a elles, car elles pourraient nous porter prejudice apres. Mon raisonnement se place dans une idee evolutive, car c'est le manque de methode et de strategie qui fait defaut a nous opposants. Le dileme ou le casse-tete, qui est le notre a resoudre est de pouvoir utiliser ces armes a portee de mains sans que celles-ci se retournent contre nous-memes. D'ou, la vigilance qui doit nous animer. C'est pourquoi, le fanatisme doit etre prohibe, les tetes ne doivent pas etre ivres de maladresse et de devouement total - une partie de la pensee doit etre resolument tournee vers l'esprit critique.

Comment croyons-nous faire le menage dans la maison d'autrui, si l'on ne commence pas en faire chez-soi? C'est pourtant, une logique aussi simple que cela a comprendre.

Dans vos reponses et votre analyse, vous vous defilez et ne repondez pas vraiment aux questions qui vous sont posees. Parce que, vous trouvez, par exemple normal que 2 candidats qui disent defendre la meme cause, ne s'accordent pas sur une simple comparaison de PV; vous trouvez en cela, une question revollue. Mais ne trouvez-vous pas ridicule et en meme temps incoherent que chacun d'eux, quand ils sont interroges par les medias etrangers, dit avoir remporte ces elections? Cela aurait ete normal si ces deux messieurs etaient de 2 camps opposes. La question est de savoir en cela, soi on est dans le meme camp ou pas!

Votre raisonnement sur certains faits s'apparente a la politique de l'autruche: ce n'est pas en refusant de voir la realite en face, que vous vous en debarraserez.; le probleme demeure et demeurera tout en s'amplifiant! Vous ne vous arretez meme pas la, allez trouver que, c'est moi, "la pensee gabonaise", qui cree la discorde au sein de l'opposition. Avec vous, vraiment on aura tout lu: vous avez tout simplement un delire romannesque digne de filmes de science fiction!

Je ne vous ai jamais dit que je souhaiterais que les 2 coalitions fondent en un, ce que j'aimerais c'est qu'ils travaillent en etroite collaboration; ou encore, de laisser votre parti pour l'UPG, parce que, pour vous, je suis UPGiste, donc aimerais que vous y adherez. Apparemment, la, c'est vous qui cherchez des choses ou elles ne se trouvent pas, vous vous perdez tout simplement malgre certaines verites dites, que, volontiers je vous reconnais! L'extrapolation, la torsion de la pensee d'autrui est tres dangereuse! Vous faites maintenant dans la demagogie Monsieur?! Je vous le concede puis que, je sais que vous faites dans l'objectivite partisane...

Pour terminer, je vous le repete encore une fois, a vous et a ceux qui se masturbent intellectuellement en me pretant des mauvaises intensions et l'etiquette UPGiste que: je ne suis rien de tout cela, mon parti a moi, c'est l'opposition! Votre guerre UPG - UN, faites la sans moi!

83.Posté par la pensee gabonaise le 25/10/2010 00:58 | Alerter
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Déclaration intégrale de l’Union nationale du 23 octobre 2010 – LIBREVILLE


« Mesdames et Messieurs,

Depuis le 16 de ce mois d’octobre, il est fait le bilan d’un an de pouvoir d’Ali Bongo Ondimba à la tête de l’Etat. Le point de vue de l’Union Nationale, maintes fois sollicité, est très attendu. L’appréciation de notre Parti, comme à son habitude, est sans équivoque : le bilan d’étape après un an est négatif car la politique menée repose davantage sur le spectacle, l’incohérence, la contradiction et l’improvisation. Comme le prouve les dernières mesures d’annulation des nominations prises en Conseil des ministres du 14 octobre.

Oui, Ali Bongo Ondimba et son gouvernement de 30 membres – pour rappel deux gouvernements plus réduits de 29 et 27 membres ont été formés au sortir de la Conférence nationale et des Accords de Paris) font dans la diversion, aidés en cela par le matraquage médiatique assourdissant de tous les jours au niveau principalement de la RTG chaînes 1 et 2.

S’agissant de l’assainissement des finances publiques, annoncé avec fracas par Ali Bongo Ondimba dès le 16 octobre 2009 et confirmé par les mesures prises lors du Conseil des ministres du 19 octobre 2009. Celles-ci portaient principalement sur la réduction du train de vie de l’État, l’audit de la Fonction publique et le traitement de la dette publique.

· Alors qu’il prétendait réduire le train de vie de l’État, Ali Bongo Ondimba a effectué, à ce jour, près d’une centaine de déplacements à l’étranger. À raison de 3 milliards de Fcfa en moyenne par voyage, nous comptabilisons près de 300 milliards de Fcfa payés par le contribuable gabonais.


· Alors qu’il prétendait réduire le train de vie de l’État, Ali Bongo Ondimba s’est offert un hôtel particulier à Paris pour la somme colossale de 65 milliards de Fcfa payés par le Trésor public mais non inscrite au budget de l’Etat.


Alors qu’il prétendait réduire le train de vie de l’État, Ali Bongo Ondimba s’est offert un parc automobile de 29 voitures de luxe pour la somme de 10 milliards de Fcfa payés avec l’argent des Gabonais mais non inscrite au budget de l’Etat..


· Alors qu’il prétendait réduire le train de vie de l’État, le Gouvernement s’est offert successivement deux parcs automobiles de luxe en 10 mois. Un parc de véhicules 4x4 de marque Mitsubishi en novembre 2009 et un parc de berlines de marque Mercedes en août 2010 payés avec l’argent du contribuable.

· Alors qu’il prétendait réduire le train de vie de l’État en supprimant quelques fonctions et en diminuant certains émoluments Ali Bongo Ondimba a, dans le même temps, créé d’autres fonctions et relevé certaines soldes fonctionnelles. Enfin, le Pouvoir a profité du cinquantenaire de l’Indépendance de notre pays pour engager 63,364 milliards de Fcfa de dépenses somptuaires alors que seul 35 milliards étaient prévus dans le budget.


Ces chiffres suffisent à eux seuls pour comprendre ce que signifie « assainissement des Finances publiques » pour le pouvoir dit « émergent » : voilà le prétendu assainissement des finances publiques.


S’agissant de l’audit de la Fonction Publique, le Conseil des ministres du 12 novembre 2009 annonçait les objectifs suivants :


· optimisation du fonctionnement de l’administration et de son efficacité ;


· amélioration de la productivité et du rendement de l’agent public ;


· réalisation d’économies budgétaires et efficience de l’administration publique.


Nous sommes en octobre 2010, un an après. Où sont les résultats du fameux recensement des agents publics présenté par ses promoteurs comme inédit et achevé depuis huit (8) mois ? Où sont les résultats des audits de la masse salariale et des emplois achevés depuis fin mars 2010 ?

En réalité, au lieu de « trouver des poches d’économie » et de rendre plus efficace l’administration publique, l’on a assisté, au cours de l’année qui vient de s’écouler à :

· D’une part, une hausse de la masse salariale de 55,2 milliards de Fcfa, passant 370 milliards de Fcfa en 2009 à 425,2 milliards de Fcfa dans le projet de loi de finances rectificative 2010. Soit 15% d’augmentation en un an.


· D’autre part, une démobilisation totale de l’administration du fait de l’amateurisme, de la journée continue, de la chasse aux sorcières, des intimidations et des règlements de compte du Pouvoir.


A propos de la dette publique, nous nous rendons compte que le 30 juin 2009, celle-ci était de 1320,2 milliards de Fcfa, dont 223,7 milliards de Fcfa de dette intérieure et 1096,5 milliards de Fcfa de dette extérieure. En un an, l’État a été endetté de plus de 1000 milliards de Fcfa supplémentaires, soit une augmentation de 75% de l’endettement du pays en une seule année, à travers plus de 100 conventions et contrats d’endettement en tous genres. C’est du jamais vu !

Depuis un an, le budget de l’État gabonais peine à être exécuté et les différentes administrations manquent cruellement de moyens pour remplir leurs missions. Par contre, le Pouvoir use et abuse des procédures extrabudgétaires, pour assécher les ressources publiques qui en sont réduites à financer principalement des dépenses personnelles.

C’est cette situation qui explique pour l’essentiel les tensions de trésorerie que le gouvernement ne parvient plus à dissimuler et que le Fonds Monétaire International a confirmé dans son rapport du mois de juillet 2010. Contrairement à ce qu’affirme le Pouvoir, ces tensions de trésorerie conduisent l’Etat à différer le paiement des PME gabonaises, ce qui les condamne soit à licencier massivement soit à disparaître.

Mesdames et Messieurs,

A l’occasion de la présentation de la loi de finances exercice 2010, le Pouvoir annonçait un taux de croissance de 6,5% que l’Union Nationale avait contesté en son temps. Aujourd’hui les faits nous donnent raison. Le Fonds Monétaire International, dans ses estimations les plus optimistes table sur 4,5% au maximum et non sur 5% comme le prétend la loi de finances rectificative.

Entre autres mesures de relance de l’économie, le pouvoir avait présenté :

· L’arrêt brutal et illégal des exportations de bois en grumes

· L’instauration totalement improvisée de la journée continue de travail ;

· Un budget d’investissement porté à 897 milliards de Fcfa ;

· L’assainissement de l’environnement des affaires pour accroître l’attractivité du Gabon.

Concernant le bois, lors du Conseil des ministres du 05 novembre 2009, le pouvoir annonçait : " l’interdiction, dès 2010, de l’exportation du bois en grumes au profit de la transformation locale de nos essences forestières en vue de créer davantage de richesse nécessaire à juguler le chômage notamment des jeunes et des femmes et d’exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée."

Un an après, la production nationale de bois a été fortement réduite et la transformation locale n’a pas augmenté. Par contre, des milliers d’emplois ont été détruits. De nombreuses entreprises du secteur forestier ont déjà connu la faillite et d’autres s’apprêtent à le faire. Ainsi que nous le disions dès le départ, cette mesure précipitée a un coût économique et social très lourd pour le Gabon. D’autant plus qu’aucune des mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement lors du Conseil des ministres du 04 mars 2010 ou du Forum sur la gestion forestière tenu du 15 au 17 février 2010, n’a, à ce jour, été mise en œuvre.

L’instauration intempestive de la journée continue de travail est, elle aussi, une véritable catastrophe. Dans l’administration, la journée continue de travail s’est purement et simplement transformée en demi-journée de travail, avec les conséquences que l’on sait en termes de productivité, de qualité de service, de santé publique, et de cohésion familiale.

En janvier 2010, nous avions clairement indiqué que le projet de budget 2010 manquait de réalisme et de sincérité. Malgré cela, ce budget a été voté sans amendements par la majorité PDG au Parlement. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Mesdames et Messieurs,

On assiste depuis un an à la création d’établissements publics rattachés à la Présidence la République et à la gestion desquelles sont associés ou impliqués des sujets étrangers. C’est le cas de l’Agence Nationale des Parcs nationaux, de l’Agence de l’Informatique, de l’Agence gabonaise d’études et d’observation spatiales et de l’Agence des Grands travaux. Ces agences sont, en réalité, un gouvernement parallèle placé à la Présidence de la République qui, échappe totalement au contrôle du Parlement et qui dans la pratique, entraînera des conflits d’attribution. L’Union Nationale sera particulièrement attentive à la manière dont le Parlement va résoudre le problème du contrôle de ces agences.

En outre, le projet de zone économique spéciale (ZES) de Nkok est la propriété du groupe Olam. L’accord de partenariat signé avec cette multinationale détenue par un fonds d’investissement basé à Singapour, pour le développement de ce projet est aujourd’hui un secret d’État. Cette zone économique spéciale apparaît de plus en plus comme une zone de non-droit pour l’économie, la fiscalité et les travailleurs.

Dans cet environnement, nombreux sont les investisseurs qui s’interrogent chaque jour un peu plus sur le risque réel qui pèse désormais sur leurs investissements au Gabon.

En matière de santé publique, comment expliquer et comprendre la réduction de plus de 9 milliards des crédits alloués à l’investissement, passant de 68,862 milliards à 59, 238 milliards quand on sait, vit et voit tous les manquements criards dans les formations sanitaires de notre pays, toutes catégories comprises. Comment alors, dans ce cas, peut on parler d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement quand on sait que les problèmes de santé y occupent une place prépondérante. C’est triste !! Une fois de plus, on divertit le peuple

L’éducation voit son budget être ramené de 30 milliards à 14,932 milliards. alors que l’on est conscient que le secteur connaît des problèmes en tous genres et des manquements insoutenables. Comment comprendre qu’au mois d’octobre la plupart des décaissements des crédits restants n’ont été opéré. Comment alors s’étonner du climat délétère qui règne dans ce secteur fondamental pour l’avenir du pays ?

La route, oui, la route. De 216,309 milliards dans la loi de finances initiale, les crédits retenus dans la loi de finances rectificative sont ramenés à 207 milliards ,146 millions 532 mille 80 francs. Là encore, on enregistre une baisse de plus de 9 milliards. Pendant qu’on réduit ces inscriptions budgétaire, le Pouvoir lance des travaux de la route Tchibanga/Mayumba et du pont sur la Banio sans appel d’offres préalable et sans inscription budgétaire dans la loi de finances pour un marché de gré à gré de milliards de francs avec une entreprise dénommé Séricom, inconnue au Gabon. Quel odieux exemple ! Quelle négation des principes de bonne gouvernance dont on parle tant !!

A ce département, seuls les travaux du cinquantenaire ont été payés à ce jour. C’est la triste réalité.

S’agissant de la route, j’imagine tous les commentaires et développements qu’on fera en ma direction. Les gens honnêtes savent et ont apprécié ce que nous avions fait à l’époque dans un contexte de politique politicienne avérée. Dois-je rappeler alors que j’avais demandé au Pouvoir, en 2004, un débat radiotélévisé à ce sujet. Du reste, 10 ans près ma démission du gouvernement, le route au Gabon ne se porte pas mieux.

En matière de logement, le Pouvoir avait pompeusement annoncé la construction de 5000 logements par an, une année plus tard les Gabonais attendent toujours. Mais l’Union Nationale n’attend rien de ce pouvoir et l’a toujours déclaré sans ambiguïté.

Mesdames et Messieurs,

S’agissant de lé révision constitutionnelle annoncée, l’Union Nationale rappelle qu’elle a toujours demandé des réformes dont certaines concernent les institutions. Ces réformes exigent évidemment la révision de la Constitution. L’Union Nationale n’acceptera pas des dispositions constitutionnelles taillées sur mesure pour un renforcement du pouvoir personnel. L’Union Nationale confirme donc que sur le principe tel est son souhait et qu’elle introduira dans cette révision des points essentiels tels que le retour du scrutin uninominal à deux tours, le renforcement des pouvoirs de contrôle du Parlement, le recentrage des pouvoirs de la Cour constitutionnelle en matière électorale, le mode de désignation des membres de la Cour constitutionnelle et du Conseil national de la Communication, la clarification des responsabilités au sein de l’Exécutif

Mesdames et Messieurs,

Devant le désastre que désormais plus personne ne peu nier, quelque soit votre sensibilité politique ou votre statut social, je vous invite individuellement et collectivement à méditer avec gravité cette citation de Benjamin Franklin :

"Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour obtenir un peu plus de sécurité ne mérite vraiment ni l’une, ni l’autre".

Je vous remercie » Zacharie MYBOTO

82.Posté par nietszche le 25/10/2010 00:43 | Alerter
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@ LeGaboma et @ une passante

Pour ceux que j irrite, je me considère comme le partisan de l action, du travail pour un possible développement, porté à donner à tout un chacun l occasion de s exprimer et de gouverner, c est pourquoi je ne plaide pas pour une cohabition ou un gouvernement d union nationale , et encore moins sans feuille de route lisible.

Car si l ouverture d esprit m emmene à envisager un pareil scenario, j y verrai que l apparition d une situation de blocus politique .

En effet, les reformes et non les débats sur l unique passé politique de ces personnages publiques (Bongo ou JEN), c est ce qui devrait intéresser les gens au premier plan, mais en pratique nous savons tous que ca fonctionne tout autrement chez nous, la preuve, les partis n ont pas d idéologies mais des « leaders à vendre ». Ainsi on a comme sujet , que ce qui nous est servi au menu politique : Des hommes avec leurs atouts , leurs imperfections et leurs actes conspués par certains et adulés par d autres. Ainsi va la politique chez nous.Ainsi nous debatons du sujet servi, et à emmetons des doutes.
Tout comme eux-memes s evertuent à ne jamais rien proposer.

Critiquer les erreurs d une partie et accepter les incohérences de la partie adverse en tant que citoyen , reconnaissez que ca sonne faux, et ce sont pareilles aberrations qui confirment mes soupçons de fanatisme et de manque de lucidité . Et en voici quelques uns que je vous remercie d avoir évoqué et que je vais citer et commenter :

1) Vous dites :
« … Tout simplement parce qu’il est sorti vainqueur au vote du Congres et qu’Ali lui avait volé le vote? … »


Je n ai pas connaissance que le Congres du PDG ait voté Oye Mba.

2) Vous ajoutez :
« … A quoi la comparaison des PVs allait-elle servir? Que PMM reconnaisse qu’AMO a gagné ou l’inverse n’allait servir à rien et servira à rien aujourd’hui… »


Cette initiative de comparer les PVs qui est l ACTE FONDATEUR DE LA SUPPOSEE VICTOIRE NATIONALE D ABO, pourquoi ne pas l avoir mené à terme pour faire l unanimité ?
A-t-on préféré le flou à la clarté ? et dans quel intérêt ?

De considérer contre l attente de toute la population que cela n’avait aucune relevance ( comme vous le faites ), ce fut une appréciation bien naïve de l impact sur l opinion publique.

3) vous continuez : qt[« …Si l’un reconnaissait la victoire de l’autre vous savez ce qui va se passer? Un bloc va chercher à dicter la loi à l’autre. Les récentes sorties de l’UPG et de l’ACR en sont la preuve […] et après tout, avec tous ces mégalomanes ca ne fera pas bon ménage »]qt
Allez dire après une telle affirmation que c est moi qui suppute des guerres de leadership, servant juste l intérêt personnel et non général.

4) Et vous finissez :
« …Tout le monde va en campagne, on soutient le candidat qui se distingue. Et c’est ce qui a été fait avant et après l’élection… »


Pensaient ils par amateurisme politique qu’il y avait un second tour ?
Allaient-ils juste faire de la figuration pour leurs egos ? Voir faire de la simple intercession ?
Des ambitions au rabais? le controle de l Oppostion ?


J aimerai être crédule comme vous, mais comprenez que j ai des doutes à croire que de ramener toute cette bande d antagonistes aux affaires puissent simplifier l équation qui de l aveu propre de celui qui dirige est déjà assez complexe.

81.Posté par la pensee gabonaise le 24/10/2010 17:58 | Alerter
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@ MEKENG
C'est que vous, vous etes tres pretencieux d'entree! Donc, votre comprehension est plus elevee que la mienne puis que vous, vous comprenez ce qui n'est pas souple a ma comprehension?! Vous me faites bien rire!

Quant a votre blague sur mon pseudo, j'ai une question surement casse-tete pour vous : entre la pensee et l'idee, qui vient avant? Quand vous aurez trouve la reponse, encore si vous y parvenez, vous comprendrez que c'est moi qui me mare vraiment parce que, cette blague vous mais out completement. Si vous ne trouvez pas la reponse, venez me demander, je vous informerais.

A force de jouer aux plus intelligents, on finit par se casser la gueule et cela, Monsieur, est votre cas!

Passez une tres mauvaise bonne journee...

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