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Gabon : Ogooué Maritime : Port Gentil

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24 le Mardi 27 Juillet 2010 à 17:07 | Lu 4038 fois



Histoire

L'histoire de l'Ogooué-Maritime est intimement liée à celle des peuples du sud-ouest du Gabon.

Les côtes du sud-ouest du Gabon sont connues des navigateurs occidentaux et notamment des Portugais depuis la fin du XVe siècle. Pour eux, selon les cartes anciennes, ce territoire se partageait en deux royaumes : le Cama et le Loango. Le premier s'étendait au nord, entre le cap Lopez et le cap Sainte-Catherine, et était peuplé de Cama qui pratiquaient la traite et entretenaient des rapports de commerce avec les négriers et les flibustiers, notamment à l'embouchure du Rio Fernan Vaz. Le second au sud, faisait suite à celui de Cama depuis le cap Sainte-Catherine jusqu'au Congo, il englobait les provinces de Gobbi, Setté et Mayumba.

Il s'organisait autour des lagunes Ngové (Iguéla), Setté-Cama (Ndogo), Mbanio et était habité par les Lumbou. Le commerce se faisait par relais ethnique entre le cap Lopez et Mayumba. On exportait l'ivoire, le bois rouge du Gobbi et du Setté.

C'est à partir du début du XVIIe siècle que la traite négrière s'est développée sur l'Ogooué et le Rembo Nkomi.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les peuples côtiers, entre le cap Lopez et Mayumba sont mal connus. Le seul havre accessible aux navigateurs était Loango, situé dans la plus proche crique au sud de Mayumba. En 1873-76, une expédition allemande remonte le cours de la Nyanga jusqu'à Tchibanga et décrit pour la première fois les Lumbou et les Bayaka. A partir de 1886, les missions catholiques s'installent sur ce territoire : Loango (1884), Sainte-Anne du Fernan Vaz (1887) et Setté-Cama (1890).

Faits et chiffres

L'Ogooué-Maritime couvre une superficie de 22 890 km2.

Le chef lieu de la province, Port-Gentil, est la deuxième ville du Gabon. Elle est considérée comme la capitale économique du pays.

Certaines localités enclavées de l'Ogooué-Maritime ne sont accessibles que par voie aérienne et maritime.

Ses ressources sont principalement liées à la recherche et à l'exploitation pétrolière et forestière.

Le tourisme tend à se développer : pêche sportive en mer, rivières et lagunes, safari vision, écotourisme.

Les réserves de faune du Petit Loango, de la plaine Ouanga et les trois domaines Iguéla, Ngové-Ndogo et Setté-Cama d'une superficie de 700 000 ha, constituent les « aires protégées de Gamba ». Le domaine forestier et la savane sont formés de milieux végétaux diversifiés à l'extrême.

L'intérieur de l'Ogooué-Maritime, peu peuplé et difficile d'accès, possède une faune riche de nombreuses espèces : chimpanzés, hippopotames, céphalophes, antilopes, potamochères, pangolins, crocodiles, varans, lamantins, tortues-luths. Les lagunes sont pour les oiseaux (tisserins, ibis tantales, martins-pêcheurs, chevaliers, cigognes, pélicans, aigles...) des sites privilégiés qu'ils survolent sans cesse en quête de nourriture.


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Gabon : Ogooué Maritime : Port Gentil

Port Gentil

La tradition orale orungu attribue la découverte de l'île de Mandji au clan des Avandji. Mandji est le nom myènè pour désigner l'iroko (Chlorophora excelsa). En effet il y en avaient beaucoup sur l'île, qui étaient si grands que l'on pouvait les apercevoir autrefois du large et qui servaient de point de repère aux navigateurs.

D'après la tradition orale, au cours de leur migration depuis l'intérieur du pays, les Orungu vont cohabiter avec d'autres ethnies, notamment les Pygmées qui seront leurs guides. Bèndjè était le "grand docteur" pygmée1 qui guida les Orungu jusqu'à la mer, d'où le nom qui désigne celle-ci : Eliwa Bèndjè, c'est à dire, le lac de Bèndjè2. Il est probable que les Orungu atteignirent la côte vers la fin du XVe siècle. Au cours de leur migration ils vont changer plusieurs fois de nom : à l'origine

Ombèkè Mombè, ils s'auto-nommèrent après leur victoire sur les Adjumba Dondo (du verbe -dondwa : s'élever), puis furent nommer Orungu (c'est à dire, ceux qui tiennent des conciliabules). Ils trouveront donc des Pygmées sur la côte, et également des Adjumba (clan mpongwè) que les Mitshogo et les Kombe avaient précédé (Ayaminè-Anguilet, 2004 : 54).

Les Kombe ou les Adjumba, depuis plus longtemps sur la côte et qui avaient depuis longtemps maîtrisé les techniques de navigation les transmirent aux Orungu. Ils reprirent cependant leur migration par la mer, vers le Nord (Guinée équatoriale) pour fuir leurs voisins Orungu trop belliqueux (Ayaminè-Anguilet, 2004 : 54). Idem pour les Adjumba qui après avoir perdu la guerre Orungu-Adjumba, se réfugièrent dans la région de Lambaréné.

Il faut noter que d'après les données archéologiques l'île Mandji ainsi que tout le littoral gabonais étaient habités au moins dès le Néolithique Récent, c'est à dire vers 500 BC3. Les traditions orales cependant ne gardent aucune trace de ce peuplement ancien, et nous ignorons qui étaient ces villageois.

Les Portugais furent les premiers Européens à découvrir l'île du cap Lopez (île Mandji) à la fin du XVe siècle. Située à l'embouchure du fleuve Ogooué, Port-Gentil est très tôt considérée comme une région de contact, un carrefour, une porte d'entrée par où transitaient les marchandises en provenance de l'intérieur vers l'Europe, et les marchandises en provenance d'Europe.

Le 1er juin 1862, par l'entremise du roi Denis Rapontchombo, le roi orungu Ndébulia (1862-1865) signe avec la France, représentée par le Baron Didelot, le traité du Cap Lopez et du Nazaré, qui donne à la France le contrôle du territoire englobant la frange littorale allant de l'Orembogange à la Pointe Liayé. En 1873, le chef Nyanguényona céda l'île Mandji aux Français. Celle-ci à l'époque abritait quelques villages (Mandji, Ntchènguè, Kossou, Owangaliè, Alugubuna et Ikézè). Les Français commencèrent à s'y installer en 1880 et y créèrent le Poste du cap Lopez.


"Port-Gentil - Le Poste", carte postale ancienne

En 1886, le poste comportait 18 hangars, une douane et deux magasins. Il végéta pendant quelques années, face à la concurrence d'autres villes. Cependant, peu à peu des maisons de commerce anglaises, allemandes et françaises s'installèrent (John Holt, Hatton & Cookson, Woermann, Daumas...).

En 1915, par arrêté administratif, le poste fut nommé Port-Gentil, en hommage à Emile Gentil, gouverneur général de l'AEF. La ville commença à se développer vers le début des années trente.


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Mardi 27 Juillet 2010
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