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Gabon : Ogooué-Ivindo : Lancement d’une campagne de sensibilisation prévoyance santé

Le site de la Liberté - LVDPG - Actualité en ligne 24h/24 le Lundi 12 Avril 2010 à 15:53 | Lu 857 fois



Gabon : Ogooué-Ivindo : Lancement d’une campagne de sensibilisation prévoyance santé
Le ministre du travail, de l’emploi et de la prévoyance sociale, Maxime Ngozo Issondou, a procédé au lancement lundi à Makokou, de la campagne d’immatriculation par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), des gabonais économiquement faibles (GEF) dans les départements de la province de l’Ogooué-Ivindo (nord-est).

La cérémonie officielle a eu lieu à la place des fêtes en présence des autorités civiles et militaires, en tête desquelles le gouverneur, Léonard Didérot Moutsinga Kébila, et des populations locales.

Le maire de Makokou, Faustin Mbounda, a rappelé, dans son discours de bienvenue, que dans le cadre du soulagement des gabonais économiquement faibles, initié par feu président Omar Bongo Ondimba, un premier recensement des bénéficiaires avait été établi par la CNAMGS, mais qu’il ressort de ce dernier que « nombreux de nos populations oubliées ou non recensées ont manifesté leur mécontentement pour leur non prise en compte dans cette catégorie ».

L’on rappelle que la première phase, dite pilote, d’immatriculation des personnes économiquement faibles s’était déroulée uniquement dans la capitale provinciale à savoir, Makokou, et les premiers bénéficiaires ont pu avoir leurs cartes en décembre 2008.

Le maire Mbounda n’a pas manqué de prier le ministre de transmettre les remerciements des populations concernées à Ali Bongo Ondimba et au premier ministre Paul Biyoghé Mba de leur promptitude à répondre aux besoins desdites populations, notamment avec la mise en place « d’une structure sanitaire de grande importance qui exige de leur part des efforts financiers au-delà de leurs capacités », allusion sûrement à l’hôpital régional Omar Bongo Ondimba inauguré en septembre dernier.

Quant au ministre Ngozo Issondou, il a relevé qu’en instituant un régime obligatoire d’assurance maladie et de garantie sociale en 2007, le Gabon vient de rejoindre la courte liste des Etats africains disposant actuellement d’un régime universel, obligatoire et public en ce domaine, citant ainsi la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie, « dont les systèmes ont été mis en place il y a deux à trois ans aussi ».

C’est à n’en point douter, dans cet esprit, que l’ordonnance n° 0022/PR/2007 du 21 août 2007 instituant ce régime obligatoire d’assurance maladie en République gabonaise est, au-delà des discours, « une formidable innovation dont la portée sociale est à la mesure des ambitions que les plus hautes autorités ont pour notre pays », a-t-il dit.

Faisant remarquer le bien-fondé de cette initiative du gouvernement gabonais, le ministre Ngozo Issondou a indiqué que dans les pays en voie de développement d’une manière générale et au Gabon en particulier, « plus de la moitié des dépenses de santé se font pour la plupart des ménages, sous forme de paiements directs, faute de couverture du risque maladie », ajoutant que ce mode de paiement « pénalise doublement les foyers déjà fragilisés ».

Il a souligné que les coûts des soins de santé restent souvent dissuasifs et les personnes sans ressources « ne se soignent pas ou empruntent les circuits de santé informels que sont les tradipraticiens ou les églises de réveil ».

Le ministre a, à juste titre, rappelé qu’en ratifiant cette ordonnance citée plus haut, le Parlement a manifesté son soutien à une politique sociale hardie qui vise quatre objectifs à savoir : l’amélioration de l’accès aux soins de santé pour toutes les populations ; l’amélioration de l’offre des soins.

En effet, les ressources collectées par l’assurance maladie sont finalement destinées aux structures de santé qui disposeront ainsi de moyens suffisants pour mieux traiter leurs personnels et réhabiliter leurs plateaux techniques ; le renforcement de la solidarité nationale, notamment des gabonais économiquement faibles et enfin, la lutte contre la pauvreté : sur ce plan, a dit le ministre, l’assurance maladie apparaît comme un moyen de lutte contre la pauvreté s’inscrivant dans le droit fil des objectifs du Millénaire pour le développement.

La création par le gouvernement, à travers la même ordonnance, de la CNAMGS, permettra de gérer le risque maladie pour toutes les couches sociales. La départementalisation de cet organisme permettra à celui-ci de disposer d’un fichier fiable et complet. Ces opérations d’immatriculation des GEF seront ensuite suivies par l’enrôlement des fonctionnaires et autres agents de l’Etat, avant de terminer par les salariés du secteur privé, a encore révélé le ministre.

Sur un plan beaucoup plus technique, le Directeur général de la CNAMGS, Pr. Michel Mboussou a, pour sa part, indiqué que depuis 2007, le Gabon s’est engagé dans un long et délicat processus de mise en place de l’assurance maladie, qui a nécessité la conception et l’adoption d’une part du cadre juridique et institutionnel, et d’autre part du dispositif opérationnel.

S’agissant plus particulièrement du dispositif opérationnel d’immatriculation des assurés, il a pour but de « nous permettre de disposer à la fin de cette campagne d’un fichier fiable ». Cette opération, rendue possible grâce à la CNAMGS et à une technologie de pointe, débouche dans un premier temps sur la remise au bénéficiaire d’un récépissé, puis dans un second temps, d’une carte sécurisée.

M. Mboussou a révélé qu’à ce jour, 150.000 gabonais économiquement faibles sont déjà enrôlés à travers le territoire national. La phase qui est lancée ce lundi mobilisera 200 agents répartis entre 28 équipes fixes et 8 équipes mobiles. En vue de réaliser cette opération, l’Ogooué-Ivindo a été retenue comme province test en raison des aspects climatiques qui rendent difficiles l’accès à certaines zones enclavées. Cette opération débutera donc en Ogooué-Ivindo ce mardi 2 mars et pour les autres provinces, le 1er avril prochain.

Le but final recherché est que les gabonais économiquement faibles estimés entre 300.000 et 400.000 personnes, disposent d’ici à la fin 2010, « d’une validation de leurs droits par une carte sécurisée, qui est alors le symbole de leurs droits nouveaux », a-t-il précisé.

Lundi 12 Avril 2010
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