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Gabon : Nous vivons la fin d'un système

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Mercredi 10 Août 2016 à 00:00 | Lu 1710 fois



Le système PDG.BONGO.
En lieu et place d’un vrai concept, des slogans creux.
Pour son fondateur, le P.D.G était supposé "créer et maintenir un climat propice à l'épanouissement équilibré de la société gabonaise, d'y préserver la paix et la démocratie par le Dialogue, la Tolérance et la Justice " 9
Il est organisé en pyramidale, en s'insinuant dans les moindres détails de la vie des Gabonais. C'est ainsi qu'il investit les candidats à la présidence de la République, à l'Assemblée nationale, au conseil économique et social et aux assemblées locales. Enfin, il dirige l'action politique sur l'ensemble du territoire. Appartenir au parti est une condition essentielle pour occuper une fonction quelconque au sein de l'Etat.

Idées politiques et principes de gouvernement du système.

L'idéologie politique et les principes de gouvernement du PDG se sont toujours résumé à des mots d'ordre creux, tels que : " La lutte contre les vieux démons. " Le tribalisme et le régionalisme étant deux des "vieux démons " Vient ensuite "la Rénovation " lancé le 1er janvier 1968. La "Rénovation serait un élan à la fois libérateur et vengeur ! Ensuite arrive " Rénover la Rénovation «. Dans un discours prononcé le 11 mars 1976, Bongo déclare que les " vieux démons " continuent de menacer le pays. Il élabore donc un nouveau slogan : " Rénover la Rénovation " : La Rénovation rénovée désignerait la remise en question fondamentale, par laquelle, le régime aurait dénoncé selon son chef, "le capitalisme sauvage," cette barbarie à visage humain" qui s'était insidieusement instaurée dans notre économie nationale. C'est l'acte par lequel nous avons dit oui à un libéralisme fonctionnel tenant compte à la fois de notre spécificité gabonaise et de notre situation de développement. Aussi avons-nous renforcé le rôle de l'Etat comme garant de l'activité économique face au laissez faire, laisser aller de l'économie néo-classique.

C'est à lui qu'il appartient désormais de définir les grandes orientations économiques du pays ainsi que leurs modalités de réalisation. " Et Bongo de conclure : "Notre économie est donc un libéralisme dirigé et planifié. " Rénover la Rénovation " c'est : " ... tout en restant dans la ligne générale, réorienter certaines options, préciser certains choix, adapter en somme la politique aux événements"10. Puis viendra " Le Libéralisme Economique Dirigé et Planifié ", qui traduit du point de vue économique le slogan " Ni à gauche, ni à droite, mais toujours de l'avant " Ce système selon ses auteurs veut se situer entre le capitalisme sauvage le plus exécrable et le socialisme le plus doctrinaire. Il complète le concept de "rénovation rénovée " du discours du 11 mars 1976, en prélude des fêtes du 8ieme anniversaire du PDG.

Et sur le plan politique, le slogan : " Le Progressisme Démocratique et Concerté " Cette nouvelle "doctrine " développe selon ses auteurs11 un humanisme communautaire qui trouve selon eux son fondement dans la philosophie existentielle négro africaine. Pour ceux-ci, le " Progressisme Démocratique et Concerté " se veut une idéologie matérialiste et de progrès qui doit contribuer à un développement harmonieux du pays ainsi qu'au mieux être des Gabonais.

En 1987, Bongo lance un nouveau mot d'ordre, celui qui à faire de l'année 1988 " l'année des dialogues". Tous ces slogans, comme celui de la "lutte contre les vieux démons ", "la Rénovation ", "rénover la Rénovation ", "le Libéralisme Economique Dirigé et Planifié ", "le Progressisme Démocratique et Concerté ", "l'année des dialogues ", "le Nouvel élan ", etc. , illustrent la grande misère idéologique de la dictature qui a prévalu jusqu'ici sur le pays. On relève en effet la vacuité du langage et la pauvreté sémantique des mots. Le long règne du potentat n'aura accouché sur le plan conceptuel que du vent, du vide total. C'est cette misère qui caractérise aujourd'hui la pensée politique du système : une indigence manifeste d'idée, d'imagination créatrice et de maîtrise de concept capable de nourrir une vision réaliste du développement de notre société.

Après un demi-siècle d’accession à la souveraineté ; notre pays, le Gabon avec le système Bongo qui perdure, a en effet plutôt reculé sur plusieurs points. D’un coté : le conglomérat de pseudo-partis politiques regroupés dans le cadre de la «Mangeoirecratie » dans soi-disant majorité présidentielle (Union de la Mangeoirecratie Politicienne): UMP/Omar Bongo, ou UMP/Emergent. Ali Bongo. De l’autre, les pseudos Fronts dits de l’opposition, actifs dans le chienlit qu’est devenu les arcanes du microcosme politique gabonais dans l'opposition gabonaise qui a toujours lutté pour une cause à laquelle une grande majorité des Gabonais se rallie. Ceux qui étaient dans le système et qui sont sortis de ce système, soit par eux-mêmes, soit parce qu'ils ont été rejetés par le système, n’ont contribué en fin de compte à diviser les forces du changement, au lieu que ces compatriotes là mettent à la disposition des forces du changement ce qu'ils savent du système. Parce que, ils ne l’ont pas fait, ils ne pourront pas contribuer à un changement dans ce pays.


Le microcosme politique gabonais demeure jusqu’aujourd’hui, un véritable hangar four tout, dans lequel on a rassemblé “tous les invendus des anciens fonds de commerce politiques arrivés presque en dépôt de bilan”. Que cherche-t-on d’autre que de récupérer un fonds de commerce, voire un pas de porte, et de consolider sa petite part de marché à faire valoir auprès du potentat. En face, du côté de pseudo opposition dite légale, que cherche-t-on d’autres que de récupérer ou de conserver un fond de commerce, voire un pas-de-porte, et de consolider sa petite part de marché.

Un hiérarque du système, baron entre les barons, cacique parmi les caciques du PDG se positionne après ses démêlés familiaux avec le potentat. Entre ceux qui, hier opposants qui a un moment ont rejoint la majorité présidentielle, et des barons apparatchiks du système qui se positionnent comme « opposants » ; on se perd en conjecture : bataille d’idées ou positionnement en vue de l’alternance au sommet de l’Etat, pour sauver le système en déliquescence ? Sans oublier le retour intempestif des groupes d’animation, des mobilisations et autres manifestations des jeunes et pauvres chômeurs embrigadés, à la gloire du prétendu « leaders » sauveur.

Du coup, le citoyen « makaya » décroche. Comme toutes ces sociétés à responsabilité très limitée il n’est pas actionnaire, et comme, surtout, la raison sociale ne lui apparaît décidément pas très sociale, il risque de prêter l’oreille à n’importe quel escroc qui lui proposerait des investissements bidon à taux d’intérêts faramineux tout aussi faux que l’imposture actuel. Tel est le danger. Hélas ! Ce sont ceux qui crient au loup qui rabattent vers lui le troupeau de moutons.

Que nous présentent aujourd’hui ceux qui, de près ou de loin, au sein du noyau dur familial, ou dans les arcanes nébuleuses du système, ont œuvré, collaboré, agit avec Omar Bongo Ondimba, qu’ils s’affichent avec l’Emergence de l’héritier en place, Ali Bongo Ondimba ; ou qu’ils se manifestent comme ceux qui finalement ne peuvent pas rester dans la barque pour des raisons diverses, se déclarent opposants à celui qu’ils ont permis en 2009 de prendre la place du « père fondateur ».

« DÉPASSER LES VIEUX CLIVAGES »

Depuis des années, je suis la même démarche de rénovation de la vie politique dans notre pays.
Il y a pour moi, une raison impérieuse à cette posture. C’est que je n’imagine pas que devant la déliquescence que nous avons sous les yeux, des patriotes conscients puissent esquiver leur responsabilité. Il ya dans l’histoire des autres nations, des moments où la crise de l’Etat devenu si lourde, la perte de confiance si grave que chacun a eu à faire son devoir, au moins en tirant le signal d’alarme. C’est ce que j’ai toujours tenu à faire, dans le cadre de la perversion du système PDG.BONGO. Si on ne le fait pas en ces circonstances, quand le fera-t-on ?

Nous avons sous les yeux la décomposition du système politique PDG.BONGO, entièrement reliée à l’architecture de ce système. Nous vivons dans un pays où pouvoir politique signifie « abus de pouvoir » et absolutisme. Où un petit groupe contrôle tout. Où se révèle l’utilisation de l’Etat au service des haines internes au PDG ou des passe-droits pour les copains. Pour moi, qui développe cette analyse depuis des années, c’est le moment de corriger cet état de choses inacceptable. Nous vivons la fin d’un système, la fin d’un régime que j’appelle la République absolutiste du mensonge et des abominations criminelles.

Quand vous ouvrez des voies nouvelles, quand vous vous trouvez en situation d’éclaireur, vous suscitez l’incompréhension de ceux dont toutes les habitudes de pensée appartiennent à l’ancien monde. Mais, je constate en même temps que de plus en plus de personnes, jeunes et moins jeunes, prenant conscience de la faillite du système, approuvent ma démarche. Comme si, eux, ne se situaient plus dans ces clivages du système.
L’argent ne peut être maître du monde. Si la politique se contente d’organiser l’affaissement d’un système de valeurs, comme ça a été le cas dans notre pays avec le régime en place depuis 1967, elle n’est plus légitime.

Personnellement, je suis très attentif et attaché à la spiritualité. Je n’imagine pas la vie sans la spiritualité. Je suis chrétien croyant, pratiquant, mais aussi attaché à la laïcité. J’ai beaucoup appris sur les guerres de Religion, je sais que les religions peuvent être très dangereuses si l’on n’est pas capable de faire la distinction des ordres qu’a évoqué Blaise Pascal. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de vérité imposée qui s’applique à tous les aspects de la vie. Il se trouve que des vérités spirituelles ont pu conduire à des erreurs temporelles.

La Bible pour moi, avant de me parler d’éthique, me révèle une présence. Dieu, pour le chrétien que je suis, est d’abord une présence, d’abord un visage, une personne qui, me fait personne. Dans la Genèse, il est écrit : « A son image il le fit. » L’homme est fait à l’image de Dieu. La divinisation de l’homme, ce n’est pas de la morale, cela touche à la nature de ce que nous sommes. Que cette conviction ait des conséquences morales, nul n’en doute. On n’a pas besoin de valeurs chrétiennes pour être honnête, pour être nuancé dans son jugement, pour être tolérant. Il ya des choses que l’on ne peut se permettre quand on est homme.

C’est une marque de rupture de se conduire de cette manière dans le combat politique. Respecter les citoyens et les considérer au plus haut niveau, c’est pour moi la marque d’une autre manière de faire de la politique.
QU’EST-CE QUE LA POLITIQUE : La finalité de la politique.
Pour le grand écrivain russe ; Soljenitsyne : « Nul ne peut ignorer la politique tant elle régit la vie commune et la chose publique.- Pour les gens qui ne connaissent pas de sphère supérieure, le pouvoir est un poison cadavérique. Rien ne peut les sauver de sa contagion.»

En effet, la politique est une œuvre collective, permanente, une grande aventure humaine. Elle a des dimensions sans cesse nouvelles et élargies. Elle concerne à la fois la vie quotidienne et le destin de l’humanité à tous les niveaux. L’image qu’elle a dans notre société (la société gabonaise) a besoin d’être revalorisée. Elle est une activité noble et difficile. Les hommes et les femmes qui s’y engagent, ainsi que tous ceux et celles qui veulent contribuer au « vivre ensemble », méritent notre encouragement. Ainsi la politique a une finalité. La politique est essentielle. Une société qui la mésestime se met en péril. Il est urgent de la réhabiliter et de repenser en tous domaines (éducation, famille, économie, écologie, culture, santé, protection sociale, justice...) un rapport actif et valorisant entre la politique et la vie quotidienne des citoyens dans notre pays.

• Réaliser le vivre ensemble.
La politique a en effet comme ambition de réaliser le « vivre ensemble » de personnes et de groupes qui, sans elle, resteraient étrangers les uns des autres. « Ceux qui soupçonnent la politique d’infamie s’en font une idée courte... L’action politique a un fantastique enjeu : tendre vers une société dans laquelle chaque être humain reconnaîtrait en n’importe quel autre être humain son frère et le traiterait comme tel. »

• Poursuivre le bien commun.
L’organisation politique existe par et pour le bien commun, lequel est plus que la somme des intérêts particuliers, individuels ou collectifs, souvent contradictoires entre eux. Elle « comprend l’ensemble des conditions de vie sociale qui permettent aux hommes, aux familles et aux groupements de s’accomplir plus complètement et plus facilement ». Aussi doit-elle être l’objet d’une recherche inlassable de ce qui sert au plus grand nombre, de ce qui permet d’améliorer la condition des plus démunis et des plus faibles. Elle se doit de prendre en compte non seulement l’intérêt des générations actuelles, mais également, dans la perspective d’un développement durable, celui des générations futures.

• Maîtriser la violence.
La violence est au cœur de la condition humaine. L’un des buts de la politique est de la maîtriser partout où elle est présente : délinquance, criminalité, injustice flagrante, conflit d’intérêt, guerre renaissante, menace pour la paix intérieure ou extérieure. Afin de sortir de l’animalité de la violence brute, la politique réserve à l’Etat le monopole de la contrainte physique légitime et contrôlée. Elle cherche à substituer à cette violence individuelle le droit et la parole. Elle met en place des institutions et des procédures de médiation qui préservent l’homme lui-même de ses propres dérives, en particulier en cherchant un juste équilibre entre pouvoir judiciaire et pouvoir politique, pour assurer la liberté de chaque citoyen.

Ainsi pourront vivre ensemble et se reconnaître comme êtres égaux et différents, dans la sécurité assurée, des citoyens et des citoyennes que distinguent, et souvent opposent, le sexe, l’âge, la classe sociale, l’origine, la culture, les croyances. La politique est en quelque sorte « englobant majeur » des différents secteurs de la vie en société : économie, vie de famille, culture, environnement. Elle est en tout, mais n’est pas tout. On tomberait vite dans le totalitarisme si l’Etat prétendait assumer la charge directe de l’ensemble des activités quotidiennes. Le mobile de l’action politique se nourrit d’une posture de compréhension. La politique devient alors une culture. De la culture : un savoir, changer le cours des choses sans que personne ait été humilié. C’est pourquoi, il faut valoriser la politique !

IL faut valoriser la politique.

La noblesse de l’engagement politique est indéniable. Les abus qui existent ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt de tous ceux qui, animés par le souci de la justice et de la solidarité, se dépensent pour le bien commun et conçoivent leur activité comme un service et non comme un moyen de satisfaire leur ambition personnelle. Dénoncer la corruption, ce n’est pas condamner la politique dans son ensemble, ni justifier le scepticisme et l’absentéisme à l’égard de l’action politique. Dans les sociétés contemporaines, le vivre ensemble, qui est l’ambition de l’organisation politique, se définit de plus en plus sous l’idéal démocratique. En effet, les sociétés humaines ont toujours aspiré à atteindre un niveau supérieur de civilisation.

Un tel résultat dépend certes des connaissances et des techniques qui permettent aux hommes de maîtriser leur milieu physique, mais il dépend avant tout des valeurs en fonction desquelles les hommes choisissent de vivre. Ce qui caractérise une civilisation, ce sont les valeurs que les hommes choisissent, c’est le succès ou l’échec dans leur effort pour les atteindre. Dans cette démarche, le gouvernement qui est l’émanation de l’organisation politique d’une nation joue un rôle central et nécessaire. Le dessein fondamental de l’Etat est d’ordre moral : contribuer à la civilisation humaine à travers l’activité politique. C’est alors que la politique doit être d’essence démocratique.
Respecter les citoyens et les considérer au plus haut niveau, c’est pour moi la marque d’une autre manière de faire de la politique. Voilà l’idée que je propose pour la politique qui devra prévaloir avec le CHANGEMENT en cours.




Mercredi 10 Août 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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