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Gabon : Mobilisation des masses : L’utilisation de figurants, toujours et encore

Le site de la Liberté - source : gabonreview le Lundi 7 Septembre 2015 à 07:56 | Lu 1958 fois

Astuce très en cours dans les milieux politiques nationaux depuis des années, la mobilisation de figurants moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, ne trompe personne, sauf ceux qui s’y adonnent tout en la scrutant chez les adversaires.



Au Gabon, pour la moindre manifestation politique (meeting, causerie, anniversaire de parti et même conférence de presse), on rabat, contre quelques billets de banque, des figurants qui comme au cinéma viennent jouer un rôle muet : démontrer que l’entité organisatrice draine du monde. Plus déplorable, ces figurants, souvent des adolescents, parfois des gamins, ne se sentent en rien concernés et n’ont aucune conscience du message politique délivré lors des rassemblements où ils sont rabattus pour impressionner adversaires et opinion publique. A l’approche de l’élection présidentielle de 2016, ces vieilles méthodes vont faire florès.

A ce jeu, la majorité au pouvoir est passé maître. C’est elle qui fixe les règles du jeu, détient tous les pouvoirs et peut donc agir par le truchement de structures «prête-nom». Sylvie Servoise, rédactrice en chef de la revue « Raison publique », indique dans l’un de ses articles que «le pouvoir politique est autant organisateur et régulateur de l’espace public (et, de manière plus ou moins forte selon sa nature, de l’espace privé) que metteur en scène de lui-même».

Au Gabon, de nombreux événements montrent qu’il y a une réelle mise en scène de l’arène politique nationale. Dans ce registre, l’opposition et la majorité font presque jeu égal. Le récent retour «triomphal» du directeur de cabinet du président de la République, avec un accueil digne d’une «star» à l’aéroport de Libreville, après sa brève interpellation en France, en est l’illustration. Cherchant à comprendre les raisons objectives de cette mobilisation, de nombreux observateurs subodorent des dessous de table et autres non-dits. Quel était le but de cet accueil ? N’y avait-il pas une manœuvre ? Qu’a-t-on voulu démontrer ? Et à qui ?

Qui peut tirer les ficelles d’une telle action ? «On n’imagine mal les adolescents désœuvrés des quartiers Akébé accourir à l’aéroport pour soutenir moralement ou acclamer quelqu’un qu’ils ne voient même pas à la télévision ou très rarement, même en photo ; quelqu’un à qui on attribue à tort ou à raison tous les péchés d’Israël. Ces gosses qui ont d’autres chats à fouetter ne peuvent être là que contre quelques billets», estime un journaliste à la retraite. Pour sa part, Sylvie Servoise, dans un article intitulé «Figures et figurations du pouvoir politique», pense que dans les coulisses, il y en a qui se battent pour «donner à voir le spectacle qu’ils offrent et le présenter comme tel». «C’est pour cela qu’il y a des gens avec des statuts (ceux qui contribuent ou assistent – acteurs (ou pantins), spectateurs (engagés ou non) », explique-t-elle.

Tout ceci ravive le souvenir de nombreuses marches de soutien à telle ou telle personnalité, qui se sont souvent terminées en rixes, les figurants ayant souvent du mal à entrer en possession de l’argent promis. On se souvient qu’après une marche à Franceville, en soutien au président de la République, l’on avait même assisté à des séquestrations. Il en fut de même à Libreville, après la grande marche pour la paix à laquelle avait assisté Ali Bongo en avril dernier, la place de Rio s’était muée en théâtre d’engueulades et de discussions interminables. Motif : de nombreux participants n’étaient pas satisfaits des «jetons de présence» reçus (Lire : «Marche pour la paix : Des figurants, payés et transportés»). Récemment encore, devant l’ambassade de France, après une manifestation de protestation, des participants avaient failli en venir aux mains avec les organisateurs du fait du non-paiement des per diem.

Au regard de ces pratiques qui vont jusqu’au transport des figurants, mais aussi des électeurs vers certaines circonscriptions électorales, de sérieux doutes planent sur la légitimité ou la popularité supposées de certains hommes politiques. D’autant plus que, depuis des lustres, les populations fonctionnent au même carburant : le spectacle et les per diem. Généralement, des associations de circonstance sont mises sur pied. Ayant vocation à donner l’illusion de synergie entre la base et les hommes politiques, elles finissent toujours par devenir des handicaps du fait de la diversité des motivations qui animent ceux qui en sont à l’origine.

Indubitablement, chacun a conscience qu’il n’est pas question de popularité, ni d’idées à défendre, puisque l’argent pourra toujours agir au moment opportun. Qui trompe-t-on ? Les adversaires politiques qui font de même ou l’opinion bien au fait de ce mode de faire ? Ou alors est-il simplement question de montrer qu’on a de l’argent, qu’on peut se permettre de faire imprimer des tee-shirts et des affiches, louer des bus et promettre des per diem ? Autant dire qu’on est encore loin d’un peuple maitre de ses choix.

Lundi 7 Septembre 2015
source : gabonreview
Vu (s) 1958 fois




1.Posté par steeve le 07/09/2015 08:38 (depuis mobile) | Alerter
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Mais c est le cas des pdgistes ici dans la localite d ou je me trouve.ces derniers au lieu de parler developpement ils parlent de distributions d argent a la population.le peuple a besoin des infrastitures nouvelles.

2.Posté par steeve le 07/09/2015 08:46 (depuis mobile) | Alerter
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Et ce ministre d ali vient dire a la population .que son president pense a la jeunesse de cette localite ?c est une moquerie et lui et son chef .ils n ont rien faient pour cette localite et lui et son president.le peuple est decu d eux.

3.Posté par henry le 07/09/2015 10:32 (depuis mobile) | Alerter
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voilà les résultats de la pauvreté et le manque d'activités de loisir de nôtre belle jeunesse, après on dit la Jeunesse est sacré n'importe quoi !!!!

4.Posté par emmanuel ndoumou le 07/09/2015 11:35 (depuis mobile) | Alerter
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C est le jeu des pdgistes,ali venant inaugurer l usine de transformation de bois a lalara ,on a transporté les gens dans des camions dans toutes les regions de l okano.le recent sejour dans le woleu ntem est pire,pour une manifestation qui se passe a oyem,on a fait venir les gens dans les chefs lieu,villages ...ce qui est marant est que les gens de minvoul,sans routes ni infrastructures ,ont ete aveuglés pour ce deplacement...seul paul mba abessole a eu la vraie popularité dans les années 90,peut etre AMO aussi

5.Posté par orteguslevirus le 07/09/2015 12:18 (depuis mobile) | Alerter
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poste4 je tout à fait d accord avec toi, ce jeu est tributaire du pdg , mais il n y a pas d incertitude quant à la popularité d'amo dans tout le gabon: le jour de son arrivée le 28 avril, le Gabon n a jamais vu autant de monde et verra plus autant jusqu'à l'éviction totale de boa au pouvoir.
et ce peuple, s'est regroupé comme un seule homme dans toutes les provinces sans aucun achat de conscience.

6.Posté par orteguslevirus le 07/09/2015 12:19 (depuis mobile) | Alerter
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poste4 je suis tout à fait d accord avec toi, ce jeu est tributaire du pdg , mais il n y a pas d incertitude quant à la popularité d'amo dans tout le gabon: le jour de son arrivée le 28 avril, le Gabon n a jamais vu autant de monde et ne verra plus autant jusqu'à l'éviction totale de boa au pouvoir.
et ce peuple, s'est regroupé comme un seule homme dans toutes les provinces sans aucun achat de conscience.

7.Posté par SOSGABON le 07/09/2015 17:56 | Alerter
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LE GABON ANECDOTIQUE...Nous sommes dans les 60, le vice-président de la république du Gabon, en visite officielle, est entrain de survoler Abidjan, la capitale de la République de Côte-d'Ivoire. Un journaliste de la presse présidentielle, présent dans l'avion, tend un micro au vice-président de la république gabonaise: Monsieur le vice-président, vous allez atterrir dans quelques instants à l'aéroport d'Abidjan, qu'en pensez-vous? Oh, Bidjan, le beau Bidjan!! répond-il tout abasourdi. A la descente de l'avion, d'autres journalistes, cette fois Ivoiriens lui tendent à nouveau le micro: Mr le vice-président du Gabon, vous venez d'arriver à Abidjan, quelles sont vos impressions? Ah, vous savez, mes impressions sont dans ma valise!
Une autre fois, en tournée officielle dans la Ngounié, son fief natal, il arrive à Mbigou où il est accueilli par les notables de la localité. Alors, il se retrouve en face de l'un d'eux, un certain Ngokélélé qui se présente: c'est moi Ngokélélé qui "coque" à Mbigho...mr le vice-président! Soyez le bien venu...vous êtes ici chez vous!! Alors Mr Yembit, puisque c'est de lui qu'il s'agit, emporté par un élan d'allégresse inattendue pour un homme de son rang, de s'exclamer: "merci monsieur Ngokélélé, pour cet accueil chaleureux des populations de Mbigou, car dans ce soleil agnangoulé, je me sens vraiment chez moi..."
En quoi le Gabon de 2015, à travers ses dirigeants est-il différent de celui des années 60? En 2015, on est toujours gagné par l'incurie et l'inculture des hommes politiques qui nous renvoient toujours à l'époque préhistorique des cavernes. La seule différence c'est qu'à l'époque des Yembit et des Ngokélélé, malgré la carence de ces derniers, l'homme gabonais aimait l'effort et le travail bien fait. Il était attaché à sa terre et affichait une certaine fierté de sa récente nationalité gabonaise...Aujourd'hui beaucoup d'interrogations surgissent et nous rappellent une réalité accablante d'incertitude et de désarroi!

8.Posté par L'oeil le 08/09/2015 20:35 | Alerter
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LETTRE OUVERTE N°2
Après la publication de la dernière lettre ouverte, nous avons tous vu la promptitude avec laquelle la Direction Générale a convoquée une rencontre entre les Directeurs, et les délégués du personnel. Rencontre qui n’avait rien à voir avec la recherche des solutions aux difficultés que nous vivons au quotidien, mais plutôt à la recherche des responsables de la lettre ouverte et du relais avec les journaux privés que les délégués du personnel dans leur compte rendu politique ont qualifiés de journaux de l’opposition. Quelle n’a pas été la surprise des agents de la SNBG présents à l’Assemblée Générale convoquée par le collège des délégués du personnel d’entendre une sensibilisation politique au bénéfice du Président de la République, cette injection leur a été faite par la Direction Générale, mais s’agissant de nos revendications publiées dans la précédente lettre ouverte la Direction Générale a demandé par le biais de ses chantres de délégués de l’accompagner à voir nos emplois être menacés et la SNBG mettre la clé sous le paillasson en d’autre terme voir la SNBG tombée. Agents l’heure est grave, nous devons nous mobiliser pour sauver ce qui est à sauver, la promesse nous avait été faite de voir arriver les grumes après la fête de l’indépendance, en dehors de quelques grumiers que nous avons vu franchir le portail du CIO l’approvisionnement se fait toujours attendre. Les salaires ont été payé de telle sorte qu’on a déshabillé Paul pour habillé Jacques c’est-à-dire on a d’abord payé à la main avant de payer les virés. Les deux(2) bus qui devaient être mis en circulation avant fin juillet, toujours dans l’attente. Sans parler du manque de toilettes (scierie et déroulage) on peut compter une seule pour les femmes, les pères et les mères de familles se voient obligés de faire leurs besoins dans la nature, au siège le climat serait très morose ou tout le monde se regarde en chien de faïence et guerre clanique faisant son chemin, alors qu’ il manquerait même le papier hygiénique et de l’encre pour les impressions. La maintenance véritable parent pauvre de la SNBG, manque crucial de la main d’œuvre en dehors des stagiaires qu’on voit planer dans l’usine avec des salaires faramineux, manque d’atelier, d’outils de travail et de sécurité. Il n’existe aucun organigramme dans les unités de transformations de bois, avec des responsables et des chefs d’équipe qui ont été placé pour leurs beaux yeux d’autres ne sachant ni lire ni écrire ce qui laisse penser aux dirigeants de la SNBG que tous les responsables et chefs d’équipe (tranchage, scierie, déroulages et maintenance) sont pareils, pour preuve ils n’ont aucun traitement particulier même catégorie que les agents d’exécution. Ailleurs sauf à la SNBG un responsable ou un chef d’équipe est un agent de maitrise. La présence dans une société d’un service Qualités-Hygiènes-Sécurités-Environnement(QHSE) est louable par contre à la SNBG elle est déplorable, par son manque d’inactivité, son inefficacité, son personnel pléthorique. Nous ne serions pas contre l’idée de caser les parents mais à travail égal salaire égal.
Agents de la SNBG nous devons plus que jamais être tous unis et solidaires pour voir nos revendications aboutir car la situation est plus que préoccupante, nous devons alors nous mobiliser. Au plus tard le 30 septembre 2015 si nous ne constatons aucun changement ou une volonté de la Direction Générale d’améliorer nos conditions de vies et de travail, un chronogramme d’actions à mener vous sera communiqué après la date butoir du 30septembre 2015.
Ne sois pas un obstacle dans la chaine d’information, fais circuler cette lettre ouverte, que d’autre comme toi prenne connaissance de cette prise de conscience. /.

L’OEIL

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