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Gabon - Martin Edzodzomo-Ela : Fédéré toutes les forces

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Dimanche 20 Mars 2016 à 06:40 | Lu 931 fois



« POUR LA CAUSE DU GABON JE NE RESTERAI PAS INACTIF.
POUR LA CAUSE DE MON PEUPLE. JE NE ME TIENDRAI PAS TRANQUILLE »
(Jusqu’à ce que ressorte, comme clarté, sa justice, et son salut, comme un flambeau qui brûle)

Le (7 avril 2015 14:21), en réponse à l’interpellation de Pierre André Kombila, j’ai publié le texte ci-dessous que je m’oblige è rappeler aux lecteurs en ce moment où c’est le chienlit que l’imposture de l’opération de candidat unique à aboutit. Pour les vrais patriotes gabonais, le combat pour la libération de notre pays de la dictature barbare et satanique du système d’Omar Bongo Ondimba ne fait que commencer.

Oui, Pierre André Kombila, il est temps de fédérer toutes les forces qui veulent que le système soit balayé. Mais on ne peut pas fédérer sur une base d'unité hypothéqué d'avance par des positionnements anticipés pour un candidat unique par exemple. Opérons une large ouverture avec toutes ces forces et débattons en toute franchise et loyauté, en respectant les uns et les autres, et en acceptant des analyses de fond, pour aboutir à un projet politique crédible. Est-ce que c'est la volonté du "FRONT" ? Reste à savoir. Le "Centralisme démocratique" cher aux staliniens du cru de l’ère du PDG parti-Etat semble la règle dans le "microcosme politique" gabonais.

Nous constatons aujourd’hui comme hier, qu’il y a dans notre pays ceux qui luttent pour la démocratie parmi le peuple, et ceux qui oppriment la démocratie: la totalité des dirigeants politiques officiels. Je suis profondément choqué de constater que pour la très grande majorité de nos politiciens, face au peuple paupérisé, « on peut faire tout avec l’argent. Tenez un billet de 10.000 francs au-dessus d’une tombe, une main sortira pour l’attraper. Et si vous tenez dix billets de 10.000 c’est-à-dire 100.000 francs, le corps entier sortirait ».

Cela indique qu’ils n’ont aucune espèce de principes. S’ils pensent qu’on peut acheter tout le monde avec de l’argent, c’est un aveu choquant de considérer que l’argent décide tout. Le plus grave dans cette attitude, c’est que nos dirigeants ne peuvent pas comprendre les autres, et ils ont peur du vrai dialogue. Jusqu’à présent, ils ne comprennent pas et ne peuvent pas comprendre ce que signifie le dialogue. Je pense qu’ils voient encore le dialogue, soit comme une sorte de compétition dans laquelle ils pourraient être perdants, soit comme une énorme concession qui les déshonorerait.

Exemple, pourquoi ne pas admettre que Le concept d'alternance invoque un ravalement de façade. Les gesticulations actuelles au sein du microcosme politique gabonais, consistant à vouloir l'alternance au régime d'Ali Bongo Ondimba, n'est qu'une querelle d'héritiers du système en bute à un rival qui menace par sa gestion calamiteuse la survie du système et les fortunes constituées toutes de biens mal acquis ?

Dans le passé avec le père, on a pu dire :« En clair, les opposants de Bongo ne sont d’accord que sur une seule chose : priver le chef d’Etat de son fauteuil.... Ils n’ont pas su se regrouper sur la base de valeurs communes, au-delà des prises de position ethniques ou régionalistes. De cette opposition complice des « accords de Paris », - toujours Paris ! - , selon l’Union, - « Les poids lourds de l’opposition radicale gabonaise, dans leur ensemble, s’étaient juré de nettoyer... les écuries d’Augias - enfin, je veux parler de la vie publique nationale - aux fins de les débarrasser de toutes ces plaies incurables que sont la corruption, le détournement des deniers publics, l’enrichissement illicite, etc. ...

Mais avec cette sulfureuse affaire de fonds de souveraineté, voilà l’opposition radicale gabonaise aux avant-postes d’un racket tellement nauséabond que cette opposition-là, rattrapée par les odeurs, nous donne franchement la nausée et le dégoût. Les voilà complices d’une forfaiture, d’une infamie, d’un abus de pouvoir, d’un vol organisé, d’une gestion scandaleuse de nos finances publiques, toutes choses qui les déshonorent et les disqualifient dans tout rôle de premier plan d’une alternance politique crédible et porteur d’espoir. » Qu’en sera-t-il de ces résolutions prises encore une fois de plus à Paris .de l’opposition à Ali Bongo Ondimba ?

LES ÉNNEMIS DE LA DÉMOCRATIE

Si la démocratie est cette société qui veut l’égale liberté de tous ses membres, elle a des ennemis comme toute société humaine. Ils sont en premier approche, de deux sortes : L’ennemi « externe » et l’ennemi « interne ». .
L’ennemi « externe » s’attaque à la démocratie en tant qu’elle constitue une entité historique particulière, c’est-à-dire une société qui se définit par des différences physiques visibles : territoire, richesse, langues, mœurs, religion, etc. L’ennemi est donc ici essentiellement quelqu’un de différent, autrement dit celui qu’on peut aisément qualifier d’étranger (ou de rallié à l’étranger).

Quant à l’ennemi « interne », il s’attaque aux principes de la démocratie. Il ne se différentie plus de la société qu’il conteste par des éléments visibles mais essentiellement par des idées. Il peut donc se situer aussi bien à l’intérieur de la société démocratique, bref, être étranger ou citoyen. La différence (inamicale) n’est visible que s’il la proclame. Mieux donc que l’ennemi « externe », il est susceptible d’utiliser les moyens de la démocratie pour la détruire. C’est particulièrement le cas de notre pays, où M. Omar Bongo et ses affidés excellent depuis 1990 à vider de tout contenu, les mécanismes institutionnels considérés généralement comme participant à l’expression démocratique d’une société politique moderne.

Nous pouvons dire que : « La démocratie ne fait pas seulement peur au chef d’Etat en place. Elle fait peur à l’ensemble de son entourage, c’est-à-dire à la quasi-totalité de la classe politique, des hauts fonctionnaires et de leur petit personnel. Elle fait peur non seulement aux représentants du pouvoir ( partis, gouvernement, anciens et (nouveaux) députés, armée, etc.), mais aussi à ceux des autres partis hâtivement constitués et démultipliés lors de l’accession au pluralisme politique ; elle fait peur aux délégués des syndicats, des associations, des milieux professionnels, des différents cultes, de l’université, des associations de femmes, des opposants de l’extérieur et, à plus forte raison, aux autorités coutumières. La démocratie dans note pays fait peut à tous ces personnes dés lors qu’elles occupent le titre de «Chef» ou de « Fondateur » ! La raison fondamentale de cette peur, c’est ce que les Anglos- Saxons ont dénommé le « patrimonialisme » et les Français la « politique du ventre », c’est-à-dire les formes modernes prise par le clientélisme ».

De plus tous ceux qui, dans notre pays croient jouer le rôle de « leader » se comportent en élitisme antidémocratique.
Il existe deux sortes d’élitisme : l’élitisme antidémocratique, celui des élites qui se désignent elles-mêmes, et l’élitisme méritocratique, fondé sur la sélection, les concours, l’aptitude à réussir. […]. L’élitisme antidémocratique consiste à décréter que les peuples ne savent pas ce qu’ils veulent, et donc à s’abstenir de le leur demander, ou à ne le leur demander que pour la forme. Soit les peuples ne savent pas ce qu’ils veulent, soit encore ce qu’ils veulent n’est pas conforme à leur intérêt tel que le définit l’élite au pouvoir, soit enfin leur choix est peut-être conforme à leur intérêt immédiat mais pas à leur intérêt supérieur et lointain, toujours tel que le conçoit l’élite.

Or, ces sophismes d’oligarques sont grossiers. Assez souvent, les peuples voient avec clarté ce qu’ils désirent et le disent avec simplicité, quand on condescend à s’en enquérir. Il peut alors arriver que leur réponse déjoue les calculs alambiqués des élites antidémocratiques, nationales et internationales, et jette ces mentors prétentieux dans un désarroi comique .

Au Gabon, où ce que j'appelle "l'élite compradore" embarquée prédomine dans la vie politique, c'est de la "politique du ventre" qui est en pratique. Dès lors, on ne peut parler de démocratie car, toute la gente politicienne est foncièrement anti démocratique. Il s'agit d'une classe d'individus adepte d'un élitisme rétrograde: l’élitisme antidémocratique. En réalité ce sont tous les adeptes de «la politique du ventre.»

En effet, il faut aussi reconnaître que l’ennemi de la démocratie est aussi au cœur de chaque citoyen. Celui-ci porte en lui-même l’ennemi de sa propre liberté. Tous les penseurs de la liberté politique ont craint comme le pire ennemi l’égoïsme, le simple individualisme ou la dépolitisation du citoyen. Chaque responsable politique est potentiellement ennemi de la démocratie s’il cesse de l’aimer, de la vouloir et de la pratiquer dans les faits.


Dimanche 20 Mars 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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