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Gabon - Libreville : Grève au PK 10 pour réclamer de l’eau (Un reportage de Martin Safou)

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Dimanche 3 Février 2013 à 07:25 | Lu 1456 fois



Gabon - Libreville  : Grève au PK 10 pour réclamer de l’eau (Un reportage de Martin Safou)
Une cinquantaine de femmes (30 selon la police), vivant dans le voisinage de l’actuel premier ministre et du plus grand château d’eau du Gabon, ont pris en otage samedi la route de Bangos pour réclamer l’eau potable coupée, selon eux, depuis 2 ans.


Tout a commencé dès 8 heures. Les femmes ont érigé sur la voie publique des barricades à l’aide des bidons vides, des vieux fauteuils, des cailloux et moreaux de planches. Elles ont ensuite mis le feu aux pneus créant une fumée noire échappant du quartier.

Les barricades sont érigées à un lieu hautement symbolique. A 100 mètres de la résidence de l’actuel premier ministre, Raymond Ndong Sima et à 40 mètres du château d’eau du PK 9, le plus grand du Gabon.

INTERVENTION RAPIDE

A 9 heures, des gendarmes circulant dans une double cabine avec gyrophare tombent sur la barricade. Ils tentent de négocier le passage et la levée de la barricade. Les femmes refusent. Après 30 minutes de parlote, les gendarmes font marche arrière et quittent les lieux.

Les grévistes ne sont pas dupes. Ils savent que le renfort arrive. Et c’est vite fait. A 9H45, une dizaine d’éléments du GIGEN armés comme pour aller combattre les djihadistes du Mali débarquent en force. En face les femmes non apeurées hurlent « On veut de l’eau ». Elles brandissent des bidons et bouteilles vides. Des pancartes renseignent que la pénurie dure 2 ans.

Pas moyen de déployer la force. L’adversaire en face n’est pas violent mais plutôt déterminer à obtenir gain de cause. Les gendarmes arrachent tout de même les barricades. Tout de suite, une chaîne humaine se forme sur la route. « On veut de l’eau », crient les manifestants en dansant et tapant sur les bidons et cantines vides.

Sentant que leur place n’est pas là, les éléments du GIGEN battent retraite. Ils vont stationner chez le premier ministre.

Quelques temps plus tard, un colonel de la police débarque avec ses hommes dans des petites voitures de villes griffées police. Motorolla et téléphone à la main, le colonel descend. Il arrache son béret et avance devant la foule qui hurle davantage.

« Qui est votre porte parole », interroge-t-il « Nous tous », riposte la foule. « Ok, libérez la voie. Nous allons transmettre votre problème au haut lieu », demande-t-il. « Pas question, nous avons le Haut lieu ici. Il est informé de nos souffrances mais on n’a pas de de solution », rétorque la foule.

Selon des grévistes, la semaine passée des habitants du quartier sont allés rencontrer le premier ministre qui n’aurait pas donné satisfaction.

« On ne quittera ici qu’après avoir vu les dirigeants de la SEEG », insistent les grévistes.

Lassé, le colonel rembourse chemin. Il fait venir un camion de la police anti-émeute. Les policiers descendent de la montagne bouclier au pied, visières et matraques à la main. Ils sont en rang et déterminés à effrayer. Les femmes aussi se lèvent et vont à la rencontre des policiers les bidons vides à la main. « On veut de l’eau, on veut de l’eau, on veut de l’eau ». La police avance. Les femmes aussi. Finalement ils se croisent sans se frotter.

Sans difficultés, les policiers déguerpissent les barricades mais la foule occupe toujours la chaussée. Les policiers forment une haie et régulent la circulation.

A midi, le commandant de la gendarmerie de Melen, se présente. Il parle un langage sincère avec les grévistes « C’est moi qui coiffe cette zone. J’aurai pu être là plutôt mais j’étais en réunion. C’est à moi de faire le rapport aux autorités. Considérez-moi comme votre interlocuteur. Donnez-moi une semaine et je règlerai votre problème. Si ce n’est pas le cas, vous reviendrez manifester », dit le gendarme dans un style conciliateur.

Le commandant est écouté comme un prêtre à l’église. Les femmes, rassurées s’exécutent. Elles retirent leurs bidons, bouteilles et cantines vides. Chacune rentre chez elle espérant que l’acte posé permettra de ramener le précieux liquide dans son foyer.

La balle est dans le camp de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) qui exerce un monopole de fait dans la distribution d’eau et d’électricité dans le pays.



Martin Safou
Gabonactu


Dimanche 3 Février 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 1456 fois




1.Posté par MOUHISSI le 03/02/2013 10:28 | Alerter
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Enfin un mouvement de révolte qui vienne du peuple et qui soit justifié. Je ne sais pas trop comment on peut appeler ces individus qui s'entêtent à vouloir gouverner sans rien savoir ni comprendre aux affaires. De l'argent pour s'acheter des Porsche noires(comme la voiture noire de l'époque), il y en a à foison, mais pour l'eau, on se gratte la tête(ou certains préfèrent même se couper les cheveux) quand un budget doit être attribuer à ce domaine car ils ne pensent d'abord qu'à leur égo qui se suffit aujourd'hui grâce aux citernes placées derrière leurs villas. Pôôôpooooopoooo!!!! Et ils parlent tous de la veuve et de l'orphelin. Ces derniers n'ont-ils pas plus besoin d'eau à domicile que de 2 sachets, sacs de riz ou 10.000 F CFA d'allocations familiales??? Je crois que même moi pauvre Makaya, je peux mieux gérer notre Etat Gabonais, car à cette allure, après la déchéance que l'on vit (visite de JAY-Z , accompagné de sa dulcinée, des footballeurs brésiliens, portuguais,et bientôt du PSG, à coût de milliards de CFA au frais je suppose de l'Etat gabonais donc de nous-même dans un pays sans eau), on nous plonge tout droit dans l'abîme. Nous on veut de l'eau!!!!!!!!

2.Posté par Sous peuple gabonais le 03/02/2013 14:05 | Alerter
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Ecoutez nous avons plus de 2300 milliards de francs cfa de budget depuis 4 ans. Cette année nous sommes à 3200 milliards de francs cfa de budget.
Si les bongos étaient des vrais gabonais, il ya longtemps que le problème d'eau serait résolu au GABON. Nous demandons aux grands camarades du PDG de venir expliquer à la population pour quoi il n'y a pas d'eau à Libreville depuis 2009 ?
Un gouvernement qui ne respecte pas sa population devrait être sanctionné lors de la présidentielle. Mais nous avons en face de nous des compatriotes qui sont idiots, dont il suffit de donner 10 000 francs pour qu'ils votent les BONGOS. ça fait depuis 46 ans que les BONGOS sont incapables de gérer le GABON. Mais les gabonais s'enfichent, alors il ne faut pas se plaindre puis que la politique ne vous intéressent pas. Laissez le PDG avancer.
D'ailleurs d'ici 16h on va vous envoyer des bérets rouges , vous allez rentrer dans vos bicoques. souffrez ...

3.Posté par MBOUKOUEEEEEEEE le 03/02/2013 15:11 | Alerter
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Les gabonais n'ont jamais voter les bongo, mais nous méritons cette maltraitance car nous ne voulons pas chasser ces bongo ondimba en faisant une gréve illimité jusqu'à ce qu'ojoukou ali s'en aille.

4.Posté par la nation depuis kinguele le 03/02/2013 16:07 (depuis mobile) | Alerter
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NDONG SIMA n'a pas honte dans le quartier ou il vit il n'ya pas d'eau. Piier du gabon. Fais comme les autres va a la sabliere t acheter une vila illicitement avant que cette populations ne brule ta maison, au moin tu seras tranquille. Mais si tout les quartiers de lbv pouvait se rebeller de la sorte ce sera une premiere

5.Posté par la nation depuis kinguele le 03/02/2013 16:08 (depuis mobile) | Alerter
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NDONG SIMA n''a pas honte dans le quartier ou il vit il n''ya pas d''eau. Piier du gabon. Fais comme les autres va a la sabliere t acheter une vila illicitement avant que cette populations ne brule ta maison, au moin tu seras tranquille. Mais si tout les quartiers de lbv pouvait se rebeller de la sorte ce sera une premiere

6.Posté par Kouralepet le 03/02/2013 17:33 | Alerter
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Le pouvoir politique en place ferait une grave erreur de sous-estimer ce genre de manifestation. Ce ne sont les carnavals organisés par ci par là par la pseudo-opposition ou encore les plans d'André Bouassa qui feront trembler Ali Bongo et ses fidèles.
Le peuple commence à prendre la direction des opérations. C'est le genre même de manifestations que nous qualifierons plus tard de détonateur . Ce n'est qu'un début ;méfions nous du chat qui dort.

7.Posté par port gentillais le 03/02/2013 22:35 | Alerter
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puf!!! Mrde!!! KrKrKrKr
les librevillois sont des peureux, de vrais esprits faibles.
Nous avons vomi ali bongo en 2009 à pog. A libreville ils l'ont applaudi. Voilà le résultat après 4 ans de mandature. souffrez on a rien à foutre de vous. de toute façon on vous a envoyer les bérêts rouge. Vous êtes des esclaves libérés sous caution en 1960.

8.Posté par Détournement de 94 milliards pour l'eau à LBV en 2010 le 05/02/2013 22:54 | Alerter
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Enfin, on peut également rappeler que le 15 septembre 2011, Ali Bongo Ondimba, lors du conseil des ministres délocalisé à Franceville avait annoncé le déblocage d’une enveloppe de 94 milliards de francs CFA pour le développement des structures d’approvisionnement en eau.

Cette enveloppe avait été répartie comme suit :

1) 60 milliards de francs CFA pour la pose d’une troisième conduite de diamètre 1200 entre Ntoum et Libreville,
2) 12 milliards de francs CFA pour la pose d’une conduite de diamètre 800 entre le camp de Gaulle et Agondjé et la construction d’un nouveau château d’eau à Agondjé afin de renforcer l’alimentation en eau de la zone nord,
3) 12 milliards de francs CFA pour le lancement d’un programme de renforcement des capacités de production et de distribution d’eau dans certaines localités de l’intérieur.

Toutes ces coquettes sommes d’argent et ces belles annonces n’avaient-elles pas pour effets de résoudre le déficit en eau potable et la volonté d’atteindre un niveau d’accessibilité à l’eau potable de 100% d’ici 2017 ?

En observant tous ces budgets astronomiques, tous ces ambitieux projets et toutes ces belles annonces, il est plus qu’utile de se demander, où est réellement le problème ? Pourquoi les autorités compétentes se sentent-elles dans l’obligation ou le devoir de devoir martyriser ou de traumatiser les populations gabonaises par cette pénurie d’eau qui ne trouve aucune justification sensée et crédible?

Au regard du nombre d’années d’expérience de la SEEG au Gabon, on ne peut soutenir que la situation actuelle relève d’un problème d’expertises au sein de cette structure qui n’a pas toujours que mal marchée. Et d’ailleurs si c’était le cas, pourquoi l’Etat ne met-il pas alors fin à ce contrat devenu insupportable?

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