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Gabon: Les oubliés du Sida de Lambaréné

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Samedi 1 Août 2009 à 13:10 | Lu 269 fois

A Lambaréné, chef-lieu du Moyen-Ogooué, les personnes atteintes du VIH/Sida sont encore confrontées à de nombreuses difficultés pour recevoir une prise en charge appropriée. Manque d'informations, marginalisation sociale, éloignement des centres de traitement, engorgement et complexité du système de prise en charge, de nombreuses personnes atteintes du VIH/Sida dans les zones rurales du pays sont encore oubliées du système national de lutte contre le Sida.



Gabon: Les oubliés du Sida de Lambaréné
Jour de consultation au Centre de traitement ambulatoire (CTA) de Lambaréné, une ville située à quelque 250 kilomètres au Sud-Est de Libreville, la capitale gabonaise. Assis ou allongés pour les plus faibles, plusieurs patients attendent d’être reçus par le seul médecin de ce centre situé dans l’enceinte de l’hôpital de la ville.

Le CTA de Lambaréné, comme la plupart des autres centres de prise en charge du VIH dans le pays, continue à recevoir les patients, en dépit de la grève qui paralyse sévèrement le secteur de la santé au Gabon.

«On a soutenu la grève, mais comme on sensibilise quotidiennement les patients pour qu’ils n’interrompent pas leur traitement ARV (antiretroviral), si on arrêtait tout le système, on ne respecterait pas ce qu’on leur demande et on serait à l’origine du développement de résistances aux médicaments», a expliqué le docteur Elie Gide Rossatanga, médecin-chef du CTA.

Une présence d’autant plus importante que convaincre les patients des zones rurales de suivre scrupuleusement leur traitement est une tâche délicate en temps normal, notent les personnels de ce centre qui compte quelque 300 patients en file active, dont près de 200 sous ARV.

Et malgré la présence précieuse de psychologues et d'éducateurs, le nombre de perdus de vue, définitivement ou pendant plusieurs mois, avoisine toujours les 300%.

Différents facteurs expliquent ce taux, qui dépasse même les 50% dans d’autres centres du pays, selon plusieurs acteurs de la lutte contre le Sida, d'abord la pauvreté.

«Tant qu’il y a la route goudronnée, ça va, mais plus loin, il n’y a pas assez d’activité économique pour produire de l’argent, les malades ne peuvent pas se déplacer», explique le docteur Rossatanga.

Même lorsqu’elles ont les moyens de se faire soigner, les personnes vivant avec le VIH, confrontées à la très forte stigmatisation qui entoure toujours la maladie en zone rurale, renoncent parfois à le faire, au péril de leurs vies.

«Lambaréné est une ville où on chuchote beaucoup, et même si on essaye de présenter le CTA comme un centre de dépistage, si on voit une personne y venir, c’est qu’elle est malade», a indiqué Christel Ndjengue Bengone, l’une des deux psychologues du CTA.

S'ajoutent également à ce facteur une décentralisation encore limitée et de nombreux kilomètres à parcourir pour rallier un CTA.

«Pour nous, la société civile, la décentralisation, c’est que tous les services hospitaliers, tous les médecins et infirmiers, sachent quoi faire face à un cas de sida», a ajouté Jean-Julien Meyé, secrétaire général de l’organisation gabonaise Sida zéro, créée en 1998.

Mais ce n'est pas encore le cas puisque «dès qu’un malade est dépisté positif au VIH, le centre sanitaire le [réfère] immédiatement à un CTA».

«On a des patients qui viennent de Libreville, de Port-Gentil [principal port du pays, à plus de 200 kilomètres de Lambaréné par le fleuve], d’Oyem [dans le nord, à près de 400 kilomètres par une mauvaise route], pour ne pas être reconnus», a déclaré Guillaume Ndoutoume, éducateur au CTA.

Même constat à l'hôpital de la Fondation du docteur Albert Schweitzer à Lambaréné, avec une partie de ses quelque 500 patients séropositifs en file active qui vient d’autres régions du pays, et même si les médecins tentent d’encourager les patients à se faire soigner près de chez eux, «si on persiste, le malade va s’asseoir à la maison et mourir», affirme le docteur Grégoire Adzoda Komi, médecin-chef de l’hôpital Schweitzer.

La complexité du schéma de prise en charge est également un facteur qui peut amener les patients à venir grossir les rangs des «perdus de vue», dans des zones où le taux d'analphabétisme est plus élevé qu'en milieu urbain.

Au-delà des croyances qui font du VIH/SIDA une maladie contre laquelle la «médecine moderne» n’est pas censée pouvoir agir, les patients ne comprennent pas toujours, par exemple, qu’une personne séropositive n’ait pas forcément besoin d’ARV, a constaté madame Ndjengue Bengone, du CTA, citant le commentaire d’une patiente du centre.

Publié le 01-08-2009 Source : IRINnews Auteur : Gaboneco

Samedi 1 Août 2009
La Révolution LVDPG
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