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Gabon : Les enseignants et le gouvernement d'Ali Bongo se regardent en chiens de faïence

Le site de la Liberté - LVDPG - Actualité en ligne 24h/24 le Lundi 9 Novembre 2009 à 16:59 | Lu 1008 fois

Le protocole d'accord révisé du Premier ministre n'aura pas produit l'effet escompté auprès des enseignants grévistes qui ont unanimement rejeté ce compromis le 7 novembre dernier, en tenant ferme leurs positions pour l'effectivité des acquis de janvier dernier. De son côté, le gouvernement a durcit le ton envers les grévistes en exigeant des non grévistes de nombreux justificatifs pour la délivrance de leurs bons de caisse.



Gabon : Les enseignants et le gouvernement d'Ali Bongo  se regardent en chiens de faïence
Guère d'issues en vue pour la crise qui paralyse le secteur de l'éducation depuis maintenant plus de 13 mois. Malgré la reprise des négociations la semaine dernière, le ton a été donné dès le 7 novembre par les enseignants qui ont rejeté en bloc le protocole d'accord révisé qui leur avait été proposé quatre jours plus tôt par le Premier ministre.

Réunis en assemblée générale, les enseignants ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève qui paralyse le système éducatif depuis la rentrée des classes du 5 octobre, jusqu'à la satisfaction effective des préalables contenus dans le protocole d'accord de janvier dernier.

La Convention nationales des syndicats du secteur éducation (CONASYSED) était en effet parvenue à la signature d'un protocole d'accord avec le gouvernement en janvier dernier, après quatre mois de grève, dont l'échéancier tirait jusqu'à fin 2009.

Mais «nous ne signerons jamais un protocole d'accord bis dont les échéanciers vont jusqu'en 2011», explique un des modérateurs de la plateforme syndicale, Simon Ndong Edzo. Les enseignants continuent à cet effet de dénoncer d'«éternelles promesses» du gouvernement, qui ne font qu'aggraver la gangrène du système éducatif.

«La base a décidé de ne pas reprendre le chemin de l'école, parce qu'elle estime que le gouvernement n'a fait que des promesses et continue dans les promesses», a fustigé Simon Ndong Edzo, rappelant que «lors de la reprise de notre mouvement de grève en octobre dernier, la consigne était que nous ne voulions plus de promesses, mais plutôt des actes concrets».

Le modérateur rappelle enfin que lors des négociations du 3 novembre dernier, «jusqu'à 23H30, l'heure à laquelle nous nous sommes séparés d'avec le gouvernement, nous avons insisté sur ce critère de réponses concrètes», déplorant la tendance des autorités à vouloir «manager les gens dans le but de les amener vers un nouveau protocole, c'est à dire un calendrier qui ne verra jamais le jour».

Du côté du gouvernement, on continue à organiser les sanctions données aux enseignants grévistes depuis le 12 octobre dernier avec la mise sur bon de caisse de tous les enseignants et la suspension des salaires des grévistes.

Le ministère de l'Education nationale a instruit les Inspecteurs délégués d'académie le 8 novembre dernier pour vérifier que «la distribution des bons de caisse du mois d’octobre, contre l’établissement d’une fiche d’identification, [soit] consécutive d’une confirmation que les bénéficiaires assurent selon les cas et sans conteste, leur place pédagogique ou administrative».

«Les fiches dûment signées et remplies par les intéressés, doivent à cet effet, donner lieu sans délais, à l’établissement des listes des agents exerçant leurs activités de façon assidue. (…) Dans le cas contraire, vous voudriez bien communiquer au ministère, la liste des agents indûment payés, sauf à engager votre responsabilité», poursuit le communiqué.

«Les états nominatifs et identifiants des agents en exercice, doivent être accompagnés des informations suivantes sur l’établissement ou le service : le nombre de salles de classe ; le nombre des classes pédagogiques à temps plein, le nombre des classes à mi-temps ; le nombre total d’enseignants et par tête ; le nombre d’élève ; le nombre de tables-bancs ; le nombre de bureaux administratifs ; l’identification et les coordonnées du président de l’Association des parents d’élèves», conclu le communiqué.

Un chapelet de renseignements dont on peut questionner l'utilité dans de telles circonstances. De telles informations seraient par exemple bien utiles à l'établissement d'une carte nationale de l'éducation, mais en quoi permettront-elles de contrôler la présence des enseignants à leurs postes ? Quand bien même l'enseignant est à son poste, le nombre de tables-bancs dans son établissement par exemple, serait-il en mesure de lui donner droit ou non à sa rémunération ? Des dispositions que la tutelle aurait tout intérêts à éclaircir pour ne pas qu'elles soient interprétées comme une brimade face à la rigidité des enseignants.

Lundi 9 Novembre 2009
LVDPG - Actualité en ligne 24h/24
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1.Posté par St.Michael le 09/11/2009 17:24 | Alerter
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Tout le monde a compris que le Satan AliBen veut user de la ruse de mendicité pour faire succomber la CONASYSED dans le piège.
Ces enseignants sont les seuls vrais patriotes au Gabon aujourd’hui. On ne sait pas où et comment se sont désintégrés les membres de la santé et les autres secteurs issus des 80% du NON à la monarchie....
Lançons encore un appel solennel de venir en aide aux membres de la CONASYSED à cette fin du mois de Novembre.
Si la CONASYSED devenait vulnérable du piège qui leur est tendu : mendicité – intimidation - diviser pour mieux régner, le biafrais aura terminé sa basse besogne pour enfermer les gabonais dans l’enclos de l’esclavage.
La composition et les nominations dans le gouvernement du biafrais n’étaient qu’un préambule du plan diabolique pour exterminer les Gabonais. C’est la grève de la CONASYSED qui a stoppe l’élan du biafrais. Si le biafrais parvient à démenteler la CONASYSED, la machine de destruction sera remise en marche.

It’s breath taking and heart breaking to see that Gabonese people do not see what is so obvious in their country Gabon.

2.Posté par sebdepog le 09/11/2009 19:24 | Alerter
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La situation actuelle dans le secteur de l'Education nationale nous pousse à nous poser deux questions simples:

Primo : Les enseignements qui ne font pas grève, notamment ceux du confessionnel, ont-ils moins de problèmes que les autres enseignants gabonais ? Et pourtant, ce sont ces mêmes enseignants qui se lamentent à longueur de journée sur les conditions difficiles dans lesquelles ils travaillent et vivent du fait de leurs salaires de misère. Plus de 1000 professeurs n’ont pas de salaire alors qu’ils exercent depuis 3 ou 4 ans déjà. L’Etat leur doit des rappels de solde depuis plusieurs années, et rechigne à les leur payer. Certains d’entre eux n’ont pas perçu la fameuse PIFE, la prime d’incitation à la fonction enseignante. Et c’est pourtant parmi ces enseignants que l’ont trouvent les plus zélés à aller faire cours. Incroyable !

En fait, la réponse à cette question, nous la connaissons tous : comme nombre de Gabonais, ce type d’enseignants manquent de courage pour revendiquer leurs droits pourtant légitimes. Ils sont trop lâches pour oser aller à l’encontre de leur hiérarchie. Leur comportement affaiblit malheureusement le mouvement de leur corporation. Les observateurs des conflits sociaux au Gabon notent d’ailleurs que le succès des grèves dans l’Education nationale est souvent redevable aux enseignants du premier degré, qui eux sont tous Gabonais et répondent toujours favorablement aux appels de leurs syndicats.

Deuxio : La suspension générale des salaires ne cache-t-elle pas plutôt une situation grave de nos finances ? Car, nulle part on n’a jamais une suspension des salaires à des non-grévistes. Le Gabon Nouveau d’Ali est vraiment un pays à part. L’éminent professeur Ondo Ossa nous avait prévenus : « Le pays va traverser une passe difficile car les caisses de l’Etat sont vides ». On se souvient de la rapidité avec laquelle le Ministre des Finances Blaise Louembet avait démenti cette information.

Pourtant, sans être économiste, toute personne censée se souvient que le pays a dû faire face coup sur coup à trois évènements importants et inattendus : le décès de l’ancienne première dame, Edith Lucie Bongo, suivi quelque trois mois après de celui de son époux, le Président Omar Bongo ; ce qui a conduit aux élections du 30 août dernier. Comme on peut aisément l’imaginer, les deux premiers évènements ont occasionné d’énormes dépenses pour le budget de l’Etat, des dépenses qui peuvent être estimées à plusieurs dizaines de milliards de nos francs ; quant au troisième évènement, nous connaissons tous la propension des PDGistes à confondre les caisses de l’Etat avec celles de leur parti. Ils ont certainement puisé sans compter dans les caisses de l’Etat. Des sources sérieuses occidentales estiment que la campagne électorale d’Ali aurait coûté au bas mot 9 milliards de FCFA !
De plus en plus de Gabonais accordent donc du crédit à ceux qui disent que plus que de la fermeté de la part du nouveau gouvernement, c’est plutôt la vacuité des caisses de l’Etat qui pousse celui-ci à couper les salaires à tout va.

3.Posté par St.Michael le 09/11/2009 20:22 | Alerter
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Dans leurs vivants et comme ils sont incompétents, ils coûtent chers au contribuable gabonais. Etant morts ils coûtent aussi chers parce qu’ils sont obligés d’aller mourir à l’étranger alors qu’ils peuvent mourir en Afrique ‘‘cheaply’’ .

Faudrait-il les avoir morts ou vivants ?
Have your say…

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