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Gabon : « Les avions, pour qu’ils volent, doivent recevoir la certification de l’autorité de l’aviation civile », Dominique Oyinamono, Directeur Général de l’ANAC

Le site de la Liberté - LVDPG - Actualité en ligne 24h/24 le Mardi 30 Mars 2010 à 12:20 | Lu 1082 fois



Gabon : « Les avions, pour qu’ils volent, doivent recevoir la certification de l’autorité de l’aviation civile », Dominique Oyinamono, Directeur Général de l’ANAC
Franceville, 30 mars (GABONEWS) – Dans une interview exclusive accordée à GABONEWS en rapport avec l’actualité de la 19ème conférence annuelle des Centres de maintenance aéronautique africains qu’a abritée récemment l’Algérie, le Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), Dominique Oyinamono, a éclairé au terme des manifestations de la ‘‘Journée de l’aviation civile’’ célébrée le week-end écoulé, à Franceville, dans la capitale provinciale du Haut-Ogooué (sud-est) que : " Les avions, pour qu’ils volent, doivent recevoir la certification de l’autorité de l’aviation civile".
GABONEWS: Monsieur le Directeur Général de l’ANAC, quelle solution envisage votre institution pour apporter une solution au problème de maintenance qui cause de gros soucis aux compagnies aériennes en Afrique ?

DOMINIQUE OYINAMONO : L’ANAC, à l’image de toutes les autorités d’aviation civile du monde, n’effectue pas de réparations, l’autorité de l’aviation civile n’est pas celle de se substituer à une compagnie aérienne ; les réparations sont une mission dévolue aux compagnies aériennes ou aux ateliers de maintenance agréés.

La mission d’une autorité de l’aviation civile comme celle du Gabon est de s’assurer que les opérateurs appliquent les réparations pour rester dans le sujet qui nous préoccupe, c'est-à-dire que sa mission principale est de s’assurer que les compagnies aériennes effectuent leurs réparations selon les règles de l’art convenues et adoptées par tout le monde.

GABONEWS : Plusieurs compagnies aériennes disposent encore de vieux modèles d’avions dont les pièces sont difficiles à trouver, que peut faire l’ANAC ?

DOMINIQUE OYINAMONO : Il faut distinguer deux choses, la première c’est que les avions, pour qu’ils volent doivent recevoir la certification de l’autorité de l’aviation civile et pour ce qui est du Gabon, c’est l’ANAC.

Les compagnies aériennes sont assez responsables : je ne pense que bénévolement elles vont vouloir exposer et mettre en danger les populations des pays survolés par leurs avions.

En septembre 2009, il y a un certain nombre d’avions qui ont été interdits de vols pour diverses raisons techniques, notamment l’obsolescence des pièces de rechange et leurs non disponibilité. Même si elles peuvent apparaitre vieilles, ces avions sont suivis par des ateliers de maintenance qui sont agréés. Une autorité d’aviation civile ne peut pas délivrer un certificat de navigabilité à un avion si elle ne s’est pas assurée derrière qu’il y a une structure de maintenance qui a les moyens qu’il faut pour le faire. Comme vous l’avez entendu tout à l’heure, le certificat de navigabilité à une validité de six mois renouvelable

GABONEWS : L’Afrique ne dispose pas d’assez de bases de maintenance aéronautique et le Gabon n’en fait même pas partie, qu’en pense l’ANAC ?

DOMINIQUE OYINAMONO : Je voudrais vous rappeler les termes développés par le représentant de l’ASECNA qui parlait du coup de ces aspects technologiques et que dans le monde aujourd’hui il y a deux pôles. Il y a les Etats-Unis (Boeing) et l’Union Européenne (Air bus) ; ces industries sont fortement soutenues par leurs Etats.

Est-ce que nos Etats à nous aujourd’hui, ont le moyen de soutenir ces industries qui sont extrêmement coûteuses ? Il reste que pour ceci, c’est d’abord un choix politique d’un Etat, donc, la question peut être posée aux autorités souveraines du pays, car si jamais on arrivait à faire ce choix, il faudrait qu’on se donne les moyens pour en arriver.

Les de maintenances en Afrique, oui, il y en a et pour celle de l’Ethiopie dont j’ai connaissance ou du Maroc, ce sont des bases qui sont suffisamment développées en coopération avec des maisons mères. Encore une fois ce sont des technologies de pointe qui sont excessivement coûteuses que nous ne pouvons pas développer chez nous sans un soutien derrière.

Si c’est le choix du Gabon, oui, pourquoi pas, notre pays offre une position géographique qui est assez stratégique en matière de transport aérien, l’Ecole de pilotage de Mvengué en était un bel exemple et aujourd’hui la plate de Mvéngué à Franceville est un endroit idéal.

Mardi 30 Mars 2010
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