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Gabon : Les Biafreries d’Ali : Le Bongo se donne 10 sur 20. Le FMI dit : « Momoh ! Tu as zéro sur 20 » (Dr. Daniel Mengara)

Le site de la Liberté - Source : BDP le Vendredi 10 Septembre 2010 à 23:29 | Lu 1573 fois



Gabon : Les Biafreries d’Ali : Le Bongo se donne 10 sur 20. Le FMI dit : « Momoh ! Tu as zéro sur 20 » (Dr. Daniel Mengara)
Gabon : Les Biafreries d’Ali : Le Bongo se donne 10 sur 20. Le FMI dit : « Momoh ! Tu as zéro sur 20 » (Dr. Daniel Mengara)
Source: BDP · Date: 9 sept 2010 · Catégorie(s): Biafreries d'Ali, Commentaire, Editoriaux, Griffaronades, Politique
RSS 2.0 des réactions - Réactions et Rétroliens autorisés


Ali Bongo, roi du BongolandLe 8 septembre 2010, GabonEco, site de news gabonais, a publié un article qui en dit long sur la situation actuelle de la politique dite d’ « émergence » au Gabon, près d’un an après l’arrivée frauduleuse d’Ali Bongo au pouvoir suite à l’élection présidentielle anticipée d’août 2009.

Cette fois, le régime Bongo ne pourra plus accuser l’opposition de jouer les mauvais perdants, encore moins accuser le mouvement « Bongo Doit Partir » de n’être qu’un regroupement d’aigris qui, sur fond d’injures et d’affabulations, proclament, de derrière leurs claviers et écrans d’ordinateurs, hamburgers et cocas à la bouche, leur rancœur en semant le trouble et la confusion dans les esprits.

Outre l’usurpation et le galvaudage de la notion de « pays émergent » dont s’est rendu coupable un Ali qui, selon les bonnes vieilles habitudes des Bongo, a proclamé le Gabon « pays émergent » avant d’en avoir fait la preuve économique, il ressort du rapport du FMI mentionné par GabonEco que les mêmes tares observées 42 ans durant sous « papa » Bongo sont également en train de se reproduire, mais ceci à une vitesse accélérée, sous Ali Bongo. Cela avait pris 42 ans à « papa Bongo » pour détruire le Gabon, mais il a suffi d’un an d’exercice à Ali Bongo, sur fond de surexcitation névrotique, pour mettre le Gabon tellement sens dessus-dessous que même le FMI s’y est perdu.

Notons au départ qu’Ali Bongo ne peut se prévaloir d’un quelconque « Ali-bi ». Quand la mission du FMI est allée au Gabon du 7 au 20 juillet dernier, c’était plus ou moins pour juger de l’application des mesures recommandées par le FMI près d’un an après l’arrivée au pouvoir du nouveau roi nègre gabonais. Et surtout, pour pouvoir jauger, de manière concrète, l’impact des « réformes » annoncées à grand fracas par Ali Bongo. Or, on sait qu’Ali Bongo gérait déjà indirectement et militairement le Gabon en juillet 2009 par Rose Rogombé interposée, voire même depuis l’extradition médicale de son père le 6 mai 2009 pour raisons de santé.

Et quand Ali Bongo lui-même, interrogé récemment par Jeune Afrique, se permet cette réponse…

Jeune Afrique : Dans le budget 2010, 900 milliards de F CFA [environ 1,4 milliard d’euros] sont consacrés aux investissements publics. Quel est le taux de réalisation, à mi-parcours ?
Réponse de l’émergent illuminé : Nous sommes au-delà de 50%.

…on a envie de dire : « Ah bon ? »

Il se trouve que, selon GabonEco, le FMI aurait récemment publié un rapport dans lequel il se féliciterait de la « volonté » du Gabon non seulement de « rationaliser ses instruments de financement », mais aussi de « renforcer l’efficacité de la chaîne de la dépense publique ». D’abord, on a envie de dire : Ce n’est pas la première fois qu’on entend ça ! C’était déjà le cas chaque année pendant 42 ans sous « papa » Bongo, pourtant !

Mais, en réalité, en lisant plus attentivement, on se rend compte que c’est à une totale remise en cause de la politique d’ « émergence » proclamée au Gabon par Ali Bongo que le FMI se livre ici.

En termes plus simples, ce que le FMI est en train de dire, en langue de bois diplomatique, c’est que la simple « volonté » du Gabon ne suffit pas, qu’Ali et ses sbires promettent tout lors de leurs sessions de travail communes, puis une fois le dos du FMI tourné, la même vieille pagaille recommence. Autrement dit, depuis qu’Ali est au pouvoir, le FMI a, comme les Gabonais, constaté beaucoup de paroles, beaucoup de proclamations, beaucoup de gesticulations, mais aucune réalisation.

La preuve ? Il suffit de lire entre les lignes du langage diplomatique du FMI pour comprendre que pour cette institution, l’ « émergence » d’Ali Bongo, c’est du pipeau. Faisons donc, pour le commun des mortels gabonais, une traduction du langage diplomatique en langage que tout le monde, y compris le papa du village, peut comprendre :

1) C’est d’abord dans le titre même de son rapport que l’équipe de la mission du FMI au Gabon dit tout. Elle demande au Gabon de [1] «Mettre en œuvre la Loi organique relative aux lois de finances et à l’exécution du budget».

Traduction pour le papa du village en train de boire son « moussoungou » au corps de garde : Le Gabon n’a toujours pas mis en œuvre la Loi organique relative aux lois des finances et à l’exécution du budget. Autrement dit, l’économie gabonaise sous Ali est un vrai foutoir. Le pays est géré comme une basse-cour gabonaise où poulets, cochons, moutons, cabris et canards se disputent les grains de maïs, chacun faisant par-ci par-là son caca. Dans ce méli-mélo de « cacas » chiés dans tous les sens, le FMI ne sait plus où mettre les pieds. Etat de jungle, donc, au Gabon, car pays fondamentalement sans lois et sans mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale.

2) GabonEco note par ailleurs dans le rapport du FMI un passage qui en dit long : [2] « L’absence d’une stratégie claire et réaliste pour accompagner les réformes, s’appuyant sur une [3] feuille de route et un plan d’actions précis et cohérent, se fait ressentir ».

Traduction pour la mama du village en train de préparer son « mengorokom » : Ali est flou aux yeux du FMI. Non seulement il gère le Gabon comme un poulailler, mais il ne sait même pas ce qu’il fait. Il n’y a dans sa politique aucune stratégie ni cohérence. Pire, il n’est pas réaliste avec ses budgets et le FMI note qu’il n’est pas clair non plus avec ses dépenses. C’est vrai, il rêve encore de l’époque de Michael Jackson et de Jimmy Ondo, vu qu’il pratique encore l’imitation avec ses cheveux en mode « curly » d’où suinte de la graisse sous le soleil équatorial, mais il a oublié de faire la transition entre homme de fête et homme d’état. Il peut jouer les rappeurs autant qu’il veut et demander qu’on le laisse avancer dans la cancrerie avec tous les cancres et cancrelats de son régime, mais quand il s’agit de le juger sur le plan des accomplissements, on a envie de lui dire, choisissez entre être Michael Jackson avec la graisse sur la tête et la gestion sérieuse du pays nommé Gabon.

Les « curly-curly » et la graisse dans les cheveux comme Michael Jackson, laissez ça à Michael Anicet et aux autres jeunes. Il fait trop chaud sous l’Equateur pour porter de la graisse dans des cheveux déjà rares comme les miens. Ça fait laid et ça risque de vous brûler le crâne, et surchauffer un cerveau déjà défaillant. Grandissez.

Une chose est sûre : le FMI aura vu clair dans la supercherie. Il aura vu qu’Ali fait dans les grosses annonces intempestives et irréfléchies, croyant que l’économie se gère par annonces et gesticulations. Même au village, quand un vieux papa veut réaliser une dépense, il se pose la question : est-ce que j’ai l’argent ? Ali, lui, il fonce et, après, il se retrouve tout bête devant le FMI qui lui cogne sur la tête avec une règle, comme à l’école primaire, pour lui dire, « Ah vous les Bongo, vous êtes vraiment incorrigibles ; vous ne changerez jamais. Quels cancres, bon Dieu, mais quels cancres… ».

C’est comme cela que les Blancs le disent… quand ils sont dépassés. Et je suis sûr que c’est comme cela qu’ils l’expriment quand Ali sort de la table de réunion avec la graisse surchauffée de ses « curly-curly ».

3) Mais, le FMI, impitoyable, n’en démord pas pour autant. Il s’acharne en nous dressant une anatomie de l’ « émergence » qui ne laisse aucun doute sur son ras-le-bol : «Malgré l’importance des recettes pétrolières, le Gabon est [4] confronté à de sérieuses contraintes de trésorerie et de [5] nombreux arriérés de paiement se sont accumulés.

Les principales causes identifiées sont les suivantes : un [6] budget irréaliste soumis notamment à la volatilité des prix du pétrole, [7] l’absence de maîtrise de la masse salariale et de l’emploi public, un [8] manque de discipline budgétaire avec de [9] nombreux dépassements de crédits, une certaine [10] confusion entre opérations budgétaires et opérations de trésorerie, [11] l’absence de régulation des dépenses au niveau de l’engagement, et [12] d’importantes carences dans l’enchaînement des exercices avec une [13] clôture et un démarrage tardifs de l’année budgétaire, une [14] budgétisation et un suivi déficients des engagements pluriannuels et [15] l’absence de reports ».

Pas besoin ici de traduire pour la grand-mère du village qui, épluchant son manioc berceuse à la bouche, comprend très clairement ce langage incendiaire du FMI.

DONC : le fameux budget d’investissement de 900 milliards de CFA annoncé en grandes pompes par Ali était un vrai fantasme et n’existait pas du tout. Tout comme les autres grands projets, dont certains dépendent, non pas de l’argent gabonais, mais de la générosité des autres. Sous l’émergence, Ali est un mendiant. Comme jadis avec son père, la déroute économique et financière était telle que même pour construire l’immeuble devant abriter le parlement national, il a fallu aller mendier chez les Chinois. Tous les projets d’Ali sont pareils, financés par des étrangers, mais ne voyant jamais le jour après la pose de la première pierre à grands coups de fanfaronnades.

Le Gabon n’a aucun sou à y investir vu qu’il n’y a rien dans les caisses. Tout l’argent du Gabon est détourné dans les circuits de corruption, ne laissant rien pour l’investissement productif. A la fin, on emprunte toujours pour réaliser des projets irréalisables, l’argent s’évaporant toujours et le Gabon restant toujours endetté. A la fin également, on finit par emprunter aux créanciers pour régler une dette intérieure. Une dette pour régler une dette. C’est cela la logique économique sous les Bongo.

En réalité, Ali veut endormir le peuple le temps de s’assurer deux ans au pouvoir, temps nécessaire pour la consolidation de son régime. Après quoi, il s’endormira au volant comme son père, se contentant de bouffer pendant que le pays va à la dérive. Ce budget d’investissement de 900 milliards de CFA annoncé en 2009, le FMI trouve que c’était une paroi de fumée, un fantasme d’Ali dormant debout, comme un éléphant. Rien.

Du vent. Ne parlons même pas du projet d’identification des employés fantômes, mort-né et sans suite. Aucune des « réformes » d’Ali n’a abouti. Ali croit que c’est par le maraboutage qu’on développe un pays ou qu’on le classe dans la liste des pays émergents. Il pourra manger l’iboga comme il veut, ou le renifler par le nez ou les oreilles, l’équation est là : claire, simple, limpide. Ali a échoué. Ali échouera. On ne s’improvise pas président d’une République et être le fils d’un fraudeur qui n’a rien pu accomplir de concret en 42 ans ne fait pas automatiquement de vous un ayant-droit.

Le constat du FMI n’est donc pas un constat de réforme, mais un constat de désordre.

4) Et comme si le FMI avait lu dans la tendance fallacieuse d’Ali, et le reconnaissait comme un expert des annonces fantaisistes, c’est cette fois l’équerre qu’il dame sur la tête de l’émergé-affabulateur quand il dit : « Par ailleurs, [16] les autorités doivent veiller à ce que certaines des réformes annoncées ne s’éloignent par des bonnes pratiques en matière de gestion budgétaire [17] et n’aillent pas à l’encontre de certaines des dispositions de la LOLF».

Traduction pour la tante du village en train de fermenter son « bibouss » : Oui, le FMI a remarqué qu’Ali, dans ses « réformes annoncées » [sic], « s’éloigne des bonnes pratiques » et va « à l’encontre de certaines dispositions » des mesures sur lesquelles tout le monde était tombé d’accord. C’est donc un affabulateur en puissance qui entraîne le pays dans le fantasme collectif plutôt que la rigueur qui s’impose après la débâcle de 42 ans laissée par son papa. Sur les 17 points énumérés dans cette liste de griefs, la note est zéro. Donc, quand Ali dit qu’il a fait 50%, soit 10 sur 20, le FMI dit: « Momoh! Keghe Dzom. Tu as zéro sur 20 ».

Ali, mauvais, très mauvais élève, donc. Il parle, parle et parle trop, l’Ali, et il annonce, annonce et annonce trop. Et quand on lui dit, « mais patron, ékié !!!! O neh neh nah ?!? Qu’est-ce que tu nous as encore pondu là ? On va trouver l’argent où ? », c’est trop tard. Il faut dare-dare rattraper le caca pondu par le « présida » et, donc, fausser le budget en engageant des dépenses non prévues.

Et comme tout cela est fait dans l’improvisation et la précipitation, l’argent utilisé pour rattraper les annonces du « patron » finit lui aussi par se volatiliser, sans suite ni résultats, à l’instar des fêtes tournantes qui ont, sous papa, promis un développement des provinces qui n’est jamais venu. C’est cela, la méthode des Bongo. C’est cela la méthode Ali. C’est cela, la méthode des cancres, ceux-là mêmes qui ont inauguré au Gabon le règne de la bêtise et le triomphe de la médiocrité.

Comprenez bien le FMI : L’institution sait qu’aucune politique viable ne peut être engagée tant que la rationalisation des dépenses publiques n’a été faite. Pour le néophyte, cela veut dire que quand un centime est déboursé ou utilisé, on doit savoir d’où vient le centime, qui a décidé de sa dépense, comment il a été dépensé, où il a été dépensé, et à quels réalisations concrètes on a abouti suite à la dépense. Il suffit alors, pour comprendre cette notion, de l’analyser à la lumière de la dépense récemment engagée par Ali dans le cadre de l’achat d’un hôtel particulier de 100 millions d’euros à Paris. Dans la chaîne de cette dépense, c’est le flou total :

- On ne sait pas exactement combien a été dépensé puisque « Môôôssieur le Bongo », qui réfute pourtant le chiffre de 100 millions d’euros avancé par les médias français, en a bizarrement fait un secret d’état en refusant de donner, dans une interview récente, au journaliste de Jeune Afrique qui le cuisinait, la somme exacte dépensée dans l’achat de cet immeuble.

- On ne sait pas exactement qui a pris la décision d’aller dépenser 100 millions d’euros pour une stupidité dans le même temps qu’on s’endettait en empruntant des sommes similaires ? Etait-ce une décision du parlement ? Pas sûr, puisqu’aucune session du parlement n’a voté cette somme ni diligenté cette dépense qu’Ali dit avoir commanditée au nom de l’état gabonais.

Quel état ? L’état manioc des Bongo ou l’état des vrais Gabonais qui suent de leur sang la misère quadragénaire sous les Bongo ? Comme l’a dit le journaliste de Jeune Afrique, quelle logique y a-t-il à, d’un côté, emprunter « 175 milliards de F CFA [près de 267 millions d’euros] pour apurer la dette intérieure », puis, de l’autre, consacrer « quelque 100 millions d’euros à l’acquisition d’un hôtel particulier, rue de l’Université, à Paris ? »

- On ne sait pas exactement de quelle caisse noire ou blanche vient ce montant puisqu’une dépense aussi faramineuse pour un vieil immeuble n’a jamais été votée ni prévue dans le budget 2010.

- On ne sait pas non plus exactement à qui on a acheté cet immeuble, dans quels termes, et encore moins l’importance de cet achat dans le cadre de la rationalisation ou, plutôt, de l’absence de rationalisation des dépenses publiques dont parle le FMI. La raison donnée par Ali dans Jeune Afrique est à ce titre fantaisiste car il y a mieux à faire pour économiser sur les séjours des officiels gabonais à Paris que l’achat en bonne et due forme d’un immeuble dont l’état vétuste demandera un autre investissement de millions d’euros, sans compter le paiement des impôts fonciers et les coûts d’entretien annuels. On a envie de poser la question : alors c’est quoi la suite ?

Acheter des immeubles dans tous les pays et toutes les villes du monde dans lesquels des officiels gabonais se rendent ?

C’est cela qu’on appelle le flou dans la gestion de la chose publique, c’est-à-dire le manque de transparence et de rigueur dans ce que le FMI appelle la « chaîne des dépenses publiques ». Je dirais même plus et j’irai encore plus loin : Sans démocratisation et, donc, sans réformes démocratiques et institutionnelles permettant le contrôle de l’action présidentielle et l’équilibre des pouvoirs au Gabon, il ne peut y avoir de rationalisation de la chaîne de la dépense publique, et sans rationalisation de la dépense publique, il ne peut y avoir de développement. Sous Ali, donc, c’est le cul de sac politique et économique qui attend le Gabon, donc un déclin certain de 70 ans aux mains de la dynastie des Bongo.

Voilà pourquoi, quand, dans son interview dans Jeune Afrique le 1er septembre dernier, Ali a osé déclarer qu’il avait déjà réalisé 50% de ses promesses électoralistes, j’ai failli attraper l’infarctus. Puis, je me suis ressaisi en disant, bon, je comprends, et j’ai commencé à rire, mais jaune. Je me suis consolé en me disant, bon, il ne sait pas ce qu’il raconte, l’Ali. Il m’est simplement revenu qu’Ali n’était après tout qu’un Bongo, c’est-à-dire membre d’une famille spécialisée dans le mensonge et la criminalité, et chez qui ni la moralité ni l’amour de la patrie n’existent.


Les Bongo truandsEt quand, dans son délire, il s’est permis de dire au journaliste de Jeune Afrique qu’il avait déjà réalisé plus de 50% de ses promesses après une année seulement de gesticulations vides et dans tous les sens, j’ai eu envie de dire : « Ekié, ah ne niiiiiiiih, éh ! A zame ya mebegue. Gabon a wouah ntouk anh» (Traduction en gabonais : « Ekié, Pitié oh, mon Dieu ; le Gabon est vraiment foutu oh »). Parce que, logiquement, 50% de projets réalisés, normalement, devrait avoir déjà fait du Gabon un pays plus riche, plus émergé et plus développé en infrastructures que le Brésil, par exemple. Mieux même encore, cela voudrait dire que quand on aura réalisé 100% des promesses faites par Ali dans un an (le temps qui, logiquement, lui reste pour accomplir les autres 50%), c’est la France qui devra venir chez nous emprunter de l’argent.

On devrait donc voir d’ici un an, des autoroutes à huit voies s’étendre du Nord au Sud et d’Ouest en Est du pays, des ponts suspendus, des Gabonais jouissant du plein emploi, des écoles et universités ultra modernes qui feraient l’envie de Belzébuth, des hôpitaux qui éviteront à nos présidents, opposants et ministres d’aller crever de rhume de cerveau comme des rats dans des terres d’exil dans l’anonymat le plus total, et j’en passe.

C’est, en psychologie, ce que l’on appelle de la mythomanie. Papa Bongo était un mythomane. Son fils, apparemment, après seulement un an au pouvoir, semble s’être tellement enfoui dans le fantasme que les Gabonais ne devraient plus avoir de doute sur sa maladie mentale : Ali est, exactement comme son papa, un autre mythomane en puissance.

Heureusement que le FMI est là pour démystifier les bouffonneries de l’ « émergence ».

Voilà pourquoi, pour simplifier, j’appelle tout simplement tout cela les « biafreries d’Ali ». Tout comme j’avais inventé le mot « bongoïsme » pour qualifier les errements du père, il m’a fallu créer le mot « biafreries » pour désigner les enfantillages et les incohérences du fils. Il n’existe tout simplement pas, au jour d’aujourd’hui, de mot dans le dictionnaire français qui soit capable de décrire une situation aussi inédite, aussi fantasmagorique, aussi confuse dans l’histoire moderne de l’humanité que celle qui a prévalu et continue de prévaloir au Gabon sous les Bongo.

J’aurais encore pu conclure cette analyse par la formule « quel imbécile… » qui énerve tant les bongoïstes, mais je me retiendrai cette fois-ci.

Ce n’est que partie remise…

Dr. Daniel Mengara


Vendredi 10 Septembre 2010
Source : BDP
Vu (s) 1573 fois




1.Posté par Un gabon LIBRE le 11/09/2010 00:16 | Alerter
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tu as raiosn mon frére le Gabon est un pays libre!!!! le biafrei partira ce rat du nigeria....un president du nigeria au 17 aout jamais vu !il vient voir son frére obi ...pour le 50 .....aaanniversaire.....le biafrei une punaise du nigeria.....

2.Posté par Mong y'adzè le 11/09/2010 11:27 | Alerter
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IL FAUT LE ZIGOUILLER, IL NE PARTIRA JAMAIS DE LUI-MM CAR COMME SON PERE, BCP TROP D'IGNARES DEPENDENT DE LUI.
IL FAUT TUER ALI.

3.Posté par Lutte ouvrière le 13/09/2010 12:07 | Alerter
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le bongoisme et les biafreries, on n'a rien à cirer. Dans ce pays, il faut se poser la question: qui veut continuer à vivre avec les biafreries et où vire sous d'autres cieux. il faut donc diviser le pays en deux. Le gabon et le gabongo avec Ali.

Le problème est plus profond que cela: les biloiperies. ce tribalisme anti fang qui prolière au gabon ne peut plus continuer. D'où un appel à une scission du gabon. Que chacun rentre dans sa province d'origine et la développer comme ils l'entendent.

4.Posté par LaCitoyenne le 13/09/2010 16:34 | Alerter
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Ah bon????
Le gabon n'a pas une feuille de route claire,précise et réalisable????
Mais et le gabon Emergent?Le gabon vert?Le gabon des services?
Tout cela n'est donc au finale qu"une grosse connerie...
Que les emergentiers nous expliquent, nous qui avons depuis toujours dit que ce n'était qu'une grosse abhérration de la part du pdg car les conditions n'étaient nullement remplies pour ne serait que prétendre vouloir sortir du sous-développement des 42ans du bongoisme...
Ce n'est pas l'opposition qui a dit que les projets d'alibaba étaient irréalistes, avec à la clé aucune feuille de route mais c'est Le FMI que ceux là qui ont de vraies oreilles entendent...!!!!!

5.Posté par Abore bekale le 13/09/2010 18:00 | Alerter
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Donc le docteur Mengara n'a pas voulu devenir président pour rester dans la critique permanente ???? !!! Lui qui écume le web de ses mengaries (rire) depuis que j'ai commencé les études supérieures, jusqu'à maintenant que j'ai fini !!!! ses sympathisants que je ne vais pas tarder à voir me tomber dessus ont certainement une explication à la hauteur de la magnificence de sa seigneurie le Dr mengara .

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