News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Gabon : Les Bayam-salam, spéculatrices professionnelles dans les marchés à Oyem

Le site de la Liberté - Lvdpg - News : Source : AGP le Vendredi 14 Janvier 2011 à 12:09 | Lu 880 fois



Les‘’Bayam-salam’’, ces revendeuses, qui pratiquent une véritable spéculation sur les produits vivriers dans les marchés à Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (nord), ont transformé cette cité jadis réputée affable pour sa douceur de vivre en l’une des villes les plus chères du Gabon.

Le bayam-salam, nom composé des deux mots anglais ‘’buy and sell’’ (acheter et vendre), est une pratique commerciale, partie du Cameroun voisin, qui s’est enracinée au Gabon où elle compte aujourd’hui de nombreuses adeptes. La formule prospère et fait d’autant plus d’émules qu’elle peut permettre d’engranger des bénéfices confortables sans avoir à fournir beaucoup d’efforts. Il suffit pour cela de savoir convaincre, attirer une clientèle transformée en ‘’proie’’.

Les ‘’Bayam-salam’’ les plus retors se retrouvent au marché communal d’Oyem, dans le quartier Ngouma, où elles font feu de tout bois en pratiquant des prix exorbitants sur des produits pourtant achetés sur place, auprès des femmes en provenance des zones rurales.

Celles-ci apparaissent dès lors comme les ‘’dindons de la farce’’ d’une pratique plus proche de l’escroquerie que de la vente commerciale. Les femmes rurales s’échinent dans les plantations pour débrousser, sarcler et récolter des produits vivriers (manioc, banane plantain, ananas, légumes…) qu’elles doivent par la suite se charger d’écouler sur les marchés, au péril parfois de leur vie.

Ces braves femmes doivent parcourir des dizaines de km sur des routes transformées parfois en véritables pistes d’éléphants, traverser des régions enclavées à bord de véhicules essoufflés, pour rallier le marché d’Oyem et vendre leurs produits à des Bayams sans états d’âme.

A l’affût à tout heure du jour ou de la nuit, les Bayam-salam prennent d’assaut les véhicules chargés de victuailles en provenance des villages, afin d’être les premières servies en denrées alimentaires de choix qu’elles vont ensuite revendre deux à trois fois leur prix d’achat.

Il y a quelques jours, une bayam-salam a acheté au marché d’Oyem un régime de banane à 8000 FCFA et l’a revendu, quelques mètres plus loin, à 15 000 FCA. La cultivatrice qui le lui a vendu n’en croyait pas ses yeux.

Ce genre de coups de poker a décidé certaines femmes rurales à vendre leurs produits directement aux consommateurs alors que d’autres ont tout simplement décidé de vendre plus cher aux Bayam-salam, occasionnant l’envol des prix.

C’est ainsi qu’à l’heure actuelle, les commerçantes-revendeuses achètent un paquet de manioc à 1500 FCFA et le revendent à 2000 FCFA. ‘’Lorsque nous vendions le paquet de manioc à 1000 FCFA, les Bayams le revendaient à 1500 FCFA, à notre nez et à notre barbe’’, a déclaré Marie Louise, une femme en provenance d’un des villages des environs d’Oyem.

‘’Nous avons été révoltés par cette situation, alors, nous avons décidé de leur vendre le paquet de manioc à 1500 FCFA, à défaut de le vendre directement aux consommateurs au même prix’’, a-t-elle expliqué.

‘’Ce n’est pas normal qu’elles fassent de la spéculation puisqu’elles ne paient ni le transport, ni la douane’’, a-t-elle poursuivi.

Les Bayams sont responsables de l’écart des prix entre Oyem et Bitam, deux localités pourtant distantes de seulement de 75 km. Alors qu’un paquet de manioc de dix bâtons coûte 1000 FCFA à Bitam, il en vaut le double (2000 FCFA) dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem.

‘’Si j’étais la seule cliente à Oyem, les Bayams auraient déjà abandonné leur commerce. Je n’achète jamais rien chez elles, car elles font du désordre’’, a déclaré une cliente rencontrée au marché d’Oyem.

‘’Comment pouvez-vous acheter un régime de banane à 1500 FCFA et le revendre quelques mètres plus loin, dans le même marché, à 3500 ou à 4000 FCFA alors que vous n’avez aucune charge à payer ?’’, a-t-elle interrogé.

‘’C’est à cause des Bayams que les commerçantes des villages ont augmenté le prix du paquet de manioc et de toutes les autres denrées alimentaires’’, a-t-elle conclu.

Il y a quelques années, Oyem n’était pas la ville chère qu’elle est devenue aujourd’hui. Ceux qui ont vécu cette époque sont déboussolés par la mauvaise tournure des évènements. ‘’Lorsque je suis arrivé ici en 1998, le kg de maquereau coûtait 800 FCFA, il est passé aujourd’hui à 1500 FCFA.

‘’Le paquet de manioc, qui coûtait 750 FCFA, est passé à 1000 FCFA, vers l’an 2000, et à 1500 FCFA en 2005. Depuis les grandes vacances scolaires de 2010, il a encore pris l’ascenseur pour s’établir à 2000 FCFA’’, a déploré un instituteur.

Le non respect de la mercuriale au Gabon est à l’origine du désordre enregistré sur les prix, affichés au gré des commerçants, souvent à la tête du client.

Les Gabonais moyens sont ceux qui paient le prix fort de ce désordre qui perdurera tant que les pouvoirs publics ne prendront aucune disposition forte pour faire respecter la mercuriale des prix.

Même si l’augmentation des salaires, appelée de tous leurs vœux par les travailleurs gabonais venait à intervenir, elle serait de nul effet, un véritable coup de poignard dans l’eau. Tant que les prix flamberont, les salaires sembleront toujours insuffisants.

Par P. NSE NZUE

Vendredi 14 Janvier 2011
Lvdpg - News : Source : AGP
Vu (s) 880 fois




1.Posté par Farafina le 14/01/2011 14:42 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
On dirait une place boursiére !!!

2.Posté par Laurent Gbagbo le 14/01/2011 15:31 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
la solution est simple,augmenter les taxe de 80% aux bayam salam,et après construire un marché réservée aux cultivateur et cultivatrices.
En cas de persistance des bayam salam,arrcher leurs produits et les revendre et redistribuer cet argent au contribuables.
Vous comprenez maintenant pourquoi à Libreville qaund un congelateur coute 300 000 f chez le libanais,c'est qu'il coute réellement à Dubai 60 000 f,quelle bénef!!!

3.Posté par guiness le 14/01/2011 15:37 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
@laurent Gbagbouiiin

Finalement dans tous tes posts tu ne dit que des conneries tu dois être profondément attardé alors? Stp avant de dire quoi que se soit à l'avenir réfléchit bien tout en posant le pour et le contre de tes arguments au lieu de les balancés comme ça. Puis je te faire confiance pour la suite?
Merci

4.Posté par DAFRIKA le 14/01/2011 19:15 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
La faute n'appartient pas aux bayam-salam mais à l'Etat et à la municipalité. Il faut que le réseau de distribution soit organisé de manière que les consommateurs soient mieux orientés. Il faut commencer par répartir les rôles:
- les agriculteurs
- les grossistes
- les demi-grossistes
- les détaillants

Ils ne doivent pas être logés à la même enseigne.

Dans un payé organisé, les agriculteurs auraient un marché à eux paiur exposer leurs produits. c'est là où peuvent venir acheter les grossistes qui eux revendent aux demi-grossistes. Et les bayam vont acheter chez les grossistes ou les demi-grossistes.

Les notions de grossistes et de demi-grossistes n'a pas trop d'importance sauf qu'il s'agit que les prix diminuent en fonction des quantités achetées.

Mais là dans le cas d'espèce du Gabon en général et d'Oyem en particulier, les détaillants ( bayam-salam) achètent directement auprès des exploitants. Et réalisent par la même occasion des bénéfices faramineux. Mais en vendant à ces prix là, ils prennent des risques de ne pas pouvoir aussi vendre. Et dans ce système les exploitants ou les agriculteurs sont sûs de pouvoir vendre leurs produits une fois arrivé au marché d'Oyem. alors qu'avant les paysannes ou les exploitants venaient passer toute une journée avant de pouvoir écouler leurs produits.

Ce qui devrait se faire c'est que les agriculkteurs ne se déplacent plus de leurs villa&ges pour écxouler leurs produits. Où est partie l'idée des marchés paysans dans nos villages où venaient se ravitailler les citadins pour pouvoir équilibrer les choses et que les bayam-salam justifient les prix exorbitants qu'elles pratiquent.

Par ailleurs si il y a surabondance sur le marché et plusieurs places de marché, les prix devraient diminuer. mais es-ce que le problème n'est pas que il ya une forte demande avec une offre limitée ? Il faut donc mettre des moyens pour développer l'agriculture dans la province.

Et en se positionnant comme bayam-salem, elles devraient justifier d'une patente pour justifier cette activité.

5.Posté par DAFRIKA le 15/01/2011 10:55 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Laurent Bagbo a bien raison. C'est comme cela que ça fonctionne dans d'autres pays dits émergents.

Mais oui c'est comme une place boursière. C'est comme cela que ça fonctionne au marché international de Rungis et autres marchés régionaux.

Ce sont les voies et moyens pour faire sortir notre économie de son sous-développement.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Gabonlibre.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre...Signalez nous des commentaires hors sujet en cliquant "Alerte"

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Gabonlibre.com . Si votrese veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...