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Gabon : Le vrai Combat

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Vendredi 18 Mars 2016 à 07:13 | Lu 1167 fois



Au de ça du grouillement intempestif du microcosme politicien de l’héritage d’Omar Bongo Ondimba (Pédégistes restés avec le fils émergent Ali Bongo et Pédégistes de la chienlit opposants à ce dernier) ;
Chers compatriotes, il est inconcevable d'aller aux élections en 2016 si le cadre institutionnel n'est pas réformé en profondeur. Cette élection, si elle est organisée en l'état actuel des institutions gabonaises, ne sera qu'une mascarade consistant à donner une caution morale à un pouvoir illégitime.

Afin de parer aux conséquences d’une contestation post-électorale, susceptible de déboucher sur une violence inutile et faire mourir les innocents, nous invitons les patriotes à se mobiliser pour :
- L’abrogation pure et simple de l’ordonnance n° 009/PR/2011 du 11 août 2011 modifiant, complétant et abrogeant certaines dispositions de la loi n° 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques.

Pour ce faire, les moyens qui se présentent sont de deux ordres:

-A : Par les voies démocratiques, ce qui implique la mise en place des conditions d'une élection crédible pour l’échéance 2016. Condition sine qua non d’une stabilité réelle dans la paix et l’ordre, seule en mesure d’assurer un développement réel du pays.
-B : En cas de refus du système de s’y atteler : «LA PRESSION AU SEIN DU PEUPLE DES FORCES POUR LE CHANGEMENT», s’imposera :
a) Par, un mouvement pacifique (qui est pour nous chrétiens gabonais, la non-violence, une réponse évangélique dans la lutte contre le despotisme).
b) Sinon, la révolte du peuple (avec ses conséquences de violence possible).
c) Et même l'intervention de l'armée. (Selon la presse, Jean Ping, un des challengers actuels de l’opposition à la fonction présidentielle, aurait déclaré avoir « ÉTÉ CONTACTE PAR DES MILITAIRES POUR ORGANISER UN COUP D'ÉTAT AU GABON ! ». Il aurait en effet déclaré : PARTOUT où je passe, << tout le monde ne veut pas de demi-dieu. Il y a même des militaires qui sont venus me voir pour me dire, on va finir avec lui. », a déclaré l’opposant Jean Ping moins bavard sur les noms, les grades et les corps de ces militaires.
Ces deux dernières éventualités ouvrirait à coup sûr pour la France, un nouveau front d'affrontements meurtriers dans son pré-carré africain, après le Mali et la RCA, qu’elle se verra dans l’obligation d’assumer; en attendant l’évolution de la situation actuelle au Congo-Brazzaville, et l'incertitude de la fin très prochaine du régime BIYA au Cameroun).
Les fondements de la responsabilité de la France envers le Gabon.

L’Etat gabonais « s’est formé au cours d’un siècle de péripéties d’histoire coloniale, son achèvement ne datant que de 1946. Les populations rassemblées à l’intérieur des frontières définies par la colonisation n’ont accédé à la souveraineté politique qu’en 1960 ; ce sont là événements très récents. Mais ils ont été précédés de gestation qui, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, a progressivement délimité un espace, lui a donné un statut politique de territoire en le soustrayant à l’étendue forestier inorganique de l’Afrique centrale. La République gabonaise est l’aboutissement de cette création “ex nihilo ”. Elle en est l’héritière, et l’héritage est encore si vivant et si proche que la compréhension de la situation actuelle ne peut que s’enrichir des réponses à la question : “pourquoi le Gabon, comment le Gabon ?” » […], la personnalité gabonaise est une réalité indiscutable. L’espace-Gabon déterminé dans sa configuration par la France est devenu le lieu d’émergence d’une conscience nationale, un État-nation. »

Lors du d’Etat militaire a éclaté au Gabon. (18 février 1964), le Général de Gaulle déclarait :

« Dans ces pays-là, il n’y a aucun loyalisme pour qui que ce soit, qui garantisse la sécurité des chefs d’État. Nous avons là-bas beaucoup trop de monde qui ne sert à rien. La coloniale se maintient, malgré les directives que nous avons prises. Nos officiers n’ont pas à se mêler de la vie politique locale. Mais ils veulent garder leur villa et leurs boys. Ils veulent reprendre de l’existence et du pouvoir. Il faut se concentrer dans les endroits utiles pour les opérations de guerre : Dakar, Fort-Lamy, Diego-Suarez. « Ça suffit comme ça ! L’important, c’est de ne pas être engagé dans les affaires obscures où on ne peut attraper que des coups et de ne pas nous mettre dans le cas de délivrer un Président coffré par des adjudants.

A l’objection de Pompidou, son Premier Ministre : - Le Gabon n’a pas d’existence économique propre ! Ce qui existe, c’est le bois, qui est français, le pétrole, qui est français, le fer, qui est français. Le Général de Gaulle (comme s’il trouvait que Pompidou allait vraiment top loin, le prend à contre- pied). - « Nous sommes responsables ! Nous ne pouvons pas laisser zigouiller Léon M’Ba, alors que nous avons dix fois trop de troupes. Il est ridicule et incompréhensible que nous ayons là-bas des généraux, des états-majors, et que nos troupes n’assurent pas la sécurité du Président. La première chose à faire, c’est la sécurité. ».

Plus tard, à un autre Conseil de ministre il revient sur le sujet et déclare : « C’est trop commode, dans un malheureux pays qui n’est pas stabilisé ni même établi, de trouver quelques étudiants qui déclarent qu’ils sont le peuple. Nous ne pouvions laisser faire sans bouger. Nous n’avons pas pu empêcher la disparition de Youlou parce qu’il s’est dégonflé lui-même. Non plus pour Maga, qui s’est aussitôt effondré et s’est mis sous la coupe des mutins. Au Gabon, c’était différent. Il n’y avait pas de raison de laisser faire.

C’est une agitation dérisoire. « Il faudra mettre au point les relations entre Paris, les ambassadeurs et les militaires. Nos ambassadeurs travaillent avec tout le monde, avec l’opposition comme avec la majorité, avec les Anglais et les Américains de l’endroit, qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas et qui, le jour où une intervention brutale est nécessaire, disparaissent. Quand la France entre en ligne, nos ambassadeurs n’ont qu’à se taire et faire ce qu’il faut pour que la France l’emporte. »

Le nouveau pouvoir socialiste, en France de François Hollande a adopté un nouveau ton, peut être une nouvelle manière de traiter la relation avec son « pré-carré » africain.

Parce qu’elle est une démocratie, « patrie des droits de l’homme », la France devrait-elle condamner tout contact avec les dictatures dans les États africains de ses anciennes colonies, ou conduire tout simplement une politique étrangère fondée sur des intérêts particuliers, y compris avec ses alliés africains, quitte à s’éloigner comme dans le passé de ses idéaux … ?

Dès son retour au pouvoir, en 1958, le général de Gaulle a modifié la politique étrangère de la France, considérant que ce pays avait le droit, en fonction de ses intérêts, d’établir des relations diplomatiques, sans nécessairement tenir compte de la nature de leur régime. C’est ainsi qu’est née la « realpolitik à la française ». Tous les successeurs du Général, y compris François Mitterrand – qui se passait pourtant pour son farouche adversaire -, ont pratiqué à quelques nuances près, cette diplomatie.

Avec François Hollande verrons-nous s’opérer une rupture avec le système de la Françafrique, devenu parfois « Maffia-fric » hérité justement de la forme de rapports de la France avec ses anciennes colonies, mis en place par le Général, et largement consolidé par les régimes de droite, comme de gauche avec François Mitterrand, qui se sont succédés, de George Pompidou à Sarkozy, en passant par Giscard d’Estaing et Jacques Chirac ?

L’engagement n° 58 du candidat François Hollande stipulait : « Je romprai avec la Françafrique en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité »
Concernant l’intervention française au Mali, lors de sa conférence de presse du 16 mai 2013, François Hollande avait notamment déclaré : « Quoiqu’il arrive, nous assurerons nous-mêmes, et j’en prends ici l’engagement, le fait que les Maliens puissent voter partout. »

Avec les interventions au Mali, en République Centrafricaine, pour y rétablir la souveraineté de l’État, on peut penser que, la France avec le second Président socialiste de la Ve République, affirme enfin sa volonté d’accompagner résolument la démocratie et l’édification de l’État de droit dans son pré-carré africain. Ce qui pourra restaurer positivement, en partie son image ternie par « la Françafrique », dans l’opinion africaine et internationale.
Dans cette optique, nous sollicitons de la France, notre partenaire de toujours. Que le Président Hollande puisse se prononcer dans les mêmes termes que pour le Mali, et notamment : faire en sorte que les Gabonais puissent « voter dans la transparence avec un cadre de dispositions institutionnelles adéquates ».

Cependant, nonobstant la responsabilité de la France à accompagner le changement, Gabonaises et Gabonais. « Le changement viendra de nous-mêmes les Gabonais. »
On n’en sortira jamais car, croire qu’il suffit de lancer le slogan Ali dégage, en concentrant tout le débat politique sur sa filiation, alors que ce qu’il fallait retenir cette fameuse question, qui en réalité une question fondamentalement politique des avatars de la Françafrique.

Ceux qui ont lu le livre de Pierre Péan ne peuvent pas dire qu’ils ont appris quoi que ce soit qu’ils ne savaient pas ou dont ils n’avaient jamais entendu sur la question, bien avant même 2009, quand Ali Bongo lui-même avait soulevé le problème lors d’une manifestation de l’Armée gabonaise. Sauf à jouer aux naïfs, ou aux idiots, les politiciens gabonais devaient avoir compris le problème de l’accession d’Ali au pouvoir, par le titre du chapitre du livre de Pierre Péan sur le sujet : « Ali Bongo enfant de Jacques Foccart ».

Mais comment on fait maintenant pour sortir du trou ? Se demandent des personnes embarquées dans les manigances du microcosme politique formaté par Omar Bongo.

Ce qu’il faut faire, c’est d’abord se prononcer pour le « CHANGEMENT » du système ; et s’organiser en conséquence.
« Entre les rivages des océans et les plus hauts sommets, une route secrète est tracée. Seuls les hommes justes finissent par la découvrir » (Khalil Gibran)
« Même la montagne la plus rebelle n’est pas abrupte de tous les côtés » (André Gide)
Il nous faut à l’heure actuelle des actes concrets et non des déclarations intempestives concernant des hiérarques du système quittant ou rejoignant « l’Emergence », et qui ne sont que des non-événements tout justes à divertir l’opinion, et à créer la confusion dans le peuple. Que tel grand et docile serviteur d’Omar Bongo Ondimba fondateur du système, ne soit plus aux affaires sous le règne du fils, ou tel pseudo opposant rejoignent la « Mangeoirecratie », cela n’est qu’une gesticulation de chienlit au sein du microcosme politicien du « Bongoland". C’est quand on est aux affaires de l’Etat que le courage d-un homme se manifeste.

Je pense que si nous luttons et combattons le système pour la libération de notre pays du nouveau colonat qui menace son existence, nous devons reprendre le flambeau de l’unité qu’avait tenté la rencontre de Mouila, ayant aboutit au rêve l’UFC, trahi par ceux qui se réclament « opposants » à Ali Bongo Ondimba, l’héritier de leur « Grand Camarade », et grand Timonier : Omar Bongo Ondimba. Ils doivent aller de nouveau à l’encontre de ceux d’à côté, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas en face, et porter aux uns et aux autres un message qui énonce le plus grand désir du peuple : l’unité des patriotes.

Sans cette unité, l’opposition comme le pouvoir en place manquera de légitimité. Pouvons-nous faire en sorte que les générations présentes et futures de notre peuple puissent dire : « Faisant taire leurs hésitations et leurs doutes, leurs querelles de personnes, ils avaient suivi les chemins obscures de la croisade à la conquête d’une victoire qu’ils n’escomptaient pas et qui était devenue réelle… « La lutte commune avait imposé le silence à leurs divergences. Ceux qui, animés par le souci de la justice et de la solidarité, se dépensent pour le bien commun et conçoivent leur activité comme un service et non comme un moyen de satisfaire leur ambition personnelle.

Dénoncer la corruption, ce n’est pas condamner la politique dans son ensemble, ni justifier le scepticisme et l’absentéisme à l’égard de l’action politique. Dans les sociétés contemporaines, le vivre ensemble, qui est l’ambition de l’organisation politique, se définit de plus en plus sous l’idéal démocratique. En effet, les sociétés humaines ont toujours aspiré à atteindre un niveau supérieur de civilisation. Un tel résultat dépend certes des connaissances et des techniques qui permettent aux hommes de maîtriser leur milieu physique, mais il dépend avant tout des valeurs en fonction desquelles les hommes choisissent de vivre.

Ce qui caractérise une civilisation, ce sont les valeurs que les hommes choisissent, c’est le succès ou l’échec dans leur effort pour les atteindre. Dans cette démarche, le gouvernement qui est l’émanation de l’organisation politique d’une nation joue un rôle central et nécessaire. Le dessein fondamental de l’Etat est d’ordre moral : contribuer à la civilisation humaine à travers l’activité politique. C’est alors que la politique doit être d’essence démocratique.



Vendredi 18 Mars 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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