Connectez-vous S'inscrire
News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Gabon : Le régime refuse de dialoguer avec l’Union européenne !

l'info réelle 7J/7 - Mengue M'Eyaà le Samedi 8 Avril 2017 à 09:29 | Lu 4718 fois



Depuis le coup d’Etat électoral Bongo-Mbourantsuo, le régime ne sait plus comment faire pour tenter de s’imposer aux Gabonais. C'est cause perdue pour lui : les Gabonais-e-s n'en veulent pas, car M. Bongo a perdu, et ce fait a une résonance internationale.

Ainsi, à la suite du rapport de la mission d’observations électorales, présidée par Mme Mariya Gabriel, députée européenne, il n’y a plus aucun doute aux yeux de l’Union européenne sur  la victoire de Jean Ping. Le vote d’une résolution au Parlement européen a confirmé la situation intenable dans laquelle se trouve le clan Bongo dans son maintien au pouvoir et de la répression féroce qu’il mène et organise.

De ce fait, il ne manque plus que la plainte déposée à la CPI, par Jean Ping et ses avocats, n’aboutisse pour démontrer aux yeux du monde de quelle manière, le régime de M. Bongo a violé, à l’instar de M. El Assad en Syrie, les droits humains les plus fondamentaux.

L'’illégitimité de ce régime est flagrante. Seul M. Hollande aura sans doute été le seul à garder un silence sur les exactions menées au Gabon. Il a été aidé en cela par M. le Drian, son ami, ministre de la Défense, qui n'aura eu de cesse, tout le long du quinquennat de défendre différents dictateurs africains, dont Idriss Déby et Ali Bongo. Il faut voir d'ailleurs avec quelle fierté le directeur de cabinet de M. Le Drian endosse avec orgueil le titre envié de « petit Foccard » ( dans le Journal du Dimanche – 2 avril 2017).

M. le Drian et son directeur de cabinet ont dû d'ailleurs « avaler leur chapeau » avec rage quand M. Déby a déroulé le tapis rouge lors de la récente visite de Mme Le Pen au Tchad. Quelle ironie après tant de complaisance non récompensée de retour!

Il est évident que le régime gabonais ne s’en ira pas tout seul. Il entendra utiliser l’ensemble des leviers répressifs afin de poursuivre son pillage et son rançonnage organisé.
Dans l’étape de la montée en crise, Jo Leinen, député européen,  et membre de la Mission d’observations électorales,  vient exiger des sanctions envers le régime gabonais qui, contrairement aux accords de Cotonou, refuse de dialoguer avec l’Union européenne  sur sa gouvernance et sur son absence de démocratie.

Pour mémoire, les Accords de Cotonou régissent les relations UE-pays ACP avec notamment un pilier sur la gouvernance et sur la démocratie, principes qui ont été ignorés depuis 50 ans au Gabon et depuis août 2016.

Les candidats à l'élection présidentielle et l'Afrique :

Alors que le régime gabonais refuse de dialoguer avec l'Union européenne, les candidats à l'élection présidentielle française ont donné leur vision des relations avec le continent africain.
Pendant ce temps en France  se mène une campagne électorale pour la succession de M. Hollande. La configuration est inédite parce que les 2 candidats des grands partis traditionnels sont bousculés et ne sont pas en situation de l’emporter nécessairement.

Même si la politique africaine de la France n’est jamais le premier sujet de discussions d’une campagne, personne n’a oublié le discours du Bourget en 2012, immédiatement oublié dans l’accès au pouvoir de M. Hollande.Tous les dictateurs en place en Afrique centrale en début de quinquennat de François Hollande, sont toujours en place et le développement des populations est le cadet de leurs soucis.

Alors, il faut bien se contenter de quelques indices dont on dispose tout en précisant que seule la pratique au pouvoir sera la confirmation des propos de campagne.


Le premier écueil sur le sujet de la politique africaine est que la question n’est pas centrale dans l’exercice du pouvoir d’un président français en raison des commodités qu’offre l’existence de dirigeants dociles, dès lors qu’ils votent comme la France aux Nations Unies. 

Puis, l’activité économique de grandes multinationales créatrices d’emplois, type Bolloré, sur le sol français est aussi un  paramètre important dans une société française en panne de croissance, et dans laquelle le taux de chômage est une des boussoles de  l’élection, ou de la réélection. De ce fait, peu s’engagent vraiment à présenter un discours clair ou sans ambiguïté.
Concernant le Gabon, des évolutions sont à constater. Aucun des candidats n’affirme désormais qu’Ali Bongo a été élu en 2016, ce qui aurait été impossible dans le passé, voire en 2009, année au cours de laquelle le premier coup d’Etat avait été justifié par la droite française et par le Président Sarkozy.

Cette fois-ci, ce n’est plus le cas. On a même vu une partie de la droite républicaine prendre position en faveur du Président élu Jean Ping. Récemment, le candidat François Fillon a lui aussi pris ses distances, contrairement aux pratiques qui étaient répandues chez ses amis politiques.
Il précise même :

« La France ne doit pas soutenir des pratiques antidémocratiques et venir au secours de dirigeants africains qui manipulent les élections. »

L’extrême-droite rompt aussi avec les habitudes de complaisance avec les dictatures en Afrique, ce qui est nettement plus inquiétant, et à mettre au compte des règlements de comptes à l’intérieur de la famille Le Pen (M. Le Pen était reçu, et sans doute financé, par Omar Bongo de son vivant, attitude dont sa fille chercherait à s'écarter).
Sur la gauche, le discours du Bourget avait beaucoup marqué les populations sensibles à la démocratie en Afrique noire. La déception est donc venue du mensonge originel qui a discrédité la pratique du pouvoir de M. Hollande. Pendant 4 années, le Président français a préféré mettre en avant des interventions militaires nécessaires au Mali, ou en Centrafrique mais qui n’avaient pas la portée symbolique attendue.

C’est pourquoi, les premières propositions de Benoît Hamon déçoivent car elles sont très timorées. Il  déclare vouloir se démarquer de la Françafrique, mais n’entre pas dans les détails. La problématique de l'augmentation de l'aide publique au développement, qui figure dans ses propositions, n'est pas sans intérêt, mais, dans le contexte d'une préoccupation environnementale, il faudrait que les partenaires étatiques africains soient légitimes et compétents, ce qui est loin d'être le cas s'agissant du Gabon.

Il en résulte que la pratique du pouvoir socialiste depuis 5 ans ajoutée à ce flou, n’est pas en soi un encouragement. Au contraire, le côté improvisé des approches de Benoît Hamon dénote le même désintérêt qui a été une des raisons du désaveu à l’égard du Président Hollande. Puis, Benoît Hamon fait de longs développements sur les réfugiés, ce qui a tendance à globaliser la problématique et finalement à éviter le fond du sujet de la Françafrique.

Jean-Luc Mélenchon serait sans aucun doute le plus constant sur ces questions, en raison du fait qu’il a dénoncé très tôt  le régime gabonais avant et après l’élection présidentielle d’août 2016.  Toutefois, lors des dernières semaines, alors même qu’il est en situation de plus grande visibilité politique, contrairement au candidat socialiste, il n'évoque pas la question de la politique africaine de la France  sauf récemment en parlant des sanctions possibles face à un régime non démocratique: 

« Il y a des sanctions économiques à l’échelle internationale qui sont plutôt faciles à prendre. Au Gabon, il y a le pétrole. Total étant une entreprise française, nous pouvons agir à l’aide de ce levier. ».

Jean -Luc Mélenchon a été un des premiers à recevoir Jean Ping et à « marcher » avec les Gabonais de la Résistance en France, depuis les élections et il reconnu Jean Ping comme vainqueur des élections. Il est aussi un soutien constant de Laurent Gbagbo depuis son éviction du pouvoir et son emprisonnement

Emmanuel Macron tente depuis le début de sa rupture avec François Hollande de se forger une identité politique originale que ses adversaires essaient à leur tour de débusquer en l’assimilant à un camp pour le « banaliser ».

Après son audacieuse et opportune  déclaration sur la colonisation et le « crime contre l’humanité », on pouvait s’attendre de son côté à une prise de position claire et dure sur la Françafrique. Elle est restée générale et très « diplomatique » au mauvais sens du terme. A l’interroger sur le  Gabon, il a exprimé ses doutes sur le résultat rejoignant en cela l’avis général depuis la publication du rapport de la mission d’observations électorales, mais sans plus ...
Dans un art consommé de la retenue, toute diplomatique, Emmanuel Macron a  dit :
« Il me semble que l’élection de monsieur Bongo est pleine d’incertitudes et d’inconnues qui justifient un jugement circonstancié ».

Par ailleurs, sa théorie consistant à vouloir arrimer l'Afrique noire au destin du Maghreb comme « chef de file » est une théorie répandue dans certains milieux intellectuels français. Elle ne convainc pas véritablement car cette vue de l'esprit semble nier la singularité, la richesse culturelle et économique et l'historicité des différents pays d'Afrique noire, qui ne pourront jamais être infériorisés et conduits ou « représentés » par le Maghreb.

M. Macron emploie un ton nouveau, intéressant, mais ne privilégie t-il pas le développement économique par rapport à la démocratie ? Nous considérons qu'on ne peut séparer la démocratie et le développement. De plus, son nouvel entourage fait de partisans de la Françafrique – Le Drian, Kouchner – est aussi un frein majeur auquel il peut se heurter...
Il est clair que plusieurs candidats tiennent un discours sans ambiguïté sur la victoire de Jean Ping et de l'opposition.

Le régime gabonais tente de gagner du temps se disant sans doute que l’incertitude du contexte électoral français et l’attention portée  sur d’autres situations internationales joueront en sa faveur. Mais, en surjouant le mépris à l'égard de   l’Union européenne, qui a pris acte de l'échec de son « dialogue » mort-né, M. Ali Bongo a visiblement mésestimé  les conséquences sur  son régime.

En définitive, et d'expérience, depuis 2012, la véritable difficulté des propos tenus en campagne par les différents candidats sera leur durabilité post-électorale.

Mengue M'Eyaà

Journaliste,
Porte-Parole de Jean Ping,
Présidente du Mouvement Cvique du Gabon
Présidente du Mouvement Civique des Femmes

http:// mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

#Gabon
#Ping

#Parlementeuropéen
#HAMON2017
#TousEnMarche
#JLM2017.
#FILLON

Samedi 8 Avril 2017
Mengue M'Eyaà
Vu (s) 4718 fois



Flash Info Résistance | Politique | Société | Economie | Art Sponsorisés | Scandale | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Société Civile | CAPPO | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Infos Plus | Education Nationale | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Estuaire | Woleu Ntem | Ogooué Maritime | Haut Ogooué | Ngounié | Moyen Ogooué | Ogooué Lolo | Ogooué Ivindo | Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame


Flash Info
20/11/2017 07:51

Flash info : Notre version mobile, plus rapide

Nous venons de rendre notre version mobile et tablette plus rapide, après plusieurs mois de travail, en vous informons aussi que votre site est rentré dans le club des meilleurs sites francophones...
Info juste & Utile : News 7J/7







Sport... !

Les Articles les plus lus

Démangeaisons : qu'est-ce que ça cache ?

0 Commentaire - 13/08/2017 - Info juste & Utile : News 7J/7

Pourquoi la bière fait - il tant uriner ?

0 Commentaire - 24/08/2017 - Info juste & Utile : News 7J/7

»Le destin m’a condamné à la stérilité »

0 Commentaire - 04/06/2017 - Info juste & Utile : News 7J/7

» Notre histoire d`amour qui a bouleversé ma vie”

0 Commentaire - 27/09/2017 - Info juste & Utile : News 7J/7

Cet accessoire qui peut vous aider à dormir plus vite

0 Commentaire - 10/07/2017 - Info juste & Utile : News 7J/7

Savoir Bien Vivre...


Incroyable !