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Gabon: Le discours historique de Barack Obama au Ghana en juillet

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Mercredi 9 Septembre 2009 à 13:06 | Lu 824 fois

LA BALLE EST DANS VOTRE CAMP PRESIDENT OBAMA…APPLIQUEZ VOS PAROLES ET DITES UN MOT SUR L’ELECTION PRESIDENTIEL GABONAISE. L'avenir de la démocratie africaine en dépend.



Gabon: Le discours historique de Barack Obama au Ghana en juillet
« Il ne s'agit pas seulement d'organiser des élections,il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. » Barack OBAMA,ACCRA au Ghana 11 juillet 2009. Le discours historique du Président Barack OBAMA à ACCRA au Ghana le 11 juillet 2009, semblait sonner le glas pour les dictateurs africains. Pour une fois, les africains croyaient qu’en ayant l’un des leurs à la tête du pays le puissant de la terre, justice allait enfin être rendu au simple citoyen africain, et non plus aux lobbies et autres superpuissances coloniales. En effet, il affirmait dans son propos liminaire a Accra que : « Nous devons partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de l'Afrique ».

Cela a été fait au Ghana ou ils ont connus deux transitions démocratiques par les urnes, mais peut-on dire de même pour le Gabon ? Les Gabonais ont-ils décidés de « l’avenir » du Gabon ou c’est plutôt la France qui l’a fait ? Mais la n’est pas ou le bat blesse…Le plus choquant dans cette mascarade électorale est le silence de la maison blanche. Que vaut en effet un tout petit pays Africain dont les 2/3 de la population vivent en dessous du niveau de la pauvreté, mais qui paradoxalement est plus riche que le Portugal, mais avec 20 fois moins la population de cette dernière, face à l’Iran qui menace la suprématie militaire américaine ? Deux poids deux mesures, le président américain a fait son choix en condamnant en personne l’élection présidentielle Iranienne du 12 juin 2009, mais en se taisant face au coup d’Etat électoral d’Ali Bongo et de la France. A quand la reaction de la maison Blanche?

Il est vrai que se sont les Intérêts seuls qui lient les Etats et non pas les « amitiés » et autres « relations fraternelles » comme nous le chante la France en Afrique. Néron ne disait t’il pas « J'embrasse mon rival, mais s'est pour l'étouffer! » ? Mais depuis un demi-siècle que la France embrasse (étouffe) l’Afrique, le sous développement a suivi et la France se développe. C’est une réalité politique. Nous ne demandons pas à l’Amérique de « décider » du destin de l’Afrique, mais d’avoir au moins la responsabilité morale de dénoncer l’injustice, la fraude.Comme elle le fait dans d'autres pays. Un adage populaire américain ne dit-il pas qu’ « un grand pouvoir entraine aussi de grandes responsabilités » ? Qui ne se souvient pas des derniers jeux olympiques ? Pourquoi demander a la Chine, a l’Iran de respecter les droits de l’homme mais de devenir subitement muets quand il s’agit des Africains ? Ne sommes nous pas des hommes ? Le peuple Africain ne demande que la transparence.

Les dictateurs ont de leur coté l’armé, la constitution qu’ils changent par coup de baguette magique, ils contrôlent jusqu’aux medias. L'émetteur de la chaîne de télévision panafricaine Go Africa, prolongement continental de TV+ appartenant à André Mba Obame, a été victime d'une attaque armée dans la nuit du 1er au 2 septembre, en pleines élections présidentielles. Au Cameroun, c’est l’ancien opposant, mais nouveau ministre de la communication qui fermait « Sky One Radio » le 17 Août 2009 car la chaîne de radio privée qui s’est fait remarquer par son émission intitulée « Le tribunal », gênait le gouvernement. Mais le peuple qu’avons-nous ? La CENAP du Gabon tout comme ELECAM au Cameroun ne sont que des sous-sessions du parti au pouvoir. Malgré tous les cris d’agonie lancés par les différentes organisations de la société civile, les Organisations non gouvernementales, et autres organisations caritatives, notamment au Gabon ou une population de moins de 1.300.000 Habitants a un fichier électoral composé de plus de 800.000 électeurs, ou encore au Cameroun ou les membres d’Elecam sont tous des anciens cadres du parti au pouvoir, les gouvernement occidentaux et particulièrement le plus puissant, l’Amérique, sacrifient le peuple, a l’autel de leurs intérêts de superpuissants. b[Le Gabon, le Cameroun c’est la propriété privée de la France…Pourquoi l’Amérique se fâcherait-elle avec la France pour l’intérêt des millions de Gabonais et Camerounais ? ]

bC’est la que nous ne comprenons plus le discours du président américain qui affirmait pourtant que : « Après tout, j'ai du sang africain dans les veines, et l'histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l'histoire de l'Afrique dans son ensemble(...) Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en commençant ici au Ghana. Les Africains s'éduquaient et s'affirmaient d'une nouvelle façon. L'histoire était en marche. Toutefois, malgré les progrès obtenus - et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l'Afrique - nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le Kenya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud lorsque je suis né, ont été fortement distancés. Les maladies et les conflits ont ravagé plusieurs régions du continent africain.

Dans de nombreux pays, l'espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d'autres. Il est vrai qu'une carte coloniale qui n'avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l'Occident a souvent traité avec l'Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu'en partenaire. Cependant, l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kenya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d'un trop grand nombre de personnes ».

La responsabilité de notre sous-développement est partagée nous le concédons. Mais pourquoi abandonner le peuple quand il a le plus besoin de vous ? La réaction de l’Amérique aurait pu au moins stopper les prochains candidats à la fraude comme se prépare Paul Biya du Cameroun. Si l’Amérique refusait de reconnaitre comme légitime tout Etat qui ne permet pas des élections libres et transparentes, croyez moi plusieurs dictateurs réfléchiraient a deux fois avant de manipuler les résultats du scrutin. Omar Béchir du Soudan est aujourd’hui sur le coup d’un mandat d’arrêt International. Mais croyez-vous que si le pétrole soudanais était américain et non aux chinois comme c’est le cas maintenant ce mandat existerait ? Mugabe est aujourd’hui décrit comme le diable en personne par CNN est-il pire que BIYA du Cameroun qui pendant 3 décennies a systématiquement pillé le Cameroun et s’offre même des vacances a 1 million d’euros ? Est-il pire qu’Omar Bongo du Gabon qui pendant 40 ans a servit plus la France que le Gabon ? Mandela ne pouvait pas entrer en Amérique car il était sur leur liste de terroriste, pendant que les vrais terroristes économiques que sont les chefs d’Etat africains s’y baladaient. Il a fallu que George Bush publie le nom des milliardaires suspects dans le monde après les attentats du 11 septembres 2001, pour que nous sachions combien nos présidents étaient richissimes…mais n’oubliez pas, eux ils le savaient. Mais nous croyions qu'Obama était un peu plus qu'un Homme Politique au sens strict du terme, surtout que l'Afrique est paradoxalement le continent le plus pauvre de la terre, bien que le plus riche en termes de ressources naturelles. Jusqu'a présent la maison blanche et les medias américains ne parlent pas de la fraude électorale Gabonaise. Ali Bongo est bel et bien président. Barack Obama le reconnaitra t-il ?

« CHANGE WE CAN BELIEVE IN » était le thème de la campagne de Barrack Obama. Ce changement promis concernait aussi les anciennes relations d’hypocrisie et d’exploitation qui caractérisaient l’ancien ordre politique, économique et sociale mondial. Mais ou est donc la volonté de ce changement pour l’Afrique promis par le discours d’Accra? Pour le moment ce ne sont que des mots que l’Afrique a reçu du gouvernement du premier président noir de l’Amérique. Nous attendons de l’Amérique d’Obama qu’elle se range du coté du plus faible, qu’elle refuse de traiter avec des dictateurs. Ne disait-il pas a Accra qu’ « Aujourd'hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l'avenir de l'Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits. (…)Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

Comme je l'ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l'histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas. Il ne s'agit pas seulement d'organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l'autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse. »

Pour conclure nous voulons juste rappeler au président Obama ses propres paroles: « Il ne s'agit pas seulement d'organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l'autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse. »

LA BALLE EST DANS VOTRE CAMP PRESIDENT OBAMA…APPLIQUEZ VOS PAROLES ET DITES UN MOT SUR L’ELECTION PRESIDENTIEL GABONAISE. L'avenir de la démocratie africaine en dépend.

Mercredi 9 Septembre 2009
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