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Gabon : Le cas Marc Ona-Liban Soleiman

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Samedi 16 Mars 2013 à 09:26 | Lu 1993 fois

Ni Voltaire ni Sartre mais pour le moins dérangeant, le principal trublion de la société civile gabonaise, Marc Ona, qui a été traduit en justice à la suite d’une plainte du chef de cabinet du président Ali Bongo, risque un an d’emprisonnement. Ce qui serait une attaque fort symbolique contre les libertés démocratiques au Gabon. L’essentiel de ce qui s’est dit dans un procès qui n’en valait pas la peine.



Gabon : Le cas Marc Ona-Liban Soleiman
Poursuivi en justice par Liban Soleiman, le chef de cabinet du président de la République, Marc Ona Essangui, membre de la Société civile gabonaise et prix Goldman pour l’Environnement en 2009, a finalement comparu devant le tribunal correctionnel de Libreville, le 8 mars 2013. Il lui est reproché d’avoir déclaré qu’ «Olam est le business d’Ali Bongo et Liban Soleiman». Ce qu’il lui a été demandé de prouver.

Les forces en présence

Le leader associatif était défendu par Me Ruphin Nkoulou-Ondo du barreau de Libreville, très remarqué pour avoir défendu, en mars 2011, le général Jean Philippe Ntumpa Lebani de la Garde républicaine. L’avocat parisien William Bourdon, connu comme président de l’ONG Sherpa, un groupement de juristes qui a joué un rôle moteur dans le dossier des biens mal acquis, avait été annoncé au début de cette affaire mais n’a pu faire le déplacement de Libreville ce 8 mars.

Pour sa part, le chef de cabinet du président de la République, Liban Soleiman, était défendu par Me Georges Arama, avocat au barreau de Paris bien connu pour avoir défendu le président Ali Bongo sur bien d’affaires, et Me Francis Nkea, du barreau de Libreville, qui a indiqué que Marc Ona a été lâché par son réseau de soutiens internationaux. Il n’était certainement informé de ce que l’American bar association center for human rights, qui est l’association des avocats américains du Centre pour les droits de l’Homme, a versé au dossier un mémorandum pour la défense du leader de Brainforest.

Ce «mémorandum porte sur un ensemble de reconnaissances des conventions internationales auxquelles le Gabon a souscrit, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et la Charte africaine des droits de l’homme, entre autres. […] On s’en est servi dans le cadre de notre plaidoirie vu qu’il s’agit de dispositions conformes au préambule de la Constitution gabonaise sur les principes du droit de la défense et sur les principes généraux de la liberté d’expression. Le document est un rappel à l’obligation du Gabon de tenir compte de ce qu’il est lié, au niveau international, par des conventions inhérentes à des situations précises ; et celle dans laquelle se trouve Marc Ona rentre parfaitement dans le cadre de ce qui a été prévu par ces conventions», a indiqué Me Ruphin Nkoulou-Ondo.

L’essentiel du procès

Long de plusieurs heures, ce procès a été instruit à la suite d’une plaine de Liban Soleiman pour obtenir de la justice une condamnation de la déclaration de Marc Ona faisant état d’une collusion d’intérêts entre Olam Gabon et Liban Soleiman. «M. Marc Ona, oui ou non, avez-vous tenus ces propos selon lesquels Olam est le business de Liban Soleiman. Car le chef de l’Etat n’étant pas partie civile dans cette affaire, je ne parle pas de lui», a demandé le président du tribunal, Fulgence Ongama, au leader de la société civile. Celui-ci, après avoir vu sur Internet l’émission dont la phrase incriminée était extraite, a exigé que la bande originale soit fournie, non sans indiquer que ses «propos ont été déformés».

«Il faut que l’on apprécie le contexte dans lequel les propos de Marc Ona ont été prononcés : les déclarations ont-elles été faites exactement telles que formulées ? Selon Marc Ona, il a évoqué un lien de collusion entres ces hautes autorités du pays et la société Olam en s’appuyant sur la campagne de sensibilisation qui a été menée par ces personnes dans le but d’implanter la société Olam au Gabon et particulièrement dans le nord du pays. Mon client s’est donc demandé pourquoi ces personnalités ont procédé à une telle campagne pour un opérateur économique, quand elles ne le font pas pour d’autres sociétés telles que Total Gabon, Perenco, Schlumberger, Comilog ou d’autres sociétés qui ont, elles aussi, besoin d’un certain soutient, d’autant plus que le rôle d’un pater familias est de veiller à l’équité entre les personnes qui sont sous sa juridiction», a expliqué Me Ruphin Nkoulou-Ondo, rencontré quelques jours après le procès.

Sanction exemplaire ?

L’avocat estime que, dans un pays démocratique, face à certaines situations, un leader de la société civile a le droit de se poser des questions, d’interroger et surtout de susciter le débat. De l’avis de nombreux témoins à ce procès, le réquisitoire du ministère public n’a pas pris en considération le statut et le rôle de Marc Ona Essangui. «On n’a plutôt voulu le ramener au statut de délinquant», a déploré Me Nkoulou-Ondo.

Un autre avocat stagiaire ayant assisté au procès a souligné à cet effet qu’ «il y a eu un réquisitoire relativement musclé vu que le ministère public a sollicité une sanction exemplaire. Sur quelle base ? Je ne peux le dire. Il n’y a «sanction exemplaire» que lorsqu’on estime que le prévenu a posé un acte qui mérite la sévérité de la part du ministère public. A moins qu’on veule réduire la société civile au silence et qu’on estime qu’un acteur de celle-ci n’est pas en droit de s’exprimer sur les différents problèmes qui se posent dans son pays.»

Comme s’il emboitait le pas à cet avocat, Arnaud Tchombo, journaliste de La Nouvelle République, qui était au tribunal le 8 mars, a souhaité pour sa part que «le tribunal juge Marc Ona dans sa stature d’acteur de la société civile gabonaise. Car à c’est à ce titre qu’il contribue à susciter le débat démocratique dans ce pays. D’autant plus qu’aujourd’hui, les problèmes qu’il pose sont des problèmes aux travers desquels un bon nombre de Gabonais reconnaissent la pertinence et le bien fondé de son action de leader de la société civile. Je ne crois pas qu’il faut le voir dans la stature d’un homme politique comme cela a été mis en exergue par Me Arama, mais il faut plutôt considérer l’action de Marc Ona dans son contexte aussi bien national qu’international.»

Au-delà de toutes ces conjectures, recueillies après le procès et hors du tribunal, le ministère public a requis du tribunal un an d’emprisonnement et 300 000 francs CFA d’amende contre l’accusé, figure de proue des organisations de la société civile gabonaise. Un procès dont n’avait pas vraiment besoin le chef de cabinet du président Ali Bongo, vilipendé depuis trois ans par la presse locale mais resté de marbre face à des attaques autrement plus perfides et violentes que l’assertion incriminée de Marc Ona.

La société civile joue un rôle important dans le renforcement du processus démocratique, en exigeant la transparence dans la gestion des affaires publiques et le respect de l’obligation de rendre compte. Parce qu’ils constituent les soupapes de sécurité de la société, les troublions public sont toujours nécessaires dans un pays qui se veut libre et démocratique. C’est en ce sens que répondant à la police qui lui demandait l’ordre d’arrêter Jean-Paul Sartre, devenu gênant quant à ses prises de positions, le Général de Gaulle avait lancé, «On n’arrête pas voltaire !». Une phrase-principe à méditer, même si Marc Ona est loin d’être Voltaire ou Sartre. Son sort sera connu le 29 mars 2013.

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Samedi 16 Mars 2013
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13.Posté par Monefang le 17/03/2013 19:20 | Alerter
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Après long réflexion, j'ai épargné la peur. C'est pourquoi l'idée m'est venue de mettre sur pied une structure crédible au nom de la loi. Afin que la jeunesse Gabonaise puisse défendre ses droits élémentaires.. D'ou la création de ce mouvement. Les actes viendront, car je veux pas être le politique-théoricien.

12.Posté par julie OWANGUA le 17/03/2013 15:39 | Alerter
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Monefang
Commencez par poser des actions concrètes qui nous prouverons que vous êtes déterminer ,ensuite nous vous suivrons peut être. ali bongo demon ondimba et ses sujets continuent à malmener le gabon et vous la diaspora vous êtes là ,incapable de faire des marches pacifiques comme d'autres Africains ,ya des étrangers qui occupent des postes clés au Gabon et vous êtes incapable de former un bloc ,vous organiser afin de faire bouger les choses ,les Gabonais qui sont juger injustement,des crimes rituels ,l'injustice qui règne et la diaspora est là que shuiiiiiiiiiiii et vous voulez nous parler de MNG de quoi ? n'importe quoi et après ce sera des bruno ben mounbamba qu'on aura dans ce futur parti ,Laissez nous ,nous même nous allons trouver des solution au pays à nos problèmes. Et vous osez parler de la nouvelle génération ,la quelle ? LA GÉNÉRATION DES CORROMPU OUIIII.

11.Posté par Michel Ogandaga le 17/03/2013 15:20 | Alerter
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à OYANE ONTETE
que voulez-vous si les Gabonais sont des gros Maboules pleurnichards?
nous on ne fait pas de la pitié on écrase en avançant plus qu'on sait déjà ce qui nous attend en Enfer autant profiter sur terre si aussi l'Enfer existe pour le moment on s'en bat les couilles

10.Posté par Monefang le 17/03/2013 15:20 | Alerter
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Bientôt un nouveau mouvement d'activiste politique verra le jour dans notre pays. Ainsi , je demande à mes concitoyens, compatriotes de la République ceux qui veulent un changement dans l'immédiat au Gabon, de se joindre à nous. Cet appel va beaucoup plus vers la nouvelle génération Gabonaise, qui a besoin de prendre en main son avenir et son destin.
Alors le Mouvement Nationaliste Gabonais (M.N.G) est en cours de réflexion par un groupe imminent Gabonais de la diaspora ( Canada, Etats-Unis, France et la Grande-Bretagne).Aura pour devise: Action - Concret - Progrès.

A cet effet nous vous informerons de l'avancement du projet dans les prochains jours.

Mouvement Nationaliste Gabonais
Action - Concret - Progrès

9.Posté par OYANE ONTETE le 17/03/2013 12:26 | Alerter
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VOUS AVEZ RAISON SHOOOOOO COMME DISENT LES ENFANTS MR MICHEL OGANDAGA. MAIS PENSEZ VOUS QU'IL EST NORMAL Q'UNE SEULE ET MEME FAMILLE TIENNE LES GENTS PAR LE COUP DEPUIS BIENTÔT 50ANS ? N'AVEZ VOUS PAS LA CRAINTE DE DIEU? ET POURTANT BONGO ONDIMBA A FAIT UN SEMBLANT DE CONFESSION EN DISANT "DIEU NE NOUS A PAS LAISSEZ LE DROIT........................." MAIS CES DERNIERS CONTINUENT DE PLUS BELLE , ATTENTION A LA COLÈRE DE DIEU HOOOOOOO.
VIVRA VERRA

8.Posté par Michel Ogandaga le 17/03/2013 01:21 | Alerter
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combien de fois on doit vous faire comprendre que c'est bien nous rien que nous qui gérons le Pays qu'on appelle G.A.B.O.N

7.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 17/03/2013 00:24 | Alerter
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Je déplore que Marc Ona-Essangui n'ait pas pu bénéficier d'un avocat avec plus de bouteille que Me Ruphin Nkoulou-Ondo trop tendre à mon goût. Il y avait pourtant matière à ouvrir les débats sur la nécessaire citation à témoin de l'autre partie incriminée dans cette affaire, à savoir Ali-Ben Bongo-Ondimba, et de ce fait la défense aurait forcé le tribunal à apprécier que le procès mette à la question impossible d'après la Constitution, la levée ou non de l'immunité présidentielle, dès lors que le nom du président de La République ait été citée, et ainsi comment amener ce procès à une sentence si un plaignant (indubitablement) manque à l'appel ? Le seul point de la qualité exceptionnelle du chef d'Etat aurait mis dans l'embarras ce tribunal visiblement à charge. Et chacun peut déjà imaginer la longueur des discussions, la bataille des textes, la comparaison des jurisprudences, l'enlisement et l'étalement des échanges, avec toutes les chances du monde d'aboutir ou à un report de procès ou à une communication officielle d'Ali-Ben Bongo-Ondimba sur cette affaire ou à ce non-lieu qui tendrait les bras à un avocat un brin tâtillon et retors.

S'ils avaient au TGI de Libreville (peuplé de "recommandations spéciales" comme le bwitiste pédophile Me Moubembé ou bien cet escroc de Fulgence Ongama), une telle bête du barreau, on en serait pas là.

6.Posté par MBOUKOUEEEEEEEE le 16/03/2013 14:58 | Alerter
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K'ILS ESSAIENT ET ON VERRA, ILS ONT TENTER AVEC MICK JOCTANE AUJOURD'HUI C'EST MARC ONA .C'EST PAS ON A DIT, SE SERA UNE OCCASION POUR NOUS DE MANIFESTER.

5.Posté par bibi le 16/03/2013 14:43 | Alerter
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si Marc Ona fait la prison pour un an ça ferait taire aussi la société civile pendant un an c'est clair, nous sommes pas des abrutis c'est ce ke les pédés souhaitent

4.Posté par N'Nsa le 16/03/2013 13:40 (depuis mobile) | Alerter
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De quoi Marc Ona t-il peur? Quelles est cette societE au Gabon, ayant des milliards de francs pour capital, dont la presidence ou les Bongo n'ont pas des part d'actions?
Ce n'est un secret pour personne, aucune entreprises ne peut s'installer au gabon sans que la famille Bongo, les presidents d'institutions (Mborantsouo, Nzouba...) et quelques super-ministres de l'epoque (Toungui, Mba Abessolo, Obame Nguema, Rawiri...) n'est des parts. Mais le dire au pays des Bongo, cela revient a commetre un crime contre l'humanitE !

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