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Gabon : « Le PDG d’hier n’est pas le même aujourd’hui », Vivien PEA

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mercredi 5 Juin 2013 à 08:24 | Lu 1460 fois

Dans une interview exclusive accordée à INFOS Gabon , Vivien PEA MAKAGA, le nouveau Délégué National de l’Union des Jeunes du Parti Démocratique Gabonais (UJPDG, au pouvoir) est revenu sur la grève de la faim des pré-recalés du Bac 2013, la situation de la jeunesse gabonaise et la vision du Président Ali Bongo Ondimba pour eux, ainsi que le Parti Démocratique Gabonais d’aujourd’hui.



Gabon : « Le PDG d’hier n’est pas le même aujourd’hui », Vivien PEA
Infos Gabon : Monsieur Vivien Patrice Lloyd Amos MAKAGA PEA, Bonjour. Durant plusieurs jours, les élèves exclus des épreuves du baccalauréat ont observé une grève de la faim. Qu’est ce qui vous a motivé à les rencontrer ?

Vivien Pea : Merci de me permettre de m’exprimer sur cette question là. Il s’agit en effet d’une situation que j’ai d’abord observée à distance car, lorsque le Ministère de l’Education Nationale a pris cette décision je n’étais pas à Libreville, mais à Genève dans le cadre de mes activités professionnelles. Toutefois, je suivais avec beaucoup d’intérêt l’évolution de ce dossier, aussi bien les grèves menées par les élèves, leurs parents et les syndicats, que les différentes interventions du Ministre Séraphin MOUNDOUNGA dans la presse qui a expliqué avec plausibilité, le bien fondé de sa décision. Mais en réalité ce qui m’a amené à m’impliquer dans ce dossier, c’est à titre principal, l’appel qui m’a été lancé par ces jeunes lycéens.

Ensuite c’est par devoir patriotique que j’ai bien voulu répondre à l’appel qu’ils m’ont lancé, mais aussi en tant que militant PDG puisque c’est en vertu de mes fonctions de Délégué National de l’Union des Jeunes du Parti Démocratique Gabonais que ces jeunes m’ont sollicité. A ce moment là, je n’avais plus d’autres choix que de m’impliquer en me rendant aussitôt sur les lieux de la grève pour les écouter, après leur passage au siège du PDG où ils ont été reçus par un de mes collègues du secrétariat exécutif, avant de demander à me rencontrer.

Naturellement, j’ai répondu à cet appel. Ils m’ont exposé leur problème et expliqué la situation dans laquelle la plupart d’entre eux se trouvait en me demandant d’être leur médiateur auprès des plus hautes autorités, dont le Ministre de l’Education nationale mais par dessus tout le Président de la République. Lors de mon passage à Sainte Marie, j’ai souscrit à l’engagement de me tourner vers le Ministre de tutelle qui m’a fait l’honneur de me recevoir en audience la semaine qui a suivi, et m’a donné les différentes sur lesquelles se fondait sa décision.

Comme je le disais c’est le devoir patriotique qui m’a animé et surtout la sensibilité que j’ai éprouvée au regard du cri de détresse que ces jeunes compatriotes ont lancé bien qu’ayant reconnu pour certains comme infraction pénale grave, la de fraude, la falsification, le faux et usage de faux. Cela m’a conforté dans l’idée qu’ils mesuraient quand même la gravité de ces infractions mais ont en revanche demandé que leurs dossiers soient réexaminés, dans la mesure où d’aucuns ne semblaient pas se reconnaître dans les griefs formulés par le ministre de tutelle.

Au cours de notre échange, le ministre m’a confirmé que certains arguments opposés par les élèves pouvaient permettre de les réhabiliter si jamais ils se trouvaient dans les cas de figure prévus par la loi ou le règlement, en l’occurrence le passage en classe supérieure par indulgence du conseil de classe lorsque la moyenne de l’élève varie entre 9,5 et 10/20. Il s’agit d’une décision ministérielle datant de 1987, toujours en vigueur. Si réellement parmi les élèves exclus figurent ce type de cas, je pense que le rôle de la Commission qui a été mise en place par le Chef de l’Etat sera de les identifier et proposer leur réhabilitation avant de laisser le reste à l’arbitrage du Chef de l’Etat qui prendra la décision la plus judicieuse.

Infos Gabon : Après la décision du Chef de l’Etat dont vous êtes l’artisan, ces élèves ont décidé de lever leur mouvement. Comment avez-vous vécu cela étant donné que vous avez passé toute votre journée avec ces derniers. Comment avez-vous fait pour les convaincre de cesser leur grève de la faim et de rentrer chez eux puisque la décision finale n’est pas encore tombée?

Vivien Pea : Je tiens d’abord à rappeler que le Président de la République a pris cette décision après avoir également consulté son Ministre de l’Education Nationale, et que même si je suis directement intervenu dans ce dossier, d’autres acteurs y ont largement contribué. Ensuite le fait que le Chef de l’Etat ait décidé de mettre en place une commission signifie qu’il se soucie beaucoup de sa Jeunesse et que malgré les griefs formulés contre ces élèves, il a voulu leur offrir l’occasion de prouver qu’ils étaient dans leur bon droit.

C’est donc bien évidemment une lueur d’espoir pour chacun d’entre eux, étant donné que leur situation était irrémédiablement compromise, la décision était claire et les autorités ne comptaient pas reculer. Mais j’ai la faiblesse de penser également qu’au regard de la situation sanitaire devenue inquiétante des élèves grévistes et leurs conditions nutritionnelles, ces derniers ont choisi de manière responsable de lever leur mouvement, surtout par respect pour le Chef de l’Etat qui venait de leur accorder un sursis.

Il faut noter aussi que l’arrivée à Sainte Marie du Président de la Commission Spéciale, le doyen Antoine Depadoue Mboumbou Miyakou, a permis de faire comprendre à ces jeunes qu’une bonne partie du poids leur a été enlevée par le Chef de l’Etat et que par conséquent, ils n’avaient pas d’autres choix que de lui renvoyer l’ascenseur en regagnant leurs familles, évitant ainsi d’être encore plus exposés aux nombreux dangers qu’ils couraient en de pareilles circonstances, dont l’insécurité, les risques de paludisme causés par les piqûres de blattes, surtout qu’ils dormaient tous à la belle étoile sans manger. C’est aussi une des conditions qu’avait posé le président de la commission Antoine Depadoue Mboumbou Miyakou, qui, voulant travailler dans des conditions sereines, ne se sentait pas alaise tant que les enfants demeuraient dans de telles conditions.

A cela s’ajoutent des discussions houleuses bien que ne refusant pas de quitter la cour de Sainte Marie, les élèves souhaitaient passer une dernière soirée ensemble. Cependant en de pareilles circonstances, il faut garder à l’esprit qu’une décision a été prise l’Autorité Suprême, laquelle doit être mise en œuvre, l’opinion nationale et internationale témoins des événements observe la suite logique de cette décision qui devait logiquement déboucher sur un arrêt de la grève. Vous imaginez que ces jeunes restaient un jour de plus, cela aura été l’occasion pour certains hommes politiques ou peut être une personnalité dont la popularité se trouve en berne, de venir faire dans la manipulation des consciences, voire instrumentaliser cette soirée et à terme compromettre les travaux de la commission. Il fallait mettre un terme impérativement à ce mouvement le temps pour la commission de travailler et trouver la solution.

C’était assez difficile, car certaines personnes extérieures qui n’étaient pourtant pas présentes lorsque ces enfants mouraient de faim et exposaient leur vie au danger chaque jour, ont commencé à s’agiter et brandir le spectre de la manipulation comme l’on pouvait s’y attendre. Mais bien heureusement, nous sommes parvenus à raisonner les élèves qui, après une prière que j’ai d’ailleurs conduite à leur demande, sont rentrés chez eux. Personnellement, ce que j’ai recommandé à mes jeunes frères, c’est de ne pas faire attention à tout cela, et que c’était pour eux un grand pas, une première victoire que le Chef de l’Etat ait décidé de mettre en place une Commission.

Infos Gabon : Combien ces élèves vous remercient. Et comment avez-vous fait pour convaincre les autorités pour leur venir en aide, cela incarne-t-il une nouvelle façon de faire ?

Vivien Pea : Je pense que c’est d’abord mon tempérament, je suis quelqu’un de sensible et de nature humaniste. Il m’est arrivé d’être dans le désarroi et d’autres personnes m’ont secouru. Ceux qui me connaissent vous le diront, je n’aime pas voir la souffrance sous mes yeux. C’est aussi une affaire d’éducation parce que mes parents m’ont élevé de cette manière, m’ont appris à aller vers les autres, à aider mon prochain et à être attentif à tout cri de détresse, parce que je peux me retrouver dans la même situation ou un de mes proches. C’est vrai que j’ai été saisi en qualité de Délégué National de l’UJPDG et cela a eu forcément une influence car on dit que c’est l’homme qui fait la fonction. Mais ma nature personnelle joue beaucoup dans l’exercice de mes fonctions.

Peut être qu’il s’agit d’une nouvelle façon de faire aussi parce que j’estime qu’il faut rétablir cette confiance entre le Président de la République et sa Jeunesse. Comme nul n’en ignore, Ali BONGO ONDIMBA accorde une place importante et fondamentale à la Jeunesse. La dernière preuve en date, outre la décision qu’il vient de prendre au sujet de ces élèves, le 12 septembre 2012, devant le Parlement réuni en Congrès, il a décidé d’accorder 30% de suffrages au profit des jeunes et des femmes, preuve qu’aujourd’hui les jeunes sont réhabilités dans le rôle qui est le leur, c’est à dire partenaire à la décision politique. Tout cela participe d’une vision présidentielle, celle de faire en sorte que les problèmes ou les préoccupations des jeunes trouvent des solutions sans qu’il n’y ait de barrières entre lui et ces jeunes. Je crois en toute honnêteté et humilité que cela n’a forcément rien à voir avec le parti, bien qu’il ait été saisi.

Mais, c’est d’abord une démarche humaine, j’ai répondu en tant que grand frère, en tant qu’être humain sensible à la détresse d’autres jeunes. La proximité y est née, une petite complicité également, et je ne regrette pas de l’avoir fait, et s’il fallait le refaire, je le ferai.

Infos Gabon : En tant que délégué national de l’UJPDG, vous connaissez les problèmes des jeunes gabonais. Comment comptez-vous les résoudre, quelle est la stratégie que vous allez mettre en place pour que justement les jeunes soient au cœur des décisions ?

Vivien Pea : S’agissant de la manière avec laquelle je compte m’investir pour résoudre les problèmes des jeunes, nous envisageons au niveau de l’UJPDG de développer une politique de proximité avec nos jeunes compatriotes. C’est un pas important dans la démarche que nous voulons entreprendre pour rassembler les jeunes, les rassurer et leur redonner l’envie de croire en la politique et la faire autrement. Je crois qu’aujourd’hui, il y a une crise de confiance entre le politique et la jeunesse. Il faut déjà pouvoir rétablir cette confiance, ce qui n’est pas une chose facile. Une autre difficulté réside dans le fait que grossièrement on pense que les jeunes sont tout simplement des délinquants, ont des accidents de voiture, squattent les bars, ne votent pas aux élections, et investissent de temps à autres les rues de nos quartiers pour gesticuler et crier quelques slogans bien sentis.

Autant de qualifications de la jeunesse qui renvoient à des réalités mais en occultent bien d’autres, en particulier le mode qui peut être le leur de participation à la vie politique et sociale. Ainsi, il semble difficile dans la société gabonaise d’appréhender cette question sans susciter des réactions. La plupart du temps, les aînés doutent et, plutôt que de s’inquiéter de l’état général de la démocratie, du comportement de leurs pairs, voire de leur propre engagement, ils se focalisent sur les attitudes des jeunes et transfèrent sur eux bien des problèmes.

La nouvelle donne qui, à mon sens doit puiser son essence dans l’autonomisation et la responsabilisation des jeunes, passe par ces rencontres de proximité que j’ai d’ailleurs initiées dès ma prise de fonction en privilégiant la sensibilisation et la conscientisation. On ne peut pas pour les besoins d’un parti privilégier le mercantilisme ou le simple enrôlement militant. Je pense que la première approche doit être d’abord de responsabiliser les jeunes, leur expliquer ce qu’est un engagement en politique, de manière à ce que après avoir compris les différences entre la nouvelle donne issue des réformes du dernier congrès du PDG et les logiques empiriques d’antan, ils soient capables et de leur propre chef d’adhérer à la vision du Parti Démocratique Gabonais, qui est la vision du Président du Parti et en même temps celle du Président de la République.

J’ai longuement discuté avec les jeunes qui m’ont posé un certain nombre de problèmes, qui ont apprécié la démarche et qui sont prêts à s’investir. C’est une approche qui est encourageante et qu’il faut poursuivre à travers le reste du pays, non pas seulement à Libreville.

Infos Gabon : Nous savons que certains gabonais sont de moins en moins en chœur avec le PDG, mais vous en tant que Délégué National des jeunes du PDG, comment sortir de ce bourbier ?

Vivien Pea : Le problème du Parti jusqu’à une certaine époque a toujours été celui des hommes, parce que le Parti Démocratique Gabonais est en lui même une entité morale qui ne doit souffrir en principe d’aucunes critiques. C’est la gestion par les hommes qui a fait en sorte que le label PDG soit entaché de tous les maux qui lui sont reprochés aujourd’hui. Mais j’ai l’intime conviction que grâce aux nouvelles méthodes que nous instaurerons et aux réformes issues de ce dernier Congrès de notre formation politiques, nous réussirons à repartir sur de nouvelles bases et faire la démonstration que le PDG d’hier n’est pas le même qu’aujourd’hui et que nous avons résolument une nouvelle méthode de travail, une nouvelle façon de militer que nous comptons inculquer à nos militants et à ceux qui souhaiteraient intégrer le PDG.

Infos Gabon : Le PDG a quand même plus de quarante ans et un passif assez lourd ?

Vivien Pea : Le Parti Communiste Chinois (PCC) et pourtant existe depuis 1921, pourquoi donc le Parti Démocratique Gabonais qui n’a qu’une quarantaine d’années devrait-il avoir plus de scrupule que les autres, alors que comparativement à d’autres, il est jeune? (rire). J’en veux pour exemple le Parti Démocrate américain, le Parti Républicain, le Parti socialiste français, vous avez le mouvement gaulliste devenu le RPR puis l’UMP. Le PDG a gardé son ossature morale actuelle, mais au fil des Congrès a entamé un processus de transformation et de métamorphose que l’on observe progressivement, c’est que forcément c’est un parti qui a beaucoup d’avenir, malgré l’ancienneté de son nom.

Maintenant c’est au niveau des générations que l’évolution du Parti s’opérera. En ce qui nous concerne nous les jeunes, notre tendance a opté pour des modalités d’action privilégiant la lisibilité des valeurs défendues et des actions engagées, fuyant volontiers les logiques d’alliance qui animent à nos yeux la vie des partis politiques, l’efficacité du travail entrepris, doutant de l’intérêt des discussions sans fin sans pour autant rejeter l’idée de débattre, et la visibilité des projets réalisés, permettant un ancrage des jeunes à la participation dans la réalité quotidienne et en mettant la main dans le cambouis. Il y a eu une époque, et aujourd’hui nous vivons la nôtre aux côtés de nos devanciers.

Maintenant c’est à vous en tant qu’organe de presse, d’observer les différences qui s’opèrent entre ce qui se faisait avant et maintenant. Un exemple simple, c’est au niveau de la désignation des candidats aux élections législatives et locales pour le compte du Parti Démocratique Gabonais. Avant, il n’existait pas de primaire, tout se faisait par cooptation. Je crois que le fait qu’il y ait désormais des primaires démontre un réel changement au sein du PDG et que désormais les militants eux même sont impliqués dans le choix de leurs représentants dans les instances électives.

Je vous fais une confidence, parmi les réformes en cours au sein de l’UJPDG, nous comptons instituer la désignation de nos délégués UJPDG des fédérations, ou des départements qui se fera désormais par élection des jeunes militants. Nous n’allons plus laisser la désignation des fédéraux non plus par cooptation, mais par un collège électoral constitué par les jeunes militants eux mêmes. Une manière pour nous de vous prouver que le Parti évolue dans ses mentalités, dans ses habitudes, et ces changements feront en sorte que le PDG soit hissé au même rang que les grands partis modernes qui ont fait l’histoire dans d’autres démocraties à travers le monde.

Infos Gabon : Est-ce que cela veut dire que vous reconnaissez qu’au Parti Démocratique gabonais, il y a un véritable problème d’hommes ?

Vivien Pea : Je pense avoir répondu à la question plus haut et encore une fois c’est la gestion par les hommes qui marque la différence. Alors, je le dis encore, cela dépend de la façon dont les personnes gèrent l’entité. Nous avons des règles et des statuts qui ne souffrent d’aucune contestation. Mais à partir du moment où les règles sont établies, nous avons le devoir de les respecter et de les appliquer. Si un responsable se détourne de ces règles en imposant ses propres lois au détriment des règles communes, vous comprenez qu’on est en déphasage avec l’idéologie et la vision du Parti, ainsi que les objectifs définis puis approuvés par l’ensemble des militants. Ainsi, à partir du moment où il y a un ou deux qui commencent à se détourner de la voie tracée par la majorité, on ne peut que crier sur le parti.

Heureusement que désormais, avec les réformes du dernier Congrès, tous les militants qui se détourneront du contrat d’objectifs que nous nous sommes fixés, seront exclus. C’est d’ailleurs ce qui nous a amené à créer une commission permanente de discipline, avec pour rôle d’assurer le contrôle et faire le gendarme sur l’ensemble des organes du parti de manière à ce que, quiconque osera se détourner des dispositions réglementaires et statutaires du Parti sera sanctionné.

Infos Gabon : Vous, à la tête de l’UJPDG, vous êtes décidé à reconstruire le pont qui a été cassé entre le Chef de l’Etat et la jeunesse gabonaise, avec quel plan d’action ?

Vivien Pea : Je pense que tout dépend de l’approche. Je ne peux pas vous dévoiler l’ensemble de notre plan d’action, mais nous avons préparé ce qu’on appelle le Plan d’Actions Stratégiques de l’UJPDG, en abrégé ‘PAS’ qui sera rendu public très bientôt et qui vous permettra de voir quelles sont les orientations, ainsi que les différentes phases des actions que nous allons mener sur le terrain, notamment sur l’ensemble du territoire national pour la mobilisation de nos jeunes compatriotes.

Mais de manière générale, la jeunesse gabonaise est aujourd’hui désireuse d’un bel avenir et de perspectives plus ouvertes, plus envisageables. Dans ce cadre, l’action du Délégué National que je suis, conformément au projet de société du chef de l’État, vise à générer une dynamique multi-sectorielle au profit des jeunes. Parmi les priorités de mon action figurent l’éducation des jeunes et notamment ceux des cycles secondaires et universitaires. J’estime que les conditions d’études décentes sont un gage de développement et de production de l’intelligentsia. Il s’agit d’un aspect que nous ne pouvons pas négliger.

Nous devons également exhorter les jeunes à d’avantage d’engagement en leur offrant des perspectives d’intégration en politique. Dans cette optique, la promotion en politique des jeunes et des femmes est un gage d’équilibre et de modernisation de la vie politique gabonaise. La condition de certains jeunes et de leur famille, nous emmène également à placer les actions humanitaires et sociales, au cœur de nos activités, pour exprimer le refus de la misère que nous devons combattre sans relâche.

Pour l’instant nous avons d’abord privilégié des rencontres de proximité avec les jeunes dans les quartiers de la capitale, avant de l’étendre sur l’ensemble du territoire national. Nous envisageons également de rencontrer les étudiants, les élèves, les coopératives, les jeunes leaders, afin qu’en prenant le temps d’échanger nous puissions mettre en œuvre le Plan Stratégique de la Jeunesse qui permettra à toutes ces couches sociales de la jeunesse gabonaise d’établir un lien permanent.

Je crois que l’une des raisons pour lesquelles la crise de confiance a existé c’est peut être parce que les jeunes ont été souvent trop utilisés mais pas assez responsabilisés. Ces jeunes ont des capacités, peuvent aussi jouer un rôle dans le dispositif décisionnel, mais malheureusement, sont mis sur le devant de la scène comme des instruments électoraux et pas comme de véritables acteurs ou partenaires de la décision. Désormais cela va changer.

C’est le cas pour la crise universitaire. Le Gouvernement, par le canal du Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Monsieur Séraphin Moundounga, a déjà fait un travail extraordinaire. Pour preuve il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que malgré les pesanteurs existantes à ce jour, l’université Omar Bongo avant 2009 n’est pas la même qu’aujourd’hui. Il y a beaucoup de choses qui ont changé. Des salles de classes climatisées ont été construites, le restaurant universitaire qui a rouvert avec de nouveaux mécanismes.

Evidemment que beaucoup reste à faire, il y a encore quelques blocages qui peuvent se résoudre progressivement, des infrastructures à réhabiliter ou à construire. Cependant, soyons indulgents, puisque tout ne peut pas se faire en un claquement de doigt, c’est pourquoi il faut inviter les étudiants à la responsabilité, afin qu’ensemble nous mettions en place un dispositif qui englobe à la fois les étudiants, les enseignants, les autorités, nous et les parents pour que tous soyons sur la même longueur d’ondes, que nous définitions ensemble une feuille de route et ne plus assister à ces mouvements de grève à répétition qui continue d’obérer l’image de notre système universitaire. Cela fera l’objet d’une discussion que nous aurons avec les étudiants dans l’optique de mettre en place ce que j’ai appelé le Plan d’Urgence pour l’Université Gabonaise.

Infos Gabon : Quelles sont vos attentes une fois le Plan d’actions stratégiques mis en place, et quelles mesures allez-vous prendre pour atteindre ces objectifs ?

Vivien Pea : Vous savez, nous sommes une structure politique mais pas l’exécutif, et la différence est importante à ce niveau. Nous sommes là pour décliner la vision et faire des propositions, et mais les missions régaliennes sont d’abord celles du Gouvernement. En tant que Parti, nous sommes là pour impulser et orienter le Gouvernement, lequel prend le relais à notre suite. C’est comme ça que cela se passe. A notre niveau, nous allons faire un travail sur le plan politique avec les jeunes, nous allons émettre des idées, et faire des propositions au Gouvernement qui est le pouvoir exécutif avec comme clé de voûte, le Chef de l’Etat.

Vous imaginez, on va dans un quartier comme je l’ai fait, il y a par exemple un problème de canalisation d’eau, ce n’est pas à l’UJPDG d’arranger les canalisations, mais plutôt en tant que Parti politique d’interpeller les autorités et leur dire « attention dans tel quartier il y a tel problème », à charge pour le Gouvernement de prendre le relais. Ainsi, à partir de ce moment là nous faisons un travail de fond, de prévention ensuite le Gouvernement vient juste pour affiner et jouer également son rôle. Parler des attentes ou dire que nous allons créer des emplois n’est pas de notre ressort.

Infos Gabon : Pensez-vous que les nouvelles autorités vous suivront ?

Vivien Pea : C’est une évidence puisque le Gouvernement tire en partie sa légitimité du Parti. Donc (…) la question ne se pose même pas. Cela va de soi, puisque nous sommes tous des émanations es qualité du Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA pour ce qui est du Gouvernement, et Président du Parti Démocratique Gabonais en ce qui nous concerne. Forcément, nous sommes sur la même longueur d’ondes, les discussions se font au niveau du Parti et les résolutions que nous adoptons en interne lient naturellement l’exécutif.

Infos Gabon : Nous préparons les élections locales, étant entendu que le Chef de l’Etat veut consacrer 30% des suffrages locaux aux jeunes, comment allez-vous procéder pour atteindre ce quota ?

Vivien Pea : Je crois que l’enrôlement des électeurs va débuter la semaine prochaine, et à ce propos nous avons un séminaire d’immersion sur les questions traitant de la Biométrie et la Décentralisation, ce qui nous permettra de nous imprégner réellement de tous ses aspects parce que la grande nouveauté des prochaines élections, c’est l’introduction de la biométrie dans le processus électoral. Ensuite, il y a la question de la représentativité des jeunes et des femmes, notamment la règle des 1/3 qui consacre 30%, des jeunes et 30% des femmes sur les listes de candidatures aux élections locales. Récemment d’ailleurs j’ai pris part à une réunion qui s’est tenue dans ce sens au ministère de la famille, et à l’issue de laquelle une commission a été mise en place pour réfléchir à sa mise en œuvre.

Le Président de la République a instruit le Gouvernement et le Parlement, à présent il faut mener une réflexion de manière à ce que l’on passe aux actes. Parce qu’aux yeux de la loi, il faut discuter de sa faisabilité au Parlement, il faut sensibiliser les jeunes et les femmes, mais la question la plus importante est celle de savoir comment y procéder. Sommes-nous réellement préparés ? Il faut interpeller l’opinion, préparer les femmes et les jeunes à cette transformation car nous devons êtres responsables et capables d’assumer.

Infos Gabon : Votre mot de fin

Vivien Pea : Je voudrai simplement dire que nous avons beaucoup de défis à relever. Le Président de la République nous a tendu la main, nous a prouvé à plusieurs reprises qu’il comptait sur nous et que nous étions des partenaires. En 2009, lorsqu’il s’est adressé au peuple gabonais, il avait souscrit un certain nombre d’engagement parmi lesquels, l’organisation d’un forum national de la jeunesse fondé sur un Contrat de Partenariat pour une Jeunesse Responsable.

Ce forum a eu lieu, à l’issue duquel, nous avons adopté une Politique Nationale de la Jeunesse. Pour la mettre en œuvre, le Chef de l’Etat a besoin que tous les jeunes soient impliqués. Aussi bien, les jeunes politiques, les jeunes entrepreneurs, les jeunes écoliers, les jeunes étudiants, les jeunes chômeurs, pour fédérer dans l’optique de s’approprier les armes qui feront de nous des acteurs incontournables de la société gabonaise. Je voudrais dire aux jeunes, qu’il est important de se réapproprier le sens de la responsabilité parce que c’est en étant responsable que nos aînés nous feront confiance et nous offrirons les possibilités qui nous feront mentir les préjugés.


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Mercredi 5 Juin 2013
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16.Posté par Maixent Acrombessi le 06/06/2013 23:32 | Alerter
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HAAAAAA ENLEVEZ NOUS CET ART PEA C'EST QUI? C'EST QUOI PARLEZ NOUS DES VRAIS GABONAIS PUR SANG. METTEZ SA SUR LE SIT DES TUEURS PD-GISTES.

15.Posté par vos_bouches_sentent_mauvais le 06/06/2013 10:10 | Alerter
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Vous êtes des rigolos et des aigris vous n'avez que ce mot a la bouche "homosexuel ou pédé" où est votre problème si quelqu’un est gay ? Lui parle du pays vous vous parlez de sexe tchip tchip bolooo

14.Posté par ONTETE le 06/06/2013 07:43 | Alerter
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PRISCILLA MOI JE LE CROYAIT MORT IL REVIENT AVEC SON ÉDUCATION D'ANIMAL
PITIEEEEEEEEE A CROIRE QUE LES PD-GISTES N’ÉDUQUENT PAS LEURS GOSSES

13.Posté par Priscilla le 06/06/2013 06:54 | Alerter
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et voila Unite (personnage dont le niveau de reflexion se limite a 'pipi-caca') qui refait surface dans le poste 10. Mais vous les 'jeunes' PeDe-gistes votre forum ne vous suffit plus ou quoi ? Ou bien vous commencer a vous manger entre vous-meme la-bas ? foutez nous le camp avec vivien pea votre demi zeus ! vous croyez que vous allez convaincre qui ici que votre parti satanique travaille pour le bien de la nation ? tchipppppp

12.Posté par bibang otounga le 06/06/2013 04:52 | Alerter
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mais ce sont tous les pédés ya omar aimait les femmes le fils aime les hommes d'ou l'émergence des hommes mort de rire des pédé de merde au gabon il y a mieux que ça comme intellectuel pays de merde avec les pédéhomosexuels mdr

11.Posté par Okoriville le 05/06/2013 18:53 | Alerter
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Les gabonais vous êtes que des jaloux l'autre fait une démarche intellectuelle en proposant des solutions aux maux de l'éducation dans notre pays que lui répondez vous ? des injures de la haine
Vous me dégoutez

10.Posté par vos_bouches_sentent_mauvais le 05/06/2013 17:56 | Alerter
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"Laissez nous avancer !!!! C'est vrai le PDG n'est plus le même, avant c’était les femmes qui s'enrichissaient aujourd'hui c'est nous les hommes.
Vivien PEA a tout compris c'est un jeune qui monte
Bande jaloux

9.Posté par Pâle Lôgè le 05/06/2013 16:29 | Alerter
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OKOUMBA a fait la synthèse la plus simple. Arguer que le PDG d'hier n'est plus celui d'aujourd'hui est reconnaître la bassesse et l'obscurantisme que cultivent, Malgré les parcours universitaires et autres élogieux parfois de certains des pédé-gistes, ceux-ci nous offrent les pires méthodes de la gestion d'une Nation et d'un État.
Or, le slogan «Laissez-nous avancer» n'est qu'un euphémisme, car, nous sommes à l'ère de plus de crimes de tous genres politique économiques financier, sacrificiels, démoniaques.....
Oui le PDG d'hier n'est plus le celui d'aujourd'hui car les faucons prédateurs pillent et à volonté les biens de la Nation.

8.Posté par Okoumba le 05/06/2013 15:14 | Alerter
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Cet arriviste a bien raison d'affirmer que le PDG d'hier n'est plus celui d'aujourd'hui. En effet, le PDG de maintenant est devenu plus cannibale qu'il n'y avait été hier.

7.Posté par Akomamba le 05/06/2013 13:46 | Alerter
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Priscilla ma sœur tu as raison faut éviter les infos qui font la promotion de la vermine

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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...