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Gabon : Le Front de refus dénonce le glissement «insidieux» vers la dictature

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Jeudi 24 Septembre 2009 à 22:29 | Lu 2249 fois

Le Front de refus du coup de force électoral a tenu une conférence de presse le 24 septembre à Libreville pour faire le point au lendemain de la clôture des contestations de l'élection présidentielle auprès de la Cour Constitutionnelle. Il dénonce avec virulence la violation de l'Etat de droit par les autorités en place, qui semblent, selon eux, faire fi du contentieux électoral. Le collectif de candidats malheureux à l'élection présidentielle a notamment annoncé des poursuites judiciaires contre les responsables et complices de la fraude électorale et des exactions perpétrées par les forces de l'ordre à Port-Gentil durant les émeutes post-électorales.



Gabon : Le Front de refus dénonce le glissement «insidieux» vers la dictature
L'index pointé par l'opposition sur les autorités en place se charge de lourdes accusations, alors que la période de dépôt des plaintes pour le contentieux électoral et expiré et que nous sommes entrés dans le mois crucial qui doit voir la délibération de la Cour Constitutionnelle.

Lors d'une conférence de presse tenue le 24 septembre au siège de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) à Libreville, le Front de refus du coup de force électoral a violemment fustigé le coup d'Etat électoral, et le glissement «insidieux» vers un régime dictatorial.

«Le pouvoir continue de poser des actes qui laisse à penser que le verdict de la Cour Constitutionnelle lui est acquis. (...) Il prépare à grands frais, à coût de centaines de millions de francs CFA l'investiture d'Ali Bongo Ondimba comme Chef de l'Etat. Le dispositif du feu d'artifice pour la circonstance est mis place, des invitations officielles sont déjà lancées», affirme la coalition de candidats malheureux à l'élection du 30 août.

«Un climat délétère est créé par le gouvernement frileux et fielleux qui n'hésite pas depuis début septembre à sanctionner dans leur travail les Gabonaises et Gabonais qui ont librement choisi de supporter le changement», dénonce encore le Front de refus, qui martèle qu'«Ali Bongo Ondimba n'a pas gagné cette élection, il l'a volé au peuple gabonais qui s'est massivement prononcé pour le changement en sanctionnant le PDG».

Au sujet des recours, dont la période de dépôt a expiré le 19 septembre dernier, les opposants précisent que «les recours des candidats sont individuels, (…) [mais] nous sommes solidaires des motifs d'annulation évoqués par les uns et les autres y compris celui portant sur l'inéligibilité d'Ali Bongo Ondimba pour cause de nationalité douteuse», allusion faite au recours déposé par Luc Bengone Nsi, du Morena Originel, pour lequel les famille Ondimba et Ebori ont annoncé des poursuites judiciaires pour diffamation.

Ils affirment à cet effet que «notre contestation des résultats officiels repose sur des éléments solides provenant de nos investigations à la CENAP et des procès-verbaux des bureaux de vote en notre possession».

Abordant l'ingérence décriée de la France dans le processus électoral, «aujourd'hui, Messieurs Kouchner et Joyandet, Ministre français des Affaires Etrangères et Secrétaire d'Etat Français à la Coopération, peuvent-il toujours déclarer comme il l'ont fait sur France 24, que les élections se sont bien déroulées au Gabon ?», interrogent les opposants.

Et rappelant les propos de Nicolas Sarkozy le 23 septembre dernier à la tribune des Nations Unies, qui lançait «sommes-nous plus lâches que les centaines de milliers d'iraniens qui manifestent pour contester les élections présidentielles en Iran ?», «monsieur Sarkozy et la France officielle sont-ils plus lâches que les dizaines de milliers de Gabonais qui refusent le coup d'Etat électoral perpétré par Ali Bongo Ondimba et le PDG ?», rétorque le Front de refus.

«Une élection ne se limite pas au bon déroulement des opérations de vote», rappellent les opposants, expliquant qu'«une partie importante de la fraude s'est opérée au niveau de la centralisation des résultats où il n'y avait aucun observateur».

«Monsieur Faustin Boukoubi (…) peut-il aujourd'hui affirmer que le vote de mineurs de 12 ans constaté dans son propre village de Lemengue et consigné sur procès-verbal est une affabulation de mauvais perdant ?», poursuit la déclaration.

«Si la Cour Constitutionnelle venait à dire autre chose que le droit pour confirmer le coup d'Etat électoral que nous dénonçons, chacun de ses membres devra assumer sa responsabilité devant l'histoire et devant le peuple Gabonais», avertit le Front de refus, qui a notamment annoncé des poursuites judiciaires à l'encontre des présidents de commissions électorales locales, des personnels et auxiliaires de commandement impliqués dans la falsification des procès-verbaux et des listes d'émargements.

Au sujet des émeutes post-électorales de Port-Gentil, le Front de refus affirme que «la sanglante répression ainsi que les exactions commises sur les personnes et les biens par les forces de sécurité et de défense nous ont conduit à dépêcher sur place à Port-Gentil cette Mission d'information dont le rapport (…) met clairement en évidence les mensonges du gouvernement sur le nombre de morts à Port-Gentil et les conditions de leur décès».

«D'ailleurs que les résultats des investigations des journalistes de L'union, journal de référence, sont plus proches de notre rapport que des affabulations du pouvoir», renchérit la déclaration.

«Qui dirige le Gabon aujourd'hui ? Et qui du Chef de l'Etat ou du Chef du Gouvernement a donné l'ordre aux Forces de sécurité et de défense de tirer à vu et à balles réelles sur des populations sans armes? Combien de morts faudra-t-il pour que le Parlement, qui représente le peuple gabonais ainsi que la Communauté internationale, si prompte à donner des leçons de démocratie aux africains, se saisissent de cette question et demandent des comptes aux responsables?», questionne ainsi le Front de refus.

Aussi les candidats malheureux ont-ils annoncé qu'ils comptaient «saisir les ONG internationales telles que Human Rights Watch, Amnesty International ainsi que la Cour Pénale Internationale pour que les coupables et leurs commanditaires répondent de leur crime».

«Sommes-nous toujours en République ? Le Gabon est-il toujours un État de droit ? Où alors sommes-nous en train de glisser insidieusement vers autre chose ?», questionne enfin le collectif.

«Toutes les institutions de ce pays et ceux qui les dirigent ne doivent pas se laisser prendre au jeu du service des intérêts d'un homme et d'un clan, au mépris du respect de ce qui fonde notre République et au détriment des intérêts du peuple gabonais», avertit le Front de refus du coup de force électoral.

Publié le 24-09-2009 Source : gaboneco Auteur : gaboneco

Jeudi 24 Septembre 2009
La Révolution LVDPG
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12.Posté par Mwane (source:Gaboneco.com) le 25/09/2009 10:30 | Alerter
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Gabon : L'opposition sort son rapport sur Port-Gentil
Au terme d'une mission sur le terrain du 18 au 21 septembre, conduite par le professeur Pierre André Kombila Koumbe, le Front de refus du coup de force électoral a présenté le 24 septembre son rapport sur les émeutes post électorales qui avaient éclaté à Port-Gentil du 3 au 6 septembre dernier. Alors que les autorités continuent de brandir un bilan officiel de 3 morts accidentelles, le rapport de l'opposition fait état de plusieurs dizaines de morts tombés sous les balles des forces de l'ordre, ainsi que de nombreuses exactions et menaces sur la population de la cité pétrolière.


© AFP-Issouf Sanogo/ Les émeutes post électorales à Port-Gentil pourraient avoir causé plusieurs dizaines de morts selon l'opposition



RAPPORT DE LA MISSION D'INFORMATION (Port Gentil, les 18, 19, 20 et 21 septembre 2009)

Le 17 septembre 2009, le Collectif des candidats à l'élection présidentielle du 30 Août 2009 a commis une mission d'information chargée de recueillir des témoignages dignes de foi sur les évènements survenus à Port-Gentil depuis le 3 septembre 2009.

La mission d'information conduite par Monsieur le professeur Pierre André KOMBILA KOUMBE, président du RNB, comprenait également les personnalités suivantes :

Monsieur le professeur Joseph JOHN-NAMBO de l'Université Omar BONGO;
L'honorable Daniel KOMBE LEKAMBO, député à l'Assemblée Nationale ;
Monsieur Jean Blaise MOUSSAVOU MAGANGA, ancien Maire.

Rendus sur place dès le 18 septembre, quatre (4) jours durant, les membres de la mission ont rencontré les familles des victimes décédées, des victimes d'exactions et quelques témoins qui ont accepté de parler, nonobstant un climat de peur et d'omerta constaté sur place à Port-Gentil, climat entretenu par les forces de Défense et de Sécurité.

Le présent rapport s'articule autour de trois centres d'intérêt principaux :

1- les tueries :
2- Les exactions ;
3- Les destructions de biens.

En guise de conclusion, nous tenterons de rapporter le sentiment général qui se dégage dans la population de Port-Gentil.

Nous présentons cas par cas les faits illustrant chaque centre d'intérêt.

1- Les tueries.

Cas 1 : Monsieur Aimé MBADINGA, la trentaine environ, fils de feu BOULINGUI Patrice, ancien fonctionnaire et notable de Tchibanga ; profession chauffeur, tué vendredi 4 septembre au quartier Balise par des militaires circulant en voiture dans le sens quartier chic-Balise, vers 18 heures 30.

Certains militaires portaient une cagoule et d'autres un béret noir. Le corps récupéré par la famille a été transféré à Tchibanga le vendredi Il septembre pour inhumation. Ce témoignage a été obtenu de la part de M.A., membre de la famille du défunt.

Cas 2 : Monsieur Thierry NDONGO MOMBO, âgé de 18 ans, fils de Monsieur Urbain NDONGO a reçu une balle qui lui a transpercé le thorax, (telle que l'indiquent les photos et le certificat de décès versés au rapport) dans la nuit du 4 au 5 septembre sur la route de Ntchèngué face à l'école de feu de Total Gabon, au lieu-dit PG 1 alors que l'intéressé se trouvait au bord de la route en compagnie d'autres jeunes gens. Un de ses compagnons, à l'aide d'une brouette, a tenté de le conduire au Centre Hospitalier Régional de Ntchèngué situé à quelques centaines de mètres où il rendra l'âme quelques heures plus tard. Les parents alertés, ont du mal à obtenir une place à la morgue de l'hôpital, l'employé préposé à cette tâche, leur déclare: «je n'ai plus assez de place ; en ville (morgue de l'ancien hôpital central) c'est plein, ici j'en ai déjà 16 et celui-ci, où dois-je le mettre ?». Néanmoins, après de longues tractations, cet employé accepte finalement de prendre ce dix-septième corps.

La famille de feu MOMBO NDONGO a fourni les photos montrant l'impacte de la balle, le certificat de décès ainsi que la copie de la plainte introduite par elle au tribunal de Port Gentil.

Cas 3 : Monsieur Jean Marie BILONGHA, la trentaine environ, sans emploi, habitant le quartier Bac Aviation, abattu par les tirs de militaires circulant à vive allure dans le quartier.


Cas 4 : Mademoiselle Ursule KOUMBA, seize (16) ans, tuée par balle au passage d'un véhicule rempli de militaires.

Cas 5 : Monsieur Christian ONANGA, sourd muet, tué le vendredi 4 septembre vers 19 heures, par une balle de militaire circulant à vive allure au quartier mini prix, alors qu'il traversait la chaussée. Il a été inhumé par sa famille, le samedi 18 septembre dernier.

Cas 6 : Monsieur Martial OWANE, 26 ans reçoit des balles tirées par deux hommes armés en civil, le 21 septembre vers 17 heures à l'entrée de la Laverie Moderne au quartier Sud. Son décès sera constaté à 19 heures au CHR de Ntchèngué. Le procureur de la République à Port Gentil fait courir le bruit de la légitime défense face à un évadé de prison qui aurait agressé le policier. Ce qui est faux.

Monsieur Martial OWANE avait purgé sa peine et avait été libéré au mois de juin 2009. Lorsque le 21 septembre 2009, il est interpellé, reconnaissant le policier qui l'avait fait incarcéré précédemment, il tente de fuir, c'est alors que le policier K. de la Police Judiciaire lui tire trois balles dans le dos (information : Y., parent du défunt). Il nous est revenu que le fameux K., avec ce dernier tué, totalise 8 victimes.

La famille de OWANE, conduite par sa mère s'est rendue le mardi 22 septembre vers 18 heures pour exiger qu'on lui permette d'inhumer elle-même le corps de son enfant que la P.J. voudrait enterrer clandestinement.

Outre ces cas clairement identifiés, des sources dignes de foi et le témoignage du responsable du cimetière de Ntchèngué évoquent le nombre probable de 57 décès. Il faut ajouter à ces morts ceux «largués» par hélicoptère et ceux embarqués dans les pirogues et ramenés dans les villages par peur des représailles brandies par les PDGistes. La difficulté de les recenser vient du fait qu'un climat de terreur règne à Port Gentil autour de ces morts. Des menaces de mort ont été proférées sur quiconque donnerait des informations au sujet des personnes mortes des suites des fusillades des journées d'émeutes.

Pourtant des endroits bien précis semblent propices pour cette expertise indispensable : les morgues du Centre Hospitalier Régional de Ntchèngué et celle de l'ancien hôpital central, gérées respectivement par les sociétés des pompes funèbres CASEPGA et GABOSEP. Mais dans l'une et l'autre c'est motus et bouche cousue.

La morgue du CHR de Ntchèngué est l'établissement où semble être passé le plus grand nombre de corps. Mais il nous est revenu que le directeur régional de Santé, Madame SEFOU, a menacé de licenciement les médecins ou tout personnel qui livrerait des informations; notamment concernant le nombre de morts liés aux évènements. Elle a également retiré certificats médicaux, déclarations de décès ainsi que les dossiers médicaux de ces morts.

A CASEPGA, une source sûre a indiqué que 18 corps de personnes tuées par balles ont séjourné dans cet établissement entre le 4 et le 7 septembre 2009, date à laquelle interdiction leur a été notifiée de recevoir ces corps.

2- Les exactions

Les forces de Défense et de Sécurité venues à Port Gentil semblaient avoir comme mission d'humilier, de brutaliser pour casser le moral de ces populations. Plusieurs types d'exactions et d'actes d'humiliations sont commis sur les habitants de Port Gentil.

On moleste les passants inoffensifs sur la voie publique, on n 'hésite pas à pénétrer dans les habitations pour perpétrer les mêmes actes, plusieurs personnes sont frappées à coup de poings, de crosses de fusil voire perforées par les baïonnettes fixées au bout des canons des armes des militaires .

On fait faire des pompes, on fait se déplacer à genoux, on fait danser, on fait chanter dans des langues parfois inconnues au Gabon ; on fait s'embrasser des frères et des sœurs quand on ne leur demande pas de s'accoupler, on viole en groupe (12 policiers violent 6 filles, le 16 septembre et 4 policiers violent une jeune femme qui avait un bébé, provoquant des délabrements génitaux). Une dame portant une grossesse à terme se rendant à l'hôpital pour accoucher a été contrainte de voir son bébé sortir devant les militaires malgré ses supplications. Outre ces témoignages donnés par des habitants de Port Gentil ayant requis l'anonymat, les cas suivants nous ont été relatés par les intéressés ou certains membres de leur entourage.

Cas 1 : Henri MBONGO, la cinquantaine environ, père de famille nombreuse, a été sauvagement battu, humilié, mis à genou par des militaires, le vendredi 4 septembre au carrefour Nguadi, vers 17 heures alors qu'il traversait la chaussée pour rejoindre son domicile situé à une quarantaine de mètres de là. Une dame qui tentait de traverser la route au même moment a subit les mêmes exactions. On leur a intimé l' ordre de chanter et de clamer haut et fort, «Ali 9 président!» Monsieur MBONGO s'en est sorti avec des hématomes aux jambes et au dos, tandis que la dame, traumatisée a tout fait sur elle. Tout cela devant une foule effarée.

Cas 2 : Christiane JOCKTANE, mère de famille, 55 ans environ, ancienne employée de banque a été sauvagement battue par les militaires, le 6 septembre, sous les yeux de ses enfants et de nombreuses personnes qui, comme elle, faisaient la queue en vue d'acheter du pain à la boulangerie SMAG, en face de la «Gendarmerie de l'Océan» ; sous le prétexte, selon les militaires, que le pain était réservé à l'armée et au motif que les enfants des Port-Gentillais ont été à l'origine des casses provoquant la pénurie. Elle a reçu de multiples coups de matraques et chaussures au visage, au bassin et sur le dos qui l'ont immobilisé pendant plus d'une semaine. Elle a fourni un certificat médical et des photos à l'appui de sa déclaration.

Cas 3 : Philippe ISSANI, agent municipal, la quarantaine, a été sorti manu militari, alors qu'il était hospitalisé, sous perfusion, à Paul IGAMBA et amené à la base de la Marine où il est jusqu'à ce jour détenu, sans que sa famille ne puisse le voir. Est-il encore en vie?

Cas 4 : Locin MONDOUNGUA, jeune homme d'une vingtaine d'année a été embarqué de force au tournant de Salsa par un policier qui l'a conduit au Commissariat du château alors qu'il traversait la chaussée pour rentrer à son domicile situé à une vingtaine de mètres de là. On lui a demandé de faire des pompes avant d'être relâché.

Cas 5 : Les travailleurs de la Société Morel et Prom le samedi 19 septembre, alors que le couvre feu est désormais fixé à 23 heures; aux environs de dix neuf, vingt heures, les travailleurs de cette compagnie pétrolière qui rentraient de leur lieu de travail sont pris à partie par une patrouille de militaires; ils sont copieusement tabassés au point que certains ont des fractures et d'autres perdent leurs dents; ils sont conduits à l'hôpital de Ntchèngué. Le directeur de cette société qui a pris les photos du triste spectacle a promis de porter plainte. Les militaires ayant volontairement bloqué l'accès de l'hôpital, nous n'avons pas pu y accéder.

Cas 6 : Philippe VOUETTE ; dans la matinée du samedi 18 septembre, il a été violenté par des militaires alors qu'il entrait dans son bureau de la société Schlumberger non loin du siège de Total Gabon. Il a été abandonné sur les lieux. C'est le témoignage d'une de ses relations qui a requis l'anonymat.

Cas 7 : Monsieur MOUITY MAGANGA, pâtissier à l'hôtel le Méridien ; le dimanche 6 septembre à 9 heures du matin, les militaires lui ont fait traverser la chaussée à genoux sans raison au carrefour ASECNA.

Cas 8 : Monsieur Jean Bernard MOUANAMBATSI, retraité; le jeudi 3 septembre à seize heures trente est molesté (vêtements déchirés) par les militaires alors qu'il recherchait son petit fils.

Cas 9 : Monsieur Théodore NGOUNGOU est sauvagement frappé au visage au carrefour ASECNA, alors qu'il cherchait à s'enquérir de la situation de son fils arrêté pour défaut de pièce d'identité. Ce dernier a fourni photo et certificat médical.

Cas 10 : Messieurs Martial MBOUMBA MOUNANGA et NZE ANGARA sont sortis manu militari de chez eux le 10 septembre vers 20 heures, embarqués et molestés avec des matraques et bâtons sertis de pointes, baladés dans la ville dans un camion militaire qui finira par les déposer couverts de blessures au dos et à la tête (voir photos) à la base de la marine vers une heure du matin.

Cas 11 : Monsieur Alain OBAME, 34 ans a été transporté et hospitalisé dans le service de chirurgie du CHR de Ntchèngué pour blessure par balle tirée par le gendarme Robert AVOUNGOU, commandant de brigade d'Omboué dans le département d'Etimboué.

Cas 12 : Monsieur MEMIAGHE, le 5 septembre à 22 heures à son domicile, a reçu 5 balles de petit calibre. Hospitalisé d'abord à la clinique Bilie (Dr IKOUAKOUA) pour les premiers soins, il a été transféré ensuite à 1 'hôpital de Ntchèngué.

Cas 13 : Un jeune garçon de seize (16) ans a reçu deux balles au poumon (Dr IGAMBONTCHINA).

Cas 14 : Famille Diawara ; Monsieur DIAWARA, son épouse, ses trois (3) filles et son locataire sont violemment molestés à leur domicile (vers carrefour ASECNA) par des militaires basés à l'aéroport. Monsieur DIAWARA est gravement blessé à jambe droite, son épouse et ses filles portent plusieurs ecchymoses. Le locataire a un traumatisme de la jambe et du pied droit (voir photos).

Cas 15 : Monsieur Guy Hervé MAVOUNGOU, 30 ans, a reçu deux balles aux jambes suite aux coups de feu tirés au quartier Sud (Laverie Moderne), le 21 septembre à 17 heures, au moment où on abattait Monsieur Martial AWANE. Les riverains pensent que ce sont des éléments de la Police Judiciaire qui ont perpétré cette exaction.

Cas 16 : Monsieur Serge Landry DOUMA MOUENGI était dans son domicile lorsqu'il est atteint de plusieurs balles au niveau de la jambe et de la main gauche, l'intéressé est actuellement hospitalisé au CHR de Ntchèngué.

Outre ces cas de tueries et d'exactions constatées, il y a lieu de mentionner que plus de 300 personnes avaient été arrêtées; à ce jour, un peu plus d'une quarantaine ont été présentés au tribunal de Port Gentil. On peut légitimement s'interroger sur la situation des nombreux autres dont on n'a jusqu'aujourd'hui aucune nouvelle. A moins qu'elles ne soient à classer parmi les disparus. Une enquête s'impose.

3- Destruction des biens

La mission a constaté que de nombreux magasins situés dans la zone du marché du Grand Village ont été détruits et incendiés. Certains témoins rencontrés indiquent que les militaires sont presque restés inactifs pendant les pillages;

Plusieurs d'entre eux se contentant de récupérer les biens pillés, de les embarquer dans les camions militaires pour les amener dans des directions inconnues.

En ce qui concerne l'immeuble Schlumberger de la concession Total qui a bel et bien été pillé par les manifestants, les riverains indiquent que bien après le pillage dans la journée, c'est dans la nuit, alors que le couvre feu était en vigueur, que l'incendie a pris dans le dernier étage de cet immeuble.

Quant au foyer Roger BUTTIN ; aucune manifestation n'avait été observée dans cette zone. C'est dans la nuit, alors que le couvre feu était en vigueur, que les riverains aperçoivent des flammes et de la fumée sur le toit de l'immeuble. D'aucuns sont même convaincus que c'est un projectile lancé à partir de la route qui a déclenché l'incendie de ce foyer.

Tous ces propos restent à éclaircir à partir d'une enquête approfondie qui permettra à terme de rétablir la vérité.

Il est à noter enfin que tous nos interlocuteurs restent choqués par les propos mensongers tenus par les plus hautes autorités de l'Etat et par quelques responsables politique de cette ville réunis à Port Gentil, à l'hôtel Mbandja, quelques jours après ces malheureux évènements. Propos qui, au lieu de prôner l'apaisement, se sont avérés constituer des appels à la haine et à la division tribale. Toutes choses qui constituent des véritables délits et qui tombent sous le coup de la loi.

Fait à Libreville, le 22 septembre 2009

Pr Pierre André KOMBILA KOUMBA ; Pr Josep JOHN-NAMBO ; Honorable KOMBE LEKAMBO ; Monsieur Jean Blaise MOUSSAVOU MAGANGA»
Publié le 25-09-2009 Source : gaboneco Auteur : gaboneco

11.Posté par medzimsosso le 25/09/2009 10:09 | Alerter
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bonjour!!! juste un petit mot en passant. la libération d'un peuple ne passe pas forcement par les actes de violence. M Menkara avait proposé un certain nombre de mesures pour contrer cette dictature qui ne dit pas son nom, mais nous ne les avons pas pris en considération. je parle par exemple d'un rassemblement de près de 5 à 10 milles personnes pas à rio mais soit devant l'assemblée nationale, soit devant le senat, pourquoi pas devant la présidence. croyez vous qu'aly est fou, aussi fou pour tirer sur 5 milles personnes? enfin, bref, je dis agissons pacifiquement. a t-on tiré sur ces femmes qui ont manifesté devant l'assemblée? à bon entendeur?

10.Posté par REPONSE A BLAISE le 25/09/2009 09:37 | Alerter
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La coordination est organisée par LE PORTE PAROLE INTERNATIONAL DES LEADERS BRUNO BEN MOUBAMBA.


Vous pouvez lui adresser un mail :
bruno@moubamba.com
Tél : 06 24 61 66 90

9.Posté par REPONSE A ACTION SVP le 25/09/2009 09:34 | Alerter
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Pour répondre à ACTION :

Il est décevant de lire de tels commentaires ; les LEADERS exposent leurs vies en dénonçant publiquement et ouvertement le coup d'état électoral.

La situation du Gabon n'est pas une plaisanterie - la liberté est bafouée - la dictature se met en route.

En toute âme et conscience, tout gabonais aimant son pays doit mener des actions collectives ou individuelles pour refuser "le gabon réducteur".

A paris, chaque mercredi de 11 à 15h00, un sit in est organisé à la place affaires Total - AREVA en ce moment là tout le monde doit apporter son soutien.

En IRAN - HONDURAS, c'est le peuple qui soutient les LEADERS POLITIQUES ?

Chacun veut protéger sa bourse ou son identité ethnique - ce n'est plus une affaire d'éthnie, tout le peuple a rejeté cet imposteur et les fraudes sont flagrantes.

A paris, l'ambasseur a organisé la fraude et la France cautionne et affirme que l'organisation des élections s'est bien passée.

A Perpignan, les élections partielles ont été organisées pour élire un nouveau Maire "parce que un électeur avait dans ses paires de chaussettes les bulletins de vote pour favoriser le candidat UMP) ?

La cour constitionnelle si elle a un peu d'audace doit dire la loi - elle a le dos au mur et le monde entier a les regards vers cette institution.



[qt[

8.Posté par BLAISE le 25/09/2009 09:08 | Alerter
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J'aimerais rentrer en contact avec le collectif du Front de refus
à PARIS comment faire? qui coordonne le mouvement en France . Il faut aller au fond des choses.
Ce numero de compte qu' on doit créer pour la cotisation Tests ADN est vrai ou pur fantasme?
Repondez moi SVP

7.Posté par Nzoane le 25/09/2009 08:52 | Alerter
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Arrete de demamder aux gabonais d'etre de la chaire a canon devant cette empillememt de barbare.

Je vis au Gabon, tout de suite apporte nous des armes et la logistique nous allons combattre et gagner. Tous les gens attendent cela pour s'enroler. Sincerement ils en veulent. C'est un gros monstre qui en est ne le 30 septembre

La colere est telle que toutes les gens veulent en decoudre "Nous pouvons reconstruire apres et mieux".
Alors stp ne nous traite pas de lache, nous reflechisons a la situation qui se presente a nous.

Les gens aux pouvoir sont sans idees et sont tres materiels... C'est la qu'il aurait des complicite mais helas.

Soyons certaine que l'oppression commemt toujours sur les proches et il n'y aura plus un vaillant pour les defendre.
Pacifiquememt le combat sera trop long, mais un jours ils seront surpris...

6.Posté par espoir le 25/09/2009 04:53 | Alerter
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pinto je suis d'accord avec toi. je ne sais pas se que le gabonais a dans la tete mon dieu .en effet tous les gabonais crie au changement mais sans rien faire attendant tou de l'opposition pire encore ils se permettent de critiquer ses gens qui mettent leur vie en péril pour eux mon Dieu kel égoisme .il est intéréssant de crié ché sois qu'on en a marre des recours de l'opposition il faut qu'elle agisse mais d'apres vous que fait elle ? attendez le changement viendra vous trouver a la maison

5.Posté par mission le 25/09/2009 01:12 | Alerter
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mes chers frere apres les informations que nous avons recu le collectif des gabonais resident aux usa viens de depecher une mission pour le nigeria afin de faire la lumiere sur la nationalite d'ali ben bongo et en s'avoir sur sa famille

4.Posté par Obama Mamboudou le 25/09/2009 00:37 | Alerter
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Justement, il faut les voir ces gabonais, des poltrons, des vrais peureux.Quand je pense que je dépense à chaque fois mon blé pour être sur PARIS à chaque marche ou chaque mouvement.Des salauds qui crient au changement, mais ne font rien.Ils auraient peur de leurs bourses ou de leur visa, or des gabonais sont à POG, LBV et Oyem.Des gens ont donné leurs vies et eux craignent seulement pour leurs bourses.
Ils sont là à croire que les opposants vont faire la magie, or les opposants on besoin de nous TOUS, du PEUPLE ENTIER.
Et les actions individuelles contre la France et les PEDEGISTES devraient commencer pour les calmer un peu.
Il faut qu'ils soient menacés dans leurs chairs au moins la peur changera de camp.Mon Dieu ils sont avec nous dans les quartiers ces français et ces pédégistes qui s'affichent ouvertement en soutenant le tueur du Gabon.
Chacun à son niveau devrait poser des actes pour combattre le système.Motiver les autres.Si Ali se fait instituer, les gars nous sommes morts.NOUS SOMMES MORTS, C'EST LA MORT DE LA DÉMOCRATIE ET LA FIN DES LIBERTÉS INDIVIDUELLES. ENCORE PIRE QUE CE QUI A COMMENCÉ DÉJÀ.

3.Posté par mong y'adzè le 24/09/2009 23:58 | Alerter
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Pinto, merci!
Si on doit agir, ce n'est pas de nos opposants réprésentés qu'il faut l'attendre. Car tous leurs mots et toutes leurs interventions peuvent et serviront de prétexte aux chiens d'ali pour les pourchasser ou réduire encore plus leurs libertés. C'est à nous de nous organiser, refléchir et mettre en place des pièges qui fonctionneront le moment opportun. Moi je vous le dis, ma vie est partie avec ce coup-d'état électoral; alors dèsque j'ai l'occasion de descendre Ali, je le ferai sans hésiter!
Je porterai s'il le faut l'étiquette honteuse de PDGiste pour l'approcher et je le tuerai!

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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...