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Gabon : Lassitude de l’inaction

le Mercredi 3 Mars 2010 à 21:23 | Lu 722 fois



Gabon : Lassitude de l’inaction
Ce matin, comme tous les matins, j’ai ouverts mes yeux à six heures. Je n’ai pas allumé mon ordinateur tel que je le fait habituellement. Je suis resté cloître dans mes draps. Je ne pouvais pas me rendormir, de même qu’il ne me venait l’envie de me lever. Pris dans un tourbillon d’inconfort, entre rester couché et me lever, des larmes coulaient de mon visage. J’étais triste. Je ressentais comme une forme de lassitude, une déprime qui ne dit pas son nom, un découragement. Il y avait, dans ma tête comme un enfermement appréhendé. Une désuétude qui semblait arpenter les montagnes de mon esprit. Et comment dans un mauvais rêve, je vois ce type et son émergence s’installer, assurément.

Pourquoi, ce silence, ce manque d’action? Le pays n’est-il pas comme dans une dérive? Pourquoi j’ai comme une impression d’une impuissance chez mes amis, mes frères. Je me sens las, je me sens fatigué, comme un poids sur mes épaules qui dominent la vigueur de mes genoux. J’ai peur de me désintéresser : de dire on va encore comment ….. Et comme certains l’on fait avec le nazisme, laisser les miens emportés dans les camps de concentration, dans les fours à gaz. Laisser ce qui reste d’espoir s’étioler, par l’habitude de l’incommodité. Ce silence de tombe est lassant, ce manque d’action est tétanisant. Je veux mourir, pour oublier, pour ne pas voir, pour ne pas entendre, pour ne pas savoir; me fermer les yeux, la bouche, les oreilles; ne plus exister. Y-a-t-il quelqu’un pour tirer vers le bas la corde du clocher et celle-ci, en remontant, nous réveiller et encourager l’ardeur pour qu’enfin vienne la félicité.

Non, il semble que personne ne viendra, cette fois-ci encore. Le village est dessert, les grands-parents sont dans les champs, c’est la saison de l’abattage. De par leurs actions, les arbres coupés dormiront à jamais. Je suis seul. Dans mon exile intérieur, seul les bêlements des moutons me rappellent que je suis dans un village. Ce village qui promettait tant. La nature dans sa largesse avait fait de ma terre, de mes eaux un pays riche. Le regard des miens perdu dans la souffrance de la misère m’indique qu’il n’est pas aussi riche que ça; mon pays; ou, peut être n’est-il riche que d’égoïsme, d’incapacité, de faiblesse, d’assujettissement.

Comment une personne venue d’ailleurs est-elle parvenue à nous agenouiller. Après tous ces morts de Port-Gentil, les cendres encore chaudes, la peau des martyrs pas même palie, il a osé. Il s’est trouvé une personne pour lui donner la clé de la ville. Je suis triste. Je ne veux pas quitter mon lit. Je refuse de voir le jour. ...

Qui, en effet, voudrait supporter la fréquentation d’un monde insensé, le spectacle de sa démence, les mépris et les méprises de son ignorance, l’injustice de la raison de la force des choses, la glaciale incapacité de ses frères à se rebeller?

Qui voudrait tourbillonner au souffle du vent des lamentations, des plaintes remplies de promesse qui indiquent la faiblesse du manque de courage? Qui voudrait regarder ses discours qui alimentent les intérêts les plus mesquins prenant le nom de patriotisme, s’abaisser jusqu’à la discussion de l’absurde? Qui de sensé voudrait être soldat et apprendre à garder ses frère dans l’enclos?
Qui voudrait se résigner à voir, dans ce beau pays des tropiques, le désespoir s’enraciner ?

La lassitude de l’inaction, la colère des solitudes, est la crainte de quelque chose de pire par delà le trépas, ce pays abandonné par ses enfants d’où nul critique n’est encore venu... Voilà ce qui ébranle et trouble ma volonté d’aller dehors... Pourtant, il faut que je me lève, aller au travail. Aurais-je assez de force pour affronter le regard des autres. Ne liront-il pas en moi cette lâcheté qui me trouble. Et voilà, ce n’est plus la lassitude qui m’embête, mais la honte. La honte, de ma honte de lassitude.

Je suis fatigué, si fatigué de l’inaction. Je meurs comme le feu qui manque de tisons. Le vent de la saison sèche est resté au large, barricadé par des bérets rouges. Là-bas, l’horizon, apparaissant comme une flamme incandescente; s’approchant du reliquat de mes espoirs, s’apprête à vider mon âme.

Joel Mbiamany-N'tchoreret

Mercredi 3 Mars 2010
Vu (s) 722 fois




1.Posté par jurgent le 04/03/2010 11:04 | Alerter
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b[pourquoi ne pas te reveiller face a l emergence,il est ridicul ton article.et tu verait mieu meme de pendre, car le pays ne peu avancé avc des energumène comme toi.rassure toi ns jeune gabonais consient somme sur de la determination de ali9 de changer les choses au gabon comme il le fait petit a petit.ET sai un MR a feliciter voi tu ls porgentillas l on bien recus dans ta ville,et s il te plai ferme ton site car il n apporte rien de nouveau car tu ne puisse que dans les sites de l emergence .ta pa honte de venir avc des article que ls autres ont ecrit et que toi tu recupère pour juste ajouter un mots et tu pense que tu informe qui?minable site sans avenir ridicul que tu est .soi realiste car ali bongo fait bien son boulo et pren plus de place dans le gabon car on veu plu de bla bla des opposant qui ne pense qu al heure ventre et rien aux population donc bloc ton baratain minus dor ya que sa que tu connait pauvre type

2.Posté par Le COLONISE le 04/03/2010 13:44 | Alerter
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A quoi bon de former des Gabonais, si la nation ne sait pas canaliser leurs énergies!
A quoi ça sert de créer des écoles , universités, et autres instituts si ,au bout, on finit par bailler avec ou sans diplome si au sommet de l'arbre ,on ne connait pas un singe!
Combien de Gabonais doivent vivre et mourir à l'extérieur pour avoir une vie saine, sans compromis machiavélique voire diabolique des sectes étatisées, dans un état sectaire.
JURGENT ce qui fait un Etat, ce n'est pas le coeur , mais le CERVEAU.
Visiblement , cette partie de ton corps ,s'est atrophiée dans l'ère PD Giste.

3.Posté par luc le 05/03/2010 11:42 | Alerter
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AHHHHHHHHHHHHHHHHH E le colinisé tu es bonnnnnnnn je te dis vrai vrai.
Jurgent rete avec ton ALI9 mdr loooooooooooooooooool tu parles vraiment comme ces pedegistes sans meme réflechir. Ils ont bcp de projets mais ils ne réalisent aucun. Au fait et le stade???? lol la CAN c'est ds 2 ans mais rien n'est fait, ça c'est la GABON loooooooooooool vraiment j'ai mm envie de pleurer mais bof ça ne sert plus à rien

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