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Gabon : La voie «pavée» de la société civile

Le site de la Liberté - LVDPG - News le Vendredi 25 Février 2011 à 19:40 | Lu 581 fois

Le collectif des organisations de la société civile gabonaise a officiellement présenté ce 25 février à Libreville, le "Mémorandum sur la situation socio-politique au Gabon". Dans l’interview qu’il nous a accordée à cette occasion, Dieudonné Minlama Mintogo, président de l’Observateur national de la démocratie (OND), revient sur la portée de cette initiative. Il insiste également sur l’impérativité du dialogue pour une sortie effective de la crispation politique actuelle.



Gabon : La voie «pavée» de la société civile
Quelle est à la portée réelle de votre mémorandum et des actions que vous vous proposez d’engager pour le dialogue politique ?

Notre mémorandum est une véritable autopsie de la situation socio-politique du Gabon. Nous avons pris pour base le discours d’Omar Bongo qui faisait un état des lieux alarmant de la situation du pays en 2007. Il ne faisait aucun doute que nous avions échoué dans plusieurs domaines, il était clair que l’Etat était gangréné par la corruption, le clientélisme, et que cet Etat ne pouvait plus rien nous apporter. Il était clair qu’il y avait une rupture entre les populations et les institutions. Tout ceci en disait long sur la situation décriée à l’époque par le défunt président, et qui est la même aujourd’hui.

Dans notre mémorandum, nous demandons que les Gabonais s’assoient, discutent de tous les problèmes qui nous accablent, aussi bien politiques que sociaux, pour que nous repartions sur des bases saines. Car, si les bases sont faussées dès le départ nous ne pouvons pas avancer. Il faut que tous acteurs se réunissent pour que nous redéfinissions les règles du jeu. A titre d’exemple, plusieurs Gabonais ne se reconnaissent plus dans notre Constitution, qui accorde une domination excessive à la présidence de la République sur les autres institutions. Nous allons rencontrer toutes les parties concernées par ces problèmes, les partis politiques, les confessions religieuses, la communauté internationale, etc. Nous voulons que toutes les couches de la société adhèrent à notre idée.

Ce mémorandum propose également la matière sur laquelle pourrait reposer le dialogue voulu par tous. Nous donnons quatre axes sur lesquels nous pensons qu’il faut débattre : la mise en place d’un cadre institutionnel consensuel à même de garantir l’impartialité des institutions ; la mise en place d’un système électorale crédible, susceptible d’organiser des élections libres, transparentes et dont les résultats sont acceptés par tous ; les questions sécuritaires et les libertés publiques, et enfin, le climat social. Nous avons également fait des propositions à l’opposition et à la majorité en fonction de ces axes, pour permettre la décrispation de la situation politique actuelle.

La société civile n’a jamais pesé sur la marche de la République. Lors de la dernière présidentielle, par exemple, vos propositions sont restées lettres mortes. Pourquoi pensez-vous que les politiques vont vous écouter aujourd’hui ?

Regardez ce qui se passe en Tunisie, en Egypte, ou encore en Lybie. Dans tous ces cas on a largement évoqué la société civile. Aujourd’hui, je pense que le monde change. Les hommes politiques gabonais ne s’étaient pas encore bien imprégnés de la culture de la société civile, et pourtant celle-ci existe bel et bien au Gabon. Et aujourd’hui je crois que tout le monde en parle dans les discours, même le président Ali Bongo. La société civile a sa place dans ce pays, et a fait de grandes choses dans ce pays.

Nous allons continuer car nous sommes avec le peuple. Contrairement aux politiques nous ne visons aucun intérêt personnel. Nous sommes là pour essayer d’orienter, et nous craignons qu’il y ait des risques de dérives dans ce pays, si les politiques ne prennent pas en compte nos propositions. Nous ne voulons pas non plus être une société civile qui conduit des rebellions ou des protestations. Nous souhaitons juste alerter et dire attention, les voyants sont au rouge. Dans tous les cas nous faisons notre travail, celui d’amener les deux parties à dialoguer, et nous avons des soutiens aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Certains d’entre vous ont proposé l’archevêque de Libreville comme médiateur. Ce dernier a-t-il l’autorité morale nécessaire pour réconcilier les deux parties ?

Dans plusieurs pays l’Eglise a souvent joué le rôle de médiateur quand ça n’allait pas bien. Et je crois que l’archevêque est une autorité suffisamment influente. Je vous rappelle qu’il avait déjà conduit la conférence nationale de 1990. Il n’y a pas que l’archevêque, je pense que toutes les confessions religieuses en général peuvent amener les Gabonais à discuter. Il y a des autorités morales qui ne sont pas des autorités de personnes mais d’institutions que ces personnalités incarnent. Mais pour nous, le plus important est que les Gabonais discutent à tout prix, peut importe la personne qui sera désignée comme médiateur.

A y regarder de près, vos propositions de sortie de crise concernent en gros les défaillances du système mis en place depuis 1967. Or, les parties en conflit sont composées de l’élite qui a géré le pays depuis cette époque, et forcement tous les travers du système leur incombent. Dans ces conditions, quelle sera la pertinence des solutions que vous proposez, sachant que c’est la même élite qui sera chargée de les mettre en œuvre ?

Il faut tenir compte du contexte, qui a réellement évolué. Nous avons connu une évolution de 1967 à 1990 que nous avons certes raté. Mais il y a des pays qui ont fait une rupture avec leur passé et qui ont pris le virage du progrès. Je ne crois pas que cette élite soit statique. J’ai plutôt espoir qu’elle a la volonté de faire avancer ce pays. Lors de la dernière élection présidentielle, aucun candidat n’avait de projet de non développement pour le Gabon. Je pense que cette discussion va déboucher sur la mise en place des bases nécessaires au développement du pays. Je crois que cette élite, aussi bien dans la majorité que dans l’opposition, est capable d’appliquer les décisions que nous allons tous prendre ensemble.

Comment concrètement réconcilier les Gabonais ? Pensez-vous que le partage des fruits de la croissance que propose Ali Bongo peut être la vraie solution à cette crispation politique et sociale ?

Pour la réconciliation il faut la discussion. Dans nos familles, par exemple, si on ne discute pas, on ne règle rien. La prise de décisions extrémistes par les uns est souvent due à la peur des autres, parce qu’il y a des préjugés. Je pense que les Gabonais peuvent se réconcilier sur la base de discutions franches. Et je crois que les solutions que nous prendrons au terme de ce dialogue vont lier chacun de nous, ainsi que notre futur commun.

Au sujet du partage des fruits de la croissance, une question me vient à l’esprit : comment partager ? Le président Omar Bongo a fait de la distribution et cela ne nous a conduit nulle part. Pour ma part je pense que notre salut passe par la justice sociale. Il faut redéfinir les principes du vivre ensemble, tous les Gabonais doivent être égaux.


Source : Gaboneco

Vendredi 25 Février 2011
LVDPG - News
Vu (s) 581 fois




1.Posté par Le Gabonais le 25/02/2011 22:13 | Alerter
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Il ne répond même pas aux questions posées. Toujours des discours! On cite l'exemple de la Tunisie et de Lybie lorsqu'il parle de la société civile et pourtant, la solution proposée de laisser Ali Ben au pouvoir pour 7 ans n'a rien à voir avec ce que la société civile fait dans les pays Arabes! La société civile a décidé de faire dégager leurs bourreaux et non pas de les maintenir au pouvoir pour "dialoguer"!

La société civile des dormeurs du Gabon dont ce monsieur parle n'a pas à venir nous parler encore ici des mêmes conneries. Elle tourne en rond! On a demandé au monsieur pourquoi pense-t-il que le PDG et Ali vont les écouter maintenant et pourtant on ne les a pas écouté avant? Réponse: divagation! Il ose citer la Lybie et l'Égypte dans son réponse. Une totale incohérence. Dans ces pays, la société civile était dans la rue et a chassé les Mubarak, Ben Ali et prochainement Khadafi!

SVP arrêtez de nous gaver avec vos histoires de dialogue avec le PDG et ALI BEN! Il n'y aura aucun changement sérieux au Gabon si le "peuple" ne se prend pas en main comme en Égypte, en Lybie et en Tunisie.

Lorsque le peuple arrêtera d'écouter vos pompeux discours qui les endorment, on verra du changement au Gabon! Malheureusement, à l'allure où vont les choses, le syndrome de Stockholm ronge les Gabonais et ça fait pitié!










2.Posté par OVONO le 26/02/2011 09:44 | Alerter
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@ Le Gabonais.
Tu as tout a fait raison. Ces gens prétendre défendre les intérêts des gabonais alors même qu'ils font preuve de cécité intellectuelle. Comme tu dis, ce Monsieur est complètement à côté de la plaque, tant il ne répond valablement à aucune question. Toujours la diversion avec un appel au dialogue. Pire encore, il ose comparer la société civile dans le monde arabe avec ce machin gabonais. Finalement, on se dit que les gabonais se complaisent dans leur situation miséreuse. A croire qu'au Gabon, le dialogue est une issue à la dictature, on comprend finalement que Ali est là pour une éternité, et que la famille Bongo a encore de beaux jours devant elle pour piller le Gabon et tyranniser les citoyens.
Cette interview est d'une médiocrité allucinante. ET IL OSE PARLER AU NOM DES GABONAIS ET POUR LEUR BIEN! Qu'il garde son discours creux pour lui!

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