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Gabon : La revue de la presse du 3/03/2014

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 4 Mars 2014 à 06:23 | Lu 965 fois

La suppression ou suspension des fonds communs versés aux agents exerçant dans les régies financières et le conflit opposant le fisc gabonais et la multinationale Total, du moins sa filiale gabonaise Total Gabon, deux sujets ayant constitués la grosse actualité traitée par les journaux gabonais de la semaine écoulée.



« Total Gabon refuse de payer », clame l’hebdomadaire Echos du Nord. « La Banque mondiale, lors d’un séminaire sur l’économie gabonaise organisé il y a plusieurs mois, rappelle le journal, avait expressément demandé à l’Etat d’arrêter ce système d’imposition de ‘’gré à gré’’.

La banque faisait sans doute allusion à la situation de Total Gabon. Dans un tel contexte où le montant des impôts payés par certaines grosses entreprises, à l’image de Total Gabon, est fonction non pas du niveau réel de l’activité desdites entreprises, mais d’une négociation de ‘’gré à gré’’, envoyer par la suite comme l’a fait le gouvernement…des inspecteurs des impôts contrôler la conformité des impôts payés par rapport à la loi fiscale, tout en sachant que ces entreprises ne sont plus assujetties à cette loi du fait du ‘’gré à gré’’, relève de l’amateurisme ». Commente Echos du Nord pour qui « Le traitement donné à toute cette procédure par Total Gabon, en opposant un refus de collaborer, est la conséquence logique de ce pêché originaire ‘’l’imposition gré à gré’’ ? S’en étonner (…), est tout simplment démagogique », tranche le journal.

Dans son éditorial, l’hebdomadaire Le Mbandja, pour bien saisir les dessous de l’attitude de Total qui refuse catégoriquement de payer le montant du redressement fiscal de l’ordre 400 milliards de FCFA que lui a infligé le fisc gabonais et à l’origine d’une passe d’armes entre les deux parties, se lance dans une réflexion qui a valeur d’éclairage : « La politique étrangère d’un pays ne se fait pas à coup d’indignation. La relation particulière qui lie le groupe pétrolier français Total et sa filiale gabonaise à l’Etat gabonais est un acte de politique étrangère sans qu’il soit besoin de remonter aux accords qui ont conduit ce groupe majeur de l’industrie française à s’installer sur notre territoire longtemps avant même que notre pays n’accède à la souveraineté internationale.

Aussi, les échanges d’amabilités qui ont fusé entre les autorités fiscales nationales et la direction de cette importante société, et surtout la décision par Total de ne pas payer ce qui lui est exigé relèvent-elles de ces situations qui engendrent des indignations légitimes. », s’interroge le journal. « Il est indéniable que, poursuit l’hebdomadaire, par le passé, et pour des impératifs politiques et intérêts économiques bien compris des deux parties, l’intérêt de la Nation a été négligé, sinon oublié. C’est cela qui explique le traitement spécifique dont Total et bien d’autres acteurs économiques étrangers ont pu bénéficier de la part de nos autorités politiques. » Explique le journal. « Ali Bongo Ondimba, qui n’a pas été un acteur politique mineur depuis 20 ans, le sait sans doute mieux que quiconque ». Relève Le Mbandja.

« Ces salopards connus pour leur capacité de nuisance, s’insurge le mensuel La Nouvelle République, se comportent comme en terrain conquis foulant aux pieds les lois du pays. Si le paiement des redevances pose problème, qu’en est-il alors des quantités de pétrole brut sorties au quotidien ?

Quels sont ces fameux ‘’Accords historiques’’ en matière commerciale passés avec la France ? » S’interroge le journal qui poursuit, « C’est le lieu ici de les soumettre à l’appréciation de la représentation nationale. Nous serons ainsi fixés !

Il est désormais clair, conclut le mensuel, que cette multinationale infestée de barbouzes des réseaux Foccart tient à perpétuer cette France-Afrique, un repaire de sinistres personnages passés maître dans la spoliation de nos Etats au nom de liens séculiers. L’attitude de Total, loin d’être un fait isolé, ne traduit-t-elle pas cet embrigadement politique et économique qui fait sérieusement douter de nos indépendances distribuées comme des petits pains? N’est-ce pas la conséquence de cette intrusion tant décriée dans nos affaires intérieures ? Si, au nom de leurs intérêts, ces gens en sont à imposer des présidents-rois, comment s’étonner alors qu’ils en fixent les règles du jeu !, analyse La Nouvelle République.

« Te Ping-Total : collusion ? s’interrroge le satirique La Griffe qui écrit : « Te Ping, en laissant éclater sa colère, a eu ces mots de karatéka prêt à tout : ‘’j’aurais peur de qui ? Et pourquoi ‘’? Il ne reste plus à l’Ombouéen qu’à nouer sa ceinture noire, deux kyus… », ricane le satirique.

« Suspension des fonds communs : Ali joue sur la diversion », rumine le période La Une. « L’actualité sociale, poursuit le journal, fait suffoquer, tant ça chauffe. Colère des douaniers qui réclament leurs fonds communs. Colère des agents des Impôts qui réclament la même chose. Colère de la Conasysed qui n’entend plus accorder un sursis au gouvernement pour satisfaire des revendications qui tournent également autour des questions à incidence financière.

Colère des étudiants qui ne voient plus leurs bourses arriver. Colère des agents des Eaux et Forêts qui n’ont plus leurs ristournes, etc. ça bout de toutes parts. Et là, ce ne sont plus des conflits d’intérêt politique qui nécessitent des solutions politiques. C’est du social. Et sur ce plan, la posologie habituelle des rencontres mises en scène avec les acteurs politiques a peu de chance d’avoir l’effet anesthésiant souhaité…Dire que certains pensent que les fonds communs sont seuls le monstre qui fout le bordel dans notre économie…Pure diversion, vous dis-je !, fulmine le journal.

« Suspension des fonds communs, l’arbre qui cache la forêt », titre l’hebdomadaire Le Temps. « Une fois au trône, l’homme qui surprend qu’un petit nombre de fonctionnaires bien qu’ayant un salaire s’octroient des fonds communs faramineux, n’a pas manqué de créer des agences rattachées à la présidence de la République.

Des agences qui sont venues obérer les finances car employant des personnes payées en dollars, quand le cadre moyen ne gagne pas moins d’un million, à l’instar de l’Agence nationale des grands travaux. Ali va-t-il aussi harmoniser les gains au sein de ces fameuses agences qui sont entièrement entretenues par les revenus de l’Etat ? S’interroge le journal. « Autant dire que la mesure de la suspension des fonds communs aux fonctionnaires exerçant dans les régies financières, est la face visible de l’iceberg sous lequel se cache beaucoup de niches financières. », conclut Le Temps.

« La nouvelle de la suspension des fonds communs est la pire nouvelle qu’aient jamais entendu les fonctionnaires des régies financières. Qui ne manqueront pas de rendre gorge à Ali Bongo qui vient, par cet acte, leur couper les vivres. Ce sont eux qui apportent de l’argent frais à l’Etat et cette fois, l’hyper président est vraiment allé trop loin.

» Commente pour sa part l’hebdomdaire Nku’u le messager. « Habitués à vivre de ces fonds, les salaires étant, comme chacun sait, insignifiants au Gabon, les agents des régies financières ne comptaient que sur cette manne, pour mener grand train. Beaucoup vont maigrir, ou tomber cardiaques. Ils ont des engagements, comme tout fonctionnaire et cela va faire des dégâts dans les ménages. », plaide le journal qui poursuit, « Une mesure tombée comme un couperet, c’est le Gabon tout entier qu’Ali vient de défier, lui-même ne se privant pas. », regrette l’hebdomadaire Nku’u le messager.

« Ali Bongo savait la mesure douloureuse et impopulaire. Mais en même temps, on a enregistré des réactions favorables du citoyen lambda depuis l’annonce choc, de la suppression des fonds communs ». Relève pour sa part l’hebdomadaire La Loupe.

« Pour une fois, le journal La Loupe apprécie à sa juste valeur, toute la portée des mesures que le chef de l’Etat vient d’engager avec l’annonce de la suspension des fonds communs, mais en même temps, on découvre un autre terme, plus nuancé celui-là : celui de suspension qui veut dire que le président commence à reculer avant de commencer, persuadé que les premières victimes seront prioritairement les Altogovéens qui ont fait des régies financières leur chasse gardée… Et les dernières nominations dans le secteur sous Luc Oyoubi, ont révélé la boulimie des compatriotes du G2. », note l’hebdomadaire qui ajoute : « Après cet avis de faiblesse, la vie va bientôt reprendre son cours normal. Voire. », prédit le journal.

Gabonéco

Mardi 4 Mars 2014
Gabonlibre.com : News 7J/7
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