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Gabon : La longue quête du développement durable

Le site de la Liberté - Source : Gaboneco le Lundi 13 Septembre 2010 à 17:31 | Lu 975 fois

Pour préserver ses équilibres naturels, le pays s’est doté de plusieurs outils opérationnels, notamment la Plan national d’action pour l’environnement (PNAE), le Plan de gestion environnemental (PGE) ou encore le Programme sectoriel forêts et environnement (PSFE). Des outils renforcés depuis les années 2000 par la mise en place des structures comme la Commission nationale du développement durable(CNDD) ou le Plan climat. Le pays saura-t-il convertir les atouts de ces différents outils pour produire un développement durable tangible ?



Concept de positionnement marketing pour une infirme partie des mouvements écologiques au début des années 80, le «développement durable» a accédé à la notoriété internationale à la faveur de la conférence de Rio de Janeiro en 1992. Cette conférence, encore appelée «Sommet de la terre», aura été la première rencontre mondiale à traiter de façon explicite et directe la question de l’environnement dans sa relation dynamique avec le développement économique et social, donnant ainsi corps au concept de développement durable, évoqué pour la première fois par la Commission Brundtland en 1987, dans son rapport au titre évocateur : Notre avenir à tous.

Concept polysémique à souhait, le développement durable poursuit néanmoins un objectif précis : réconcilier les besoins légitimes de croissance économique avec les préoccupations écologiques ou environnementales. Il s’agit au fond, de sauvegarder les ressources de la planète dans le sens le plus large du terme, y compris la prévention de la détérioration, celle de la diversité biologique, celle des grands équilibres naturels pour prévenir l’avenir et empêcher que l’avenir des générations futures ne soient subordonné aux nécessités ou aux folies du présent.

Le développement durable invite par conséquent à une exploitation rationnelle des ressources naturelles au bénéfice des générations actuelles mais en préservant «l’humanité toute entière, et surtout nos enfants et nos petits-enfants, de la menace de vivre sur une planète irrémédiablement polluée du fait des activités humaines.»

Aujourd’hui, le développement durable est devenu une «norme» incompressible : il oriente et influence toutes les politiques publiques liées au développement. Pour une utilisation pratique et féconde de ce concept, la Convention de Rio sur la diversité biologique a élaboré un ambitieux programme dénommé «Agenda 21». Ce dernier, fixe les modalités pratiques de la mise en œuvre des principes du développement durable. La Convention de Rio a prévu également un outil pour une meilleure appropriation des principes du développement durable à l’échelle nationale, voire de la collectivité locale : l’Agenda 21 local.

Signataire de la Convention de Rio sur la diversité biologique et de l’essentiel d’instruments internationaux relatifs à la protection de l’environnement, le Gabon n’a pas attendu 1992 pour s’investir dans la sauvegarde et la protection de l’environnement. C’est utile de rappeler que la création des aires protégées, qui constituent des outils appropriés pour la protection et la préservation de la biodiversité, est une réalité et une tradition vieille d’au moins 60 ans au Gabon.

En effet, les parcs naturels et les réserves, communément regroupés sous le vocable d’ « aire protégée » constituent deux des instruments fondamentaux dans la préservation des espèces et de la conservation de la diversité biologique. Ces espaces sont des territoires au sein desquels le sol, l’eau, la flore et la faune bénéficient d’une protection et dont l’accès est strictement réglementé. Les réserves naturelles font l’objet dès l’époque coloniale de deux textes relatifs à la préservation des forêts, de la faune et de la flore sauvage dans la province de l’Estuaire. Il s’agit de la décision N°315 du 31 mars 1934 portant station expérimentale forestière de Sibang et de l’arrêté N° 348/SF du 16 février 1951 portant classement de la réserve de la Mondah.

Cette tradition a connu une impulsion décisive avec la création en 1976 d’un ministère de l’Environnement et de la Protection de la nature. Sa mission ? Promouvoir l’amélioration du cadre de vie des populations et l’utilisation rationnelle des ressources naturelles pour la réalisation d’un développement économique soutenu. Comme on le voit, cette mission coïncide avec le but visé par le développement durable.

Pour espérer atteindre cet horizon, le Gabon a élaboré une stratégie globale axée principalement sur la connaissance du milieu, à travers un inventaire de la biodiversité des écosystèmes, la prévention et la lutte contre la pollution par les hydrocarbures et autres substances nuisibles, la législation et la réglementation environnementale, ainsi que la formation et l’information.

Par ailleurs, il s’est doté de plusieurs outils opérationnels, notamment le Plan national d’action pour l’environnement (PNAE), le Plan de gestion environnemental (PGE) et le Programme sectoriel forêts et environnement (PSFE). Des outils renforcés depuis les années 2000 par la mise en place des structures telles que la Commission nationale du développement durable(CNDD) ou encore le Plan climat national. La vocation de ces différents outils est d’aider le gouvernement à réconcilier les exigences du développement économique avec l’impératif de la pérennité du patrimoine naturel et de la maîtrise des risques environnementaux.

Au-delà de ces différentes initiatives et mesures, c’est surtout le classement, en 2002, de 10,06% du territoire national affectés à la création de 13 parcs nationaux qui a propulsé le Gabon au rang des pays «protecteurs» de l’environnement. En effet, la création de ce réseau de 13 parcs d’une superficie de 2.837.128 hectares s’inscrit dans la droite ligne de la dynamique de préservation et conservation ; tout en intégrant une bonne dose d’impératifs économiques. Car, ce réseau « qui comprend 129. 307 hectares de territoire marin et inclut tous les écosystèmes importants du pays et certaines zones forestières et côtières tropicales les plus intactes, les plus vierges et les plus riches d’un point de vue biologique à l’échelle de la planète » a vocation à générer des profits, notamment à travers l’industrie touristique.

Les efforts consentis par le Gabon depuis 50 ans ont permis dans une large mesure de protéger le territoire de graves dégâts écologiques et de préserver sa richesse forestière qui constitue aujourd’hui un des ses atouts indéniables pour la promotion du développement durable. En effet, la forêt gabonaise couvre plus de 85% du territoire national et plus du tiers de celle-ci est dans un état primaire. Et, situé en plein cœur de la région guinéo-congolaise, c'est-à-dire le massif forestier du Bassin du Congo, qui abrite de nombreuses espèces caractéristiques et endémiques, le Gabon concentre l’une des diversités biologiques les plus riches d’Afrique centrale.

Or, de par le monde, les forêts qui concentrent près de 90% de la biodiversité terrestre sont en train d’être décimées pour des besoins économiques qui s’écartent des principes de développement durable. Dans ce contexte et au regard de la richesse de sa faune et de sa flore, le Gabon a des sérieux atouts pour promouvoir avec une certaine aisance le développement durable.


Toujours dans cette direction, l’entrée en vigueur, le 16 février 2005, du protocole de Kyoto a ouvert de nouvelles perspectives économiques pour des pays comme le Gabon d’investir dans des projets à basse intensité écologique, grâce au Mécanisme pour le développement propre (MDP). Ce mécanisme crée un marché qui permet aux pays en développement d’accueillir sur leur territoire des projets dits propres qui émettent moins de gaz. Le MDP permet en effet de compenser les émissions de gaz d’un pays par des réductions équivalentes dans un autre.

Cette logique de compensation consiste à accorder des crédits d’émission à des gouvernements ou aux entreprises privées au Nord qui investissent dans des projets propres ou qui procèdent à des transferts de technologies propres dans les pays en développement. Ces derniers peuvent vendre aux pays développés les crédits d’émission obtenus sous forme d’unités de réduction d’émission, l’URCE (Unité de réduction certifiée des émissions en gaz à effet de serre).

Ce marché ouvre donc des perspectives intéressantes pour le Gabon engagé qu’il est dans la mise en œuvre des principes de développement durable. A condition que ce dernier se conforme aux normes d’éligibilité du MDP et soit performant pour arracher des parts substantielles dans ce marché âprement concurrentiel. En tout cas, les dix prochaines années permettront de se faire une idée sur le volume des dividendes du développement durable.

Lundi 13 Septembre 2010
Source : Gaboneco
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