Un plan social pour sauver l’entreprise déficitaire depuis plusieurs années a été conclu à Port-Gentil, capitale économique du pays.
Le directeur général de la SOGARA, Pierre Reteno N’diaye, rapporte qu’ « après une année 2009 difficile à tous les points de vue. L’année 2010 apparaît comme celle du sursaut et du refus du fatalisme ambiant ».
« Tous les employés, prestataires et dirigeants ont compris la nécessité de s’unir autour d’une vision de survie (...). Nos coûts sont à la baisse et notre déficit a été considérablement réduit », explique Reteno N’diaye.
En 2009, le déficit de la SOGARA a été de -5,1 milliards de francs CFA contre -17,5 milliards de F CFA en 2008. En 2007, ce déficit était de -12,4 francs CFA ».
La SOGARA anciennement Société équatoriale de raffinage (SER), est une société anonyme créée en novembre 1964 (grâce à la volonté commune, en 1967, du Gabon, du Cameroun, de la République centrafricaine, du Congo et du Tchad) et qui produit du butane, du supercarburant, du Kérosène, du gasoil, du fuel et du bitume.
Son capital actuel est de 1,2 milliard de F CFA. Les états partenaires du Gabon se sont retirés en 1973, pour développer leur propre industrie concurrente de raffinage. Les groupes Total et Shell sont devenus partenaires de la République Gabonaise dans un montage financier et technique.
La SOGARA traite 800 000 tones de produits par an, soit une partie de la production gabonaise de pétrole provenant surtout de Port-Gentil. Elle employait 412 personnes avant la mise en place de son plan social.