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Gabon : L’opposition exhorte Sarkozy à soutenir le processus démocratique

Le site de la Liberté - LVDPG - Actualité en ligne 24h/24 le Mercredi 24 Février 2010 à 21:52 | Lu 2666 fois

Lors d’un entretien obtenu avec le président français de passage à Libreville ce 24 février, les responsables de huit partis de l’opposition gabonaise ont remis à Nicolas Sarkozy un mémorandum de doléances, que nous publions ci-après dans son intégralité. Revenant sur les irrégularités du scrutin présidentiel du 30 août 2009, les leaders de l’opposition ont exhorté le partenaire français à soutenir «sincèrement» l’émergence d’une démocratie effective au Gabon.



Gabon : L’opposition exhorte Sarkozy à soutenir le processus démocratique
«Du 23 mars au 19 avril 1990, trois mois avant le 16e Sommet Afrique-France de la Baule et après 22 ans d’un régime de parti unique, les Gabonais se sont librement et clairement exprimés dans le cadre des assises de la Conférence nationale et ont adopté sans ambiguïté et sans équivoque le système de la démocratie pluraliste dont les grands principes sont contenus dans la Constitution du 26 mars 1991.

L’instauration d’un régime démocratique effectif est une aspiration profonde des Gabonais à jouir pleinement de tous leurs droits et libertés.

L’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009 aurait dû marquer un tournant décisif de ce processus de démocratisation dans lequel les Gabonais étaient engagés depuis 1990 pour assurer un meilleur développement du pays.

Alors que le peuple Gabonais s’est clairement exprimé pour le changement dans son vote du 30 août 2009, un pouvoir illégitime, bénéficiant d’une forme d’ingérence extérieure, s’est installé au mépris de la réalité des urnes avec la complicité interne des institutions de la République et l’instrumentalisation des forces de défense et de sécurité.

À tort ou à raison, les Gabonais sont convaincus du rôle particulier de la France dans la situation actuelle du Gabon. Cette conviction s’appuie d’abord sur l’attitude surprenante des médias publics français qui, dès le décès du Président Omar Bongo Ondimba, ont annoncé, comme une évidence, sa succession par son fils du fait de sa filiation et du contrôle que ce dernier exerçait sur les forces de défense et de sécurité, tout en reconnaissant curieusement son impopularité. Elle s’appuie ensuite sur les déclarations publiques de personnalités faisant autorité en France et qui ont clairement indiqué que la France avait fait le choix d’Ali Bongo Ondimba pour succéder à son père. Enfin, les félicitations hâtives de la France, avant la fin du contentieux électoral, ont fini de convaincre l’opinion Gabonaise d’un parti pris. Du reste, à ce jour les autorités Américaines quant à elles n’ont toujours pas adressé de félicitation au Président de la République installé au pouvoir au Gabon.

Ainsi, alors que le Gabon disposait d’un cadre constitutionnel et d’institutions permettant de conduire valablement une transition démocratique, les hommes et les femmes qui en avaient la direction, convaincus de la protection dont ils bénéficieraient de la part de certains "Amis du Gabon", ont créé, par leurs actes, les conditions de faillite de l’État de droit. À cet égard, la Cour Constitutionnelle s’est illustrée, avec un zèle rarement atteint, par des interprétations spécieuses et partisanes du droit en vue de favoriser le contrôle de l’appareil d’État par un "Camp".

Madame le Président de la République par intérim, convaincue elle aussi de ce que le choix des Gabonais ne serait pas pris en compte, est sortie de la neutralité attendue de sa fonction pour favoriser ostensiblement le candidat du PDG.

Dans le même esprit, une partie des forces de défense, en l’occurrence les parachutistes, a été utilisée pour permettre au Ministre de l’Intérieur, qui cumulait fort opportunément les fonctions de Ministre de la Défense, d’annoncer des résultats contraires à la réalité des urnes.

Les manifestations de Port-Gentil qui ont suivi l’annonce des résultats par le Ministre de l’Intérieur ont été violemment réprimées par les forces de défense et de sécurité, entrainant la mort de plusieurs compatriotes. Quelques heures auparavant, les principaux responsables politiques opposés au passage en force du candidat du PDG ont été malmenés, agressés et blessés dans les mêmes conditions avant l’annonce des résultats alors que plusieurs d’entre eux étaient candidats à cette élection, donc bénéficiaient en droit de la protection de l’État, et d’autres avaient le statut de parlementaire.

La présence permanente des forces de défense de deuxième catégorie dans la vie quotidienne des Gabonais montre bien que le pouvoir actuel ne repose que sur la force et non sur l’adhésion des populations. Cette situation provoque depuis lors une crise profonde dans le pays. Cette implication des forces de défense et de sécurité fait désormais naitre de sérieuses inquiétudes sur leur rôle dans les processus politiques au Gabon.

Depuis le mois d’octobre 2009, les principales mesures prises perturbent de manière significative l’activité économique et l’équilibre social du pays. Les observateurs de la vie politique, les investisseurs, les chefs d’entreprises, les syndicats et l’ensemble de la population gabonaise s’interrogent avec gravité sur la capacité de ce pouvoir à bien gouverner.

L’arrêt brutal et contraire au code forestier des exportations de bois en grumes a une incidence désastreuse sur la filière et les secteurs connexes, sans oublier la perte des bénéfices qu’en tiraient les populations de nos villages.

La gestion solitaire et dictatoriale s’illustre également dans l’instauration précipitée et sans concertation, ni mesures d’accompagnement de la journée continue de travail dont l’utilité économique et sociale des objectifs n’apparaît aucunement ; elle témoigne au demeurant de l’arrogance et de l’amateurisme d’un exécutif qui s’était préparé à la conquête frauduleuse du pouvoir en laissant visiblement de côté la question de son exercice.

Le comble de cette dérive autoritaire est l’adoption sans amendement parlementaire - fait inédit - du budget de l’État. Tous les partenaires au développement qui accompagnent le Gabon savent combien ce budget, irréaliste et non sincère, ressemble à une très mauvaise farce et nous place au rang des pays peu fiables.

Face à l’inévitable mécontentement social qu’engendre cette gouvernance, l’arrogance face aux chefs d’entreprises, la menace à l’endroit des syndicats et la répression sanglante contre les étudiants sont les seules réponses apportées par le pouvoir.

La crise politique que traverse le Gabon est réelle. Ses dégâts sur l’économie et l’équilibre social du pays sont évidents. Plus que jamais, l’illégitimité du pouvoir politique est telle que la société gabonaise se trouve aujourd’hui dans une situation de paralysie. L’Opposition réaffirme que son combat est républicain et démocratique. Cependant elle ne sera pas toujours en mesure de maitriser la colère légitime d’une grande majorité de citoyens en proie au désespoir.

Dès lors, si rien n’est fait, le pays pourrait exploser à tout moment et s’enfoncer dans une crise aux conséquences incalculables pour les intérêts du Gabon comme pour les intérêts de ses partenaires, au premier rang desquels se trouve la France.

Pour conjurer cette menace, l’opposition Gabonaise qui jusqu’ici s’est employée à contenir la colère de ses compatriotes réaffirme qu’il est urgent d’engager, de manière responsable, des réformes en vue du renforcement de la démocratie et de l’État de droit, gage de stabilité et de paix durable. Ces réformes concernent notamment :


LA TRANSPARENCE ÉLECTORALE

* Le recentrage des compétences de la Cour Constitutionnelle en matière électorale

* Le retour au scrutin à deux tours pour les élections uninominales

* La mise à plat du fichier électoral

* L’introduction de la biométrie dans le fichier électoral

* La réforme de la Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP)


LES LIBERTÉS PUBLIQUES

* Le statut des dirigeants des syndicats et des dirigeants des partis politiques

* L’accès égal des partis politiques dans les médias publics

* L’autorisation et l’encadrement des meetings et des marches des partis politiques, des syndicats et des citoyens organisés

* La libre organisation des partis politiques dans le strict respect des dispositions de la loi 24/96 y relative, notamment la légalisation sans délai de l’Union Nationale et la non remise en cause des mandats des élus des partis politiques ayant fusionné

* L’encadrement du contrôle des communications (téléphone, SMS et Internet)

* La libre expression des Médias privés, particulièrement la couverture nationale de TV+ rendue impossible depuis le 03 septembre 2009 par l’occupation militaire des équipements de retransmission de la chaîne

* La protection de la liberté d’opinion des agents publics dans le respect de leurs obligations de réserve dont beaucoup ont fait l’objet d’une véritable chasse aux sorcières au sortir de l’élection présidentielle du 30 août 2009

Sans remettre en cause les liens séculaires qui unissent la France et le Gabon, ainsi que les accords bilatéraux dans tous les domaines, l’Opposition gabonaise est extrêmement préoccupée par la voie choisie par la France après le 08 juin 2009 pour le maintien de ces relations. Elle considère, de ce point de vue, qu’il est important de ne pas privilégier les intérêts apparents du court terme de certains et sacrifier ainsi la profondeur et la durabilité des intérêts réciproques indispensables au rayonnement des deux pays.

Dans la situation actuelle, la visite officielle du Chef de l’État Français au Gabon, qui fait suite à plusieurs rencontres à Paris avec le Président Gabonais au cours des six derniers mois, pourrait uniquement ressembler à un adoubement officiel si elle ne participe pas à la recherche impérieuse d’une sortie de crise.»

Fait à Libreville, le 24 février 2010

Alexandre NDAOT-RILOGHE (PDS) Augustin MOUSSAVOU-KING (PSG)
Louis-Gaston MAYILA (UPNR) Pierre-André KOMBILA-KOUMBA (RNB)
Benoit MOUITY-NZAMBA (PGP) Léon MBOU-YEMBI (FAR)
Jules-Aristide BOURDÈS-OGOULIGUENDÉ (CDJ) Henri SENE-INGUEZA (CDJ)
Pierre Claver Zeng Ébome (UN) André Mba Obame (UN)
Casimir OYE-MBA (UN) Jean ÉYEGHE-NDONG (UN)
Zacharie MYBOTO (UN)


Mercredi 24 Février 2010
LVDPG - Actualité en ligne 24h/24
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22.Posté par Sema Taou n Kemet le 25/02/2010 13:46 | Alerter
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La gestion politique, économique, sociale et culturelle des Etats africains échappe justement aux chefs et Hommes d’Etats africains qui se comportent vis à vis de leur propre pays et vis à vis de leurs propres concitoyens comme des colons dans leurs colonies, comme des colons devant les colonisés. La situation des Africains hors d’Afrique n’est pas non plus enviable.

Les Africains vivants en Afrique se font mutuellement la guerre, les Africains vivant hors d’Afrique se font pareillement mutuellement la guerre, ce qui n’est pas normal. Cette pathologie collective a nécessairement une origine et une cause fondamentale.
Les Africains sont ceux qui s’organisent le moins à l’étranger, ceux qui se respectent le moins, ceux qui le moins s’installent solidement quelque part, ceux qui le moins s’enrichissent, ceux qui le moins défendent leurs intérêts communs et en même temps, ceux qui le plus se trahissent, se jalousent, se font des coups bas, se détruisent mutuellement. Les Africains restent les plus faibles !

Qu’est ce qui peut amener une race à vouloir absolument et contre son gré s’auto-détruire ? Pourquoi les Africains qui participent très activement au développement des autres continents sont incapables de faire autant pour leur propre continent ? Pourquoi les Africains qui sont si respectueux vis à vis des autres sont-ils incapables de se respecter eux-mêmes, de respecter leurs propres frères et sœurs de race ? Pourquoi tous les grands savants Africains préfèrent-ils exercer à l’étranger, hors de chez eux ? Pourquoi ceux qui veulent à tout prix exercer chez eux sont-ils farouchement combattus par ceux-là mêmes qui devraient absolument les protéger ? Pourquoi les Africains sont-ils les Bourreaux de leurs propres frères et sœurs ? Qui tire les ficelles ? Pourquoi l’Afrique ne s’en sort toujours pas après tant d’années d’indépendance ?

Il ne faudrait jamais perdre de vue que l’Afrique continue à subir les conséquences fâcheuses de l’esclavage, de la traite des Nègres, de la colonisation et de la néocolonisation et que toute stratégie de développement devrait absolument tenir compte de cette réalité sinon, tout projet de développement de l’Afrique sera nécessairement voué à l’échec comme c’est le cas depuis les années d’indépendance des pays Africains. L’idéologie panafricaniste y a un rôle hautement stratégique et essentiel à jouer (Education, Santé, Agriculture, Maîtrise de l’ Energie, Science et Technique).

Il faut rappeler la nécessité pour l’Afrique de choisir sa voie de développement et de s’éloigner des modèles de développements classiques pensés et imposés par les occidentaux, qui ne tiennent aucunement en considération l’aspect socioculturel dans le processus de développement et de gestion politique, économique et sociale de l’Afrique ce qui entraîne ipso facto la mal gouvernance et le mal développement de l’Afrique. Ils ont lancé un appel en faveur de la consolidation de l’unité africaine, condition sine qua none pour l’édification d’une Afrique forte et prospère.

c'est pour cette raison qu'il faut connaître son patrimoine pour pouvoir le défendre et pour pouvoir innover, la Re-naissance Africaine suppose qu'on a conscience que:

- l’Afrique Hier, Afrique souveraine, (7000 avant J.C.- 600 après J.C), puissante, rayonnante et génératrice de culture et de civilisation.

- L’Afrique Aujourd’hui, Afrique sous domination étrangère (600-2005 après J.C), Esclavage transsaharien (religion musulmane), esclavage transatlantique (religion chrétienne), colonisation (conférence de Berlin) et néocolonisation depuis les indépendances des pays Africains,

- et l’Afrique Demain (2005 après J.C-...) qui doit nécessairement et impérativement commencer aujourd’hui avec la Renaissance africaine, avec la reconquête de la souveraineté des Etats africains dans tous les domaines et dans toutes les disciplines, le souci des organisateurs était de faire comprendre au monde que l’Afrique n’a pas toujours été ce qu’elle est devenue, qu’il y a nécessairement une cause qui a conduit à la déconfiture actuelle de l’Afrique et surtout que la cause supprimée, l’Afrique redeviendra ce qu’elle fût dans le passé. C’est ça le contenu intrinsèque de la renaissance africaine.

Donc il ne faut pas perdre son temps dans les considérations occidentales du développement de l'Afrique, car ce n'est pas les bonnes volontés de quelques leukos égarés qui changeront le système d'exploitaion mis en place depuis la rencontre Afrique et reste du monde leukos et affiliés.

21.Posté par JURGENT le 25/02/2010 13:00 | Alerter
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Discours du président Nicolas Sarkozy à Libreville


Monsieur le Président de la République,

Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Permettez-moi tout d'abord de vous remercier du fond du cœur, Monsieur le Président de la République, pour les mots d'accueil très chaleureux que vous venez de prononcer à mon intention et à celle de la délégation qui m'accompagne.
C'est en ami que je viens aujourd'hui, dans ce lieu au nom symbolique de Cité de la Démocratie, transmettre au peuple gabonais le salut du peuple français. Je viens à votre rencontre alors que votre pays a vécu, il y a six mois, dans le contexte douloureux de la disparition du Président Omar Bongo Ondimba, quelques semaines seulement après celle de son épouse Edith, un moment fort de son histoire.

La solidité de ses institutions s'est alors trouvée mise à l'épreuve. Comme toute grande échéance politique, l'élection présidentielle du 30 août 2009 a donné lieu à des débats animés. Elle a engendré des frustrations, et même des contestations.

Mais ce que l'Histoire retiendra avant tout, c'est que le peuple gabonais a témoigné, ce 30 août, d'une remarquable maturité. Ce jour là, grâce à lui, le Gabon a confirmé son ancrage à la démocratie et franchi avec succès une étape essentielle de sa vie politique. En assurant avec la dignité et la rigueur qu'exigeaient les circonstances l'intérim de la plus haute charge de l'Etat, Madame Rose Francine Rogombé a permis au Gabon de passer ce cap délicat dans des conditions qui ont été saluées par l'ensemble de la communauté internationale.

Madame la Présidente du Sénat, permettez-moi ici, au nom de la France, de vous en rendre hommage.

Monsieur le Président de la République, Cette maturité démocratique, cette solidité des institutions, sont l'expression du sentiment d'unité nationale que vos prédécesseurs se sont attachés, avec patience et détermination, à forger depuis 50 ans.

Le Président Léon Mba tout d'abord, qui, à l'orée de l'Indépendance, invitait ses compatriotes à « penser gabonais» et à placer l'intérêt général au dessus de toute considération. Son successeur -votre père, notre cher Omar Bongo Ondimba- ensuite, qu'animait par-dessus tout, chacun d'entre nous s'en souvient avec émotion et reconnaissance, un souci constant du dialogue, une volonté farouche de dépasser ce qui divise, de rapprocher et de rassembler, à l'intérieur comme sur la scène internationale.

C'est pour saluer sa mémoire et marquer l'importance que la France attache à cet aspect de son œuvre en particulier, que j'ai tenu à débuter ma visite en me recueillant ce matin, à Franceville, devant sa sépulture. Fruit de quarante années d'un travail patient, d'une recherche permanente du consensus entre tous les Gabonais, son héritage s'impose aujourd'hui comme une garantie, remarquable en

Afrique, de stabilité, de concorde et de paix. Les fondations de la «maison Gabon» sont donc solides. Elles le sont suffisamment pour aborder avec confiance les importants défis auxquels fait face votre pays: la diversification des moteurs de la croissance, la poursuite de la démocratisation, l'emploi, les services publics ...

Ces défis, je sais, Monsieur le Président de la République, que vous en avez pris la mesure. J'en veux pour preuve le projet que vous avez formé -et que vous nous rappeliez à l'instant- de construire un Gabon prospère, doté d'une économie émergente, créatrice d'emplois et de richesses pour tous les Gabonais. Un Gabon plus juste, dans lequel les fruits de la croissance seront mieux répartis.

Un Gabon moderne, pleinement intégré dans la mondialisation. Je sais que c'est la vision que vous avez de l'avenir de votre pays et l'ambition que vous nourrissez pour son développement. Eh bien, sachez que cette vision, cette ambition, la France sera à vos côtés pour les réaliser. Cet engagement que je prends aujourd'hui devant vous, nous le devons à l'Histoire, à notre passé commun, aux liens incomparables tissés entre nous depuis près de deux siècles, et à notre volonté de les préserver et de les enrichir. Nous le devons plus encore à tout ce qui fait, en 2010, la richesse de notre relation.

Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs,

De notre long compagnonnage émergent de grandes figures et de grands événements que vous venez vous-même d'évoquer. Bien sûr, jusqu'en 1960, il y a la colonisation. Cette époque a eu sa part d'ombre, en Afrique et ailleurs. J'ai déjà eu l'occasion de dénoncer les fautes et les crimes commis dans cette entreprise.

Mais dans cette ombre, il a dû y avoir aussi plus de lumière qu'on ne croit, puisqu'au seuil de l'Indépendance certains de vos grands aînés ont souhaité que la départementalisation leur fût accordée. Heureusement, il en fut autrement, parce que si l'amitié est précieuse, la liberté, elle, est vitale.

Domaine emblématique de la refondation de notre relation

Depuis lors, notre dialogue s'est poursuivi, entre peuples souverains, et nos liens n'ont cessé de se renforcer. La grande complicité et la familiarité réciproque qui existent entre nous se nourrissent aussi de l'usage de la langue française, qui est notre bien commun.

Qui a la chance de parcourir votre magnifique pays, de l'estuaire du Komo aux plateaux batékés, des Monts de Cristal au Fernan Vaz, sait à quel point la francophonie représente, dans vos neuf provinces, une réalité vivante. Permettez-moi de vous dire que c'est un phénomène qu'aucun Français ne peut considérer sans émotion.

Notre relation, tout au long du demi-siècle écoulé, ne peut être comparée à aucune autre. Elle a beaucoup évolué. Il y a longtemps que notre relation bilatérale n'est plus exclusive. La France comme le Gabon ont diversifié leurs partenaires. Il n'existe plus de pré-carré et je ne le regrette pas, car ce ne serait ni dans l'intérêt de la France ni dans l'intérêt du Gabon.

Pour autant, je suis convaincu qu'il existe aujourd'hui, en 2010, des raisons objectives de vouloir refonder une relation privilégiée entre nos deux pays. Cette refondation est nécessaire. Je souhaite également qu'elle soit exemplaire des nouveaux rapports que la France veut, pour le demi-siècle à venir, établir avec le continent africain. Aujourd'hui, c'est donc un nouveau contrat que je suis venu vous proposer, un contrat qui témoigne d'une relation décomplexée, qui prendra la forme du Plan d'action que nous signerons ensemble, ici même, dans quelques instants, le Président Bongo Ondimba et moi. Un Plan d'action pour mettre en œuvre un partenariat stratégique entre nos deux pays. C'est en effet à travers un partenariat effectif que la France envisage désormais ses relations avec le Gabon.

Ce Plan d'action, vous en connaissez la philosophie. Laissez-moi vous en préciser les orientations essentielles. En premier lieu, nos deux pays ont décidé d'intensifier leur dialogue politique. Comme ils l'avaient fait avant Copenhague, la France et le Gabon, qui siège actuellement au Conseil de Sécurité des Nations Unies, souhaitent coordonner leurs positions et leurs actions sur les sujets globaux. Bien entendu, l'engagement du Gabon en faveur de la sécurité régionale sera au cœur de ce dialogue politique.

Notre Plan d'action aborde également les questions de sécurité et de défense, qui constituent un domaine emblématique de la refondation de notre relation. Comme vous le savez, la présence militaire française sur le continent africain repose toujours sur des accords conclus il y a maintenant cinquante ans, dans le contexte radicalement différent de la décolonisation et de la guerre froide.

Avec le Gabon, elle est fondée sur l'accord du 17 août 1960, aux termes duquel la France dispose, sur votre territoire, d'une force pré-positionnée, le 6ème BIMA, qui constitue un élément majeur de notre coopération militaire. Accompagnant vos efforts dans la constitution de votre propre outil de défense, cette force contribue aussi à la stabilité de la région.

EIle est présente à vos cotés en République centrafricaine où elle assure le soutien de la MICOPAX, que pilote le Gabon. Cette action conjointe est pour moi un exemple concret du partenariat stratégique que je souhaite aujourd'hui renforcer. En application de la volonté que j'avais exprimée en février 2008 de renégocier les accords de défense conclus par la France sur la base de trois principes -adaptation, équilibre et transparence-, nous avons engagé, il y a quelques mois, une négociation avec le Gabon, comme avec nos autres partenaires africains concernés, afin de parvenir à de nouveaux accords.

Cette négociation est aujourd'hui achevée et dans quelques minutes, nous signerons également, avec le Président Bongo, l'accord sur lequel sera dorénavant établi le partenariat de défense entre nos deux pays. Nos Parlements respectifs en seront bientôt saisis et autoriseront, je le souhaite, sa ratification dans les meilleurs délais possibles. Comme tous les nouveaux accords conclus par la France dans ce domaine, celui-ci sera ensuite publié.

Cette transparence doit être au cœur de notre relation, afin d'en finir avec les clichés, les fantasmes et les procès d'intention. C'est vrai dans tous les domaines de notre relation, dans le domaine militaire, mais aussi dans le domaine économique. C'est pourquoi je soutiens sans réserve la participation du Gabon et des sociétés françaises implantées au Gabon à l'Initiative pour la Transparence des Industries Extractives.

Notre Plan d'action prévoit aussi la poursuite de notre dialogue et de notre coopération sur les questions migratoires. L'accord franco-gabonais du 5 juillet 2007, relatif à la gestion concertée des flux migratoires, a été le premier signé par la France avec un pays africain qui est davantage un pays d'immigration que d'émigration. Cet accord, dont on parle beaucoup mais qu'on connaît peu, prévoit des dispositions dérogatoires à notre droit commun.

Il offre notamment aux étudiants gabonais en France -ils sont quelque 3.000- la possibilité de séjourner dans notre pays pour y acquérir, après l'obtention de leur diplôme, un complément de formation. Il sera complété, dans quelques instants, par un accord sur les échanges de jeunes professionnels entre la France et le Gabon, qui permettra à une centaine de jeunes par an d'aller acquérir dans l'autre Etat une expérience professionnelle dans une totale égalité de traitement.

L'évolution du couvert forestier dans la région

Bien sûr, il y a une contrepartie nécessaire à ces dispositions favorables. C'est l'établissement d'une coopération renforcée dans la lutte contre l'immigration clandestine. C'est là un volet essentiel du texte, et il revêt une importance particulière au moment où la libre circulation des personnes est envisagée dans l'espace CEMAC. Notre Plan d'action le rappelle et marque notre engagement conjoint à poursuivre la coopération policière bilatérale et à l'étendre au renforcement des capacités de la police aux frontières, à la lutte contre la fraude documentaire et au démantèlement des réseaux de passeurs.

Monsieur le Président de la République, J'ai souhaité que la France contribue plus activement à la lutte contre la pauvreté en Afrique. J'ai bien conscience qu'il faut se garder de toute généralisation, et que chaque pays fait face à des défis qui lui sont propres. Au Gabon, cela signifie très concrètement que la France entend accompagner votre ambition de favoriser l'émergence à travers ses trois composantes du « Gabon vert », du « Gabon industriel» et du « Gabon des services ».

Le Plan d'action validera tout d'abord notre démarche commune pour la préservation de l'environnement et des ressources naturelles, une démarche engagée il y maintenant plusieurs mois et qui s'est enrichie car, nous l'avons tous compris, il y a derrière la forêt la question plus générale du climat.

A Copenhague, la délégation gabonaise que vous conduisiez s'est vigoureusement impliquée pour améliorer la prise en compte de la forêt tropicale dans une négociation difficile sur le changement climatique.

La France, au sein de l'Union européenne, a agi de son côté pour faire reconnaître la légitimité de vos propositions sur les questions de réduction des émissions de carbone liées à la déforestation et à la dégradation des forêts tropicales humides. Le Il mars prochain, à Paris, je compte, comme à Copenhague, sur le soutien du Gabon pour que nous puissions créer avec les autres pays forestiers, le mécanisme REDD qui assurera la rémunération du service que le Gabon rend à la planète en assurant la gestion durable de sa forêt.

C'est cela aussi le partenariat stratégique entre nos deux pays. Lors de ma première visite au Gabon, je m'étais engagé à accroître l'appui financier de la France pour vous accompagner dans la mise en œuvre de la politique nationale de conservation et de gestion durable de vos écosystèmes forestiers.

Cet engagement s'est traduit par la signature d'un accord de conversion de dette de plus de 60 millions d'euros, sur la base duquel les premiers projets sont en cours d'instruction. Très concrètement, le premier de ces projets est l'implantation au Gabon, pour 9 millions d'euros, d'une station satellitaire qui permettra, avec le concours du Brésil, d'assurer, le suivi de l'évolution du couvert forestier dans la région et l'évaluation périodique du stockage de carbone.

Au-delà de l'objectif poursuivi, je tiens à souligner le caractère exemplaire de la gestion de ce nouvel instrument financier commun. Le choix des projets est en effet doublement paritaire, car il associe le Gabon et la France, mais aussi les administrations et la société civile. Mais notre Plan d'action ne s'arrête pas là et l'engagement de la France portera aussi sur d'autres secteurs comme l'agriculture, les infrastructures, l'éducation et la formation professionnelle, l'enseignement supérieur et l'appui aux entreprises gabonaises.

La signature, à l'issue de cette cérémonie, de quatre. Conventions de prêts de l' AFD à l'Etat gabonais, pour un total de 86,5 millions d'euros, constituera une illustration supplémentaire de cet engagement, particulièrement dans les domaines de la formation professionnelle et du renforcement de l'autosuffisance alimentaire.

L'évolution du couvert forestier dans la région

Cette aide publique au développement ne relève pas d'une démarche d'assistanat: elle est à mes yeux un investissement dans notre avenir commun.

Monsieur le Président de la République,

Vous avez fait de la refondation du système éducatif une priorité, attestée par la tenue prochaine des Etats généraux de l'éducation. Nous avons rait également de l'éducation un secteur prioritaire de notre coopération, de l'enseignement primaire, avec les « Ecoles Publiques Conventionnées », jusqu'à l'enseignement supérieur.

Les Etats généraux, l'audit de la politique de bourses que vous conduisez, vous amèneront sans nul doute à des évolutions, en particulier pour que les formations offertes s'adaptent à vos besoins de développement et aux nouveaux enjeux de l'économie gabonaise. Nos universités vous sont ouvertes. Mais l'avenir de l'enseignement supérieur gabonais n'est pas à Paris, à Lyon ou à Bordeaux. Il est ici, chez vous. Et nous pouvons y contribuer d'une autre manière, innovante. Je pense en particulier à ces formations françaises délocalisées que mettent en œuvre plusieurs universités françaises au Gabon.

Parce qu'il est aussi un lieu de formation à la recherche par la recherche, je voudrais tout spécialement mentionner le Centre International de Recherches Médicales de Franceville, que j'ai visité avec vous ce matin, Monsieur le Président de la République. Quelle belle illustration de ce partenariat exemplaire que j'appelle de mes vœux! Trente ans après sa création à l'initiative du Président Omar Bongo Ondimba, son rayonnement est maintenant mondial.

Monsieur le Président de la République,

La force de nos relations ne saurait se mesurer uniquement à l'aune de notre coopération et des relations entre nos pouvoirs publics. Elle repose également sur les opérateurs économiques, que nous avons décidé de mobiliser davantage au service de l'investissement, de l'emploi et de l'accélération de la croissance économique. Notre Plan d'action se fixe pour objectif d'encourager l'accroissement des flux d'investissements français au Gabon.

A cet égard, j'ai estimé souhaitable, et vous en avez convenu, de formaliser le dialogue entre les investisseurs français et les autorités gabonaises sous la forme de rencontres trimestrielles. Ce nouveau « conseil franco-gabonais des affaires» offre un cadre inédit pour des échanges directs sur les priorités du Gabon, les opportunités d'investissement et l'environnement des affaires.

Il doit orienter et faciliter les décisions d'investissement et mobiliser davantage les sociétés françaises au service de la croissance économique du Gabon. Je pense aux sociétés qui sont déjà implantées chez vous, mais aussi à celles qui ne le sont pas encore. Près de 160 sociétés françaises développent déjà au Gabon des partenariats industriels, emploient plus de 1 0.000 salariés et réalisent près de la moitié des exportations du pays. Tous vos grands projets d'infrastructure sont suivis par les groupes français. Ceux-ci font face à une concurrence accrue, mais qui s'en plaindra, dès lors que chacun l'affronte à armes égales?

Cette concurrence a, de surcroît le mérite de démontrer que la France et ses entreprises n'ont pas hérité d'une position privilégiée, mais qu'elles la méritent.. Monsieur le Président de la République, vous avez fait de la création de valeur ajoutée au Gabon et de la diversification des moteurs de la croissance, les objectifs prioritaires de votre politique économique. Ces objectifs, la France souhaite contribuer à leur réalisation. En apportant son expertise, lorsque celle-ci sera souhaitée. En facilitant aussi l'octroi aux entreprises, françaises comme gabonaises, de financements privés adaptés.

La transformation sur place des richesses locales, en particulier du manganèse et du bois, fera l'objet d'une attention spécifique. L'évolution du couvert forestier dans la région, qui a lancé récemment la construction d'une unité métallurgique dans le Haut-Ogooué, a déjà répondu présent. Je sais que la même société envisage de développer ses activités au-delà du seul manganèse. Je souhaite qu'elle le fasse avec la participation de l'Etat gabonais pour élargir et renforcer le partenariat industriel qui existe déjà au sein de la COMILOG. Il s'agit d'un autre aspect important de notre Plan d'action.

Construire le progrès social

Au même titre que les accords que nous allons signer, ces investissements en cours sont le gage de la volonté de la France de s'engager dans la durée aux côtés du Gabon. J'ai visité aujourd'hui l'unité de production de contreplaqué du groupe Rougier à Owendo, symbolique des efforts de ce groupe dans ce domaine. La démarche de certification dans laquelle il s'est engagé est très exigeante. Elle répond à un objectif à long terme d'exploitation durable de la forêt gabonaise, mais aussi à un objectif immédiat en termes de responsabilité sociale à travers le logement, la santé et la formation. Je sais qu'à son image d'autres opérateurs français du secteur bois s'apprêtent à accélérer le processus de transformation locale. Ils pourront compter sur l'appui du gouvernement français pour le faire.

Ces deux thèmes, celui de la gestion durable des forêts et de la responsabilité sociale des entreprises, me semblent essentiels. Ils seront au cœur du prochain sommet Afrique/France de mai 2010. Monsieur le Président de la République, Vous m'avez fait part, dés notre premier entretien, au lendemain de votre élection, de votre souhait que les banques installées au Gabon contribuent davantage au financement de l'économie gabonaise.

Notre plan d'action apporte à cette préoccupation une réponse rapide, sous la forme de la mobilisation d'instruments de garanties pour permettre aux banques commerciales de disposer des ressources permettant un financement accru et à plus long terme de l'économie. Un protocole d'accord sera signé dès aujourd'hui entre l'AFD et la BICIG. Mais je suis conscient qu'il ne suffit pas d'améliorer l'offre de financement j:'0ur accélérer l'investissement. Il faut aussi améliorer la qualité des demandes des PME.

C'est pourquoi notre Plan d'action prévoit la mise œuvre d'un programme de mise à niveau comparable à ceux qui ont fait leur preuve dans les pays émergents.

Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs,

De part et d'autre de la Méditerranée, on se parle désormais d'égal à égal. Mais qu'est-ce au fond qu'un partenariat? Une association active de deux interlocuteurs qui poursuivent, par des efforts qu'ils c9nsentent ensemble, un but commun.

Ce but que nous voulons poursuivre, nous, Français et Gabonais, quel est-il? A mes yeux, il s'agit en définitive de construire le progrès social, gage de l'épanouissement des individus dans un espace de liberté et de sécurité. Nous y parviendrons au travers de ce partenariat équilibré et transparent dont nous voulons qu'il soit gagnant pour nos deux pays.

A la veille de l'accession à la souveraineté du Gabon, le 16 août 1960, André Malraux, au nom du Général de Gaulle, proclamait solennellement que la France demeurait aux côtés du peuple gabonais et que nos deux pays pourraient compter l'un sur l'autre demain comme hier.

Aucun de ces mots n'a perdu de sa force aujourd'hui. Souscrit par deux amis restés fidèles à leur histoire, mais décidés à entrer de plain-pied dans le XXlème siècle, notre nouveau partenariat doit nous permettre d'avancer résolument vers l'avenir.

Vive le Gabon, vive la France, vive l'amitié et la coopération franco-gabonaises. 
Mis à jour ( Jeudi, 25 Février 2010 12:10

20.Posté par JURGENT le 25/02/2010 12:46 | Alerter
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Discours du président Ali Bongo Ondimba à l’occasion de la Visite du Président Nicolas Sarko

Monsieur le Président,

Le Gabon est honoré de vous accueillir.

Le Gouvernement, les Institutions constitutionnelles, les représentants de la société civile, les aînés, les Femmes et la jeunesse ici présente, vous souhaitent, par ma voix, la plus cordiale des bienvenues et vous adressent leurs sincères remerciements pour l'intérêt particulier que vous portez à notre pays. En vous accueillant dans cette enceinte, j'ai une pensée émue pour mon illustre prédécesseur, à qui vous avez rendu hommage ce matin à Franceville, en allant vous recueillir sur sa tombe.
Votre sympathie et votre attachement nous touchent, comme il y a quelques mois, lors des obsèques.

Il n'est point besoin de rappeler, Monsieur le Président, qu'à cette occasion, vous avez été témoin de la douleur d'un peuple meurtri, mais aussi de la dignité dont il fit preuve en ces moments combien difficiles. Nombreux sont ceux qui, à l'étranger, avaient prédit le pire et ne voyaient pas notre pays survivre à cette épreuve ou la surmonter rapidement.

A cet instant de notre histoire, nous avons tous été conscients qu'il fallait plutôt regarder l'avenir afin de poursuivre la construction de notre pays. Depuis les Pères-fondateurs de notre République, le Gabon s'écrit dans le cadre d'une paix civile que nous nous efforçons de perpétuer. En effet, malgré les divergences d'intérêts, la conscience partagée de notre communauté de destin reste un patrimoine national inaliénable. La fluidité de la transition politique que nous venons de vivre a démontré la vigueur et la solidité de nos Institutions, la capacité de notre peuple à persévérer dans son être, et à témoigner ainsi de sa singularité d'être-au-monde.

Monsieur le Président,

Au crépuscule de l'aventure coloniale, le Président Léon Mba était de ceux qui, parmi les responsables politiques Africains de l'époque, avaient requis de faire le choix d'un partenariat privilégié avec la France, l'ancienne puissance tutélaire.

Pour son interlocuteur de l'époque, le Général de Gaulle, il existait déjà une communauté de destin entre la France et les pays africains de l'Empire, restés fidèles tout au long de la seconde guerre mondiale. Il avait pris l'option de ne pas abandonner à leur sort les jeunes Etats africains indépendants.

L'occasion m'est donc ici offerte, à quelques mois de la célébration des cinquante (50) ans de notre accession à l'indépendance, de réaffirmer solennellement la volonté du Gabon de consolider ce choix historique assumé depuis lors, en dépit de certaines difficultés, de divergences et de malentendus. Ce sont là, en tout état de cause, les vicissitudes d'un destin partagé.

Le Gabon et la France ont plus d'un siècle et demi d'histoire commune ponctuée, comme toute relation, de joies et de peines, d'épreuves et de défis. Cette rencontre doit beaucoup aux hasards de l'aventure humaine; ainsi que l'attestent les témoignages des acteurs de l'époque, notamment celui d'Edouard Bouët-Willaumez, signataire, le 9 février 1839, avec le Roi Denis Rapontchombo, d'un traiter qui se révélera inaugural de la présence française au Gabon.

Un an plus tard, en 1840, ce fut le tour du Prince de Joinville,3ème fils du Roi Louis Philippe de fouler la terre gabonaise lors d'une escale de son expédition qui le menait à Sainte Hélène pour récupérer la dépouille de Napoléon Bonaparte, afin de la ramener sur la Belle-Poule suite à une décision de la Chambre des Députés.

Ces expéditions et ces rencontres ont scellé le début d'une relation forte entre le Gabon et la France même si elle fut marquée par l'esprit de domination et d'exploitation, mais aussi par des sacrifices

Contribuer au développement.

Lors des deux conflits mondiaux du XXe siècle, comme dans bien d'autres, nos peuples ont payé un lourd tribut. Ainsi périrent de vaillants combattants Gabonais, comme le Capitaine Ntchorere, et de nombreux autres soldats anonymes et méconnus.

Une séquence historique au cours de laquelle le sang, la sueur et les larmes versés ont contribué à creuser les sillons fertiles d'une relation profonde entre nos deux peuples. Si tout homme de progrès se doit de respecter le passé, il est toutefois nécessaire de faire entrer la relation entre nos deux pays dans une ère nouvelle; dans un cadre nouveau.

Cette exigence nous est dictée par l'évolution des sociétés, la mondialisation et le prodigieux développement des sciences et des technologies, les impacts induits sur l'environnement mais aussi les légitimes aspirations des nouvelles générations. Monsieur le Président,

Mes ambitions pour mon pays sont grandes et illimitées.

Je veux relever les défis de l'emploi, de la santé, de la formation, de la croissance, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la pauvreté et de la préservation de l'environnement pour garantir un mieux être aux générations présentes et futures de manière juste et équitable. Comme vous, je veux faire respecter et rayonner mon pays dans le concert des Nations.

J'ai fait le serment aux jeunes, aux femmes et aux Aînés de cette terre qui vous accueillent aujourd'hui, d'engager des réformes pour améliorer leur quotidien confronté aux problèmes d'eau, d'électricité, de logement, d'infrastructures routières, etc. Je réalise chaque jour qui passe, Monsieur le Président - et vous le savez d'expérience - qu'il faut avoir de l'audace pour conduire les réformes, tant il existe ici et là des poches de résistance.

La mise en œuvre de cette volonté constitue le but ultime de mon engagement politique, pour contribuer à changer la vie des Gabonais. Il n'y a pas d'autres voies pour faire du Gabon un pays émergent. Mes compatriotes ont adhéré à ce programme ambitieux et sont conscients des efforts et des sacrifices qu'impose la longue marche vers le développement.

Je sais que l'action comporte des risques et des sacrifices. Mais ne rien faire serait encore plus coûteux pour le Gabon. Je crois que nous partageons cette conviction. Monsieur le Président, Permettez-moi d'évoquer à présent quatre domaines dans lesquels nous attendons de nos partenaires une coopération soutenue pour accélérer le rythme de ces reformes : - l'industrialisation de notre économie; - l'environnement ; - la formation et la recherche; - la paix et la sécurité.

Notre économie doit connaître des profondes mutations, avec la mise en place des conditions de son industrialisation, par la transformation sur place, au Gabon de nos ressources, principalement les mines, le pétrole et le bois; trois secteurs dans lesquels on compte une forte participation des entreprises françaises.

La présence française au Gabon c'est d'abord et avant tout celle de milliers d'hommes et de femmes qui aiment cette terre et l'ont choisie pour y vivre et faire des affaires. Ils contribuent ainsi à son développement.

Je les encourage à continuer d'œuvrer à la construction de ce pays, que nombre d'entre eux considèrent, à juste raison, comme leur seconde patrie. Aujourd'hui, il est plus que jamais impérieux de créer les conditions pour sortir de l'économie de rente et opérer ce saut qualitatif vers un Gabon industriel. L'augmentation du budget d'investissement de l'Etat, qui a été multiplié par quatre, donne le ton de cette politique volontariste.

Se conformer strictement aux règles définies

Pour indispensable que soit l'exploitation de notre forêt, elle ne doit pas se faire au détriment de l'environnement. C'est pourquoi, Le Gabon vert est un engagement pour un développement durable dont les acteurs et les bénéficiaires doivent être, en priorité, les Gabonais. La décision, prise par le défunt Président Omar Bongo Ondimba, de créer 13 parcs nationaux et de consacrer ainsi 11 % du territoire national à la protection de l'environnement constitue une implication historique du Gabon dans ce combat global qu'est la préservation de l'environnement.

Je salue donc le rôle des ONG internationales qui font un travail remarquable dans ce sens. Et je les invite à se conformer strictement aux règles définies chez nous, en remettant l'Homme et la Culture au cœur du projet écologique.

Il ne serait pas bon de sauver les plantes et les animaux tout en laissant mourir les hommes et faire disparaître des traditions plusieurs fois millénaires. La vraie écologie, la bonne écologie est une défense de la bioculture, qui n'oppose pas nécessairement la nature à l'Homme. Il faut donc trouver la médiane, le juste milieu, le nécessaire compromis entre les exigences du développement et la préservation des écosystèmes.

Au Gabon, nous voulons qu'il ne soit pas forcément opposé Nature et culture. Monsieur le président, Toutes ces mutations exigent une redéfinition des objectifs de notre enseignement, à tous les niveaux de son parcours, et qui doit, notamment prendre en compte les métiers liés aux nouvelles orientations de notre économie.

La professionnalisation des filières, la redéfinition des offres de formation, dans des structures plus autonomes, en relation avec les entreprises, doit permettre de reconfigurer totalement notre système éducatif. Nos écoles, nos centres de formations et nos universités n'en seront que plus attractifs.

L'élargissement de l'offre de formation contribuera ainsi à réduire le nombre d'étudiants boursiers que nous envoyons à l'étranger, notamment en France. Nous saluons les dispositions qui ont déjà été prises pour faciliter leurs conditions d'accueil et d'études, mais dont l'application pose parfois problème du fait des interprétations différentes en fonction des administrations et des zones de résidence. Réciproquement le Gabon a mis en place des conditions favorables pour les chercheurs et étudiants français qui séjournent chez nous, des facilités leur sont effectivement accordées.

Monsieur le Président,

Je sais que sous votre impulsion, la France a engagé des reformes importantes de son système éducatif. Le Gabon compte bénéficier de cette expérience pour faire évoluer le sien, le rendre plus performant afin qu'il soit le levain de notre développement. Les échanges d'expériences et la réalisation de projets communs doivent continuer à nourrir notre coopération scientifique afin d'obtenir des résultats significatifs. Et, de ce point de vue, il n'y a pas meilleur exemple que celui du Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) que vous venez de visiter, et qui vient de célébrer ces trente ans d'existence.

En effet, peu de pays dans le monde disposent d'une telle structure de renommée internationale. Cest le fruit des sages décisions du Gabon, la marque d'une exemplaire coopération entre nos deux pays. Aujourd'hui, le CIRMF est un symbole concret et emblématique de la présence du Gabon dans la communauté scientifique Internationale.

Ce remarquable outil au service du développement est une illustration parfaite de la réussite d'un partenariat Public-Privé au profit de la recherche de haut niveau, miroir d'un Gabon qui se veut émergent. Mon souhait est que la réussite éclatante du CIRMF rejaillisse sur l'Université gabonaise et profite amplement à notre système de santé.

Monsieur le Président,

La construction de la paix et la réalisation de l'entente entre les peuples ont toujours constitué des points matriciels de l'action diplomatique de mon pays. J'entends donc poursuivre avec la même détermination le travail accompli par mes illustres prédécesseurs et compte beaucoup sur le partenaire traditionnel qu'est la France, pour avancer. Et nous avancerons, en dépit des inerties qui se dressent devant nous. Le travail que nous faisons depuis de nombreuses années pour le maintien et la restauration de la paix dans certains pays de la sous¬région doit continuer; comme en République Centrafricaine, où le Gabon joue un rôle moteur au sein de la MICOPAX.

Notre combat contre la corruption

Les questions de paix et de sécurité dans notre sous-région, comme ailleurs en Afrique, resteront une préoccupation de tous les temps. Au sein du Conseil de Sécurité des Nations unies, où le Gabon siège depuis le 1er janvier 2010, nous comptons assurément sur le membre permanent que vous êtes pour mutualiser nos efforts afin d'impliquer davantage l'ONU dans la recherche de la paix et de la sécurité dans le monde.

Monsieur le Président,

Je considère, comme vous, que l'heure de la rénovation de notre relation a sonné; l'heure d'y apporter les inflexions nécessaires et salutaires dans le style et le rythme qui conviennent aux uns et aux autres.

Cest dans cet esprit que j'entends agir; et je vous affirme d'ores et déjà ma disponibilité à y réfléchir avec vous. Vous et moi ignorons le contenu réel de ce qui est communément et confusément appelé« FRANCE AFRIQUE» mais nous assumons courageusement cet héritage historique riche aussi bien d'aspects positifs que négatifs. Bien heureusement, vous et moi constatons que la politique des tutorats, des réseaux et des leçons est aujourd'hui dépassée et révolue. Nous restons forts convaincus qu'une amitié franche et sincère se nourrit de conseils réciproques.

Cest dire que l'heure est venue de faire émerger un réel partenariat gagnant-gagnant, à la mesure des aspirations respectives de nos deux peuples. Dans cet esprit, nous assumerons entièrement nos responsabilités pour que dorénavant nos manquements ne soient plus imputés aux autres. C’est la condition nécessaire de notre respectabilité.

Les conditions me semblent donc réunies pour que nous écrivions ensemble les nouveaux chapitres de l'histoire des relations entre nos deux pays, la France et le Gabon. Les instruments juridiques que nous allons signer tout à l'heure, qui concernent notamment le plan d'action pour un partenariat stratégique, l'accord de Défense sont de notre temps et posent les jalons d'un partenariat franc, décomplexé, donc marqué du sceau du respect.

Si nous partageons continuellement cette volonté de mouvement, cette prise en main de notre destin, nous récolterons, j'en suis sûr, les meilleurs bénéfices pour nos deux peuples. Tout conservatisme, toute inertie serait un rendez-vous manqué avec l'histoire.

Monsieur le Président,

Nous sommes ici à la "Cité de la Démocratie". Cest qu'au-delà des mots et des slogans politiciens, je veux faire du Gabon une terre d'enracinement du système démocratique, de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance. Notre combat contre la corruption et toutes les formes de prévarications est un engagement résolu.

J'attache donc une importance particulière à la Société civile que je veux plus expressive, plus dynamique dans l'action en faveur de la démocratie et du développement. Voilà, Monsieur le Président, mon ambition pour le Gabon.

Construire un Gabon émergent

Mais au-delà de cette ambition, pour laquelle je ne ménagerai aucun effort, je voudrais pouvoir compter sur la France, cette amie de toujours. L'Afrique vous tient à cœur et rien de ce qui la concerne ne vous, est etranger. Vous l'avez si bien prouvé à l'occasion de la conférence de Copenhague et de la réunion des Chefs d'Etat des pays du bassin du Congo à Paris. Au cours de ces deux rencontres, vous vous êtes battu à nos côtés pour défendre nos positions sur la nécessité de préserver sainement nos écosystèmes.

Nous saurons donc toujours compter sur vous dans les instances internationales où se déroulent les négociations sur l'avenir du monde. Nous aurons besoin de vous pour un dialogue franc sur toutes les questions d'intérêts communs.

Nous aurons besoin de vous pour mieux fructifier notre coopération sur les plans économique, social et culturel. En retour, nous vous assurons de notre amitié et de notre disponibilité à œuvrer inlassablement au renforcement de notre partenariat légendaire.

Monsieur le Président,

Si dans la vie d'un homme 50 ans c'est l'âge de l'accomplissement de ses projets, il en va tout autrement pour une Nation. C’est dire qu'ici au Gabon, n'en déplaisent à nos détracteurs, des avancées remarquables ont été enregistrées sur plusieurs plans. Mais nous restons pleinement conscients que beaucoup reste à réaliser.

Comme on dit chez-vous, Monsieur le Président, Paris ne s'est pas construit en 100 jours. Face donc à tous ceux qui doutent de notre volonté de construire un Gabon émergent, juste et crédible, nous répondons, Monsieur le Président, comme les jeunes de Libreville et ceux de toutes les provinces du Gabon : Laissez-nous avancer!

Face à ceux qui doutent encore de la solidité de notre partenariat, nous disons : Laissez-nous avancer! Face aux esprits négatifs qui refusent à dessein de reconnaitre l'évolution positive du Gabon, Laissez-nous avancer! Face aux afropessimistes, à ceux qui avaient prédit le pire pour le Gabon et à ceux qui doutent de notre capacité, nous réitérons: Laissez-nous avancer! Nous savons que nous trébucherons en chemin, Nous savons que nous chancèlerons, Mais nous nous Re lè ve rons, Et nous avancerons.

Monsieur le Président,

Je voudrais enfin vous redire, combien nous sommes heureux de vous avoir parmi nous, loin du froid hivernal actuel de votre douce France. Bon séjour au Gabon, dans la chaleur des cœurs et du soleil équatorial.

Je vous remercie.


19.Posté par Sema Taou n Kemet le 25/02/2010 12:44 | Alerter
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Hotep mon frère Eboulou, je te dis "bassé" car le fait est que de plus en plus de frères et sœurs se conscientisent, et se dé-colonialisent mentalement et intellectuellement. Il faut dorénavant se tourner vers l'Afrique comme étant le centre de notre vie dans tous les domaines (Moléfi KETE ASANTE appelle ça "L'AFROCENTRICITE", différent de l'afrocentrisme.
-l'AFROCENTRICITE= l'Afrique comme le centre( l'Afrique vue et analysée selon une vision africaine), c'est-à-dire la référence conceptuelle, intellectuelle, et culturelle qui permette de parler de "Re-Naissance" africaine.
-l'Afrocentrisme= c'est une théorie leukos inventée par marie lefkowitz ( l'Afrique vue selon une vision occidentale). Elle invente cette théorie dans le but de discréditer les afrocentriques ( spécialistes afriacains des faits africains dans une vison africaine)différent des afrocentristes (spécialistes occidentaux ou africains des faits africains dans une vision occidentale)

Alors devenez AFROCENTRIQUE et non plus AFROCENTRISTE ou EUROCENTRISTE. Le bouffons du roi ne sera jamais le roi tant qu'il se pose en bouffon et reconnait comme tel le roi.

18.Posté par JURGENT le 25/02/2010 12:34 | Alerter
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vous etes tous ici D UNE STUPIDITER DECONSERTANTE ET D UN RIDICULS PAS POSIBLE ,COMMENT VS PROUVER ICI QUE AL BONGO EST DE NOS JOURS LE SEUL PRESIDENTS GABONAIS QUI A PARLER FRON AVC UN PRESIDENT AFRICAIN.AUX RESPONSABLE DE CE STE METTER NS AUSSI LE DISCOUR DE ALI SAI PA SA LA DEMOCRATIE QUE VS CHERCHER MINUS QUE VS ETENTS.

17.Posté par Eboulou le 25/02/2010 11:20 | Alerter
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@ Mon frère Sema Taou n Kemet ,
Je partage entièrement ton analyse .
Dans un Gabon riche en ressources humaines et naturelles , dites-moi mes frères et soeurs , où se trouvent les failles ?
Pourquoi ne voulons-nous pas comprendre que la démocratie au Gabon ne peut être conçue que dans notre authentique contexte historique et culturel , et non en allant solliciter le colon français ?
De fait , soulignons qu' à la base des principes généraux qui peuvent participer à toute ébauche d' une société démocratique moderne dans notre Pays , nous devons nous référer aux mythes fondateurs et valeurs organisatrices propres à notre société .
Pourquoi ne voulons-nous pas être nous-mêmes , penser par nous-mêmes pour résoudre les problèmes spécifiques et cruciaux de notre propre existence ?
Où sont notre orgueil , notre dignité et notre fierté ? Nous le savons et l' avons tous ici dénoncé , en criant haut et fort , que l' origine de notre malheur c' est la France et ses réseaux mafieux et corrompus , et cela à maintes reprises .
Nous connaissons tous la personnalité malveillante de Sarko , cet individu est trop imbu de sa personne , condescendant , de très mauvaise foi , égoïste et inhumain . Donc mes frères et soeurs , une solution efficace et durable aux problèmes cruciaux qui gangrènent le quotidien des Gabonais , ce n' est pas de lui qu' elle proviendrait . Au Gabon , ce monsieur continue d' user de l' oppression, du mépris et de la colonisation envers le peuple Gabonais . Bourgi le libanais mafieux de Sarko et OBI son frère dans le même hélicoptère , quelle ironie .
Pourquoi rechignons-nous de devenr des acteurs/sujets de notre propre Patrie ? Où sont notre orgueil ,notre fierté et notre dignité , je le réitère ?
Les français au Gabon sont appelés des résidents et le peu de Gabonais se trouvant sur le sol du colon sont considérés comme des pauvres immigrés qui sont ,chaque jour que Dieu fait , humiliés du simple mobile qu' ils sont nègres .
Que les leaders de l' UN sachent que le peuple Gabonais est las de ces comportements indécis et confus, ces volte-face perpétuels qui l' enfoncent encore plus dans le désespoir , ces postions à cheval entre le bourreau et sa victime , de tous ceux qui se sont successivement déclarés opposants dans le Pays . Pourquoi l' euphorie du début finit souvent par se transformer en une impression de trahison ?
Pourquoi ne pas suivre l' exemple du Rwanda ? Et pourtant nous avons les moyens et le potentiel , Dieu Seul le sait .

16.Posté par la fleur le 25/02/2010 10:26 | Alerter
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Chers tous,

Lorsque je m'interrogeais sur la présence de sieur Oye Mba au sein de l'UN,après avoir deçu le peuple,lors de la pésidentielle du 30 août,beaucoup l'ont vu d'un mauvais oeil.
Mais l'avenir nous le dira...

15.Posté par Pétosiris le 25/02/2010 10:03 | Alerter
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Hotep Sema Taou n Kemet,

Ton schema d'analyse est très pertinent, le paradigme intellectuel que tu utilises, s'inscrit dans le cadre de la rupture épistemologique par rapport au paradigme de Hegel. Je te considère comme faisant partie de la vraie élite africaine, qui lit et comprend assez bien la géopolotique et la géostratégie mondiales.

Les kmites du Gabon se réuniron le 21 mars prochain à Paris, pour réfléchir sur la méthodologie à adopter au Gabon dans le cadre, de la diffusion des idées de la renaissance africaine et de la création de l'Etat fédéral continental Africain.

N'hésite pas à me contacter au : 0625676242

Ankh, Oudjah, Seneb (Vie, Force, et Santé)

14.Posté par We Are One le 25/02/2010 05:22 | Alerter
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Il ya plein de jeunes Gabonais ,remplis de bonne idees. Pourquoi ne pas prendre la place de ces politiciens de longue date. La majorite de ces vieux politiciens ont commence la politique à nos ages i mean( 30 ans voir moins). Le peuple Gabonais ne sait plus en qui faire confiance , les Pdegistes devenus opposant , on a l'impression de tourner en rond. Des gens disent "wait and see" ca fait plus de 42 ans qu'on "wait and see" but nothing has changed . A quoi ca sert de commenter des articles tous les jours. We need something concret. For St.Michael , God has already heard our prayer , the Bible says(Matthew 11:12)the kingdom of heaven suffers violence, and violent men take it by force, then we must fight for our freedom, God will never do it for us.

13.Posté par Abessolo le 25/02/2010 03:55 | Alerter
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Ce que nous savons c'est que ce UN finira par UN=UNIFANG; Donc UN dérive de UNIFANG.

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