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Gabon : L’indépendance monétaire des pays de la zone CFA

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24 le Mercredi 19 Mai 2010 à 20:10 | Lu 669 fois

L’indépendance monétaire des pays de la zone CFA revient à l’ordre du jour au moment où des pays africains où le franc CFA a cours légal, célèbrent leurs cinquante ans d’indépendance. Dépendant ou indépendant sur le plan monétaire ? La question reste posée.



Les pays africains francophones à l’exception de la Guinée Conakry ont accédé à l’indépendance en 1960 sans l’avoir réellement sollicitée, car ils avaient tous opté pour la communauté franco-africaine le 28 septembre 1958. Ce revirement brusque de la France va amener la plupart de ces pays à subir cette France dans certains domaines malgré les apparences qui pouvaient faire penser à une séparation ou à la fin de la colonisation.

C’est le cas des zones monétaires CFA. En effet, malgré les conventions de 1962 et de 1973 qui dotent les deux zones monétaires africaines de la B.C.E.A.O et la B.C.E.A.C devenu B.E.A.C, des institutions monétaires destinées à définir les politiques monétaires et de crédit, la France continue à contrôler la politique monétaire et financière de ces Etats et se réserve le monopole total des marchés commerciaux et autres de ces zones, maintenant et toujours sous son joug colonial.

Il faut préciser que la garantie française ne se fait pas au niveau de la Banque de France qui a géré dans le temps le franc français et participe aujourd’hui à la gestion de l’EURO, mais par la direction du Trésor français qui a ouvert dans ses écritures les comptes d’opération ou comptes de correspondants. Ce compte enregistre donc au crédit les devises des Etats ou des zones monétaires, et au débit tous les règlements effectués par les Etats ou zones monétaires en devises étrangères. Il est précisé que ces comptes n’enregistrent pas :

1- Les sommes nécessaires à la gestion de la trésorerie courante. (Comment s’effectue le suivi de ces opérations ?).

2- Les sommes nécessaires à l’exécution des obligations des Etats membres à l’égard du F.M.I et prises en charge par la Banque Centrale.

3- Les sommes que le conseil d’Administration déciderait d’employer à souscrire des bons négociables à deux ans, ou plus, d’échéance, libéré en monnaies convertibles, émis par les Institutions financières Internationales auxquelles participent les Etats membres. Qui alors gère ce porte feuille ?

Les conventions des comptes d’opérations exigent que la dépréciation de la monnaie de référence, aujourd’hui l’EURO donne lieu à des compensations sur le compte d’opération après concertations des Partis. En plus, le solde créditeur du compte d’opération est rémunéré trimestriellement en fonction des modalités définis par chaque zone d’émission. Depuis 1955, et malgré les différentes conventions signées depuis l’indépendance, les zones monétaires CFA se caractérisent par les points ci-après :

La libre convertibilité des unités monétaires, à taux fixe, dans le cadre de la zone.

L’unité des réglementations de change.

La mise en commun de réserves de change.

Ainsi, la garantie offerte par la France est mise en cause à des périodes exceptionnelles. Cette garantie n’aurait pas été indispensable en réalité, si les richesses minières de toutes ces zones étaient exploitées et vendues par les sociétés authentiquement africaines. Ainsi les devises découlant de ces ventes et autres transactions monétaires auraient pu bénéficier effectivement aux économies des Etats de ces zones.

Contrairement à la zone STERLING qui s’est disloquée dès les indépendances des colonies britanniques, la zone du FCFA existe toujours. La France a maintenu son hégémonie financière et monétaire sur ces pays africains déclarés indépendants, par la garantie de conversion à travers les comptes d’opération tenus par le Trésor français et sa présence dans la totalité des organes de la zone monétaire BEAC et au comité monétaire mixe de la B.C.E.A.O.

L’objectif permanent de la France, comme l’ont défini les décrets des 28 août et 09 septembre 1939 vise le maintien d’une zone de privilège appelée zone Franc qui se définit à l’époque par une interdiction totale, sauf autorisation spéciale, de réaliser les actes commerciaux, financiers entre la France et l’extérieur, et plus précisément aujourd’hui ces anciennes colonies devenues indépendants et les zones monétaires extérieures à la zone EURO.

La France veut justifier le maintien de ce système par le retour dans la zone des pays qui l’on quitté. Il va sans dire que l’absence d’un chronogramme devant permettre à ces pays d’accéder à leur monnaie après des étapes bien définies cache souvent le refus déguisé à conduire à une indépendance monétaire réelle. Il serait incompréhensible que les anciennes colonies britanniques parviennent à une gestion monétaire efficace au moment ou les anciennes colonies françaises ne parviennent pas à se déconnecter du pays colonisateur.

Il va de soit que le système monétaire imposé par la France à ces anciennes colonies africaines, par son principe de libre convertibilité, ne permet pas de contrôler l’hémorragie monétaire. Un institut Américain ne nous apprend t-il pas que pendant 39 ans 6.000 milliards de FCFA sont sortis de notre pays sans justification réelle. Nous craignons que ces opérations frauduleuses aient atteints des proportions plus importantes pendant cette même période. Ces révélations prouvent à suffisance que ce système monétaire n’est pas très favorable aux Etats et à leur développement.

Le MORENA demande que chaque institut d’émission délègue à compter de 2011 deux personnes auprès du Trésor français pour suivre les différents mouvements d’opération et s’imprégner de tous les principes de convertibilités de toutes les monnaies au niveau international. Il est urgent de rappeler à tous les Etats membres de ces zones que la monnaie est un attribut de souveraineté et à ce titre ils doivent avoir des monnaies convertibles sur le plan international. A l’horizon 2015 la monnaie CFA devrait s’affranchir de la garantie française, note-t-on, car l’Afrique a besoin d’une indépendance réelle et effective pour mieux participer au concert des Nations (Source le Morena).

Mercredi 19 Mai 2010
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