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Gabon : L’impunité des « corps habillés »




Burlesque. Six militaires de la deuxième région militaire de la province septentrionale (Woleu-Ntem) pris la main dans le sac. Les bonshommes en treillis ont provoqué un tsunami en abattant des bêtes en nombre excessivement élevé. Les gardes du parc de Minkébé, dans le nord du Gabon, cueillent les braconniers qui n’ont même pas le temps de chialer. L’opération est présentée en boucle de l’actualité. La lutte anti-braconnage bombe les biceps ! D’autant que parmi les espèces décimées, il y a des animaux bénéficiant d’une interdiction d’abattage…

C’est le côté cours. Jetons un œil dans l’arrière-cour. Militaires, gendarmes, policiers et paramilitaires n’ont jamais eu de cesse de semer le désordre sans qu’on leur mette le grappin dessus. Récemment, les autorités de la prison centrale de Libreville ont présenté à la presse un bébé né d’une mère en détention. Inutile de faire un dessin ! Pour devenir mère, il a fallu que cette fille ait eu des relations avec un partenaire du sexe opposé. Il se conçoit aisément qu’un agent de la sécurité pénitentiaire est le malheureux père du bébé. Mais, le secret restera emprisonné entre les quatre murs d’un milieu carcéral que l’on qualifie d’enfer d’un autre siècle. Passons.

La police est la risée des « corps habillés ». A mesure que les décennies passent, et malgré tous les abus et injustices, les policiers semblent indiquer que leur profession porte désormais sur le lucre, le lucre et encore le lucre. Depuis peu, la section motorisée se pavane dans les rues sur des motos rutilant neuf. A bien regarder ce que ces jeunes gens font, la lisibilité fait défaut.

Sifflet à la bouche, le geste prompt, la flicaille volante immobilise des files de véhicules et négocie avec les chauffeurs. De quoi s’agit-il ? D’amendes, donc d’argent. Le principe est connu : il vaut mieux payer quelque argent que de se laisser conduit à la préfecture de police ou au camp de la FOPI (section d’intervention). Quiconque tombe dans le traquenard paie le prix fort, soit autour de 200.000 francs.

Les gendarmes, dont l’intervention doit s’effectuer hors de l’agglomération urbaine, quoique très discrète, compte parmi ses rangs des brebis galeuses. Lorsqu’ils ont un coup de blues, les agents de la maréchaussée n’hésitent pas à « braquer » les automobilistes ayant de la poisse. Par ailleurs, il est établi que leurs sections des enquêtes brillent par la dérive autocratique. Pour régler une affaire de créance, il suffit de s’attacher les services d’un OPJ. Convoqué dans les locaux du service, obligation est faite à l’indélicat de payer immédiatement, faute de quoi il est jeté dans une geôle.

Le plus drôle est le B2, la section d’enquête des forces armées. Depuis son institution, combien de « civils » ont été arrêtés par ce service, parfois traqués, parfois enfermés. Le B2 n’est-il pas censé connaître les litiges survenus entre militaire, gendarmes et policiers ?

L’arrestation de militaires pour braconnage n’est pas l’exemple tant attendu. Quel sort leur sera-t-il réservé ? Un emprisonnement ? De lourdes amendes ? Ce qu’on attend au Gabon, c’est que policiers, gendarmes, militaires indélicats soient traduits et punis conformément à la loi. Le reste n’est que gesticulation et théâtralisation.


Mardi 31 Août 2010
Source : Mazleck.info
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1.Posté par mon oeil le 31/08/2010 16:51
A la lecture de cet article paru aussi dans le quotidien l'Union, je me pose aisément de multiples questions. D'abord , le fait que des civils non armés, (surveillants des zones protégées) puissent arrêter des militaires en tréllis sans que ceux -ci ne rouspectent comme à leur habiture?

Dans l'analyse du dossier, il est clairement établi que les militaires avaient le véhicule de commandement; ce qui sous entend que leurs chefs, étaient bien au courant de la mission. La deuxième région militaire est basée à Oyem, et aucun véléra de l'armée ne peut sortir de ce périmetre du nord (base de AMO) sans que le chef du bataillon d'infanterie n'ait donné son accord. C'est lui et lui et lui seul qui donne les clés lors de déplacement. La question serait de savoir, qu'est ce qu'ils sont allés chercher si loin à Minkebé sans que le chef ne leur ait donné l'ordre d'aller chercher du gibier! De sources concordantes rapportent que les militaires de la région militaire en cause avaient déja faim et leur chef leur a donné l'ordre d'aller chercher du gibier pour nourrir les affamés.
L'autre version atteste que c'est ce trafic qui nourrit le gouverneur, le préfet, le sous prefet, le commandant major de la région, le commandant de compagnie et le brigadier de police.Une troisième version et celle là est la plus fondée rapporte que l'ordre serait venue de Libreville. Alors, alors, si tel, pourquoi en faire un grand bruit?
Les réserves présidentielles de Wonga Wongué, où son gardés vaches, souris, port-épic, ont vu Colin Powel, secrétaire d'Etat américian à la défense allé cherche du gibier en 2004 pendant 3 jours durant, en compagnie de OBO, pourquoi on a pas fait de bruit là dessus? Croyez vous que 4 militaires vont se taper le luxe d'aller en forêt si le chef n'est pas informé?
Des civils non habillés peuvent-ils arrêter des militaires en tréllis?
Oh j'ai comme l'impression qu'au Gabon, les gens oublient comment ce pays fonctionne! mais je puis vous dire que pour vendre un journal, on peut créer n'importe quel scoupe. mais quand on écrit il faut faire attention!!!!!!!!!!. ne soyons pas là pour créer une plémique entre les militaires et les autres corps civils. Dans la plupar des pays où il y a eu des coup d'Etat avec assassinat de chef d'Etat, ce sont des soldats quio ont été des auteurs. Le Gabon brille par un calme des ses soldats qui ne cherchent pas grand bruit autour de leur chefs? ne peur pousser pas à bout. ils sont capcbles du pire.... Paul Biyoghe Mba, fais attention, attention, bouffer votre argent mais s'il vous plait, laisser les militaires tranquille. Ils ont le droit de manger un peu de singe qui leur protège du SIDA, comme l'a ainsi démontré une étude récente.
Ne publier pas ce qui peut vous mettre à plat de couture.
Mon oeil.

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